Geoffroy Ier de Lusignan

seigneur de Vouvant et de Mervent, de Moncontour et de Soubise. Comte de Jaffa et d'Ascalon

Geoffroy Ier de Lusignan (né v. 1150 † 1216), surnommé le Prud'homme par son fils Geoffroy II en 1234[1],[2],[3], comte de Jaffa et d'Ascalon (1191-1193), seigneur de Vouvant et Mervent, Soubise et Moncontour était le fils de Hugues VIII le Vieux, seigneur de Lusignan, et de Bourgogne de Rancon.

Geoffroy Ier de Lusignan
Sceau Geoffroy de Lusignan 1215.jpg
Sceau de Geoffroy appendu en 1215.
Titres de noblesse
Comte de Jaffa et d'Ascalon
-
Successeur
Seigneur de Vouvant et de Mervent
jusqu'en
Successeur
Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Surnom
Geoffroy le Prud'hommeVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Bourgogne de Rancon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Guy de Lusignan
Hugues de Lusignan (d)
Amaury II de Lusignan
Guillaume de Lusignan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Humberge de Limoges (d)
Eustach(i)e ChabotVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Hugues de Lusignan (d)
Aimery de Lusignan (d)
Geoffroy II de Lusignan
Guillaume II de Lusignan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Conflits
Armoiries Geoffroy de Lusignan et blason Châteauneuf-sur-Charente.svg
Armoiries de Geoffroy Ier

BiographieModifier

En , Geoffroy Ier de Lusignan part pour la troisième croisade sur ordre du roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion qui souhaite éviter de nouvelles rebellions de ce seigneur poitevin[4]. Les Lusignan s'illustrent lors cette croisade : tandis que Guy de Lusignan devient roi de Jérusalem (1186-1192), son frère Geoffroy Ier est nommé comte de Jaffa et d'Ascalon (1191-1193)[5],[6],[7].

En 1215, Geoffroy fait don d'une maison et de ses appartenances à l'abbaye Notre-Dame de Fontevraud[8],[9].

En 1216, étant extrêmement malade, il décide de donner des biens à l'abbaye de Fontevraud ainsi qu'au monastère de Beaulieu pour « le salut de [son] âme »[10],[11].

Le décès de Geoffroy Ier de Lusignan est enregistré en 1216 selon la Chronique de Bernard Itier (Chronicon Bernardi Iterii) : « Obiit Gaufre de Lesina »[12].

FamilleModifier

Il avait épousé[13] :

1) Humberge de Limoges († av. 1195), fille d'Adémar V, vicomte de Limoges et de Sarra de Cornouailles, d'où :
  • Hugues de Lusignan († ap. 1200).
2) avant le 4 mai 1200 Eustach(i)e Chabot[14],[15],[16],[17], héritière de fiefs à Vouvant et Mervent, dame de Moncontour, d'où :
  • Geoffroy II de Lusignan, (v. 1198/99-1247/48) seigneur de Vouvant et Mervent, de Moncontour, de Fontenay et, par mariage avec Clémence de Châtellerault, vicomte de Châtellerault.
  • Aimery de Lusignan (av. 1202-ap. 1230). Il avait épousé Olive († ap. 1217), fille de Aalais de Piougier[8]. Aucune postérité ne leur est connue.
  • Guillaume de Lusignan († v. 1230) dit de Valence, seigneur de Soubise, épouse ca. 1226 Marquise de Mauléon († ap. 1230), fille de Savary II de Mauléon et de sa seconde épouse Amable du Bois[18].

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SceauModifier

Le sceau de Geoffroy Ier de Lusignan est connu grâce à des actes datés de 1215[8] et 1216[10],[11]. Celui-ci comporte un « homme à cheval, armé de toutes pièces »[10]. Le contre-sceau se compose de ses armoiries dont le blasonnement est décrit comme suit : burelé de dix pièces et chargé d'un lion sur le tout qui n'est pas couronné.

Son fils, Geoffroy II, semble utiliser le même sceau que lui[19],[20].

Source d'inspiration littéraireModifier

Geoffroy Ier est, avec son fils Geoffroy II, l'une des principales sources d'inspiration du personnage littéraire Geoffroy à la Grand Dent, le plus connu des fils de la fée Mélusine, qui apparaît à la fin du XIVe siècle dans les romans de Mélusine de Jean d'Arras et Coudrette[21].

AscendanceModifier

 

Notes et référencesModifier

  1. Paul Marchegay, Cartulaires du Bas Poitou (Département de la Vendée), , 380 p. (lire en ligne), p. 304-307
  2. (en) Sidney Painter, « The Lords of Lusignan in the Eleventh and Twelfth Centuries », Speculum, vol. 32, no 1,‎ , p. 39 (lire en ligne [PDF])
  3. Clément de Vasselot de Régné, « Le « Parentat » Lusignan (xe-xive siècle) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent. Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell, université de Nantes, soutenue le 10 décembre 2018 », Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre | BUCEMA, no 23.1,‎ (ISSN 1623-5770, DOI 10.4000/cem.16581, lire en ligne, consulté le 13 septembre 2019)
  4. (la) Roger de Wendover, Liber qui dicitur flores historiarum, vol. 1, Londres, , 320 p. (lire en ligne [PDF]), p. 144 et 145
  5. (la) Benoît de Peterborough, Gesta regis Henrici secundi benedicti abbatis, vol. II, Londres, Longmans, Green, Reader and Dyer, , 386 p. (lire en ligne), p. 227
  6. Louis de Mas Latrie, Les comtes de Jaffa et d'Ascalon du XIIe au XIXe siècle, Paris, Librairie de Victor Palmé, , 24 p. (lire en ligne), p. 14 et 15
  7. Marie-Pierre Baudry-Parthenay, Nicolas Prouteau et Laurent Prysmicki (relevés d'ensemble : cabinet de géomètre Millet), Étude préalable à la restauration de l'enceinte de Vouvant : Étude documentaire, historique et architecturale. (Rapport d'étude), Atemporelle, , 95 p.
  8. a b et c Chartularium monasterii Fontis-Ebraldi, in dioecesi Pictaviensi ; quod Rogerius de Gaignieres partim ex chartis, partim ex magno ejusdem abbatiae chartulario describi curavit. Latin 5480 (1), 1701-1800 (lire en ligne), folio 140
  9. François Eygun, Sigillographie du Poitou jusqu'en 1515 : étude d'histoire provinciale sur les institutions, les arts et la civilisation d'après les sceaux, Protat frères, (OCLC 815994323, lire en ligne), p. 222 et planche XV
  10. a b et c Jean Marie de La Mure, Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez, t. I, Paris, Potier, , 526 p. (lire en ligne), p. 500 à 502
  11. a et b Jean-Marie de La Mure, Les Antiquitez du dévot prieuré des dames religieuses de Beaulieu en Roannois, de l'ordre de Fontevrauld, , 58 p. (lire en ligne), p. 47-49
  12. Henri Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial de Limoges : publiées d'après les manuscrits originaux pour la Société de l'Histoire de France, Paris, Renouard, , 429 p. (lire en ligne), p. 98
  13. (en) Généalogie de Geoffroy Ier de Lusignan sur le site Medieval Lands
  14. Bélisaire Ledain, Cartulaires et chartes de l'abbaye de l'Absie, Poitiers, Imprimerie de H. Oudin, , 478 p. (lire en ligne), p. 29, 129, 132-133, 137-139 et 155
  15. René Valette, « Vouvent (Vendée) et la forêt », dans Jules Robuchon, Paysages et monuments du Poitou, t. X, Paris, Imprimerie May et Motteroz, (lire en ligne)
  16. Anselme de Sainte-Marie et Ange de Sainte-Rosalie, Histoire de la Maison Royale de France, et des grands officiers de la Couronne, libr. associés, (lire en ligne), p. 556 et suivantes
  17. Notice historique et généalogique sur la maison de Chabot, et autres pièces concernant cette maison, Impr. de Dezauche, (lire en ligne), p. 35, 41 et 226
  18. Géraldine Damon, « Jeux seigneuriaux en Poitou au temps des Plantagenêts », dans Les seigneuries dans l’espace Plantagenêt, Ausonius Éditions, (ISBN 978-2-35613-020-4, lire en ligne), p. 285–307
  19. (la) Jean Besly, Recueil de documents historiques, pour la plupart relatifs au POITOU et aux provinces voisines, réunis et copiés par Jean BESLY. (XIIe-XVIIe siècle.), t. 2, Bibliothèque nationale de France. Département des manuscrits. Dupuy 805, xviie siècle (lire en ligne), p. 75
  20. Louis Douët d'Arcq, Collection de sceaux, t. I, Paris, Henri Plon, , 696 p. (lire en ligne), p. 644
  21. (en) Emmanuèle Baumgartner, « Fiction and History: the Cypriot Episode in Jean d'Arras' Mélusine », dans Donald Maddox et Sara Sturm-Maddox, éd., Melusine of Lusignan: Founding Fiction in Late Medieval France, University of Georgia Press, , p. 185-200

BibliographieModifier

  • Alfred Hérault, « Les Geoffroy de Lusignan », dans Histoire de Châtellerault, t. I, Châtellerault, Imprimerie A. Videau, , 424 p. (lire en ligne), p. 405-424
  • Clément de Vasselot de Régné, « Le « Parentat » Lusignan (xe-xive siècle) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent. Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell, université de Nantes, soutenue le 10 décembre 2018 », Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre | BUCEMA, no 23.1,‎ (ISSN 1623-5770, DOI 10.4000/cem.16581, lire en ligne)