Ernest Borgnine

acteur américain
Ernest Borgnine
Description de cette image, également commentée ci-après
Ernest Borgnine en 1962.
Nom de naissance Ermes Effron Borgnino
Naissance
Hamden, Connecticut (États-Unis)
Nationalité Drapeau : États-Unis Américaine
Décès (à 95 ans)
Beverly Grove, Los Angeles, Californie (États-Unis)
Profession Acteur
Films notables Johnny Guitare
Marty
Les Douze Salopards
La Horde Sauvage
New York 1997
Séries notables Supercopter

Ermes Effron Borgnino, dit Ernest Borgnine, né le à Hamden (Connecticut) et mort le à Los Angeles[1], est un acteur américain.

Ernest Borgnine reçoit l'Oscar du meilleur acteur des mains de Grace Kelly en 1956, pour le rôle de Marty Pilletti dans Marty.

BiographieModifier

Né dans une famille d'origine italienne, Ernest Borgnine ne se destine pas particulièrement à la comédie dans sa jeunesse.

En 1935, à l'âge de 18 ans, il s'engage dans la Navy, jusqu'en 1941. Lorsque les États-Unis entrent en guerre en 1942, il se réengage et sert jusqu'en 1945, notamment sur l'USS Sylph, un ancien yacht civil militarisé et affecté à la surveillance anti-sous-marins, puis sur le destroyer USS Lamberton. Il quitte l'armée avec le grade de petty officer 1st class, soit l'équivalent de second maître, et les décorations suivantes : la World War II Victory Medal, l'American Campaign Medal, l'American Defense Service Medal, et deux Good Conduct Medal[2].

Ce n'est qu'à la fin de la guerre qu'il s'inscrit à la Randall School of Drama, à Hartford, Connecticut, où il débute en interprétant un petit rôle dans la pièce Les Troyennes[3]. Il déménage ensuite en Virginie, pour rejoindre la troupe du Barter's Theater. Il y multiplie les rôles, petits et grands. Mais c'est son interprétation de Jim O'Connor dans La Ménagerie de verre qui le fait remarquer auprès de la critique[3]. Ce coup d'éclairage soudain lui permet de faire ses débuts sur scène à Broadway, dans la pièce Harvey[3].

En 1951, Borgnine vit à Los Angeles : il décroche un petit rôle dans le film The Whistle at Eaton Falls, de Robert Siodmak. C'est en 1953 qu'il obtient son premier grand rôle, dans le film maintes fois oscarisé Tant qu'il y aura des hommes. Il y incarne le sergent Fatso Judson, violent et cruel. Il donne ensuite sa pleine mesure dans Un homme est passé (1954), Vera Cruz (1954) ou Johnny Guitare (1954), trois films qui l'imposent comme l'un des « méchants » d’Hollywood.

Ernest Borgnine obtient l'Oscar du meilleur acteur en 1955 pour le rôle de Marty Pilletti dans Marty de Delbert Mann. Ce rôle lui permet d'aborder une nouvelle facette de son travail d'acteur : il y joue un boucher timide et tendre. Par la suite, il retrouve son emploi-type de « dur », notamment dans Les Vikings (1958).

Il participe à quelques longs métrages devenus « classiques », tels Les Douze Salopards (1967) — où il campe un savoureux général — et La Horde sauvage (1969). Sa filmographie ne compte pas moins de 140 films.

Dans les années 1980 et 1990, il apparaît dans quelques fictions d'anticipation qui ont marqué le public : New York 1997 (1981), de John Carpenter ou encore Bienvenue à Gattaca (1997). De 1984 à 1986, il joue dans les trois premières saisons de la série télévisée culte Supercopter (Airwolf). En 2004, il interprète Rolling Star dans le film inspiré de la bande dessinée, Blueberry. Loin des personnages sanguinaires qui l'ont rendu célèbre, il y incarne un vieil homme doux et rêveur.

Ernest Borgnine prête aussi sa voix au super-héros vieillissant « l'homme-sirène » dans le dessin-animé Bob l'éponge. Après sa mort, ils lui rendront d'ailleurs hommage en faisant mourir son personnage mais en marquant le nom d'Ernest Borgnine sur la pierre tombale.

Alors qu'il a joué très souvent des rôles de sadique et de violent, il est reconnu dans toute la profession pour sa gentillesse, son grand humour, sa jovialité et sa très grande humilité malgré une carrière exceptionnelle.

Ernest Borgnine meurt des suites d'une insuffisance rénale au centre médical Cedars-Sinaï à Los Angeles, entouré de sa famille[4].

Dans la revue Positif, Christian Viviani rendra hommage à l’artiste : « Méchant ou gentil, il laisse le souvenir d’un visage familier, lié à toute une conception du cinéma et de la cinéphilie, mais aussi celle d’un acteur à la présence impressionnante et dont la filmographie se lit comme une vaste page de l’histoire du cinéma américain. »[5]

Il a été incinéré et ses cendres ont été dispersées dans le Forest Lawn Memorial Park de Los Angeles[6].

Vie privéeModifier

Borgnine s'est marié cinq fois. Sa première épouse, de 1949 à 1958, fut Rhoda Kemins, qu'il avait rencontrée alors qu'il servait dans la Marine. Ils ont eu une fille, Nancee (née le 28 mai 1952). Il a ensuite été marié à l'actrice Katy Jurado, de 1959 à 1963. Son mariage suivant, avec la chanteuse Ethel Merman en 1964, n'a duré que 42 jours. Le temps qu'ils ont passé ensemble, ils l'ont principalement consacré à se lancer des insultes, et tous deux admettront plus tard que leur mariage fut une erreur colossale (la description par Merman du mariage dans son autobiographie était une page blanche solitaire[pas clair]). Leur divorce a été prononcé le 25 mai 1965. De 1965 à 1972, Borgnine était marié à Donna Rancourt, avec qui il a eu un fils, Cristopher (né le 9 août 1969) et deux filles, Sharon (née le 5 août 1965) et Diana (née le 29 décembre 1970). Son cinquième et dernier mariage était avec Tova Traesnaes , qui a duré du 24 février 1973 jusqu'à sa mort en juillet 2012.

Ernest Borgnine est un franc-maçon convaincu. Il rejoint le rite écossais ancien et accepté de Los Angeles en 1964. En 1979, il en atteint le 32ème degré, celui de Chevalier Commandant de la Cour d'Honneur et en 1983 il accède au plus haut degré de la loge, Souverain Grand Inspecteur Général. En 1991 il est décoré de la Grand-Croix de la Cour d'honneur. En 2000, Borgnine reçoit son épinglette des 50 ans d'appartenance à la franc-maçonnerie à la 48ème loge d'Abingdon, en Virginie[7].

Borgnine fut un gros fumeur jusqu'en 1962.

FilmographieModifier

Au cinémaModifier

Années 1950Modifier

Années 1960Modifier

 
Ernest Borgnine (à droite) avec Alexander Scourby dans Contre-espionnage.

Années 1970Modifier

Années 1980Modifier

Années 1990Modifier

Années 2000Modifier

 
Ernest Borgnine en 2004.
 
Ernest Borgnine en 2010.

Années 2010Modifier

A la télévisionModifier

Années 1950Modifier

Années 1960Modifier

Voix françaisesModifier

En France, Henry Djanik a été la voix française la plus régulière d'Ernest Borgnine entre 1970 et 2004. À sa mort en 2008, Richard Leblond lui a succédé. Parmi les nombreux autres comédiens ayant prêté leurs voix à l'acteur américain, on peut citer André Valmy, Jean Violette ou encore Claude Bertrand.

  • Henry Djanik dans L'Aventure du Poséidon, Le Convoi, la série Supercopter, etc.
  • André Valmy dans Les Douze Salopards, Le Démon des femmes, Un colt pour 3 Salopards, etc...
  • Jean Violette dans Marty, Le Trou noir, etc.
  • Richard Leblond dans Un grand-père pour Noël (TV), Red, etc...

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :