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Boulevard Poissonnière

boulevard de Paris, France
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Poissonnière.

2e, 9e arrts
Boulevard Poissonnière
Image illustrative de l’article Boulevard Poissonnière
Situation
Arrondissements 2e
9e
Quartiers ???
Début Boulevard de Bonne-Nouvelle
Fin Boulevard Montmartre
Historique
Création 1676
Géocodification
Ville de Paris 7518
DGI 7560

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Boulevard Poissonnière
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

Le boulevard Poissonnière est une voie située à la lisière des 2e et 9e arrondissements de Paris.

Sommaire

Situation et accèsModifier

Il fait partie de la chaîne des Grands Boulevards constituée, d'ouest en est, par les boulevards de la Madeleine, des Capucines, des Italiens, Montmartre, Poissonnière, Bonne-Nouvelle, Saint-Denis, Saint-Martin, du Temple, des Filles-du-Calvaire et Beaumarchais.

Ce site est desservi par les stations de métro Grands Boulevards et Bonne Nouvelle.

Origine du nomModifier

Le boulevard doit son nom à la rue Poissonnière toute proche, qui le tient elle-même du fait qu'elle faisait partie du chemin des Poissonniers, itinéraire par lequel les poissons approvisionnant les Halles arrivaient dans Paris, depuis le littoral du nord de la France[1].

HistoriqueModifier

Le boulevard Poissonnière a été créé après la suppression décidée en 1670 de l'enceinte de Louis XIII devenue obsolète, en avant du bastion 5 (« bastion Saint-Fiacre ») de ce rempart, à travers des jardins maraichers. Il a été formé en voirie en vertu de lettres patentes de juillet 1676. L'espace entre le boulevard et le rempart et sur les terrains de l'ancienne fortification, soit approximativement un tracé irrégulier de l'angle de la rue de la Lune et de la rue Poissonnière à celui entre les rues des Jeûneurs et Montmartre, s'est urbanisé au début du XVIIIe siècle notamment avec la construction de l'hôtel d'Uzès à l'emplacement de l'actuelle rue d'Uzès. Une ordonnance royale du 4 mai 1826 fixe la largeur de la voie à 35 mètres.

Durant les Trois Glorieuses, la voie fut le théâtre d'affrontement entre les insurgés et la troupe.

Article principal : Boulevards parisiens.
 
Le Boulevard Poissonnière en 1834, Isidore Dagnan musée Carnavalet (Paris).

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

 
Le Grand Rex.
  • No 1 : le cinéma Le Grand Rex avec 6 salles de 100 à 500 places et une très grande salle de 2 700 places.
  • No 6 : ancien siège des journaux communistes L'Humanité, Libération, Ce soir et Regards[2].
  • No 11 : emplacement où se situait le célèbre music-hall de l'A.B.C. (1935-1965).
  • No 14 : à cette adresse s'installe de 1849 à 1850, le photographe américain Warren T. Thompson[3].
  • No 16 : manufacture Detouche qui réalisa de nombreux services d'argenterie au XIXe siècle.
  • No 17 : devanture de boutique de l'ancien studio de photographie artistique Arjalew, également établi au 4, rue du Faubourg-Montmartre.
  • No 20 : en 1894 y est installé le premier Kinetoscope Parlor de France[4]. La magasin de fourrure de la famille de Jérôme Clément fut saisi pendant la Seconde Guerre mondiale par les nazis.
  • No 23 : hôtel de Montholon, construit en 1785 par François Soufflot le Romain pour Nicolas de Montholon, président du Parlement de Normandie, dont une rue porte son nom. Il en confia l'étude à Lequeu qui s'inspira de l'hôtel Benoît de Sainte-Paulle, construit en 1773 au 30, rue du Faubourg-Poissonnière par Samson-Nicolas Lenoir. La façade est en léger retrait par rapport à l'alignement pour ménager au premier étage une terrasse permettant de jouir de la verdure du boulevard. Elle est ornée d'un ordre colossal de pilastres ioniques. Malgré les dénaturations ultérieures, notamment les garde-corps en fonte ajoutés au XIXe siècle, c'est l'un des seuls exemples conservés des hôtels qui se construisirent sur les boulevards parisiens avec l'hôtel Mercy-Argenteau.
  • No 24 : le cinéma Max Linder Panorama et le théâtre des Nouveautés construit en 1921.
  • No 25 : boîte de nuit lesbienne Pulp, entre 1997 et 2007.
  • No 27 : Frédéric Chopin y séjourne de 1831 à 1836. En 1894 ouvre le café-concert, le Parisiana, qui ferme en 1910 puis devient un cinéma[5], jusqu'à sa fermeture en 1987[6].
  • No 28 : musée franco-russe avec une collection réunie par Philippe Deschamps.
  • No 30 : Le Carnaval des affaires, célèbre bazar parisien.
  • No 32 : Le Brébant, café-restaurant fondé en 1865. Il fut célèbre au XIXe siècle pour les dîners — c'est-à-dire à l'époque les déjeuners — qu'y organisaient des membres de l'élite intellectuelle et artistique parisienne. Il était également le lieu de rendez-vous de plusieurs goguettes.
  • Le siège du journal Le Matin s'y trouvait[6].

LittératureModifier

Dans Bel-Ami, l'écrivain Guy de Maupassant fait travailler son personnage Georges Duroy au journal La Vie française, boulevard Poissonnière[7].

Notes, sources et référencesModifier

  1. Nomenclature des voies de la ville de Paris : « Boulevard Poissonnière », www.v2asp.paris.fr ; « Rue Poissonnière », www.v2asp.paris.fr.
  2. Jean-Pierre Arthur Bernard, Paris rouge, 1944-1964. Les communistes français dans la capitale, Champ Vallon, coll. « Époque », 1991, p. 24-27.
  3. La Lumière 24 février, 30 juin et 13 octobre 1855, cité par Laure Boyer dans « Robert Jefferson Bingham, photographe du monde de l'art sous le Second Empire », dans Études photographiques, no 12, novembre 2002.
  4. « Connaissez-vous le cinéma ? », Le Monde hors-série jeux, 2011, p. 72. Citant Georges Sadoul, Histoire générale du cinéma, Paris, Denoël, 1948, t. I.
  5. « Cafés-concerts de Paris », www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net.
  6. a et b « Le boulevard Poissonnière dans les années 1900 - Paris 2e et 9e », paris1900.lartnouveau.com, consulté le 9 avril 2019.
  7. Julien Bisson et Estelle Lenartowciz, « Sur les traces des grands romans », Lire, mars 2017, p. 34-37.

BilbliographieModifier

AnnexesModifier

Liens externesModifier

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