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Clarafond-Arcine

commune française du département de la Haute-Savoie

Clarafond-Arcine
Clarafond-Arcine
Vue sur le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Canton Saint-Julien-en-Genevois
Intercommunalité Communauté de communes Usses et Rhône
Maire
Mandat
Sylvie TARAGON
2018-2020
Code postal 74270
Code commune 74077
Démographie
Gentilé Clarcinois
Population
municipale
1 017 hab. (2016 en augmentation de 11,76 % par rapport à 2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 54″ nord, 5° 53′ 40″ est
Altitude Min. 330 m
Max. 1 000 m
Superficie 16,88 km2
Localisation

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Clarafond-Arcine

Clarafond-Arcine est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune, tournée vers la vallée du Rhône, est située en bordure du plateau de la Semine. Ce plateau domine la vallée du Rhône en aval du défilé de l'Écluse au nord et à l'ouest, avec la ville de Bellegarde-sur-Valserine (Ain) située au nord-ouest, et la vallée des Usses au sud. À l'est s'étire la montagne du Vuache, une chaîne dorsale de 13 km de long sur 1,5 km de large, d'altitude 700 à 1 101 m (mont Vuache), délimitant l'extrême sud-ouest du bassin genevois.

La commune est située à 36 km au nord-ouest d'Annecy, à 11 km au nord de Frangy, à 10 km au sud-est de Bellegarde-sur-Valserine et à 28 km de la douane de Bardonnex.

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

Les Tines de Parnant, canyon creusé dans la molasse (un grès) par le « nant » (ruisseau) du Parnant à son embouchure dans le Rhône.

La cheminée de fées, juste en amont de ces gorges, sur une colline.

Voies de communication et transportsModifier

La commune est desservie par :

Hameaux et lieux-ditsModifier

La commune issue de la fusion des communes de Clarafond et Arcine, compte plusieurs hameaux : Bange, Beauchatel, Fruitière, Trainant.

ToponymieModifier

Le nom vient du latin « clara », « claire, limpide », et du vieux français « font » (Xe siècle (latin fons, fontis), « source, fontaine, eau de source ».

Le nom de Clarafond a évolué au fil du temps : Clarofonte en 1275 et 1344-1365, Claire Fontaine en 1338, Clarifontis en 1377, Clara Fons et Clarus Fons au XIVe siècle.

En 2006, elle a pris le nom de Clarafond-Arcine, à la suite de la fusion avec la commune d'Arcine (qui était associée à Clarafond depuis 1973).

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Klyarafon, selon la graphie de Conflans[1].

HistoireModifier

Voir les travaux d'histoire locale de François Burdeyron, déposés aux archives d'État de Genève et aux archives départementales de Haute-Savoie.

  • Peu après l'an mil, l'abbaye de Saint-Claude a des droits seigneuriaux à Arcine. En 1296, le comte de Genève inféode la maison-forte d'Arcine à François de Lucinges. En 1398, François de Verboux achète la seigneurie d'Arcine au dernier des Lucinges.
  • Le Rhône n'était pas navigable entre le Crêt d'Eau et le Vuache. C'est pourquoi un chemin venait du port du Regonfle sur le Rhône (à Bassy), traversait Arcine et se dirigeait vers Chevrier et Genève.
  • Fin XVIe s., des bandes huguenotes rodent.
  • Au XVIIIe siècle, la Semine, région peu fertile, était plus pauvre que les environs. Il y avait beaucoup de broussailles. En 1754, la production agricole froment, seigle, orge et légumes secs. Mais le froment est vendu à l’extérieur. On produisait aussi un mauvais vin blanc. On comptait 84 bœufs, 46 vaches seulement (donc peu de lait et peu de fromages), 34 veaux, 3 chevaux, 60 moutons (laine) et 20 cochons. Les mauvaises années la nourriture est rare. En 1725 le repas des ouvriers qui travaillent à l’église le matin, et de raves avec du pain et du vin pour le soir. Le peuple mange du pain de blé noir et des fruits, des noix. De 1742 à 1749, occupation des troupes espagnoles. De 1753 à 1755, des enfants mangés par les loups.
  • Au début du XXe siècle, les maisons étaient couvertes en chaume.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Pierre Beauquis ... ...
mars 2008 mars 2014 Guy Bordon ... ...
mars 2014 2018 Jean-Marc Lagriffoul    
avril 2018 En cours Sylvie Taragon    

ÉlectionsModifier

Régionales 2004 1er tourModifier

Résultats complets

Inscrits 498
Votants 312 62,65 %
Exprimés 284 91,03 %
LCR/LO 15 5,28 %
PS/PCF/PRG 53 18,66 %
Verts 51 17,96 %
DVD 6 2,11 %
UDF/UMP 96 33,80 %
FN 61 21,48 %
MNR 2 0,70 %

Politique environnementaleModifier

En 2014, la commune de Clarafond bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[2].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Les habitants, en langue savoyarde, s’appelaient les Clarafouni.

La population a évolué de la façon suivante :

  • 1411 : 50 feux (= unité fiscale ; environ 3,5 personnes par « feu ») ;
  • 1481 : 36 feux ;
  • 1517 : 53 feux ;
  • 1581 : 50 feux ;
  • 1607 : 20 feux solvables ;
  • 1730 : 360 habitants ;
  • 1756 : 200 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2016, la commune comptait 1 017 habitants[Note 1], en augmentation de 11,76 % par rapport à 2011 (Haute-Savoie : +7,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
324355441404399436449451593
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
600614569566514456446409432
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
403375373325294283277271343
1982 1990 1999 2006 2011 2016 - - -
3985507078579101 017---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

  • École maternelle publique ;
  • École élémentaire publique.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Clarafond est le rendez-vous des ravers et des teufeurs qui y organisent des rave party tant diurnes que nocturnes dès les beaux jours venus, le bruit gênant les personnes dans la région, ce qui peut générer des conflits entre ravers et habitants de la commune.

ÉconomieModifier

La commune fait partie du terroir pour les appellations d'origine contrôlées AOC « Vin de Savoie » et « Roussette de Savoie ».

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Richard Roman (1959-2008).
  • François Burdeyron, historien local, spécialiste de la Semine et des passages du Rhône. A écrit de nombreux ouvrages conservés aux archives départementales de Haute-Savoie et aux archives d'État de Genève.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 331-335, « Le canton de Frangy », p.343, « Arcine », p.354, « Clarafond ».

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 15
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.