Fretin

commune française du département du Nord

Fretin
Fretin
Fretin au fil des Voyettes.
Blason de Fretin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Béatrice Mullier
2020-2026
Code postal 59273
Code commune 59256
Démographie
Gentilé Fretinois
Population
municipale
3 380 hab. (2017 en augmentation de 1,2 % par rapport à 2012)
Densité 257 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 33′ 29″ nord, 3° 08′ 06″ est
Altitude Min. 26 m
Max. 54 m
Superficie 13,17 km2
Élections
Départementales Canton de Templeuve
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Fretin
Liens
Site web ville-fretin.fr

Fretin est une commune française située dans le département du Nord. Fretin fait partie de la Métropole européenne de Lille et de la Flandre française.

Étymologie du nom «Fretin»Modifier

Fretin viendrait du mot Fraaituin en flamand[1]. Par déformation il aurait été transformé en "Fridin" pour être utilisé comme nom patronymique[1]. Voir également la seconde partie intitulée "Couche celtique" de l'ouvrage sur l’origine et l’évolution des noms de lieux en France (Toponymie générale de la France) [2].

Le village apparait en 1218 sous le vocable FERTIN, dans le titre de la "Maison de Harnes", puis en 1245 il figure dans le cartulaire de Saint-Etienne de Lille, et dans celui du cartulaire de l' "Abbiette de Lille" en 1279.

GéographieModifier

 
Fretin dans son canton et son arrondissement

SituationModifier

Fretin se situe dans le pays du Mélantois, à la limite de la Pévèle en Flandre romane, à 9,5 km au sud-est de Lille (13,5 km par la route).

Communes limitrophes de Fretin
Lesquin

Vendeville

Sainghin-en-Mélantois
  Péronne-en-Mélantois
Avelin Ennevelin Templeuve

HydrographieModifier

La ville est traversée par la Marque affluent de rive droite de la Deûle, donc sous-affluent de l'Escaut par la Lys. De 31,7 km de longueur elle arrose vingt-deux autres communes du département du Nord et cinq cantons. L'aménagement du "marais Warlet" a donné lieu à la reconstitution des prairies et des zones boisées humides sur 22 hectares[3],[4].

HistoireModifier

 
Fretin. - Le monument aux Morts

En , les habitants de Fretin obtinrent de la comtesse Marguerite le droit de pâturage pour leurs bestiaux dans les marais de leur voisinage, moyennant une redevance annuelle de quarante sols, monnaie de Flandre, payables à Lille.

En 1480, pendant la guerre que Louis XI menait contre la Maison capétienne de Bourgogne, cent-vingt cavaliers français firent un grand ravage dans les environs de Lille et emportèrent un grand butin. À leur retour ils furent attaqués à Fretin par les paysans et perdirent quinze hommes. Les autres furent tous faits prisonniers et amenés à Lille.

Fretin était une terre franche, elle faisait l'objet de privilèges, dépendante de la juridiction de Cysoing.

Le 10 mars 1642, sont données à Madrid des lettres d'anoblissement moyennant finances pour Jacques de Lannoy, seigneur de Fretin et Paul de Lannoy, seigneur du Chastel, frères de Jean de Lannoy, anobli en 1641. Paul de Lannoy est allié à la noble famille de Forest (Forest-sur-Marque?), a été pendant plus de vingt ans capitaine de la bourgeoisie de Lille, et a rendu comme ses frères de grands services au roi. Jean de Lannoy, frère de Paul et de Jacques, a été pendant plus de vingt ans, capitaine, bourgeois de Lille et marié en 1614 avec Marie des Barbieux, dame des Pretz. Les trois sont fils de Jacques de Lannoy, seigneur du Plantis (Le Plantis?) ou de Plantos, demeurant à Lille, allié à la famille des Barbieux honorée du degré de chevalerie en 1628. Leur oncle maternel, seigneur de Rabodenghe et de La Boutillerie, neuf fois mayeur (maire) en chef de la ville de Lille a rendu de grands services au roi. Ils sont de noble extraction, leurs titres ont été perdus et égarés pendant les guerres, notamment lorsque la maison de Henri de Lannoy, leur bisaïeul, domicilié à Cysoing a été brûlée en 1513, pendant le siège de Tournai (bataille de Guinegatte) par les Anglais et aussi quand la maison de Pierre de Lannoy, leur aïeul, fut brûlée au grand feu de Lille en 1545 avec tous ses meubles et papiers[5].

En avril 1675, sont données à Versailles, des lettres confirmant l'érection de la terre de Fretin en baronnie pour Emmanuel d'Aussy, seigneur de Fretin. Fretin avait été érigée en baronnie par le roi d'Espagne en 1666, mais les guerres n'ont pas permis que les lettres effectuant cette érection soient enregistrées. Son château de fretin où il réside normalement a été plusieurs fois pillé par des gens de guerre et les titres ont été perdus[6].

Le 7 août 1699, la gouvernance de Lille (le gouverneur) établit une sentence en faveur de Pierre Allard de Lannoy, fils de Michel, seigneur du Carnoy, anobli en 1642, écuyer, seigneur de Fretin, Bersée, et du Carnoy, capitaine de cavalerie au régiment de Chartres (régiment de Chartres dragons). Selon l'auteur qui rapporte l'information, les degrés généalogiques du XVe siècle présentés dans la requête ne paraissent pas bien prouvés; le bénéficiaire était issu d'une famille commerçante de Lille dont l'accès à la bourgeoisie datait de 1502, et qui avait établi des comptoirs ou succursales à Arras et Cologne aux XVIe et XVIIe siècles. Par cette sentence, Pierre Allard de Lannoy se fit reconnaitre descendant en ligne directe et masculine de Jean de Lannoy, seigneur de la Frumanderie à Croix, fils légitimé de Guilbert de Lannoy, chevalier, seigneur de Beaumont à Hem et de Santes en 1390, cadet de l'illustre maison de Lannoy. Pierre Allard de Lannoy fut nommé rewart (chef de la police) de Lille en 1710 et 1712, mayeur (maire) en 1711 et mourut en 1777. En 1699, ayant acheté les seigneuries de Bersée et de Wastines à crédit au prince de Robecq, et n'ayant pu les payer, ses créanciers firent vendre par décret ses terres de Bersée et de Wastines puis sa seigneurie de Fretin qui fut adjugée le 4 octobre 1726 à Marie Catherine Stappaert, veuve de Pierre Delespaul, secrétaire du roi en la chancellerie du Parlement de Flandres, au nom de son fils Jean baptiste Delespaul, écuyer, seigneur des Wastines, pour la somme de 88 000 florins[7]

En , John Churchill (1650-1722), 1er duc de Marlborough, baron Churchill (1682), comte de Marlborough (1689), y établit son quartier général, afin de marcher directement sur Paris. Mais conseillé par le prince Eugène, plus prudent, les Alliés feront le siège de Lille, la plus puissante forteresse d'Europe à l'époque. Tandis que le duc commande les forces de couverture, le prince supervise le siège de la ville qui se rend le . La campagne sera close le avec la prise de la citadelle de Lille qui marquera un succès remarquable pour les Alliés[8].

HéraldiqueModifier

Les armes de Fretin se blasonnent ainsi : « Bandé d'argent et d'azur de six pièces (Baillet) ».

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Edouard-Hector Verlèye PS  
En cours Béatrice Mullier
Réélue pour le mandat 2020-2026 [9]
PS Fonctionnaire
Conseillère générale du canton de Pont-à-Marcq (1998-2011)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2017, la commune comptait 3 380 habitants[Note 1], en augmentation de 1,2 % par rapport à 2012 (Nord : +0,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5171 3281 8541 8491 9631 9481 9462 0792 072
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0012 0112 0941 9922 1092 1792 1402 1442 124
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2162 2102 2172 0972 2612 3702 3862 3902 610
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 6702 6342 6452 5652 8732 9973 2073 3093 377
2017 - - - - - - - -
3 380--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Fretin en 2007 en pourcentage[14].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,3 
2,7 
75 à 89 ans
6,3 
10,6 
60 à 74 ans
10,9 
20,2 
45 à 59 ans
19,2 
24,7 
30 à 44 ans
25,0 
18,8 
15 à 29 ans
17,7 
22,7 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[15].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Avant 1789, elle abritait le tombeau du XVe siècle, en pierre de Tournay, de Jean de Saint Pierre Maisnil (dit de Hingueites) et de ses deux épouses. L'archéologue, ethnologue et historien Lucien de Rosny en a fait un croquis dans son ouvrage "1838. Histoire de Lille, capitale de Flandre française, depuis son origine jusqu’en 1830", (p. 133).

  • La motte féodale, au lieu-dit Warlet Sud, inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1978[16].
  • Les vestiges du château, au lieu-dit Drève du château, inscrits à l'inventaire des monuments historiques en 1994[17].

Le musée de la Vie ruraleModifier

L'outillage du musée de la Vie ruraleModifier

  • la collection de 1 500 outils anciens, léguée par Jean Houzé le fondateur du musée de la Vie rurale, décédé en 2012[18].

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Pièces du MuséeModifier

Ensemble de 4 statues des fonderies Fonderie GHM (Générale Hydraulique et Mécanique) de Sommevoire autrefois Fonderie Antoine Durenne.- (Haute Marne)

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Personnalités liées à la communeModifier

  • Mathieu Debuchy, footballeur français né à Fretin.
  • Ronny Coutteure, acteur, réalisateur et metteur en scène belge, y est enterré.
  • Enguerrand de Landas, né vers 1230 mort à Fretin en 1282, seigneur du Quesnoy, écuyer, conseiller de Marguerite de Flandre.

BibliographieModifier

  • (en) David G. Chandler, A Guide to the Battlefields of Europe, Wordsworth Editions Limited, , 388 p. (ISBN 978-1-85326-694-2)
  • 1838. Histoire de Lille, capitale de Flandre française, depuis son origine jusqu’en 1830. Téchener à Paris, Petitot à Lille, Robaux à Douai. 19 cm, 328 p., nombreux dessins.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2 : Formations non-romanes, Genève, Librairie Droz, , 671 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne)
  3. « Marais du Warlet, Fretin (Fretin). »
  4. « Fretin par ses chemins »
  5. Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 256 et 258, lire en ligne..
  6. Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 342, lire en ligne.
  7. Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 369, lire en ligne.
  8. Jones 1993, p. 170–171
  9. https://reader.cafeyn.co/fr/1926580/21599951
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  14. « Évolution et structure de la population à Fretin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  16. Notice no PA00107536, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Notice no PA00132800, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Quel avenir pour la ferme Houze. »