Dimitri Kirsanoff

réalisateur français
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Dimitri Kirsanoff
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 57 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Маркус Давид Зусманович КапланVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Conjoints
Nadia Sibirskaïa
Monique Kirsanoff (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Marc David Kaplan dit Dimitri Kirsanoff, né le [1] à Riga[2] dans l'Empire russe (maintenant en Lettonie), et mort le à Paris 8e[3],[4], est un réalisateur français.

BiographieModifier

Dimitri Kirsanoff a été violoniste dans l'orchestre du Ciné-Max-Linder à Paris, 24 boulevard Poissonnière, pour la projection des films muets. Il produit ainsi son premier film.

Il travailla régulièrement en marge de l'industrie cinématographique française. Que ce soit par le mode de financement assez particulier de films d'amateurs ou bien par le genre et les formats utilisés, sa filmographie se montrera des plus hétéroclites, alors que le cinéaste usera longtemps d'un style très personnel et de motifs récurrents. Devenu un peu marginal dans le cinéma français, Dimitri Kirsanoff n'en demeure pas moins un des maillons de cette période allant de la fin du cinéma muet à l'avènement de la Nouvelle Vague.

Dimitri Kirsanoff fut marié à Nadia Sibirskaïa, interprète de ses premiers et plus beaux films, notamment muets[5].

Mort subitement à l'âge de 57 ans, il était marié depuis septembre 1939[6] à la monteuse de cinéma Monique Kirsanoff[7]. Il est inhumé au cimetière des Batignolles.

FilmographieModifier

BibliographieModifier

  • Christophe Trebuil, L'œuvre singulière de Dimitri Kirsanoff, préface de Jean A. Gili, L'Harmattan, 2003

Notes et référencesModifier

  1. Dates utilisant le calendrier grégorien et les informations de Kirsanoff lui-même. Selon le calendrier julien et son acte de décès, Kirsanoff est né le 21 février, ce qui correspond au 5 mars.
  2. Selon ses propres propos : Iouriev en Russie, maintenant Tartu en Estonie
  3. Acte de décès n° 103 (vue 14/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 8e arrondissement, registre des décès de 1957.
  4. Mort de Dimitri Kirsanoff généralement publiée lundi 11 février 1957 d'après Le Film Français daté du 15 février 1957. La mort du cinéaste est annoncée dans France-Soir du mardi (daté mercredi 13 février 1957). Quatre petites lignes en bas de la une de la 1ère édition, puis plus rien. En réalité, Dimitri Kirsanoff, prévu à l'origine pour réaliser Les Lavandières du Portugal, est mort le samedi précédant dans le bureau de José Benazeraf. La chose est relatée dans le détail au cours d'un long entretien avec José Benazeraf, producteur du film Les Lavandières du Portugal, dans le livre de Herbert P. Mathese : José Benazeraf la caméra irréductible (chapitre : premiers pas dans le cinéma, la mort de Dimitri Kirsanoff 78 Champs-Elysées, pages 44,45), paru en 2007.
  5. http://www.cinematheque.fr/media/pdf/figures-kirsanoff.pdf
  6. Acte de mariage n° 1749 (vue 3/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 15e arrondissement, registre des mariages de 1939.
  7. Parmi de nombreux autres films, Berthe Bessette dite Monique Kirsanoff a monté Dernier métro de Maurice de Canonge (1945), Deux amis de Dimitri Kirsanoff (1946), Un flic de Maurice de Canonge (1947), Fantomas de Jean Sacha (1947), Manon de H-G Clouzot (1948), Clochemerle de Pierre Chenal (1948), Les Anciens de Saint-Loup de Georges Lampin (1950), Miquette et sa mère de H-G Clouzot (1950), Une histoire d'amour de Guy Lefranc (1951), La P... respecteuse de Marcel Pagliero (1952), Le Comte de Monte-Cristo 2è version de Robert Vernay avec Jean Marais (1954), Les Impures de Pierre Chevalier (1954), Le Crâneur de Dimitri Kirsanoff (1955), Fernand cow-boy de Guy Lefranc (1956), Ces dames préfèrent le mambo de Bernard Borderie (1957)
  8. Brumes d'automne. Cinéa, 1er janvier 1929, p. 12, disponible sur Gallica.

Liens externesModifier