Darling Légitimus

actrice française
Darling Légitimus
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Marie Berthilde Paruta
Surnom
Miss Darling puis Darling Légitimus
Nationalité
Activités
Conjoint
Enfants
Autres informations
Distinctions
Films notables
Père-Lachaise - Division 87 - Legitimus 01.jpg
Vue de la sépulture.

Darling Légitimus, de son vrai nom Marie Berthilde Paruta (mais communément appelée Mathilde, contraction de ses deux prénoms) née le au Carbet (Martinique) et morte le au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), est une actrice et artiste de music-hall française[1], qui a commencé sa carrière à dix-huit ans dans la Revue Nègre, aux côtés de Joséphine Baker et Sidney Bechet, et a longtemps été la doyenne des artistes noirs francophones.

BiographieModifier

Devenue orpheline prématurément à l'âge de deux ans, Mathilde Paruta est élevée par une tante à Caracas (Venezuela).

Elle arrive à Paris à l'âge de seize ans, souhaitant devenir chanteuse et danseuse. Elle y rencontre Étienne Légitimus, fils du député guadeloupéen Hégésippe Jean Légitimus (1868-1944) et devient sa compagne; elle aura une fille, Marcelle (1927-2007) et quatre fils.

D'abord connue sous le nom de Miss Darling, elle prend ensuite pour nom d'artiste Darling Légitimus. Elle danse dans la Revue nègre de Joséphine Baker et pose pour Picasso et pour le sculpteur Paul Belmondo (père de Jean-Paul).

Pendant les années 1930, Darling Légitimus est auteure, compositrice et interprète de chansons antillaises, de biguines et de mazurkas. Elle enregistre et se produit au Bal Blomet aux côtés de musiciens connus à l'époque, comme Sosso Pé-En-Kin [2]et son orchestre.

Elle est présente au cinéma de 1933 à 1983; elle a été dirigée, notamment, par Raymond Rouleau dans Les Sorcières de Salem, avec Simone Signoret et Yves Montand, par Henri-Georges Clouzot dans Le Salaire de la peur, par Sacha Guitry, Jean-Claude Brialy, Bernardo Bertolucci, etc.

Dans les années 1950, elle commence une carrière au théâtre, notamment dans des pièces de Jean Genet (Les Nègres) et d'Aimé Césaire.

Dans les années 1960, elle participe à plusieurs productions de l'ORTF, dont le téléfilm de Jean-Christophe Averty, Les Verts Pâturages.

En 1983, à l'âge de 76 ans, elle obtient la Coupe Volpi de la meilleure actrice à la 40e Mostra de Venise pour son interprétation dans Rue Cases-Nègres, de la cinéaste martiniquaise Euzhan Palcy.

Tout au long de sa vie, elle a côtoyé un grand nombre d'artistes célèbres, parmi lesquels Arletty, Fernandel, Marlon Brando, Pierre Brasseur, Simone Signoret, Yves Montand, Coluche...

Elle disparaît en 1999 sans avoir rejoué depuis Rue Cases-Nègres malgré les espoirs que laissait présager sa récompense obtenue à Venise. Ses cendres ont été déposées au columbarium du cimetière du Père-Lachaise (case 16411)[3].

FamilleModifier

Elle a eu cinq enfants : une fille, Marcelle (1927, 2007) et quatre garçons, Théo Légitimus (1929-2017), comédien, guitariste, Gésip Légitimus (1930-2000), producteur d'émissions de télévision, directeur artistique, journaliste, directeur de publication, trompettiste, Gustave Légitimus (1932-1976), batteur et chef d'orchestre, Clément Légitimus (1938), guitariste.

Elle est la grand-mère de nombreux petits-enfants dont Pascal Légitimus (1959-), Samuel Légitimus (1965-) et David Légitimus, (1966-) chanteur de chanson française.

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

ThéâtreModifier

HommagesModifier

En 1992, un hommage lui est rendu lors du gala de clôture du 12e Festival d'Amiens. Ce jour coïncidait avec celui de son 85e anniversaire. Pour l'occasion, elle était entourée de plusieurs membres de sa famille ainsi que de nombreux personnalités comme Laurent Voulzy, Manu Dibango, Kassav, Touré Kunda et plus de trente cinéastes et acteur du monde entier.

Lors de la cérémonie des Césars en 2000, l'écrivaine Calixthe Beyala[4] et le comédien antillais Luc Saint-Éloy[5], représentants du « collectif Liberté », sont montés sur scène pour revendiquer une plus grande présence des minorités sur les écrans français, et ont rendu un hommage public à Darling Légitimus, que les organisateurs de la cérémonie avaient omis de citer parmi les comédiens disparus au cours de l'année précédente.

En 2021, le festival Ciné Banlieue crée le prix d'interprétation féminine Darling Légitimus. À cette occasion, le festival diffuse le 14 novembre à 13h30 le documentaire "Darling Légitimus, notre grand-mère, notre doudou" de Pascal Légitimus et à 14H30 le film d'Euzhan Palcy "Rue Cases-Nègres" qui a valu à Darling Légitimus la Coupe Volpi de la meilleure actrice lors de la 40e Mostra de Venise en 1983.

Les séances sont présentées par son petit-fils, l'acteur et metteur en scène Samuel Légitimus, également fondateur en 1993 du Collectif James Baldwin.

DistinctionsModifier

RécompenseModifier

DécorationModifier

Le , elle est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « ancienne artiste de théâtre et de cinéma ; 52 ans d'activités artistiques »[6].

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier