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Martailly-lès-Brancion

commune française du département de Saône-et-Loire

Martailly-lès-Brancion
Martailly-lès-Brancion
Brancion, ensemble de la ville.
Blason de Martailly-lès-Brancion
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Tournus
Intercommunalité Communauté de communes Mâconnais-Tournugeois
Maire
Mandat
Patrick Talmey
2014-2020
Code postal 71700
Code commune 71284
Démographie
Gentilé Martaillons
Population
municipale
142 hab. (2016 en augmentation de 16,39 % par rapport à 2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 31′ 59″ nord, 4° 48′ 11″ est
Altitude Min. 214 m
Max. 476 m
Superficie 8,85 km2
Localisation

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Martailly-lès-Brancion

Martailly-lès-Brancion est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

GéographieModifier

Martailly-lès-Brancion fait partie du Mâconnais, plus précisément du Tournugeois, à la lisière du Haut-Mâconnais.

Communes limitrophesModifier

  Chapaize La Chapelle-sous-Brancion, Royer  
Chissey-lès-Mâcon N Ozenay
O    Martailly-lès-Brancion    E
S
Cruzille Grevilly

HistoireModifier

Des traces de forteresse gauloise se trouvent sur le site du château de Brancion[1].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Brancion fut le siège d'un important maquis de résistants.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Philippe Neurhor Aucun  
mars 2008 En cours Patrick Talmey UMP/UDI  

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 142 habitants[Note 1], en augmentation de 16,39 % par rapport à 2011 (Saône-et-Loire : -0,18 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
514497540618633593608585565
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
513518530543576574483408364
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
384389365297280240264244216
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
187171144168146139118122142
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

La commune, de par son hameau de Brancion au caractère médiéval, est labellisée Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté.

Sur son territoire se trouvent :

 
Monument commémoratif « Souviens-toi 1939-1945 » situé au col de Brancion.
  • deux croix : la croix Bernadotte et la croix de Brancion ;
  • une fontaine monumentale au bourg ;
  • au col de Brancion existe depuis le 2 juillet 1950, date de son inauguration, un monument commémoratif à la Résistance et aux maquis[6] nombreux dans la région à partir de 1943. Il comprend 107 noms de maquisards morts aux combats en 1944, de résistants du Haut-Mâconnais, du Tournugeois et de la vallée de la Grosne, morts fusillés ou en déportation, d'otages fusillés[7].
  • l'orme bicentenaire de Martailly, labellisé « Arbre remarquable de France » en juin 2000 (âge estimé : 150 ans ; 4,50 m de circonférence)[Note 2] ;
  • le site de la cadole de la Fà (du nom du plateau du même nom surplombant le bourg de Martailly et Brancion), attaché à l'histoire du maquis (site de largage de containers en avril et mai 1944[8])[9].
  • l'ancien café Vitrier, tenu par Henri[10] et Yvonne Vitrier[11], créateurs d'un groupe de FTP, qui fut dévasté et brûlé par les Allemands le 2 juillet 1944[12].
  • une colonie de grands rhinolophes et de murins à oreilles échancrées se rassemble pour la mise bas sur la commune de Martailly-lès-Brancion en période estivale[13].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Séraphin Effernelli (né en 1925[14]), enseignant en retraite et auteur de nombreux ouvrages, fut résistant au sein du maquis de Brancion. Il est officier de la Légion d'honneur, croix de guerre 1939-1945 avec deux citations, titulaire de la croix du combattant volontaire de la Résistance.

HéraldiqueModifier

  Blason Tiercé en pairle renversé: au 1) de gueules à la tour ruinée d'argent, ouverte du champ et maçonnée de sable, au 2) d'or à la grappe de raisin feuillée de deux pièces au naturel, au 3) d'azur à la fasce ondée d'argent et à deux clefs de sable passées en sautoir brochant sur la fasce[15].
Détails
Création Jean-François Binon

BibliographieModifier

  • « Le patrimoine architectural et bâti de Martailly-lès-Brancion », article paru dans la revue Images de Saône-et-Loire n° 190 (juin 2017), pp. 2-3.
  • Séraphin Effernelli, Maquis à Brancion. Témoignages recueillis par Séraphin, sous le patronage du Comité départemental de Saône-et-Loire des anciens combattants de la Résistance (ANACR), 1976 (édition originale), 220 p.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  2. Cet orme semblant avoir échappé à la graphiose qui a éliminé la plupart de ses congénères figure parmi les quatre arbres labellisés « Arbre remarquable de France » par l’association nationale A.R.B.R.E.S. en Saône-et-Loire, avec : les douglas de la Roche Guillaume à La Petite-Verrière (labellisés en octobre 2007, groupe de douglas d’exception : les premiers plantés en Morvan, vers 1880), le chêne pédonculé poussant au bas du parc du château de Saint-Germain-lès-Buxy (labellisé en novembre 2011) et le hêtre pourpre bicentenaire du parc Monseigneur Joseph Robert à Lugny (labellisé en juin 2018).

RéférencesModifier

  1. « Saint-Hippolyte - Les bords de Guye » sur saint-hippolyte-71.org.
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. Séraphin Effernelli (direction), Maquis à Brancion, vol. 1, 1976 (rééd. 1993), vol. 2, 1989, ANACR de Saône-et-Loire, Mâcon; Maquis à Brancion, troisième livre, 2004, Tournus (postface de Serge Wolikow).
  7. Commission départementale de l'Information historique pour la paix, Sur les chemins de la mémoire et du souvenir. Département de Saône-et-Loire, Service départemental des Anciens combattants, Mâcon, 1988, 302 p. La description du monument est en p. 246. Sur la problématique mémorielle de ce monument, voir Jean-Yves Bourcier, Le monument, la commémoration et l'écriture de l'histoire, Socio-anthropologie, 2001.
  8. Containers qui étaient temporairement dissimulés dans les bois voisins par les maquisards avant d'être transportés par eux au domaine de l'Échelette, où leur contenu était caché dans des foudres. Source : Lieux de résistance 1940-1944 en Saône-et-Loire/Bourgogne-du-Sud : sentiers de la mémoire Mâconnais-Tournugeois, livret édité par Les Amis de la Résistance ANACR avec la participation de l'ancien résistant Séraphin Effernelli, 20 pages.
  9. René Rémond, « La cadole de la Fà, un patrimoine mémoriel », revue Images de Saône-et-Loire n° 193 (mars 2018), pp. 2-3.
  10. Henri Vitrier (1897-1984), natif de La Chapelle-sous-Brancion, ingénieur des Arts-et-métiers, devint chef militaire départemental des FTP en mars 1944, avant d'être nommé sous-préfet d'Autun à la Libération. Cf. Robert Chantin, Des temps difficiles pour des résistants en Bourgogne (échec politique et procès 1944-1953), éd L'Harmattan, 2002, p. 159. Voir aussi sa notice biographique in : André Jeannet, Mémorial de la Résistance en Saône-et-Loire, JPM éditions, Mâcon, 2005, pp. 390-391.
  11. Henri et Yvonne Vitrier sont inhumés au vieux cimetière de Brancion, qui jouxte l'église romane.
  12. Source : Lieux de résistance 1940-1944 en Saône-et-Loire/Bourgogne-du-Sud : sentiers de la mémoire Mâconnais-Tournugeois, livret édité par Les Amis de la Résistance ANACR avec la participation de l'ancien résistant Séraphin Effernelli, 20 pages.
  13. « Une étude inédite sur des chauve-souris de Saône-et-Loire », sur creusot-infos.com, (consulté le 23 juillet 2016).
  14. « Jean Séraphin Effernelli », né le 21 février 1925, site du Ministère des Armées
  15. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=18848 Martailly-lès-Brancion sur armorialdefrance.fr

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Lien externeModifier