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Chissey-lès-Mâcon

commune française du département de Saône-et-Loire
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chissey et Macon.

Chissey-lès-Mâcon
Chissey-lès-Mâcon
Clocher de l'église.
Blason de Chissey-lès-Mâcon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Arrondissement de Mâcon
Canton Cluny
Intercommunalité Communauté de communes du Clunisois
Maire
Mandat
Sylvain Chopin
2014-2020
Code postal 71460
Code commune 71130
Démographie
Gentilé Chissayons
Population
municipale
240 hab. (2016 en diminution de 6,25 % par rapport à 2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 31′ 34″ nord, 4° 44′ 33″ est
Altitude Min. 212 m
Max. 551 m
Superficie 15,28 km2
Localisation

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Chissey-lès-Mâcon

Chissey-lès-Mâcon est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

GéographieModifier

Géologie et reliefModifier

Sur le territoire de la commune, qui appartient au Tournugeois, à la lisière du Haut-Mâconnais et du Clunisois, est partiellement implantée une forêt domaniale : la forêt des Grisons (contenance totale : 557,23 ha), mêlant feuillus et conifères[1].

HydrographieModifier

Villages, hameaux, lieux-dits, écartsModifier

Parmi les hameaux et lieux-dits dépendant de Chissey-lès-Mâcon figurent :

  • Lys ;
  • Culey ;
  • Chazeux ;
  • Prayes ;
  • Nazilly ;
  • Cours-Desbois (autrefois La Cour-des-Bois, hameau dépendant dans sa quasi totalité de la commune voisine de Bray) ;
  • Moulin Augrue.

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

AntiquitéModifier

«Dans le Clunisois, Chissey-lès-Mâcon est presque entièrement bâti sur des fondations gallo-romaines»[2].

En 1933, la commune fait exécuter des travaux qui ont amené la découverte d'importants vestiges gallo-romains. Il s'agit des fondations d'une villa romaine possédant un chauffage central à air chaud, des colonnades, des pavages et des revêtements de marbre de Carare. Plusieurs pièces semblaient avoir été revêtues de stucs supportant des peintures à fresques dont l'une de couleur rouge[3].

  • «Les travaux ont également permis la découverte d'un grand nombre de canalisations paraissant appartenir à l'installation d'hypocauste (chauffage central), ainsi que de poteries rouges et grises, de tuiles (tegula et imbrices), de débris d'amphores à vin, de cornes de cerf, etc. Une colonne de vingt-huit centimètres de diamètre, élevée sur une vaste base en pierre de taille blanche, a également été découverte. Tous ces objets seront déposés à la mairie de Chissey-lès-Mâcon»[3].
  • «Ces découvertes rappellent celles qu'a faites, dans les mêmes parages vers 1843, M. Teillard, alors maire de Chissey, et vers 1865, lors de la construction du chemin d'intérêt commun de Prayes à Cormatin. Elles consistent dans les fondations d'une importante villa romaine des premiers siècles de notre ère qui possédait le chauffage central à air chaud (système à tubulus), des colonnades, des pavages et des revêtements de marbre blanc»[4].

En 1937, c'est une voie romaine qui est découverte à Chissey-lès-Mâcon : «Elle a été repérée sur un kilomètre et demi. Elle est composée de pierres, posées en hérisson, ayant 20 à 25 centimètres de profondeur. Encadrée par deux bordures de pierres plus volumineuses, 30 à 35 centimètres, la chaussée de pierre mesure 4 mètres de largeur. Elle est en parfait état de conservation»[5].

Moyen ÂgeModifier

 
Chissey-lès-Mâcon, hameau de Lys.

Le finage de Lys était autrefois une seigneurie dont la maison forte fut possédée par le chancelier Nicolas Rolin.

Époque contemporaineModifier

1793 : Lys, hameau de Chissey-lès-Mâcon, à l'instar de plusieurs autres hameaux de Saône-et-Loire, change de nom et devient Trois-Fontaines[6].

En 1825, la commune a absorbé les communes voisines de Lys et de Praye[7] ; la première a porté provisoirement, sous la Révolution française, le nom de Trois-Fontaines[8].

En 1908, afin de dégager un carrefour, a été démolie l'église du hameau de Prayes (jadis paroisse), dans laquelle subsistaient quantité d'éléments de l'époque carolingienne. L'édifice, fort ancien (maçonnerie montée en opus spicatum), était à chevet plat et sa nef n'était pas voûtée. On y accédait par une porte qui datait du XVIe siècle[9].

Le 29 juillet 1941, le conseil municipal - comme des centaines d'autres en France - est dissous par le ministre de l'Intérieur, Pierre Pucheu. Le motif est toujours le même : «hostilité à l'œuvre de rénovation nationale». Une «délégation spéciale» est mise en place, composée de : Raymond Boisseau (président), Michel Vermos, Michel Vallet et Élie Larret[10].

Politique et administrationModifier

Maires de la communeModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Raymond Boisseau    
    Jean Voituret    
1992 mars 2008 Gérard Mayeux    
mars 2008 en cours Sylvain Chopin    
Les données manquantes sont à compléter.

École, instituteursModifier

[11]Liste des maîtres et maîtresses de l'école
Période Maître des garçons ou de la 1ère classe Maîtresse des filles ou de la 2nde classe
28 nivose an 8

1801

Au conseil municipal apparait la nécessité de nommer un maître d'école. Le projet est ajourné par manque de fonds. 29 ans après, le projet est à nouveau rejeté malgré l'ordonnance royale concernant les écoles primaires.
10/05/1830
08/11/1832 Pierre Bost
04/11/1837 François Valentin Magin
24/12/1845 Eugène Boyeu
01/11/1846 M. Charcosset Mme Charcosset (école particulière de filles)
27/10/1852 M. Després Mme Després (école privée)
30/10/1857 Joseph Fathier Mme Berthier (10/02/1860)

Françoise Cornus (09/11/1863)

Claudine Michon (01/02/1868)

01/02/1873 Pierre Chapuis (suppléant)
09/06/1873 André Douin
27/10/1874 Louis Lafoy Jeanne Lafoy
16/10/1878 Pierre Létourneau Eulalie Létourneau
03/01/1883 Antoine Bonnet Marie Thérèse Bonnet
01/10/1894 M. Thomas
09/10/1899 François Diot Marie Diot
01/10/1923 François Maupas Andrée Maupas
01/10/1926 Maurice Passerat Julie Passerat
01/10/1937 Omer Revret Yvonne Revret
05/10/1942 Charles Lacroze Mme Lacroze
01/10/1945 Laurent Fourcade Mme Fourcade

Mlle Lapré (06/09/1965)

22/08/1966 M. Vermorel Mme Vermorel
16/09/1968 Bernard Charleux Mme Charleux
30/06/1979 Henri Lacombre
12/09/1979 Gilles Dury (suppression de la 2nde classe)

1832 : Le conseil municipal nomme un instituteur qui enseigne aux élèves dans la chambre commune. Il ne touche pas de salaire ni de logement.

1834 : L'instituteur gagne un petit salaire ainsi qu'une indemnité de logement. Sur 175 enfants, 41 sont indigents et sont reçus gratuitement. Pour les autres, les parents payent le chauffage et en plus pour chaque écolier :

  • 75 centimes pour les commençants ;
  • 1,25 (sou) pour les commençants à l'écriture ;
  • 1,75 (sou) pour la lecture, l'écriture et le calcul ;
  • 2,25 (sous) pour le haut degré ;

1850 : La commune n'ayant pas suffisamment de fonds, c'est une école privée de filles qui se créée afin de respecter la loi qui impose la séparation des garçons et des filles.

1858 : Rassemblement des deux sexes car il n'y a plus d'institutrice.

1863 : Création de l'école communale de filles.

1865 : Création de cours pour adultes afin de permettre l'enseignement à ceux qui n'ont pas pu fréquenter l'école plus jeunes.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2016, la commune comptait 240 habitants[Note 1], en diminution de 6,25 % par rapport à 2011 (Saône-et-Loire : -0,18 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3053163783541 0821 1411 0561 1161 032
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 007911871837774764695626580
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
555528480444403360351321316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
288284246250222226232251239
2016 - - - - - - - -
240--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Église de Chissey.
  • La commune présente une particularité remarquable : celle de disposer de deux églises (trois à l’origine dont celle de Prayes, détruite au XIXème siècle):
  • La maison forte à Lys.
  • Le château de la Bruyère à Prayes (propriété privée)
  • Le château de Culey (propriété privée)

Personnalités liées à la communeModifier

Parmi les personnalités liées à l'histoire de la commune figurent :

  • Dom Claude Chovisse, ancien moine de l'abbaye de Cluny (d'abord à Cluny même puis, en tant que procureur, à la maison des Clunistes de Saint-Martin-des-Champs, à Paris, où il vit éclater la Révolution) décédé le 30 décembre 1829 à Chissey-lès-Mâcon, après avoir été successivement nommé maire d'Igé (fonctions qu'il occupa du 8 brumaire an X au 9 janvier 1807) et curé de la paroisse de Chissey-lès-Mâcon (de 1810 à sa mort)[17] ;
  • Henri Guillemin (1903-1992), critique littéraire et historien né à Mâcon, qui a résidé chaque été jusqu'à sa mort dans une maison (dénommée Le Terrier) du hameau de La Cour-des-Bois (hameau majoritairement implanté sur le territoire de la commune de Bray mais dont quelques maisons – dont Le Terrier – dépendent de Chissey-lès-Mâcon)[18] ;
  • Claude Lebois.

HéraldiqueModifier

  Blason De gueules au cerf de sable bondissant à dextre au cor d'or enguiché du même à senestre du chef, le pavillon vers la pointe; au chevron d'or brochant sur le cerf; le tout enfermé dans une bordure réduite du même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

BibliographieModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Source : « Les forêts domaniales », article rédigé en collaboration avec la direction départementale de l'Office national des forêts et paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 31 (novembre 1976), pp. 7-10.
  2. Raymond Lantier, «Recherches archéologiques en Gaule en 1952 (suite)», Gallia, tome 12, fascicule 2, 1954, p. 543.
  3. a et b Le Temps, 15 août 1933.
  4. Le Populaire, 21 août 1933.
  5. Le Journal, 31 décembre 1937.
  6. E. Lauxeur, Les changements de noms des communes de Saône-et-Loire pendant la Révolution, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 4 d'avril 1970, pages 9 à 13.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Chissey-lès-Mâcon », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 8 août 2012)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Lys », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 8 août 2012)
  9. Démolition intervenue alors que la protection de cette église au titre des Monuments historiques était en cours d'instruction. « De quelques églises disparues » par Michel Bouillot, revue Images de Saône-et-Loire n° 89 (printemps 1992), p. 9 à 19.
  10. Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 31 juillet 1941, p. 3204.
  11. Centenaire de l'école, archives de la commune
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. « Les chapiteaux de Chissey-lès-Mâcon », article de Colette Chanay paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 51 (automne 1982), page 3 à 6.
  17. Source : « Translation des ossements de dom Chovisse, religieux bénédictin de Cluny et curé de Chissey, de 1810 à 1829 », article paru dans la revue La Semaine religieuse d'Autun, Chalon et Mâcon datée du 22 janvier 1887.
  18. Frédéric Lafarge, Dans le petit cimetière de Bray repose un grand de l'Histoire de France, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 198 de juin 2019, pages 2 à 4.

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