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Marlène Schiappa

auteur et femme politique française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Schiappa.

Marlène Schiappa
Illustration.
Marlène Schiappa en 2017.
Fonctions
Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations[a]
En fonction depuis le
(2 ans, 3 mois et 3 jours)
Président Emmanuel Macron
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Laurence Rossignol
Conseillère municipale du Mans
En fonction depuis le
(5 ans, 4 mois et 16 jours)
Élection 30 mars 2014
Maire Jean-Claude Boulard
Stéphane Le Foll
Adjointe au maire du Mans
chargée de l’égalité, de la lutte contre les discriminations et de la charte LGBT

(3 ans, 5 mois et 24 jours)
Maire Jean-Claude Boulard
Successeur Leslie Perez
Biographie
Date de naissance (36 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité française
Parti politique LREM
Père Jean-Marc Schiappa
Profession Consultante en communication
Militante associative
Écrivaine

Marlène Schiappa [maʁlɛn ʃjapa][b],[1] (en corse : [ˈskjappa][c],[2]), née le à Paris, est une écrivaine, une militante féministe et femme politique française.

Elle est fondatrice et rédactrice du blog Maman travaille.

Adjointe au maire du Mans et conseillère communautaire au Mans Métropole à partir de 2014, elle est également responsable du pôle « égalité femmes-hommes » du mouvement politique En marche.

Elle est actuellement secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Elle porte la « Grande cause du quinquennat » du président de la République Emmanuel Macron, l'égalité femmes-hommes[3].

Sommaire

BiographieModifier

FamilleModifier

Marlène Schiappa est la fille d'un historien, Jean-Marc Schiappa[4], militant de la libre pensée et trotskiste lambertiste, et d'un proviseur adjoint d'établissement scolaire, Catherine Marchi[5], ancienne militante politique et syndicale, également trotskiste lambertiste. Ses parents sont aujourd'hui séparés[6]. En 2018, son père, toujours militant trotskiste, écrit un tweet remarqué par la presse dans lequel il commente une citation attribuée à Karl Marx et utilisée par sa fille pour soutenir les propos d’Emmanuel Macron sur les aides sociales, une citation qui lui semble avoir une signification très différente de celle suggérée par sa fille[7],[8],[9].

Marlène Schiappa a deux sœurs[10]. Après un premier mariage éphémère avec un « homme de droite » en 2001, elle épouse en 2006 Cédric Bruguière, consultant en ressources humaines et essayiste, avec qui elle a deux filles[10].

FormationModifier

Vers 17 ans, en rébellion contre son père trotskiste, Marlène Schiappa prépare le concours de la gendarmerie mais ne s'y présente pas[6]. Après un baccalauréat ES option russe[11], elle étudie la géographie pendant un an à la Sorbonne, s’en désintéresse rapidement et, travaillant pour payer ses études, s’inscrit en cours du soir dans une école de communication[10],[6]. Parallèlement à cette formation, elle est engagée dans l’agence de communication Euro RSCG[6]. Puis, pendant un congé maternité, elle obtient une licence de communication et nouveaux médias, mention écritures électroniques par validation des acquis auprès de l’université de Grenoble[11],[12].

Maman travailleModifier

Elle démissionne de son poste chez Euro RSCG en 2007 afin de s'occuper de sa fille et s'établit à son propre compte. Elle réalise cependant les difficultés de conjuguer sa vie professionnelle et familiale[10]. En 2008, Marlène Schiappa crée le blog Maman travaille, qui se présente comme « le premier réseau des mères actives »[13]. Le rapide succès que le blog suscite (environ 8 000 visiteurs par jour[14], plus de 8 millions de visites entre 2008 et 2014[15]) incite à donner un cadre associatif à cette communauté, qui se fédère. Toujours en 2008, Maman travaille devient une association loi 1901 afin de porter les revendications qui tournent autour de l'égalité parentale, notamment de la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle[16].

Parmi les dix propositions portées par l'association auprès des entreprises et des responsables politiques[17], la première concerne l'allongement et le meilleur paiement du congé paternité. Régulièrement, l'association organise des journées Maman travaille[18] ainsi que des ateliers et des conférences. Elle est à l'origine du concept de « plafond de mère » exposé dans ses travaux de recherches.

Maman travaille a créé le Pacte Transparence Crèches, signé par Alain Juppé, Anne Hidalgo et Jean-Claude Boulard au ministère français des Affaires sociales en décembre 2015. Il vise à rendre publics les critères d'attribution des places en crèche grâce à des critères de transparence[19]. Dans la foulée, une pétition de plus de 20 000 signatures demande la généralisation de ce Pacte.

ÉcrivainModifier

RomansModifier

Pas plus de 4 heures de sommeil (Stock, 2014) est son premier roman, traduit en 12 langues (dont espagnol, tchèque, allemand, hongrois...), réédité en livre de poche et en cours d'adaptation au cinéma par Mélissa Theuriau[20].

Marianne est déchaînée (Stock, 2015), son deuxième roman, raconte sa première année d'élue locale de la société civile sous la forme d'un roman à clef.

Les Lendemains avaient un goût de miel, paru le aux éditions Charleston, raconte la vie de son arrière-grand-mère dans un quartier pauvre de Dijon au XIXe siècle et sa rencontre avec un diplomate italien.

Si souvent éloignée de vous (lettres à mes filles) (Stock, 2017) reprend des lettres personnelles et politiques sur la vie d'une mère secrétaire d'État[21].

EssaisModifier

Marlène Schiappa a publié plusieurs essais et travaux de recherches sur le féminisme, dont Le Deuxième sexe de la démocratie (2018)[22].

InternetModifier

Autrice de nombreuses chroniques sur l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa se fait repérer lors de la création de son webzine Lespasionarias en 2007[23]. Tour à tour rédactrice pour le Neuilly-Bondy-Blog et rédactrice en chef adjointe pour le Business-Bondy-Blog, elle crée seule le blog Mamantravaille en 2008 et, en 2009, le blog Jaime-ma-famille en collaboration avec Loïc Lecanu[24]. Elle publiera ensuite plusieurs ouvrages traitant de la conciliation vie professionnelle-vie personnelle et de la maternité.

Autres écritsModifier

En 2010, elle publie Osez l’amour des rondes (éditions La Musardine), dans une collection décalée de vulgarisation des pratiques sexuelles. Après les critiques formulées par certaines féministes, dont la blogueuse Daria Marx, qui trouvent le livre vulgaire, insultant et grossophobe[25],[26], elle reconnaît plus tard « des maladresses », indiquant qu’« il y [avait] un certain nombre d’expressions que j’ai utilisées dans ce livre que je n’utiliserais plus aujourd’hui et contre lesquelles je lutte désormais »[27]. Elle publie des ouvrages sous le pseudonyme de « Marie Minelli »[28]. Plusieurs livres sortent sous ce pseudonyme, sans qu'il soit avéré qu'ils soient tous de la plume de Marlène Schiappa : Osez réussir votre divorce en 2011[29], Les filles bien n'avalent pas[30] et Sexe, mensonges et banlieues chaudes en 2014[31], Osez la première fois[32] et Osez les sexfriends en 2016[33]. Le site Atlantico la qualifie alors de « reine des salopes »[34]. Elle répond dans la presse : « Traiter une femme de reine des salopes parce qu'elle ose parler de sexualité, c'est un message politique. Non, je ne me sentirai jamais honteuse de parler de sexualité : aucun sujet n'est interdit aux femmes ». Deux jours après la publication, Atlantico rend publique une lettre d'excuses de Benoît Rayski à Marlène Schiappa, évoquant un surtitre « injustifiable et déplacé »[35].

Parcours politiqueModifier

DébutsModifier

En 2001, elle est candidate aux élections municipales à Paris[36].

Élue au MansModifier

 
Marlène Schiappa en 2014.

Installée au Mans à la fin des années 2000, elle est repérée par le maire PS Jean-Claude Boulard[10]. Pour les élections municipales de mars 2014, elle se présente sur la liste d'union de la gauche du maire, en quatorzième position, sans pour autant adhérer au PS. À l'issue du scrutin, elle est élue au conseil municipal de la ville et au conseil communautaire de Le Mans Métropole. Lors de la séance d'installation, le , elle devient adjointe au maire, chargée de l'égalité, de la lutte contre les discriminations et de la charte LGBT[37],[37].

À la fin du mois de , elle annonce avec Assia Benziane, adjointe au maire de Fontenay-sous-Bois, la création du Mouvement des élus français pour l'égalité (MEFE)[38].

À l'occasion des élections départementales de 2015, elle se présente dans le canton du Mans-3 sous les couleurs de La Sarthe à gauche (binôme du Parti socialiste[39]). Au second tour, le binôme qu'elle forme avec Stéphane Chevet est battu, recueillant 43,1 % des voix.

En , Marlène Schiappa devient conseillère communautaire déléguée à l'attractivité économique du territoire et l'innovation technologique[40].

Conseillère ministérielleModifier

La même année, en , après l'ajustement du gouvernement Manuel Valls (2), la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, la nomme à son cabinet. Sa mission prend fin en .

Soutien à Emmanuel MacronModifier

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2017, elle s'engage derrière Emmanuel Macron, dont elle devient l'un des 100 délégués sur le territoire[41]. Poursuivant son engagement dans le mouvement En marche, Marlène Schiappa fait plusieurs introductions de meetings d'Emmanuel Macron (Lyon, Angers, Bastia, Le Mans). Elle est nommée responsable du pôle « égalité femmes-hommes »[42] (coordonnant son programme sur le sujet[10]) et déléguée à l'égalité femmes-hommes, grande cause nationale du quinquennat. Emmanuel Macron la nomme à la commission nationale d'investiture chargée de choisir les candidats aux élections législatives pour La République en marche sous la présidence de Jean-Paul Delevoye.

Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminationsModifier

 
Marlène Schiappa à son bureau de secrétaire d'État.
 
Marlène Schiappa avec ses homologues étrangers au sommet du G7 de 2017 en Italie.
 
Discours de clôture de Marlène Schiappa à l'université d'été du féminisme de 2018.

Le , elle est nommée secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations dans le gouvernement Édouard Philippe, premier gouvernement formé sous la présidence d'Emmanuel Macron[43].

Le , Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, le président de la République lance à l'Élysée la grande cause du quinquennat consacrée à l’égalité entre les femmes et les hommes[44]. Marlène Schiappa introduit et anime l'événement, en présence de Delphine Ernotte et de Florence Foresti notamment ; le président observe une minute de silence en hommage aux cent vingt-trois femmes mortes en 2016 sous les coups de leur conjoint ou ancien conjoint, pour ensuite louer l'action de sa secrétaire d'État.

L'action de son ministère est l'objet d'une médiatisation importante, dans la mesure où elle a lieu dans le sillage de l'affaire Harvey Weinstein et des mouvements #MeeToo et #BalanceTonPorc[10].

Lors du festival de Cannes 2018, elle fait mettre en place, en partenariat avec les organisateurs, un numéro vert spécial anti-harcèlement à destination de tous les festivaliers. Un faux ticket de spectacle imprimé à 40 000 exemplaires est également distribué, reprenant ce numéro et sur lequel est inscrit « comportement correct exigé », rappelant que le « harcèlement est puni par la loi »[45].

Elle organise les 13 et 14 septembre 2018 la première « université d'été du féminisme » à Paris, à la maison de la radio[46].

Le 2 octobre 2018, lors du départ de Manuel Valls de l'Assemblée nationale, elle est la seule membre du gouvernement à se lever pour l'applaudir[47]. Elle lui adresse ensuite un message d'au revoir sur Twitter. Elle avait déjà fait part de leur « bonne entente » précédemment[48].

Loi SchiappaModifier

En octobre 2017, Marlène Schiappa annonce préparer pour 2018 un projet de loi qui prévoit notamment de verbaliser le harcèlement de rue, d'allonger la prescription des crimes sexuels sur mineurs et de fixer un âge en-dessous duquel un enfant ne saurait être considéré comme consentant à une relation sexuelle[49]. Connue comme la « loi Schiappa »[50],[51],[52], portée avec la ministre de la Justice Nicole Belloubet, le « projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes » est étudié à l'Assemblée nationale en mai 2018. Le texte est adopté à l'unanimité au Sénat[53] et à l'Assemblée nationale[54] les 31 juillet et 1er août, et promulgué le [55]. Parmi les mesures de la loi[56] :

  • Le délai de prescription des crimes de nature sexuelle ou violente commis sur des mineurs est allongé à trente ans à compter de la majorité des victimes.
  • La création du délit d'outrage sexiste (harcèlement de rue), qui n'inclut pas les « regards appuyés »[57], avec une première condamnation le 25 septembre 2018[58].
  • Participer à une opération de déferlement de haine en ligne et de cyber-harcèlement en meute sera puni par la loi, dès l’envoi d’un message, d’un tweet, d’un commentaire.
  • Des mesures concernant la répression des abus sexuels sur les mineurs, avec notamment des peines alourdies (par exemple, pour qu'un viol sur mineur soit reconnu en France, il faut prouver qu’il y a eu « violence, contrainte, menace ou surprise », et ce même pour un enfant de moins de 15 ans. La Loi Schiappa ajoute dans le code pénal « Lorsque les faits sont commis sur la personne d’un mineur de 15 ans, la contrainte morale ou la surprise sont caractérisées par l’abus de la vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes » et pour tous les mineurs, y compris de 15 ans à 18 ans, « la contrainte morale ou la surprise peuvent résulter de la différence d’âge existant entre la victime et l’auteur des faits ».)
  • La définition du viol est élargie à toute pénétration (dont la fellation) afin de ne plus les considérer comme des agressions sexuelles mais comme des viols, punis de 20 ans de prison, et mieux poursuivre les agresseurs[59].
  • Des dispositions qui visent à durcir la lutte contre le harcèlement sexuel et moral, notamment en augmentant les peines de prison prévues selon les cas.
  • Utiliser la drogue du viol, ou une substance à l’insu de la victime pour profiter d’elle, est désormais puni de 5 ans de prison et devient une circonstance aggravante du viol (20 ans) et de l’agression sexuelle (7 ans).
  • Commettre des violences sur sa compagne devant ses enfants aggrave fortement les peines encourues.
  • Les professionnels, les personnes en situation de handicap et leurs aidants seront sensibilisés et formés aux violences sexistes et sexuelles afin de mieux les combattre.
  • Le fichier des délinquants sexuels est désormais ouvert aux structures intercommunales afin de mieux protéger les enfants notamment dans le milieu scolaire et périscolaire.
  • Les enseignants seront formés à la prévention et à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, au respect du non-consentement et au cyberharcèlement afin de mieux accompagner leurs élèves au quotidien.
  • Filmer sous les jupes d'une femme est désormais puni de 2 ans de prison.
  • Le harcèlement de rue est aussi condamné s’il est commis en raison de l’orientation sexuelle, vraie ou supposée, de la victime.
  • Les agresseurs devront suivre, à leurs frais, un stage de sensibilisation à l’égalité entre les femmes et les hommes.

L'article du projet de loi portant sur la non-fixation d'un âge en-dessous duquel on caractériserait automatiquement un viol, a suscité les critiques de l'opposition et de certaines associations féministes[60]. Elles estiment qu'une atteinte sexuelle sur mineur avec pénétration est un viol, car il se fait forcément sous contrainte morale. Ils alertent sur le risque de « correctionnalisation » des viols de mineurs, et sur le risque de culpabilisation des victimes[60]. Or, une telle disposition aurait été inconstitutionnelle. Le 21 mars 2018, le Conseil d'État avait effectivement vu dans ce seuil une entorse aux textes fondateurs du droit français : « L'automaticité qu'induit ce seuil bafoue la présomption d'innocence », expliquait à Marianne Jacky Coulon, secrétaire national du Syndicat de la magistrature. « C'est un principe de base de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, qui est elle-même incluse dans notre Constitution […]. L'inclure dans un texte le rendrait inconstitutionnel […]. Respecter ces principes garantit que la loi puisse s’appliquer en n’étant pas censurée, donc annulée, quelques mois ou années après sa promulgation. Il vaut mieux une loi applicable qu’une loi censurée » indiquait quant à lui le secrétariat d'État[61]. La loi ne pose donc pas de limite d'âge au niveau du consentement sexuel, laissant une large marge d'interprétation au juge, bien que Marlène Schiappa affirme l'inverse, mettant en avant son article 2, qui dispose « la contrainte morale ou la surprise sur un mineur de moins de 15 ans peuvent résulter de l'abus de l'ignorance de la victime ne disposant pas de la maturité ou du discernement nécessaire »[62],[63].

L'article créant le délit d'outrage sexiste et le sanctionnant d'une amende a aussi fait l'objet de critiques quelques mois après l'adoption de la loi et les premières condamnations pour ce délit. Plusieurs associations pensent qu'il peut avoir des effets délétères en raison du risque de déqualification de faits d'agression sexuelle, passibles de peines plus lourdes, en simple outrage sexiste. Plusieurs cas de déqualification de ce type ont été relevés parmi les condamnations prononcées, malgré une circulaire ministérielle précisant que « la qualification d’outrage sexiste ne devra être retenue que dans l’hypothèse où les faits ne pourraient faire l’objet d’aucune autre qualification pénale plus sévère ». L’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) a donc proposé que la loi soit modifiée pour qu'elle entérine le contenu de cette circulaire[64].

Campagne contre les violences sexistes et sexuellesModifier

Au mois de novembre 2017, une plateforme de lutte contre les violences sexistes et sexuelles a été mise en place par la secrétaire d'État, ainsi que par Christophe Castaner et Nicole Belloubet. Ce portail de signalement en ligne (3919) permet de recueillir les informations des victimes afin de les protéger, les aider et les accompagner dans leur démarche. Par ailleurs, une campagne de publicité pour interpeller les témoins de victimes de violences sexistes et sexuelles a été lancée sur les médias français et une subvention supplémentaire a été accordée à la fédération qui gère le 3919 afin que 100 % des appels reçus sur le portail puissent être pris en compte.

Lutte contre les inégalités salarialesModifier

Afin de lutter contre les inégalités salariales, plusieurs mesures ont été mises en place : engagement des jeunes femmes dans les filières où elles sont minoritaires, comme le numérique ou les sciences afin de promouvoir la mixité des métiers ; valorisation de l'entreprenariat féminin ; amélioration du congé maternité et incitation des hommes à prendre le congé paternité pour que les femmes puissent concilier vie privée et vie professionnelle. Un guide pratique de l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, à destination des PME et TPE a été mis en place pour sensibiliser les 10 entreprises les moins bien classées au baromètre Ethics & Boards[réf. nécessaire].

Diplomatie féministeModifier

Le 13 mars 2018, aux Nations-Unies à New York, au nom de la France dans le cadre de la 62e session de la Commission de la condition de la femme (CSW62), Marlène Schiappa conclut son intervention par « France is back, and so is feminism » (« La France est de retour, le féminisme aussi »), un pas sémantique majeur, la France revendiquant désormais mener une diplomatie féministe[65],[66]. Cette orientation est confirmée par le président de la République Emmanuel Macron lors de son discours devant la 63e assemblée générale des Nations-Unies le 25 septembre 2018. Pour la première fois, un président français utilise le terme de féminicide, salué par l'ensemble des ONG et associations qui luttent pour les droits des femmes[67].

Tour de France de l'ÉgalitéModifier

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Le 4 octobre 2017, Marlène Schiappa et Édouard Philippe ont lancé le Tour de France de l'Égalité. Ce dernier s'est déroulé du mois d'octobre 2017 au 8 mars 2018, journée internationale des droits des femmes, dans 18 régions de métropole et d'outre-mer. Le but de cette action était de donner l'opportunité à chaque citoyen et citoyenne de s'exprimer sur la question de l'égalité entre les femmes et les hommes et sur ce qu'ils attendaient des pouvoirs publics pour faire progresser la question de l'égalité[réf. nécessaire].

Lutte contre les violences LGBTModifier

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Au mois de novembre 2018, la secrétaire d'État a présenté un plan au Gouvernement comprenant onze mesures afin de lutter contre les violences envers les personnes de la communauté LGBT. Ce plan comprend la mise en place d'une campagne de communication nationale dans la presse et internet « LGBTphobies » ; présence au sein des commissariats de police et des brigades de gendarmerie de référents formés pour accueillir et prendre en charge les victimes ; mise en place d'une formation initiale et continue pour les forces de police et de gendarmerie en lien avec la Dilcrah ; mise en place de formations obligatoires dédiées à la lutte contre les « LGBTphobies » dans l'ensemble des écoles du service français ; interventions en milieu scolaire des associations agréées engagées dans la lutte contre la haine anti-LGBT ; élargissement des compétences des comités opérationnels de lutte contre le racisme et l'antisémitisme à la lutte contre la haine anti-LGBT ; évaluation du plan national de mobilisation contre la haine et les discriminations anti-LGBT, piloté par la Dilcrah, par la commission nationale consultative des droits de l'Homme de manière anticipée ; poursuite de l'engagement de la France sur le plan international en faveur de la dépénalisation mondiale de l'homosexualité ; ouverture d'une ligne d'écoute pour les personnes LGBT, dédiée à la Guadeloupe et à la Martinique.

Prix, nominations et distinctionsModifier

En 2013, Europe 1, Le Parisien et Frenchweb l'ont classée en 6e position du Top 100 des personnalités qui font le web, dans la catégorie « Influenceurs sociétaux »[68].

Elle est marraine ou juré de plusieurs organisations : États généraux de la femme[69], Prix Trajectoires HEC au féminin, trophée 1 001 vies, Prix Power Starter, Prix de l'entrepreneuse.

Elle a animé plusieurs séminaires de formation à l'égalité femmes-hommes et au leadership féminin à l'ENA auprès de femmes politiques et hauts fonctionnaires du pourtour méditerranéen ; c'est dans ce cadre qu'elle a rencontré Nathalie Loiseau, future ministre chargée des Affaires européennes.

Elle est référente sur le sujet des droits des femmes pour la Fondation Jean-Jaurès, think-tank politique de gauche qui se définit comme « progressiste et européen ».

En 2014, elle est nommée au Prix Femme d'Influence, dans la catégorie « Espoir politique »[pertinence contestée].

En mars 2018, elle joue avec Roselyne Bachelot et Myriam El Khomri une représentation des Les Monologues du vagin au théâtre Bobino. Les bénéfices du spectacle vont au Collectif féministe contre le viol[70].

En mai 2018, elle est nommée parmi les 100 Young global Leaders (« jeunes leaders mondiaux ») du Forum économique mondial[71].

En février 2019, elle a reçu le premier prix « révélation politique de l'année » pour Le Trombinoscope.

MédiatisationModifier

Depuis sa nomination en 2017, Marlène Schiappa a assuré son rôle de communication de secrétaire d’État en faisant valoir son point de vue au sein d'émissions télévisées. Elle a ainsi :

  • été l'invitée le de l'émission Touche pas à mon poste, à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes ;
  • participé le à l'émission Au Tableau ;
  • été l'invitée le de l'émission On est pas couché ;
  • participé le à l'émission La France fracturée ? ;
  • co-animé le , l'émission Balance Ton Post.

Polémiques et prises de positionModifier

Avis sur le port du voileModifier

En , elle publie sur le Huffington Post une tribune intitulée : « Non, cher Manuel Valls, les quartiers populaires ne sont pas antisémites », dans lequel elle se dit contre l'interdiction du voile islamique pour les mères accompagnant les sorties scolaires, tout en condamnant fermement l'antisémitisme, « un fléau, une horreur, une abomination »[72]. Dans une vidéo pour la fondation Jean-Jaurès datant de , elle s'oppose à la présence de la messe et des cérémonies religieuses à la télévision publique ; elle précise par la suite qu'elle ne se faisait que la porte-parole des débats d'une journée de séminaire collectif sur la laïcité et les droits des femmes, qu'elle en faisait le compte rendu dans la vidéo et que les propos ont été sortis de leur contexte[73],[74]. Elle précise sa position dans une interview au magazine Elle[75]. Elle déclare aussi : « Ma position est claire : la loi de 1905 ne reconnaît et ne subventionne aucun culte, le voile est interdit pour les personnes représentant l'État. Quand vous êtes fonctionnaire, vous ne pouvez porter un signe religieux. En revanche, dans la rue, si vous souhaitez porter un voile, c'est votre choix ». Son livre Laïcité, point ! (l'Aube, 2018) revient plus longuement sur ce sujet[76].

Accusations d'incitation à la fraudeModifier

Au moment de son entrée en fonction comme secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations en , le site Atlantico[77] et le magazine Valeurs actuelles[78] affirment que dans son livre Maman travaille paru en 2011, soit six ans plus tôt, Marlène Schiappa expliquait comment frauder la sécurité sociale en suggérant des moyens de se faire prescrire un arrêt de travail pathologique : « Exagérez tout », « Faites-vous moche », « Ne souriez en aucun cas ou alors faites un petit sourire triste », « Venez avec votre bébé à l'heure de son repas » ou encore « Quand enfin vous avez votre arrêt, ne jubilez pas, continuez à être bizarre et abattue ».

En réponse à cette accusation, dans une interview accordée une semaine plus tard au site web de BFM TV, elle se défend et évoque « des propos d'humour ». Elle dénonce « des montages ou des commentaires assimilés à des extraits » et « des citations tirées de leur contexte[79] ». En septembre de la même année, dans une interview télévisée accordée à Jean-Jacques Bourdin, elle précise que « c'est un livre humoristique » et qu'elle n'a « jamais enfreint aucune loi » ni « donné de conseils pour frauder la sécurité sociale »[80].

Violences obstétricalesModifier

Le 2017, lors de son audition devant la délégation aux droits des femmes du Sénat, elle annonce avoir demandé au Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) un rapport sur les « violences obstétricales »[81],[82], avançant que le taux d'épisiotomies en France serait de 75 % pendant les accouchements, chiffre qui, selon elle, relève de la maltraitance. Ce chiffre est récusé par les gynécologues[83],[84]. Dans une lettre ouverte à Marlène Schiappa, le professeur Israël Nisand, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, et ses collègues se disent « à la fois surpris et profondément choqués » par « le relais » qu’elle donne à « des informations fausses »[85]. Le Conseil national de l'Ordre des sages-femmes soutient, quant à lui, la démarche de Schiappa et considère qu'il s'agit d'un « sujet essentiel » qui doit « impérativement être étudié »[86]. Plusieurs articles de presse soulignent que, derrière la polémique, il y a un sujet politique important[87],[88],[89],[90],[91].

Traversée du quartier de La Chapelle-PajolModifier

Le 12 juin 2017, Marlène Schiappa, dans le cadre d'une opération de communication autour du harcèlement de rue, s'est promenée dans les rues du quartier de La-Chapelle-Pajol, accusé d'être inhospitalier aux femmes. La secrétaire d'État publie des photos de sa promenade nocturne sur Twitter, accompagnées du commentaire « Les lois de la République protègent les femmes, elles s'appliquent à toute heure et en tout lieu », avant de supprimer son tweet. Plusieurs médias s'interrogent sur l'interprétation à donner à sa démarche et pointent une erreur de communication. L'équipe de Marlène Schiappa emploiera quant à elle le qualificatif de « bug communicationnel »[92],[93],[94].

Dénonciation au CSA et licenciement de l'humoriste et animateur TexModifier

Fin 2017, Marlène Schiappa a été accusée par les médias d'être à l'origine de l'éviction de l'animateur Tex de France 2. En effet, le , Tex, invité dans l'émission C'est que de la télé ! sur C8, raconte une blague sur les femmes battues, en prévenant qu'elle porte sur un « sujet sensible » : « Vous savez ce qu'on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir ? Elle est terrible celle-là... On lui dit plus rien, on vient déjà de lui expliquer deux fois ! ». Le lendemain de l'émission, Tex publie sur sa page Facebook un message dans lequel il présente ses « excuses les plus sincères » et rappelle son opposition aux violences contre les femmes[95]. Malgré ce mea culpa, Marlène Schiappa dénonce une sortie « indigne et irrespectueuse » qui « banalise les violences conjugales », et saisit le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel[96]. Une semaine plus tard, France 2 annonce la mise à pied de Tex, qui est écarté de la présentation des Z’amours[97].

Le 14 décembre 2017, France 2 annonce le licenciement de l'animateur[98]. Plusieurs autres humoristes, ainsi que diverses personnalités du PAF interviennent alors pour dénoncer le caractère excessif de cette sanction. Tex réagit en dénonçant une réaction « totalement disproportionnée » de la chaîne et juge qu'« on met en place une police de l'humour, on va contrôler ce que disent les comiques »[99].

Pour Gilles-William Goldnadel, qui reproche à Marlène Schiappa une « délation étatique », le licenciement de Tex est caractéristique d'un climat « de censure et d'hystérie collective »[100].

Polémique avec Sylvie TolmontModifier

En , l'ex-députée socialiste Sylvie Tolmont crée la polémique en likant le tweet d'un militant PS de la Sarthe qui révèle le nom de l'école privée catholique du Mans où les enfants de Marlène Schiappa sont scolarisés.

La réponse de Marlène Schiappa est cinglante. Elle envoie un texto à l'ex-députée avec des termes très durs : « Je savais que tu étais une personne inculte, méprisable, aigrie, mais de là à « aimer » sur Twitter le fait que quelqu'un donne l'adresse de l'école de mes enfants : c'est juste à vomir. Tu n'as jamais été capable d'en avoir toi-même (...) »[101]. Ce texto sera aussitôt dévoilé par Sylvie Tolmont sur son compte Facebook puis par la suite dans l'émission Envoyé spécial consacrée à Marlène Schiappa[101]. Sylvie Tolmont reçoit à cette époque le soutien du PS de la Sarthe[102] ainsi que celui de Stéphane Le Foll[103].

La République en marche dénonce alors une « mise en danger manifeste et volontaire de la vie de jeunes personnes », tandis que les « frondeurs de la République en Marche Sarthe » ainsi qu'une partie de la presse soulignent que la mise en danger des enfants de la secrétaire d’État était une contre-vérité dans la mesure où ceux-ci n'étaient plus scolarisés dans cette école privée depuis des mois à l'époque du tweet[103]. De son côté, Sylvie Tolmont évoque « l'instrumentalisation politique de son like », ce tweet ne visant selon elle qu'à interpeller la secrétaire d'État « sur l'incohérence manifeste entre sa communication qui valorise l'école publique laïque et son choix de scolariser ses enfants dans une école confessionnelle[104] ».

Affaire DavalModifier

Fin janvier 2018, en contradiction avec le principe de la séparation des pouvoirs qui recommande à un membre de l'exécutif de ne pas s'immiscer dans une affaire judiciaire en cours, Marlène Schiappa commente et critique une déclaration de l'avocat de Jonathan Daval, ce qui provoque un tollé général[105]. L'avocat Gilles-William Goldnadel déclare notamment, dans Les Terriens du dimanche : « La seule qui ne doit pas dire un seul mot sur la question, c’est ce membre de l’exécutif gouvernemental, sous le principe totalement sacré de la séparation des pouvoirs. On ne parle pas d’une affaire en cours ». Il conclut ainsi : « elle a réalisé une manière d’exploit : elle est passée de la bourde à la faute lourde »[106]. L'avocat des parents d'Alexia Daval défend également la ligne de son confrère et critique l'intervention de Marlène Schiappa[107].

Déplacement à TrappesModifier

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (janvier 2019)

Le Canard enchaîné prétend, le , que lors d'un récent déplacement à Trappes, Marlène Schiappa « a voulu s’arrêter dans un café tenu par des musulmans, où les femmes ne sont pas les bienvenues », mais que celle-ci a été « invitée prestement » par le préfet des Yvelines à y renoncer afin « d’éviter un incident »[108]. Marlène Schiappa a publiquement démenti ces allégations, expliquant notamment que c'est à un marché qu'on lui avait déconseillé de se rendre, conseils qu'elle n'avait pas suivis[109].

Promotion de son livre par son cabinetModifier

Le 22 mai 2018, le cabinet du secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes a envoyé à des journalistes figurant dans son fichier presse une invitation à une dédicace à l’occasion de la sortie d’un livre de Marlène Schiappa, Si souvent éloignée de vous. Dans cet ouvrage, il est pourtant précisé que « ce livre n’est ni une communication gouvernementale ni un bilan d’action politique, mais un récit purement personnel, partiel et parfois romancé. Les propos tenus ici n’engagent que leur auteure[110] ».

Jean-Christophe Picard, président de l'association Anticor, qui lutte contre la corruption et pour l'éthique en politique, a annoncé avoir saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) et le Premier ministre en envoyant une lettre à chacun d'eux leur demandant d'agir en conséquence[111], étant donné que d'après la loi, « il convient de limiter l’usage des deniers publics au strict accomplissement de la mission ministérielle en ne tirant pas profit de ses fonctions pour soi-même ou pour ses proches[112]. »

La presse reproche également à ce livre sa flagornerie à l'égard du Président. De plus, son féminisme est mis en doute, Marlène Schiappa déclarant par exemple : « J'ai pris sans doute beaucoup trop de choses de mon père pour une femme »[113],[114].

Dans leurs réponses, le Premier ministre plaide pour « une erreur humaine »[115] et la CNIL clôture la plainte d'Anticor invoquant en plus « une erreur commise de bonne foi et isolée ». La CNIL profite de l'occasion pour rappeler les obligations liées au règlement général sur la protection des données (RGPD)[116].

Compte Twitter de soutien géré par son cabinetModifier

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (janvier 2019)

Le , le site Checknews de Libération révèle que le compte de soutien à Marlène Schiappa sur le réseau social Twitter @Avec_Marlene est très probablement géré par son responsable de la communication, Mathieu Pontécaille, car certaines photos sur ce compte sont prises dans des lieux non publics, comme à l'intérieur de l’Assemblée nationale ou encore sur le plateau de CNEWS, et que des vidéos permettent de voir Mathieu Pontécaille en train de prendre ce type de photos. Le conseiller spécial déclare finalement que c'est lui qui a créé l'adresse mail associé au compte twitter. Il affirme aussi qu'« une dizaine de bénévoles », « des soutiens de la première heure », gèrent le compte, mais reconnaît cependant que le cabinet l'« alimente en éléments de langage, de ripostes et contenus » et l’utilise même parfois pour tweeter, de manière « épisodique »[117].

Prise en compte du tabou des hommes et des garçons victimes de violences sexuellesModifier

Le 6 septembre 2018 sur Europe1, Marlène Schiappa prend ouvertement position pour la défense des hommes et des garçons victimes de violences sexuelles. Elle dénonce aussi le tabou dont ils font l'objet. Elle reconnaît que « c'est un sujet extrêmement tabou. D'ailleurs dans la loi que vous appelez la loi Schiappa qui vient d'être votée, il y a un article qui fait que, désormais, quand une femme pratique un acte sexuel sur un homme sans son consentement — type fellation —, ça devient un viol alors que ce n'était pas caractérisé comme tel précédemment. Donc je crois qu'il faut défendre aussi les garçons et les hommes victimes de violences sexuelles et de viols. C'est un gros tabou, il faut le soulever »[118],[119].

Le 5 octobre 2018 dans Le Point, Marlène Schiappa reconnait que « rien n'existe pour les hommes victimes de violences sexuelles ! ». Elle déclare : « Des hommes sont aussi agressés et violés, et c'est un tabou que #MeToo n'a pas réussi à lever. Il s'agit d'un sujet gravissime, et ce n'est pas parce qu'il touche une minorité qu'il ne faut pas s'en occuper. En France, rien n'existe pour les hommes victimes de violences sexuelles, même les numéros spéciaux sont réservés aux femmes. Cela me choque, et je souhaite travailler là-dessus durant l'année à venir. »[120]

Intervention dans l'affaire Christophe DettingerModifier

En janvier 2019, des Gilets jaunes lancent une cagnotte sur le site Leetchi en soutien à la famille de Christophe Dettinger, le boxeur accusé de violences sur des gendarmes lors de la manifestation du 5 janvier à Paris, ce qui provoque des critiques de la part des syndicats de police et de certains membres du gouvernement[121].

Le 8 janvier, Marlène Schiappa déclare notamment : « On a là quelqu'un qui a commis des faits très graves, qui a frappé un policier dans l'exercice de ses fonctions, qui était en train de maintenir l'ordre public, c'est gravissime »[122]. Estimant que cette cagnotte soutient un acte délictueux[123], elle déclare même que cette cagnotte est « illégale »[122], ce qui est « a priori » faux selon Libération étant donné que les souscriptions sont autorisées pour financer des frais de justice[124]. Le Crédit agricole, propriétaire de Leetchi, lance néanmoins une enquête pour vérifier la légalité de cette cagnotte, notamment car plusieurs syndicats de police estiment qu'elle constitue une « prime à casser du flic »[125]. Marlène Schiappa réclame la suspension de la cagnotte et demande même l'identification des donateurs en imputant une complicité aux donateurs (« Soutenir cela, c'est être complice de cet acte et c'est l'encourager »)[122]. Dans la journée, la société clôture la cagnotte et gèle le montant. Pour l'avocat Régis de Castelnau, Leetchi : « a donc cédé aux pressions gouvernementales et à l’ordre donné par Marlène Schiappa. Situation absolument stupéfiante où le droit est simplement foulé aux pieds »[126].

L'humoriste Rémi Gaillard tourne alors en dérision les propos de Marlène Schiappa en lui demandant sur Tweeter la permission pour créer une cagnotte Leetchi. Ironiquement, il lui demande aussi à qui il doit envoyer la liste des donateurs[127].

Cette clôture de la cagnotte demandée par la secrétaire d’État a des conséquences juridiques : le 18 mars 2019, s'estimant lésé par Leetchi, Christophe Dettinger assigne la plateforme en justice pour obtenir le versement de plus de trois millions d'euros d'indemnisation au titre de « la perte de chance » que constitue selon lui la fermeture anticipée de la cagnotte[128], 43 jours avant l'échéance prévue.

Alléguée convergence entre Manif pour Tous et terrorisme islamisteModifier

Dans un entretien accordé au journal Valeurs actuelles paru le 20 février 2019, Marlène Schiappa « souligne l'existence d'une convergence idéologique entre la Manif pour Tous et le terrorisme islamiste ». Elle indique en outre que « l'homophobie se nourrit des messages de haine proférés par La Manif pour Tous »[129]. La Manif pour Tous publie alors un communiqué demandant des excuses[130],[131]. En l'absence d'excuses, la Manif pour Tous annonce le lendemain porter plainte pour diffamation[132]. Marlène Schiappa a ensuite présenté des excuses via un communiqué de presse[133].

OuvragesModifier

  • J’aime ma famille, illustrations de Pacco (Robert Laffont et Marabout, 2010)
  • Osez l'amour des rondes (La Musardine, 2010)
  • Maman travaille, le guide (First, 2011)
  • Je reprends le travail après bébé (Tournez la page, 2012)
  • Préface du livre Pourquoi les femmes se font toujours avoir ? d'Yves Deloison (First, 2013)
  • Le Dictionnaire déjanté de la maternité (Michalon, 2013)
  • Éloge de l’enfant roi (Bourin, 2013)
  • Les 200 astuces de Maman travaille (Leducs, 2013)[134]
  • Le Guide de grossesse de Maman travaille (Leducs, 2014)[135]
  • Pas plus de 4 heures de sommeil (roman, Stock, 2014)[136]
  • Avec Cédric Bruguière, J’arrête de m’épuiser (Eyrolles, 2015)
  • La Seule chose à briser, c'est le silence (collectif dirigé par Nadia Hathroubi-Safsaf, Les Points sur les i, 2015)
  • Avec Cédric Bruguière, Plafond de mère (Eyrolles, 2016)
  • Marianne est déchaînée (Stock, 2016)
  • Lettres à mon utérus (La Musardine, 2016, direction de cet ouvrage collectif)
  • Ensemble contre la gynophobie, de la cinéaste Lisa Azuelos (Stock, 2016, contribution)
  • Femmes de candidats (Bourin, 2017)
  • Où sont les violeurs ? Essai sur la culture du viol (L'Aube, 2017)[137]
  • Les Lendemains avaient un goût de miel (Charleston, 2017)
  • La Culture du viol - poche (L'Aube, 2018)
  • Le Deuxième sexe de la démocratie (L'Aube, 2018)
  • Si souvent éloignée de vous : lettres à mes filles (Stock, 2018)
  • Une et indivisible. L'urgence de défendre la République (l'Aube, 2019)[138]

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Portefeuille de la Lutte contre les discriminations ajouté le 16 octobre 2018.
  2. Prononciation en français standardisé de France retranscrite selon la norme API.
  3. Prononciation en corse (ainsi qu'en italien) retranscrite selon la norme API.

RéférencesModifier

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  97. Tex mis à pied par France2, après sa blague sur les violences faites aux femmes, Huffington post, 8 décembre 2017
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  99. Blague de Tex sur les femmes battues: Charlie entre dans le débat, Le Point, 19 décembre 2017
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