Marlène Schiappa

femme politique française

Marlène Schiappa
Illustration.
Marlène Schiappa en 2017.
Fonctions
Ministre déléguée chargée de la Citoyenneté
En fonction depuis le
(1 an, 2 mois et 20 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Jean Castex
Ministre Gérald Darmanin
Gouvernement Castex
Prédécesseur Fonction créée
Conseillère régionale d'Île-de-France
En fonction depuis le
(2 mois et 24 jours)
Élection 27 juin 2021
Circonscription Paris
Président Valérie Pécresse
Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations[a]

(3 ans, 1 mois et 19 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Laurence Rossignol (ministre)
Successeur Élisabeth Moreno (ministre)
Adjointe au maire du Mans
chargée de l’égalité, de la lutte contre les discriminations et de la charte LGBT

(3 ans, 5 mois et 24 jours)
Maire Jean-Claude Boulard
Successeur Leslie Perez
Conseillère municipale du Mans

(6 ans, 2 mois et 29 jours)
Élection 30 mars 2014
Maire Jean-Claude Boulard
Stéphane Le Foll
Biographie
Date de naissance (38 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique SE (2001-2017)
LREM (depuis 2017)
Père Jean-Marc Schiappa
Profession Consultante en communication
Militante associative
Écrivaine

Marlène Schiappa (/maʁlɛn ʃjapa/[b],[1] ; en corse : /ˈskjappa/[c],[2]), née le à Paris, est une femme politique et écrivaine française.

En 2008, elle fonde le blog Maman travaille, qui donne son nom à une association loi de 1901 visant à soutenir les revendications liées à l'égalité parentale et à la conciliation entre vie professionnelle et vie privée.

Adjointe au maire du Mans et conseillère communautaire au Mans Métropole à partir de 2014, elle est également responsable du pôle « égalité femmes-hommes » de La République en marche.

Entre mai 2017 et juillet 2020, elle est secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations ; elle porte alors la « grande cause du quinquennat » d'Emmanuel Macron, l'égalité femmes-hommes. Elle est ensuite nommée, au sein du gouvernement Castex, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, chargée de la Citoyenneté.

Situation personnelle

Famille

Le père de Marlène Schiappa est un historien, Jean-Marc Schiappa[3], militant de la libre pensée et trotskiste lambertiste, et sa mère une proviseure adjointe d'établissement scolaire, Catherine Marchi[4], ancienne militante politique et syndicale, également trotskiste lambertiste. Ses parents sont aujourd'hui séparés[5]. En 2018, son père, toujours militant trotskiste, écrit un tweet remarqué par la presse dans lequel il commente une citation attribuée à Karl Marx et utilisée par sa fille pour soutenir les propos d’Emmanuel Macron sur les aides sociales, une citation qui a une signification très différente de celle suggérée par sa fille[6],[7],[8].

Marlène Schiappa a deux sœurs[9]. Après un premier mariage éphémère avec un « homme de droite » en 2001, elle épouse en 2006 Cédric Bruguière, consultant en ressources humaines et essayiste, avec qui elle a deux filles[9].

Formation

Vers 17 ans, en rébellion contre son père trotskiste, Marlène Schiappa prépare le concours de la gendarmerie mais ne s'y présente pas[5]. Après un baccalauréat ES option russe[10], elle étudie la géographie pendant un an à la Sorbonne, s’en désintéresse rapidement et, travaillant pour payer ses études, s’inscrit en cours du soir dans une école de communication[9],[5]. Parallèlement à cette formation, elle travaille au sein de l’agence de communication Euro RSCG[5]. Puis, pendant un congé maternité, elle obtient une licence de communication et nouveaux médias, mention écritures électroniques par validation des acquis auprès de l’université de Grenoble[10],[11].

Maman travaille

Elle démissionne de son poste chez Euro RSCG en 2007 afin de s'occuper de sa fille et s'établit à son propre compte. Elle réalise cependant les difficultés de conjuguer sa vie professionnelle et familiale[9]. En 2008, Marlène Schiappa crée le blog Maman travaille, qui se présente comme « le premier réseau des mères actives »[12]. Le rapide succès que le blog suscite (environ 8 000 visiteurs par jour[13], plus de 8 millions de visites entre 2008 et 2014[14]) incite à donner un cadre associatif à cette communauté, qui se fédère. Toujours en 2008, Maman travaille devient une association loi 1901 afin de porter les revendications qui tournent autour de l'égalité parentale, notamment de la conciliation entre la vie professionnelle et la vie privée[15].

Parmi les dix propositions portées par l'association auprès des entreprises et des responsables politiques[16], la première concerne l'allongement et le meilleur paiement du congé paternité. Régulièrement, l'association organise des journées Maman travaille[17] ainsi que des ateliers et des conférences. Elle est à l'origine du concept de « plafond de mère » exposé dans ses travaux de recherches.

Maman travaille a créé le Pacte Transparence Crèches, signé par Alain Juppé, Anne Hidalgo et Jean-Claude Boulard au ministère français des Affaires sociales en . Il vise à rendre publics les critères d'attribution des places en crèche grâce à des critères de transparence[18]. Dans la foulée, une pétition de plus de 20 000 signatures demande la généralisation de ce Pacte.

En 2017, le blog cesse de paraître[19] et les communiqués de l'association se font désormais par l'intermédiaire de sa page Facebook.

Écrivaine

Romans

Pas plus de 4 heures de sommeil (Stock, 2014) est son premier roman, traduit en 12 langues, réédité en livre de poche et en cours d'adaptation au cinéma par Mélissa Theuriau[20].

Marianne est déchaînée (Stock, 2015), son deuxième roman, raconte sa première année d'élue locale de la société civile sous la forme d'un roman à clef.

Les Lendemains avaient un goût de miel, paru le aux éditions Charleston, raconte la vie de son arrière-grand-mère dans un quartier pauvre de Dijon au XIXe siècle et sa rencontre avec un diplomate italien.

Si souvent éloignée de vous (lettres à mes filles) (Stock, 2017) reprend des lettres personnelles et politiques sur la vie d'une mère secrétaire d'État[21].

Essais

Marlène Schiappa a publié plusieurs essais[réf. nécessaire] et travaux de recherches sur le féminisme, dont Le Deuxième sexe de la démocratie (2018)[22].

Internet

Auteure de nombreuses chroniques sur l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa se fait repérer lors de la création de son webzine Lespasionarias en 2007[23]. Tour à tour rédactrice pour le Neuilly-Bondy-Blog et rédactrice en chef adjointe pour le Business-Bondy-Blog, elle crée seule le blog Mamantravaille en 2008 et, en 2009, le blog Jaime-ma-famille en collaboration avec Loïc Lecanu[24]. Elle publiera ensuite plusieurs ouvrages traitant de la conciliation vie professionnelle-vie privée et de la maternité.

Autres écrits

En 2010, elle publie Osez l’amour des rondes (éditions La Musardine), dans une collection décalée de vulgarisation des pratiques sexuelles. Après les critiques formulées par certaines féministes, dont la blogueuse Daria Marx, qui trouvent le livre vulgaire, insultant et grossophobe[25],[26], elle reconnaît plus tard « des maladresses », indiquant qu’« il y [avait] un certain nombre d’expressions que j’ai utilisées dans ce livre que je n’utiliserais plus aujourd’hui et contre lesquelles je lutte désormais »[27]. Elle publie des ouvrages sous le pseudonyme de « Marie Minelli »[28]. Plusieurs livres sortent sous ce pseudonyme, sans qu'il soit avéré qu'ils soient tous de la plume de Marlène Schiappa : Osez réussir votre divorce en 2011[29], Les filles bien n'avalent pas[30] et Sexe, mensonges et banlieues chaudes en 2014[31], Osez la première fois[32] et Osez les sexfriends en 2016[33]. Le site Atlantico la qualifie alors de « reine des salopes »[34]. Elle répond dans la presse : « Traiter une femme de reine des salopes parce qu'elle ose parler de sexualité, c'est un message politique. Non, je ne me sentirai jamais honteuse de parler de sexualité : aucun sujet n'est interdit aux femmes ». Deux jours après la publication, Atlantico rend publique une lettre d'excuses de Benoît Rayski à Marlène Schiappa, évoquant un surtitre « injustifiable et déplacé »[35].

Parcours politique

Élue au Mans

En 2001, elle est candidate aux élections municipales à Paris dans le quatorzième arrondissement sur « une liste associative de gauche »[36].

 
Marlène Schiappa en 2014.

Installée au Mans à la fin des années 2000, elle est repérée par le maire PS Jean-Claude Boulard[9]. Pour les élections municipales de mars 2014, elle se présente sur la liste d'union de la gauche du maire, en quatorzième position, sans pour autant adhérer au PS. À l'issue du scrutin, elle est élue au conseil municipal de la ville et au conseil communautaire de Le Mans Métropole. Lors de la séance d'installation, le , elle devient adjointe au maire, chargée de l'égalité, de la lutte contre les discriminations et de la charte LGBT[37].

À la fin du mois de , elle annonce avec Assia Benziane, adjointe au maire de Fontenay-sous-Bois, la création du Mouvement des élus français pour l'égalité (MEFE)[38].

À l'occasion des élections départementales de 2015, elle se présente dans le canton du Mans-3 sous les couleurs de La Sarthe à gauche (binôme du Parti socialiste[39]). Au second tour, le binôme qu'elle forme avec Stéphane Chevet est battu, recueillant 43,1 % des voix.

En , Marlène Schiappa devient conseillère communautaire déléguée à l'attractivité économique du territoire et l'innovation technologique[40].

Candidatures à Paris

Lors des élections municipales de 2020 à Paris, au sein de la campagne conduite par Benjamin Griveaux puis Agnès Buzyn, elle est candidate en deuxième position sur la liste LREM dans le 14e arrondissement, qui échoue en quatrième position avec 8,6 % des voix, ce qui empêche Marlène Schiappa d'obtenir un siège[41].

Lors des élections régionales de 2021 en Île-de-France, elle est tête de liste de la majorité présidentielle (LREM) dans le département de Paris[42]. Interrogée sur une éventuelle candidature en janvier 2021, elle déclarait pourtant préférer « laisser des places pour des talents qui seront nos renforts de demain »[43].

Conseillère ministérielle

En , après l'ajustement du gouvernement Manuel Valls (2), la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, la nomme à son cabinet[44]. Sa mission prend fin en [45].

Soutien à Emmanuel Macron

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2017, elle s'engage derrière Emmanuel Macron, dont elle devient l'un des 100 délégués sur le territoire[46]. Poursuivant son engagement dans le mouvement En marche, Marlène Schiappa fait plusieurs introductions de meetings d'Emmanuel Macron (Lyon, Angers, Bastia, Le Mans). Elle est nommée responsable du pôle « égalité femmes-hommes »[47] (coordonnant son programme sur le sujet[9]) et déléguée à l'égalité femmes-hommes, annoncée comme « grande cause nationale du quinquennat » après l'élection[48]. Emmanuel Macron la nomme à la commission nationale d'investiture chargée de choisir les candidats aux élections législatives pour La République en marche sous la présidence de Jean-Paul Delevoye.

Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes

 
Marlène Schiappa à son bureau de secrétaire d'État en 2017.
 
Marlène Schiappa avec ses homologues étrangers au sommet du G7 de 2017 en Italie.

Le , elle est nommée secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes dans le gouvernement Édouard Philippe, premier gouvernement formé sous la présidence d'Emmanuel Macron[49].

Le , Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, le président de la République lance à l'Élysée la grande cause du quinquennat consacrée à l’égalité entre les femmes et les hommes[50]. Marlène Schiappa introduit et anime l'événement, en présence de Delphine Ernotte et de Florence Foresti notamment ; le président observe une minute de silence en hommage aux cent vingt-trois femmes mortes en 2016 sous les coups de leur conjoint ou ancien conjoint, pour ensuite louer l'action de sa secrétaire d'État.

L'action de son ministère est l'objet d'une médiatisation importante, dans la mesure où elle a lieu dans le sillage de l'affaire Harvey Weinstein et des mouvements #MeeToo et #BalanceTonPorc[9].

Lors du festival de Cannes 2018, elle fait mettre en place, en partenariat avec les organisateurs, un numéro vert spécial anti-harcèlement à destination de tous les festivaliers. Un faux ticket de spectacle imprimé à 40 000 exemplaires est également distribué, reprenant ce numéro et sur lequel est inscrit « comportement correct exigé », rappelant que le « harcèlement est puni par la loi »[51].

Elle organise les 13 et la première « université d'été du féminisme » à Paris, à la maison de la radio[52].

Le , lors du départ de Manuel Valls de l'Assemblée nationale, elle est la seule membre du gouvernement à se lever pour l'applaudir[53]. Elle lui adresse ensuite un message d'au revoir sur Twitter. Elle avait déjà fait part de leur « bonne entente » précédemment[54].

Elle voit son portefeuille élargi à la Lutte contre les discriminations lors du remaniement ministériel du [55].

Elle organise, le à Matignon, un Grenelle contre les violences conjugales qui réunit l'ensemble des acteurs : associations, élus, familles de victimes, services de l'Etat, ministères[56].

Loi Schiappa

En , Marlène Schiappa annonce préparer pour 2018 un projet de loi qui prévoit notamment de verbaliser le harcèlement de rue, d'allonger la prescription des crimes sexuels sur mineurs et de fixer un âge en dessous duquel un enfant ne saurait être considéré comme consentant à une relation sexuelle[57]. Connue comme la « loi Schiappa »[58],[59],[60], portée avec la ministre de la Justice Nicole Belloubet, le « projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes » est étudié à l'Assemblée nationale en . Le texte est adopté à l'unanimité au Sénat[61] et à l'Assemblée nationale[62] les et 1er août, et promulgué le [63]. Parmi les mesures de la loi[64] :

  • Le délai de prescription des crimes de nature sexuelle ou violente commis sur des mineurs est allongé à trente ans à compter de la majorité des victimes.
  • La création du délit d'outrage sexiste (harcèlement de rue), qui n'inclut pas les « regards appuyés »[65], avec une première condamnation le [66].
  • Participer à une opération de déferlement de haine en ligne et de cyber-harcèlement en meute sera puni par la loi, dès l’envoi d’un message, d’un tweet, d’un commentaire.
  • Des mesures concernant la répression des abus sexuels sur les mineurs, avec notamment des peines alourdies (par exemple, pour qu'un viol sur mineur soit reconnu en France, il faut prouver qu’il y a eu « violence, contrainte, menace ou surprise », et ce même pour un enfant de moins de 15 ans. La Loi Schiappa ajoute dans le code pénal « Lorsque les faits sont commis sur la personne d’un mineur de 15 ans, la contrainte morale ou la surprise sont caractérisées par l’abus de la vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes » et pour tous les mineurs, y compris de 15 ans à 18 ans, « la contrainte morale ou la surprise peuvent résulter de la différence d’âge existant entre la victime et l’auteur des faits ».)
  • La définition du viol est élargie à toute pénétration (dont la fellation) afin de ne plus les considérer comme des agressions sexuelles mais comme des viols, punis de 20 ans de prison, et mieux poursuivre les agresseurs[67].
  • Des dispositions qui visent à durcir la lutte contre le harcèlement sexuel et moral, notamment en augmentant les peines de prison prévues selon les cas.
  • Utiliser la drogue du viol, ou une substance à l’insu de la victime pour profiter d’elle, est désormais puni de 5 ans de prison et devient une circonstance aggravante du viol (20 ans) et de l’agression sexuelle (7 ans).
  • Commettre des violences sur sa compagne devant ses enfants aggrave fortement les peines encourues.
  • Les professionnels, les personnes en situation de handicap et leurs aidants seront sensibilisés et formés aux violences sexistes et sexuelles afin de mieux les combattre.
  • Le fichier des délinquants sexuels est désormais ouvert aux structures intercommunales afin de mieux protéger les enfants notamment dans le milieu scolaire et périscolaire.
  • Les enseignants seront formés à la prévention et à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, au respect du non-consentement et au cyberharcèlement afin de mieux accompagner leurs élèves au quotidien.
  • Filmer sous les jupes d'une femme est désormais puni de 2 ans de prison.
  • Le harcèlement de rue est aussi condamné s’il est commis en raison de l’orientation sexuelle, vraie ou supposée, de la victime.
  • Les agresseurs devront suivre, à leurs frais, un stage de sensibilisation à l’égalité entre les femmes et les hommes.

L'article du projet de loi portant sur la non-fixation d'un âge en dessous duquel on caractériserait automatiquement un viol, a suscité les critiques de l'opposition et de certaines associations féministes[68]. Elles estiment qu'une atteinte sexuelle sur mineur avec pénétration est un viol, car elle se fait forcément sous contrainte morale. Ils alertent sur le risque de « correctionnalisation » des viols de mineurs, et sur le risque de culpabilisation des victimes[68]. Or, une telle disposition aurait été inconstitutionnelle. Le , le Conseil d'État avait effectivement vu dans ce seuil une entorse aux textes fondateurs du droit français : « L'automaticité qu'induit ce seuil bafoue la présomption d'innocence », expliquait à Marianne Jacky Coulon, secrétaire national du Syndicat de la magistrature. « C'est un principe de base de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, qui est elle-même incluse dans notre Constitution […]. L'inclure dans un texte le rendrait inconstitutionnel […]. Respecter ces principes garantit que la loi puisse s’appliquer en n’étant pas censurée, donc annulée, quelques mois ou années après sa promulgation. Il vaut mieux une loi applicable qu’une loi censurée » indiquait quant à lui le secrétariat d'État[69]. La loi ne pose donc pas de limite d'âge au niveau du consentement sexuel, laissant une large marge d'interprétation au juge, bien que Marlène Schiappa affirme l'inverse, mettant en avant son article 2, qui dispose « la contrainte morale ou la surprise sur un mineur de moins de 15 ans peuvent résulter de l'abus de l'ignorance de la victime ne disposant pas de la maturité ou du discernement nécessaire »[70],[71].

L'article créant le délit d'outrage sexiste et le sanctionnant d'une amende a aussi fait l'objet de critiques quelques mois après l'adoption de la loi et les premières condamnations pour ce délit. Plusieurs associations pensent qu'il peut avoir des effets délétères en raison du risque de déqualification de faits d'agression sexuelle, passibles de peines plus lourdes, en simple outrage sexiste. Plusieurs cas de déqualification de ce type ont été relevés parmi les condamnations prononcées, malgré une circulaire ministérielle précisant que « la qualification d’outrage sexiste ne devra être retenue que dans l’hypothèse où les faits ne pourraient faire l’objet d’aucune autre qualification pénale plus sévère ». L’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) a donc proposé que la loi soit modifiée pour qu'elle entérine le contenu de cette circulaire[72].

Campagne contre les violences sexistes et sexuelles

Au mois de , une plateforme de lutte contre les violences sexistes et sexuelles a été mise en place par la secrétaire d'État, ainsi que par Christophe Castaner et Nicole Belloubet. Ce portail de signalement en ligne, accessible par le numéro 3919 et géré par la Fédération nationale Solidarité Femmes, permet de recueillir les informations des victimes afin de les protéger, les aider et les accompagner dans leur démarche. Par ailleurs, une campagne de publicité pour interpeller les témoins de victimes de violences sexistes et sexuelles a été lancée sur les médias français et une subvention supplémentaire a été accordée à la fédération qui gère le 3919 afin que 100 % des appels reçus sur le portail puissent être pris en compte.

En avril 2020, Marlène Schiappa condamne les pratiques de revenge porn mises en place via l'application Snapchat et souligne que « le confinement peut exacerber toutes les formes de violences sexistes et sexuelles dont sont majoritairement victimes les femmes, dès leur plus jeune âge »[73].

Lutte contre les inégalités salariales et émancipation économique des femmes

Marlène Schiappa annonce le son plan pour lutter contre les inégalités salariales entre hommes et femmes. Selon elle, il faut promouvoir la mixité des métiers dès le plus jeune âge en encourageant les jeunes filles à s'orienter vers des filières où elles sont minoritaires, comme le numérique ou les sciences. Marlène Schiappa estime aussi qu'il faut valoriser l'entreprenariat féminin[74]. Selon La Croix, Marlène Schiappa a fait de l'allongement du congé paternité son « cheval de bataille »[75]. Elle désire le réaliser d'ici la fin du quinquennat et déclare : « Plusieurs semaines c’est bien, actuellement c’est 11 jours, je trouve que c’est peu. »[76]. Le 1er juillet 2021, le congé paternité est portée de 11 à 25 jours[77].

En , elle invite les dirigeants des dix entreprises les moins bien classées au baromètre Ethics & Boards de l'égalité professionnelle homme - femme à une session de formation et de sensibilisation au sein de son ministère. Elle avertit que les noms des absents seront divulgués à la presse[78].

Marlène Schiappa a annoncé son intention de défendre les femmes de chambre afin d'améliorer leurs conditions de travail, particulièrement difficiles. Une mission a ainsi été confiée au Conseil supérieur de l'égalité professionnelle, qui sera chargé d'élaborer des mesures[79].

Dans le cadre du G7 de 2019, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé l'engagement de la France à porter une loi pour l'émancipation économique des femmes. Marlène Schiappa et Bruno Le Maire seront chargés de ce sujet[80].

Diplomatie féministe

Le , aux Nations unies à New York, au nom de la France dans le cadre de la 62e session de la Commission de la condition de la femme (CSW62), Marlène Schiappa conclut son intervention par « France is back, and so is feminism » (« La France est de retour, le féminisme aussi »), un pas sémantique majeur, la France revendiquant désormais mener une diplomatie féministe[81],[82]. Cette orientation est confirmée par le président de la République Emmanuel Macron lors de son discours devant la 63e assemblée générale des Nations unies le . Pour la première fois, un président français utilise le terme de féminicide, salué par l'ensemble des ONG et associations qui luttent pour les droits des femmes[83].

Les 8 et , Marlène Schiappa préside la réunion ministérielle avec ses homologues du G7 en France dédiée à l'égalité entre les femmes et les hommes. Une déclaration des 7 pays a été signée avec des engagements relatifs à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, le cyber-harcèlement, l'entreprenariat des femmes ou encore l'éducation des filles[84],[85],[86]. Lors de la réunion du G7 à Biarritz fin , où Emmanuel Macron propose un partenariat pour lutter contre les discriminations entre femmes et hommes, elle exhorte les chefs d’État du G7 à adopter au moins l'une des lois proposées par le Conseil consultatif du G7[87],[88].

Tour de France de l'Égalité

Le , Marlène Schiappa et Édouard Philippe lancent le Tour de France de l'Égalité. Ce dernier se déroule du mois d' au , journée internationale des droits des femmes, dans 18 régions de métropole et d'outre-mer. Le but de cette action est de donner l'opportunité à chaque citoyen et citoyenne de s'exprimer sur la question de l'égalité entre les femmes et les hommes et sur ce qu'ils attendaient des pouvoirs publics pour faire progresser la question de l'égalité des sexes. Plus de 55 000 personnes participent à 824 ateliers, dont plus de 20 000 personnes sur le thème des violences sexistes et sexuelles. Le résultat est que 50 propositions sont formulées. Par ailleurs, plus de 24 000 personnes ont participé à un sondage Facebook : 92,1% estiment que les enfants ne sont pas suffisamment éduqués au respect filles/garçons, et 32,9% considèrent que l'égalité des salaires est une priorité[89],[90].

Lutte contre les violences anti-LGBT

 
Marlène Schiappa à la tribune de l’ONU en 2019.

La secrétaire d'État, qui affirme que les agressions homophobes sont en forte augmentation, présente en un plan au Gouvernement comprenant onze mesures afin de lutter contre les violences envers les personnes de la communauté LGBT. Ce plan comprend la mise en place d'une campagne de communication nationale dans la presse et internet « LGBTphobies » ; présence au sein des commissariats de police et des brigades de gendarmerie de référents formés pour accueillir et prendre en charge les victimes ; mise en place d'une formation initiale et continue pour les forces de police et de gendarmerie en lien avec la Dilcrah ; mise en place de formations obligatoires dédiées à la lutte contre les « LGBTphobies » dans l'ensemble des écoles du service public (par exemple l'école nationale d’administration pénitentiaire) ; interventions en milieu scolaire des associations agréées engagées dans la lutte contre la haine anti-LGBT ; élargissement des compétences des comités opérationnels de lutte contre le racisme et l'antisémitisme à la lutte contre la haine anti-LGBT ; évaluation rapide de l'efficacité du plan national de mobilisation contre la haine et les discriminations anti-LGBT, piloté par la Dilcrah en , par la commission nationale consultative des droits de l'Homme ; poursuite de l'engagement de la France sur le plan international en faveur de la dépénalisation mondiale de l'homosexualité ; ouverture d'une ligne d'écoute pour les personnes LGBT, dédiée à la Guadeloupe et à la Martinique[91],[92],[93].

Médiatisation

Après sa nomination ministérielle en 2017, Marlène Schiappa assure son rôle de communication de membre du gouvernement en faisant valoir son point de vue au sein d'émissions télévisées. Elle participe ainsi à plusieurs émissions, comme Touche pas à mon poste ! à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes de 2018 ou Balance ton post ! l’année suivante[94].

Ministre déléguée chargée de la Citoyenneté

Lors de la formation du gouvernement Jean Castex, le 6 juillet 2020, elle est nommée ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, auprès du nouveau ministre de l’intérieur Gérald Darmanin. Elle indique que figurent dans son portefeuille « les enjeux de cohésion nationale, le respect du principe de laïcité, la défense du droit d’asile, l’accueil des réfugiés, les projets liés à la lutte contre le « séparatisme », l’engagement des forces de l’ordre dans la protection des femmes victimes de violence, mais aussi tous les enjeux du ministère de l’Intérieur auxquels le ministre [l]’associe »[95]. Elle fait publiquement état de l'étendue de ses attributions alors que celles-ci n’ont pas encore été validées par le secrétariat général du gouvernement, qui ne retient finalement pas la lutte contre les violences faites aux femmes[96].

Laïcité

Elle affirme avoir « fait partie de ceux qui ont bataillé pour que la laïcité devienne un marqueur et soit mise à l’agenda »[96] et avoir « beaucoup travaillé [ces sujets] ces dernières années », lors de l'écriture de livres : Laïcité, point ! co-écrit avec Jérémie Peltier, et Une & indivisible. L’urgence de défendre la République[95]. Mediapart relève son évolution sur les sujets de la laïcité et de l'islamophobie, sur lesquels elle s'était notamment opposée à Manuel Valls avant de se rapprocher de lui[96]. Selon l'historienne Valentine Zuber, « son positionnement se situe de plus en plus nettement du côté de ceux qui défendent une conception universaliste de la laïcité au sein du gouvernement. C’est-à-dire ceux qui sont favorables à une extension du domaine de la laïcité au-delà de la définition juridique que lui donne la loi de 1905 »[96]. Slate la considère comme un « relais très actif au sein du gouvernement » du Printemps républicain, dont elle côtoie les fondateurs[97]. En mars 2021, elle annonce le remplacement de l'Observatoire de la laïcité, critiqué pour sa « conception trop libérale de la laïcité et de son application » selon Le Monde, jugeant nécessaire de « faire évoluer » cette structure après huit ans d’activité[98]. Le mois suivant, elle lance des « états généraux de la laïcité » : largement critiquée comme un coup médiatique, l'initiative lui vaut une déclaration hostile en conseil des ministres d'Emmanuel Macron, qui n'avait pas été averti[99],[100]. 28 organisations syndicales et associatives refusent de participer à l'événement[101].

Séparatisme

Le 26 juillet 2020, Marlène Schiappa annonce que le projet de loi contre le séparatisme visera notamment « l'islam politique »[102]. Il est présenté en décembre 2020 sous le nom de « projet de loi confortant les principes républicains ».

À la suite de l'assassinat de Samuel Paty, elle annonce la création « d’une unité de contre-discours républicain sur les réseaux sociaux »[103].

En avril 2020, elle crée le Fonds Marianne, à hauteur de 2,5 millions d'euros, pour lutter contre les discours haineux et séparatistes sur les réseaux sociaux. Ce fonds est à destination des associations qui porteront des discours visant à promouvoir les « valeurs de la République »[104].

Dérives sectaires

À la suite du développement de nouvelles formes d'emprises sectaires amplifié par la pandémie de Covid-19, Marlène Schiappa relance la Miviludes, désormais intégrée au Comité interministériel de prévention de la délinquance et la radicalisation, annonçant multiplier ses moyens par dix avec une magistrate à sa tête[105]. Pour valoriser la mobilisation des travailleurs étrangers pendant la crise sanitaire, Marlène Schiappa adresse une circulaire aux préfets leur demandent d'examiner plus rapidement les demandes de naturalisation de ces travailleurs étrangers, dont quelque 2 000 obtiennent la nationalité française[106],[107].

Violences conjugales

Contre les violences conjugales, elle met en œuvre les mesures du Grenelle des violences conjugales qui concernent le ministère de l'Intérieur : extension et traduction de la grille d'évaluation du danger, formation des policiers et gendarmes aux violences, recrutements d'intervenants sociaux en commissariats et brigades de gendarmerie[108]…. Le 1er juillet 2021, à l'occasion du Forum Génération Égalité, elle annonce la création d'un réseau mondial des forces de police pour lutter contre les violences conjugales en lien avec ONU Femmes[109]. À l'occasion de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars 2021, elle annonce plan de féminisation du ministère de l'Intérieur visant à promouvoir l'égalité femmes-hommes au sein du ministère[110].

Prévention de la délinquance

À la suite de la mort d'une adolescente de 14 ans victime de harcèlement et noyée dans la Seine en mars 2021 après avoir été frappée par deux de ses camarades, Marlène Schiappa annonce la création d'un comité des parents contre le harcèlement[111].

Après avoir porté la loi verbalisant le harcèlement de rue dans ses précédentes fonctions, elle crée des « zones rouges » et un « baromètre du harcèlement de rue »[112].

Médiatisation

Selon un palmarès établi par Le Figaro et Politiquemedia, Marlène Schiappa a été, entre et , la personnalité politique la plus invitée dans les matinales. Elle est qualifiée de « visage le plus médiatique d’un gouvernement omniprésent », avec 19 passages radiotélévisés[113],[114].

Activités parallèles

Marlène Schiappa est marraine ou juré de plusieurs organisations : États généraux de la femme[115], Prix Trajectoires HEC au féminin, trophée 1 001 vies, Prix Power Starter, Prix de l'entrepreneuse.

Elle a animé plusieurs séminaires de formation à l'égalité femmes-hommes et au leadership féminin à l'ENA auprès de femmes politiques et hauts fonctionnaires du pourtour méditerranéen ; c'est dans ce cadre qu'elle a rencontré Nathalie Loiseau, future ministre chargée des Affaires européennes.

Elle est référente sur le sujet des droits des femmes pour la Fondation Jean-Jaurès, think-tank politique de gauche qui se définit comme « progressiste et européen ».

En , Marlène Schiappa, Roselyne Bachelot et Myriam El Khomri font une lecture-spectacle des Monologues du vagin au théâtre Bobino. Les bénéfices du spectacle vont au Collectif féministe contre le viol[116].

Prises de position

Féminisme

 
Marlène Schiappa lors de son discours de clôture à l'université d'été du féminisme de 2018.

En septembre 2020, Marlène Schiappa, membre du gouvernement, déclare lors d'un entretien être « originairement une militante féministe »[117]. Les médias la qualifient régulièrement également de « militante féministe »[118],[119],[120],[121]. Elle situe l'origine de son engagement à l'âge de 13 ans, alors qu'elle vivait dans une cité et voulait faire comprendre à son père que pour elle et sa sœur « aller dans la rue n'était pas la même chose que pour lui ». Le Monde estime que le féminisme de Marlène Schiappa découle de son expérience. Elle observe par exemple qu'au travail annoncer l'arrivée d'un enfant n'est pas la même chose selon le genre : « Si c’est un homme, il est félicité. Si c’est une femme, tout le monde encaisse le coup. »[122] Selon L'Obs, Marlène Schiappa s'engage dans les médias « sur les questions relatives aux modes de garde, à l'égalité parentale ou aux conditions de travail des femmes »[121].

Selon Libération, Marlène Schiappa est considérée par les universitaires comme étant l'héritière d'un courant du féminisme identifié depuis les années 1970, le « féminisme libéral », centré sur la question du travail, les inégalités salariales et la place de la femme au sein des entreprises. Elle est critiquée sur ce sujet par des féministes de droite qui prônent le retour des mères au foyer, et sur d'autres sujets par des féministes de gauche, par exemple pour son positionnement concernant son collègue Gérald Darmanin, accusé de viol[123].

Avis sur le port du voile

En , elle publie sur le Huffington Post une tribune intitulée : « Non, cher Manuel Valls, les quartiers populaires ne sont pas antisémites », dans lequel elle se dit contre l'interdiction du voile islamique pour les mères accompagnant les sorties scolaires, tout en condamnant fermement l'antisémitisme, « un fléau, une horreur, une abomination »[124]. Elle précise sa position sur le port du voile dans une interview au magazine Elle : « Ma position est claire : la loi de 1905 ne reconnaît et ne subventionne aucun culte, le voile est interdit pour les personnes représentant l'État. Quand vous êtes fonctionnaire, vous ne pouvez porter un signe religieux. En revanche, dans la rue, si vous souhaitez porter un voile, c'est votre choix »[125]. Son livre Laïcité, point ! (l'Aube, 2018) revient plus longuement sur ce sujet[126]. Dans une vidéo pour la fondation Jean-Jaurès datant de , elle s'oppose à la présence de la messe et des cérémonies religieuses à la télévision publique ; elle précise par la suite qu'elle ne se faisait que la porte-parole des débats d'une journée de séminaire collectif sur la laïcité et les droits des femmes, qu'elle en faisait le compte rendu dans la vidéo et que les propos ont été sortis de leur contexte[127],[128].

Tabou des hommes et des garçons victimes de violences sexuelles

Le sur Europe1, Marlène Schiappa prend ouvertement position pour la défense des hommes et des garçons victimes de violences sexuelles. Elle dénonce aussi le tabou dont ils font l'objet. Elle reconnaît que « c'est un sujet extrêmement tabou. D'ailleurs dans la loi que vous appelez la loi Schiappa qui vient d'être votée, il y a un article qui fait que, désormais, quand une femme pratique un acte sexuel sur un homme sans son consentement — type fellation —, ça devient un viol alors que ce n'était pas caractérisé comme tel précédemment. Donc je crois qu'il faut défendre aussi les garçons et les hommes victimes de violences sexuelles et de viols. C'est un gros tabou, il faut le soulever »[129],[130].

Le dans Le Point, Marlène Schiappa reconnait que « rien n'existe pour les hommes victimes de violences sexuelles ! ». Elle déclare : « Des hommes sont aussi agressés et violés, et c'est un tabou que #MeToo n'a pas réussi à lever. Il s'agit d'un sujet gravissime, et ce n'est pas parce qu'il touche une minorité qu'il ne faut pas s'en occuper. En France, rien n'existe pour les hommes victimes de violences sexuelles, même les numéros spéciaux sont réservés aux femmes. Cela me choque, et je souhaite travailler là-dessus durant l'année à venir. »[131]

Controverses

Accusations d'incitation à la fraude

Au moment de son entrée en fonction comme secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes en , le site Atlantico[132] et le magazine Valeurs actuelles[133] affirment que dans son livre Maman travaille paru en 2011, soit six ans plus tôt, Marlène Schiappa expliquait comment frauder la sécurité sociale en suggérant des moyens de se faire prescrire un arrêt de travail pathologique : « Exagérez tout », « Faites-vous moche », « Ne souriez en aucun cas ou alors faites un petit sourire triste », « Venez avec votre bébé à l'heure de son repas » ou encore « Quand enfin vous avez votre arrêt, ne jubilez pas, continuez à être bizarre et abattue ».

En réponse à cette accusation, dans une interview accordée une semaine plus tard au site web de BFM TV, elle se défend et évoque « des propos d'humour ». Elle dénonce « des montages ou des commentaires assimilés à des extraits » et « des citations tirées de leur contexte[134] ». En septembre de la même année, dans une interview télévisée accordée à Jean-Jacques Bourdin, elle précise que « c'est un livre humoristique » et qu'elle n'a « jamais enfreint aucune loi » ni « donné de conseils pour frauder la sécurité sociale »[135].

Violences obstétricales

Le 2017, lors de son audition devant la délégation aux droits des femmes du Sénat, elle annonce avoir demandé au Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) un rapport sur les « violences obstétricales »[136],[137], avançant que le taux d'épisiotomies en France serait de 75 % pendant les accouchements, chiffre qui, selon elle, relève de la maltraitance. Ce chiffre est récusé par les gynécologues[138],[139]. Dans une lettre ouverte à Marlène Schiappa, le professeur Israël Nisand, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, et ses collègues se disent « à la fois surpris et profondément choqués » par « le relais » qu’elle donne à « des informations fausses »[140]. Le Conseil national de l'Ordre des sages-femmes soutient, quant à lui, la démarche de Schiappa et considère qu'il s'agit d'un « sujet essentiel » qui doit « impérativement être étudié »[141]. Plusieurs articles de presse soulignent que, derrière la polémique, il y a un sujet politique important[142],[143],[144],[145],[146].

Traversée du quartier de La Chapelle-Pajol

Le , dans le cadre d'une opération de communication autour du harcèlement de rue et après une pétition de 20 000 habitants demandant aux pouvoirs publics d'intervenir contre la délinquance, Marlène Schiappa se rend dans le quartier de La-Chapelle-Pajol, régulièrement présenté comme un lieu où les femmes sont indésirables voire harcelées[147]. Elle publie ensuite sur Twitter des photos d’elle dans les rues du quartier, en robe et de nuit, accompagnées du commentaire : « Les lois de la République protègent les femmes, elles s'appliquent à toute heure et en tout lieu », avant de supprimer son tweet[148]. Plusieurs médias s'interrogent sur l'interprétation à donner à sa démarche et Marianne estime qu'elle pourrait être perçue comme une dénégation des problèmes présents dans le quartier; l'équipe de Marlène Schiappa parle de « bug communicationnel »[149],[150],[148].

Dénonciation au CSA et licenciement de l'humoriste et animateur Tex

Fin 2017, Marlène Schiappa est accusée par les médias d'être à l'origine de l'éviction de l'animateur Tex de France 2. En effet, le , Tex, invité dans l'émission C'est que de la télé ! sur C8, raconte une blague sur les femmes battues, en prévenant qu'elle porte sur un « sujet sensible » : « Vous savez ce qu'on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir ? Elle est terrible celle-là... On lui dit plus rien, on vient déjà de lui expliquer deux fois ! ». Le lendemain de l'émission, Tex publie sur sa page Facebook un message dans lequel il présente ses « excuses les plus sincères » et rappelle son opposition aux violences contre les femmes[151]. Malgré ce mea culpa, Marlène Schiappa dénonce une sortie « indigne et irrespectueuse » qui « banalise les violences conjugales », et saisit le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel[152].

Une semaine plus tard, le , France 2 annonce la mise à pied de Tex, qui est écarté de la présentation des Z’amours[153],[154]. Plusieurs autres humoristes, ainsi que diverses personnalités du PAF interviennent alors pour dénoncer le caractère excessif de cette sanction. Tex réagit en dénonçant une réaction « totalement disproportionnée » de la chaîne et juge qu'« on met en place une police de l'humour, on va contrôler ce que disent les comiques »[155].

Pour Gilles-William Goldnadel, qui reproche à Marlène Schiappa une « délation étatique », le licenciement de Tex est caractéristique d'un climat « de censure et d'hystérie collective »[156].

Polémique avec Sylvie Tolmont

En , l'ex-députée socialiste Sylvie Tolmont crée la polémique en aimant le tweet d'un militant PS de la Sarthe qui révèle le nom de l'école privée catholique du Mans où les enfants de Marlène Schiappa ont été scolarisés, en réponse à un tweet de la secrétaire d'État défendant l'école publique et laïque[157].

La réponse de Marlène Schiappa est cinglante. Elle envoie un texto à l'ex-députée avec des termes très durs : « Je savais que tu étais une personne inculte, méprisable, aigrie, mais de là à « aimer » sur Twitter le fait que quelqu'un donne l'adresse de l'école de mes enfants : c'est juste à vomir. Tu n'as jamais été capable d'en avoir toi-même (...) »[158]. Ce texto sera aussitôt dévoilé par Sylvie Tolmont sur son compte Facebook puis par la suite dans l'émission Envoyé spécial consacrée à Marlène Schiappa[158]. Sylvie Tolmont reçoit à cette époque le soutien du PS de la Sarthe[159] ainsi que celui de Stéphane Le Foll[160].

La République en marche dénonce alors une « mise en danger manifeste et volontaire de la vie de jeunes personnes », tandis que les « frondeurs de la République en Marche Sarthe » ainsi qu'une partie de la presse soulignent que la mise en danger des enfants de la secrétaire d’État était une contre-vérité dans la mesure où ceux-ci n'étaient plus scolarisés dans cette école privée depuis des mois à l'époque du tweet[160]. De son côté, Sylvie Tolmont évoque « l'instrumentalisation politique de son like », ce tweet ne visant selon elle qu'à interpeller la secrétaire d'État « sur l'incohérence manifeste entre sa communication qui valorise l'école publique laïque et son choix de scolariser ses enfants dans une école confessionnelle[161] ».

Intervention dans l’affaire Daval

Fin , en contradiction avec le principe de la séparation des pouvoirs qui recommande à un membre de l'exécutif de ne pas s'immiscer dans une affaire judiciaire en cours, Marlène Schiappa commente et critique une déclaration de l'avocat de Jonathan Daval, qui annonce que son client a tué sa femme « par accident ». L'intervention de Marlène Schiappa dans cette affaire divise les membres du gouvernement, certains la trouvant dans son rôle puisque sa responsabilité est de lutter contre les violences conjugales[162]. L'avocat des parents d'Alexia Daval défend également la ligne de son confrère et critique l'intervention de Marlène Schiappa[163].

Promotion de son livre par son cabinet

Le , le cabinet du secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes a envoyé à des journalistes figurant dans son fichier presse une invitation à une dédicace à l’occasion de la sortie d’un livre de Marlène Schiappa, Si souvent éloignée de vous. Dans cet ouvrage, il est pourtant précisé que « ce livre n’est ni une communication gouvernementale ni un bilan d’action politique, mais un récit purement personnel, partiel et parfois romancé. Les propos tenus ici n’engagent que leur auteure[164] ».

Jean-Christophe Picard, président de l'association Anticor, qui lutte contre la corruption et pour l'éthique en politique, a annoncé avoir saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) et le Premier ministre en envoyant une lettre à chacun d'eux leur demandant d'agir en conséquence[165], étant donné que d'après la loi, « il convient de limiter l’usage des deniers publics au strict accomplissement de la mission ministérielle en ne tirant pas profit de ses fonctions pour soi-même ou pour ses proches[166]. »

La presse reproche également à ce livre sa flagornerie à l'égard du Président. De plus, son féminisme est mis en doute, Marlène Schiappa déclarant par exemple : « J'ai pris sans doute beaucoup trop de choses de mon père pour une femme »[167],[168].

Dans leurs réponses, le Premier ministre plaide pour « une erreur humaine »[169] et la CNIL clôture la plainte d'Anticor invoquant en plus « une erreur commise de bonne foi et isolée ». La CNIL profite de l'occasion pour rappeler les obligations liées au règlement général sur la protection des données (RGPD)[170].

Activité promotionnelle sur les réseaux sociaux

En août 2018, le service « Checknews » du journal Libération révèle que le compte Twitter de soutien à l’action de Marlène Schiappa, alors Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes « @Avec_Marlene » est géré par Mathieu Pontécaille, conseiller spécial, chargé de la stratégie communication et de la presse au sein de son cabinet[171].

Interrogé par le journal, Mathieu Pontécaille reconnaît qu’il est bien celui qui a créé l’adresse mail initialement associée au compte de soutien et que le cabinet l’« alimente en éléments de langage, de ripostes et contenus » @Avec_Marlene… et l’utilise même parfois pour tweeter, de manière « épisodique ».

Il affirme cependant que le compte est géré par « une dizaine de bénévoles », « soutiens de la première heure » dont il refuse de donner l’identité.

Bien que cette pratique soit légale, elle génère une importante controverse sur les réseaux sociaux.

Interrogée par un journaliste de France Info dans l’émission « Vrai ou Fake », la ministre ne nie pas que son cabinet soit à l’origine des publications, mais dit ne pas voir de problème à cette pratique qui n’est « pas illégale »[172].

Revenant sur cet épisode dans un dossier consacré à Marlène Schiappa en décembre 2020, le journal Le Monde affirme que « le cabinet Schiappa doit s’astreindre à une veille incessante des réseaux sociaux. Il faut assurer une autopromotion effrénée, repérer les « like » des opposants, pourquoi pas créer des faux comptes pour soutenir la ministre », qui accorde une importance primordiale à son image publique[173].

En janvier 2021, Pauline Bock, journaliste d'Arrêt sur images, désigne à travers la « schiappasphère » un ensemble de comptes Twitter dont la seule activité est de promouvoir l'action de la ministre[174].

Intervention dans l'affaire Christophe Dettinger

En , des Gilets jaunes lancent une cagnotte sur le site Leetchi en soutien à la famille de Christophe Dettinger, le boxeur accusé de violences sur des gendarmes lors de la manifestation du à Paris, ce qui provoque des critiques de la part des syndicats de police et de certains membres du gouvernement[175].

Le , Marlène Schiappa déclare notamment : « On a là quelqu'un qui a commis des faits très graves, qui a frappé un policier dans l'exercice de ses fonctions, qui était en train de maintenir l'ordre public, c'est gravissime »[176]. Estimant que cette cagnotte soutient un acte délictueux[177], elle déclare même que cette cagnotte est « illégale »[176], ce qui est a priori faux selon Libération étant donné que les souscriptions sont autorisées pour financer des frais de justice[178]. Le Crédit mutuel, propriétaire de Leetchi, lance néanmoins une enquête pour vérifier la légalité de cette cagnotte, notamment car plusieurs syndicats de police estiment qu'elle constitue une « prime à casser du flic »[179]. Marlène Schiappa réclame la suspension de la cagnotte et demande même l'identification des donateurs en imputant une complicité aux donateurs (« Soutenir cela, c'est être complice de cet acte et c'est l'encourager »)[176]. Dans la journée, la société clôture la cagnotte et gèle le montant. Pour l'avocat Régis de Castelnau, Leetchi : « a donc cédé aux pressions gouvernementales et à l’ordre donné par Marlène Schiappa. Situation absolument stupéfiante où le droit est simplement foulé aux pieds »[180].

Cette clôture de la cagnotte demandée par la secrétaire d’État a des conséquences juridiques : le , s'estimant lésé par Leetchi, Christophe Dettinger assigne la plateforme en justice pour obtenir le versement de plus de trois millions d'euros d'indemnisation au titre de « la perte de chance » que constitue selon lui la fermeture anticipée de la cagnotte[181], 43 jours avant l'échéance prévue.

Convergence alléguée entre Manif pour Tous et terrorisme islamiste

Dans un entretien accordé au journal Valeurs actuelles paru le , Marlène Schiappa « souligne l'existence d'une convergence idéologique entre la Manif pour Tous et le terrorisme islamiste ». Elle indique en outre que « l'homophobie se nourrit des messages de haine proférés par La Manif pour Tous »[182]. La Manif pour Tous publie alors un communiqué demandant des excuses[183],[184]. En l'absence d'excuses, la Manif pour Tous annonce le lendemain porter plainte pour diffamation[185]. Marlène Schiappa a ensuite présenté des excuses via un communiqué de presse[186].

Réforme des retraites de 2019

Alors que son gouvernement mène une réforme des retraites qui prévoit notamment l'instauration d'un « âge pivot » de départ à 64 ans, le député Adrien Quatennens exhume un tweet de Marlène Schiappa daté du  : « Après 50 ans on ne t'embauche plus mais le Medef veut que tu partes à la retraite à 67 ans… Pendant 17 ans, tu fais quoi ? »[187]. Marianne souligne que « la même interrogation pourrait aujourd'hui s'appliquer pour les quatorze années qui sépareraient un chômeur de cinquante ans de l'âge de départ à taux plein »[187]. Marlène Schiappa répond : « On exhume des tweets militants de ma part des vingt dernières années en s'étonnant que j'aie produit des tweets de gauche. Ce n'est pas un scoop, je suis de gauche, je le suis toujours »[187]. Libération relève également qu'elle signait, le , à la veille d'une manifestation contre la réforme de 2010 décalant l'âge légal de départ de 60 à 62 ans, une note de blog dans laquelle elle défendait les gens qui « veulent partir à la retraite avant de mourir de fatigue au travail, et si possible être assez bien payé pour ne pas aller balayer le McDo alors qu'ils marchent avec une canne »[187].

Ambiance de travail dégradée au sein de son cabinet

Début décembre 2020, Le Monde publie un portait de Marlène Schiappa, dans lequel sont pointés le « caractère explosif » de la ministre et l’ambiance « désastreuse » qui aurait régné au sein de son ancien cabinet au secrétariat d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes[188],[189]

Le journal révèle qu’entre 2017 et 2019, 4 directeurs de cabinet et 13 conseillers se sont succédé, certains faisant part d’un « traumatisme persistant » après leur passage.

Ils évoquent « des comportements managériaux très rudes, décrivent un cabinet fracturé à dessein, avec un rôle privilégié réservé à deux hommes, son directeur de cabinet adjoint et son conseiller presse, à qui il faut obéir sans réserves, au détriment des conseillères, assignées à un travail de soutier, qui deviennent boucs émissaires quand l'empressement de la ministre n'est pas satisfait ». Certains dénoncent aussi des attaques sur le physique ou la tenue vestimentaire.

Face à ces accusations, son conseiller spécial, Mathieu Pontécaille, reconnaît que « des conseillers ont bien été virés, mais pour des raisons légitimes » et explique que « la ministre n'ait pas un caractère coulant, qu'elle soit sanguine – ce qui est un trait de caractère corse –, soit… mais il y a eu des aigreurs injustifiées qui se sont répandues auprès de Matignon pour venir régler des comptes. Il y a eu un sentiment de trahison ».

Le , dans un droit de réponse adressé au journal Libération, sept membres du cabinet de la ministre réfutent les accusations et déclarent : « Nous, conseillers en poste de longue date auprès de Marlène Schiappa […], démentons très fermement ces allégations et déplorons les formulations ambiguës et les sous-entendus qui amènent à mettre en cause la ministre dans le but de la discréditer »[190].

De son côté, Marlène Schiappa répond simplement au journal : « C'est vrai qu'il y a eu des moments chauds, des gens qui ne s'entendaient pas »[188].

Ouvrages

Sous le nom de Marlène Schiappa

  • J’aime ma famille, illustrations de Pacco (Robert Laffont et Marabout, 2010)
  • Osez l'amour des rondes (La Musardine, 2010)
  • Maman travaille, le guide (First, 2011)
  • Je reprends le travail après bébé (Tournez la page, 2012)
  • Le Dictionnaire déjanté de la maternité (Michalon, 2013)
  • Éloge de l’enfant roi (Bourin, 2013)
  • Les 200 astuces de Maman travaille (Leducs, 2013)[191]
  • Le Guide de grossesse de Maman travaille (Leducs, 2014)[192]
  • Pas plus de 4 heures de sommeil, roman, Stock, 2014
  • Avec Cédric Bruguière, J’arrête de m’épuiser, Eyrolles, 2015
  • La Seule Chose à briser, c'est le silence, collectif dirigé par Nadia Hathroubi-Safsaf, Les Points sur les i, 2015
  • Avec Cédric Bruguière, Plafond de mère (Eyrolles, 2016)
  • Marianne est déchaînée (Stock, 2016)
  • Lettres à mon utérus (La Musardine, 2016, direction de cet ouvrage collectif)
  • Ensemble contre la gynophobie, de la cinéaste Lisa Azuelos (Stock, 2016, contribution)
  • Femmes de candidats (Bourin, 2017)
  • Où sont les violeurs ? Essai sur la culture du viol (L'Aube, 2017)[193]
  • Les Lendemains avaient un goût de miel (Charleston, 2017)
  • La Culture du viol - poche (L'Aube, 2018)
  • Le Deuxième sexe de la démocratie (L'Aube, 2018)
  • Si souvent éloignée de vous : lettres à mes filles (Stock, 2018)
  • Une et indivisible : L'Urgence de défendre la République (l'Aube, 2019)[194]
  • Entre toutes les femmes : Onze rencontres exceptionnelles (Grasset, 2020)[195]
  • Les Droits des femmes face aux violences (Dalloz, 2020).

Sous le pseudonyme Marie Minelli

  • Osez réussir votre divorce (La Musardine, 2012)
  • Osez les sexfriends (La Musardine, 2013)
  • Collectif, Osez 20 histoires d'amour... et de sexe (La Musardine, 2013)
  • Collectif, Osez 20 histoires de voyeurs et d'exhibitionnistes (La Musardine, 2013)
  • Sexe, mensonge et banlieues chaudes (La Musardine, 2014)
  • Collectif, Osez 40 histoires érotiques de Noël (La Musardine, 2014)
  • Les Filles bien n'avalent pas (La Musardine, 2014)
  • 150 endroits où avoir fait l'amour au moins une fois (First, 2014)
  • Comment transformer votre mec en Brad Pitt en 30 jours (La Musardine, 2015)
  • Collectif, Osez 20 histoires de faits-divers sexuels (La Musardine, 2015)
  • Osez la première fois (La Musardine, 2015)
  • Osez l'orgasme féminin (La Musardine, 2019)

Honneurs

En 2013, Europe 1, Le Parisien et Frenchweb l'ont classée en 6e position du Top 100 des personnalités qui font le web, dans la catégorie « Influenceurs sociétaux »[196].

En 2014, elle est nommée au Prix Femme d'Influence, dans la catégorie « Espoir politique »[pertinence contestée].

En , elle est nommée parmi les 100 Young Global Leaders (« jeunes leaders mondiaux ») du Forum économique mondial[197].

En , elle a reçu le premier prix « révélation politique de l'année » pour Le Trombinoscope.

Notes et références

Notes

  1. Portefeuille de la Lutte contre les discriminations ajouté le 16 octobre 2018.
  2. Prononciation en français standardisé de France retranscrite selon la norme API.
  3. Prononciation en corse (ainsi qu'en italien) retranscrite selon la norme API.

Références

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  2. « Les discours dans l'actualité », sur Vie-publique.fr,
  3. « Qui est Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes ? », sur europe1.
  4. « La mère de Marlène Schiappa, proviseure adjointe à Dijon : « Je suis féministe depuis que j’ai une conscience » », sur bienpublic.com.
  5. a b c et d Annick Cojean, Marlène Schiappa « On ne m’a jamais dit : “ Ce ne sera pas possible ” », Le Monde du 25 février 2018, p.24-25, article complet sur paternet.fr.
  6. Abel Mestre, « Marlène Schiappa prend une leçon de marxisme par son père », sur Le Monde, .
  7. « Marlène Schiappa rappelée à l'ordre par son père sur sa référence à Marx », sur Les Inrocks (consulté le )
  8. « Marlène Schiappa vole au secours d'Emmanuel Macron et se fait tacler par... son trotskiste de père », sur Capital.fr, (consulté le )
  9. a b c d e f et g Mariana Grépinet, « Marlène Schiappa, deux pour danser le tango », Paris Match, semaine du 8 au 14 mars 2018, pages 60-63.
  10. a et b « Découvrez les diplômes des ministres du gouvernement Édouard Philippe », sur etudiant.lefigaro.fr
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  12. Le Point magazine, « Gouvernement : Marlène Schiappa, de "Maman travaille" à l'Égalité », sur Le Point, (consulté le )
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Voir aussi

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Articles connexes

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