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Bruniquel

commune française du département de Tarn-et-Garonne
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Bruniquel
Bruniquel
Une vue du village de Bruniquel.
Blason de Bruniquel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Tarn-Tescou-Quercy vert
Intercommunalité CC Quercy Vert-Aveyron
Maire
Mandat
Michel Montet
2014-2020
Code postal 82800
Code commune 82026
Démographie
Gentilé Bruniquelais
Population
municipale
611 hab. (2015 en augmentation de 0,66 % par rapport à 2010)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 24″ nord, 1° 39′ 59″ est
Altitude 130 m
Min. 90 m
Max. 382 m
Superficie 33,2 km2
Localisation

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Liens
Site web Le site de la commune de Bruniquel

Bruniquel est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne en région Occitanie. Bruniquel fait partie de la liste des plus beaux villages de France.

Ses habitants sont appelés les Bruniquelais et les Bruniquelaises.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune de Bruniquel est située dans le Tarn-et-Garonne, entre les villes de Montauban, à l'ouest, et Carmaux et Albi, à l'est. Elle est limitrophe du département du Tarn.

Communes limitrophesModifier

 
Situation de Bruniquel.

Géologie et reliefModifier

À la limite du département du Tarn, les environs de Bruniquel sont très boisés, où se rejoignent trois régions naturelles : les collines et plaines du Bas-Quercy, plateau calcaire du causse et à l'est avec le massif de la forêt de Grésigne.

Bruniquel se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[2].

HydrographieModifier

Bruniquel se situe sur un piton vertigineux surplombant le confluent de la Vère, qui vient de l'Albigeois, et de l'Aveyron au sortir des gorges du même nom, creusée dans le Causse de Limogne.

ToponymieModifier

Le toponyme Bruniquel serait basé sur un nom germanique de femme, Brunehilde[3].

HistoireModifier

Préhistoire
  • La grotte de Bruniquel, explorée à partir de 1990 par la Société Spéléo-Archéologique de Caussade, a livré des indices de fréquentation du milieu souterrain profond[4]. À 350 mètres de l'entrée de la cavité, des structures anthropiques sont associées à un ossement d'ours daté de plus de 47 600 ans avant le présent. En 2016 des recherches démontrent que ces structures datent de -176 500 (à 2 000 ans près)[5].
  • La dame de Bruniquel, le squelette le plus complet de l'époque magdalénienne, a été découverte par Victor Brun en mai 1864 à l'abri Lafaye[6],[7].
  • La grotte de Mayrière supérieure, une grotte ornée ayant livré deux peintures de bison probablement antérieures au Magdalénien. Ces peintures ont été fortement abîmées en 1992 par un groupe d'éclaireuses éclaireurs de France ayant entrepris de nettoyer les parois de la cavité.
  • Les abris au pied du château ont livré des objets d'art mobilier Magdalénien étudiés dès le XIXe siècle par le préhistorien Victor Brun[8]. Ces objets sont repartis dans différentes collections : musée de Saint-Germain-en-Laye, British Museum, Muséum de Toulouse, Musée d'histoire naturelle Victor-Brun à Montauban. Le site est inscrit au titre de monuments historiques depuis 1996[9].
Histoire

Le château légendaire de la reine Brunehaut domine d'un côté la falaise de l'Aveyron, de l'autre le village étagé à flanc de colline. Le lieu avait été attribué à la reine en 587 jusqu'à son exécution en 613, ses cheveux attachés à la queue d'un cheval.

Le castrum est conquis, en 1176, par les comtes de Toulouse sur les Trencavel[10]. En 1211 le troubadour Guilhem de Tudèla, coauteur de la « Chanson de la croisade » s'y réfugie chez Baudouin de Toulouse (demi-frère du comte Raymond VI de Toulouse) qui livre Bruniquel aux Croisés et est pendu comme traître en 1214, à Montauban.

Après la croisade, le village connut un grand essor au Moyen Âge car il se trouve sur le chemin des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. La majorité des maisons ont été construites entre le XIVe et le XVIe siècle, essentiellement en pierre, mais il en existe également à colombage. La plupart des ruelles tortueuses ont conservé leurs pavements et c'est au sommet de la principale que l'on trouve les châteaux, quasiment suspendus au-dessus du vide. Un quartier nouveau se développe, en contrebas de la porte de beffroi, quartier bientôt protégé d'un rempart, en 1355, au niveau de la promenade du ravelin que domine l'église. Ces remparts sont détruits après la paix de Montpellier en 1622 entre Louis XIII et les protestants, ceux-ci ayant fait de la cité une place forte. Mais la communauté protestante reste importante : elle compte environ 850 personnes à la veille de la révocation de l'édit de Nantes (1685).

Bruniquel s'endort ensuite jusqu'au XIXe siècle où se développent les forges de Caussanus (I.M.H) qui trouvent leurs matières premières dans la Grésigne et le causse.

Mais ce sont les artistes qui vont faire revivre le village à travers ses paysages. En 1830, Bruniquel la quercynoise et Penne d'Albigeois, sa sœur languedocienne, attirent les romantiques et les premiers voyageurs. De 1915 à 1921, Marcel-Lenoir, peintre de l'école de Montparnasse, admiré de Picasso, vit tout près et une partie de son œuvre est exposée au château-musée de Montricoux. Les châteaux de Bruniquel ont été immortalisés au cinéma dans le film de Robert Enrico Le Vieux Fusil en 1975.

L'histoire retient aussi que dès les premiers jours de la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre des plans d'évacuation des populations résidant près des frontières de l'Est et des vraisemblables zones de combats, les habitants de Salonnes dans la Moselle (Lorraine) furent acheminés jusqu'à Bruniquel. Après juin 1940 et l'armistice signifiant la fin des combats, parmi certains de ces réfugiés qui furent autorisés à retourner chez eux en Lorraine, quelques-uns choisirent de rester dans le Quercy.

De nos jours, Bruniquel vit essentiellement grâce au tourisme avec l'installation d'artistes et d'artisans - notamment le festival Offenbach organisé en août par la compagnie Brunehaut -, ainsi que grâce à la venue, à demeure, d'Européens du Nord, aux résidences secondaires de Toulousains et à la chasse en Grésigne.

Politique et administrationModifier

Communauté de communesModifier

La commune de Bruniquel fait partie de la communauté de communes Terrasses et Vallée de l'Aveyron

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
         
1936 1944 Francis Verge-Brian    
1944 1944 Simon Lalaude    
1944 1945 Baraire    
1945 1971 Louis Gibert SFIO  
1971 1977 Francis Vergne-Brian    
1977 1983 Bernard Coustal    
1983 1995 Léon Belaygue    
juin 1995 en cours Michel Montet Divers gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2015, la commune comptait 611 habitants[Note 1], en augmentation de 0,66 % par rapport à 2010 (Tarn-et-Garonne : +5,62 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4851 5851 6031 5711 8611 7881 8091 7971 699
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6501 6341 5141 3961 6601 5041 3181 2331 110
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0401 050908739757788698690634
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
581515478446469561587620611
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[16] 1975[16] 1982[16] 1990[16] 1999[16] 2006[17] 2009[18] 2013[19]
Rang de la commune dans le département 61 79 87 84 77 81 87 85
Nombre de communes du département 195 195 195 195 195 195 195 195

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

ÉconomieModifier

L'économie du village est en grande partie basée sur son fort tourisme : Bruniquel est considéré comme un des plus beaux villages de France[20],[21],[22]. Le village abrite d'ailleurs un camping (2 étoiles)[23], et des établissements faisant chambres d'hôtes[24]. Elle repose aussi sur la viticulture (coteaux-du-quercy).

En 2009, Bruniquel accueillait 40 entreprises, dont 77,5 % dans le commerce, les transports ou services divers[23].

Dans la rue principale (rue Droite de la Peyre) et la rue Bombe-Cul se trouvent divers artisans d'art et artistes.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Deux églises principales s'élèvent sur le territoire de la commune. L'église Saint-Maffre[26], ancienne église priorale, est située à 2 km environ au sud-ouest du village. Le prieuré aurait été fondée à la fin du XIe siècle. De l'époque romane, l'église conserve son transept et son chevet, avec trois absides, le reste de l'édifice ayant été remanié à diverses reprises : la nef a finalement été reconstruite au début du XXe siècle. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1947[27].

Dans le village s'élève l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, construite à la fin du XIIIe siècle et mentionnée comme église neuve au début du XIVe siècle. Il s'agissait vraisemblablement d'un édifice rectangulaire à chevet plat, et flanquée de chapelles latérales, au moins au nord. L'édifice est abattu en 1622 pendant les Guerres de religion, puis reconstruit à partir de 1635. Par la suite, le chevet plat est transformé en une abside semi-circulaire. La façade occidentale est enfin reprise en 1814, avec l'édification de l'actuel clocher-mur. Il subsiste de l'édifice médiéval des éléments dans la chapelle latérale nord-est.

Bruniquel possède plusieurs maisons médiévales inscrites au titre des monuments historiques[28] :

  • Maison Belaygue, à pans de bois, inscrite aux monuments historiques le 24 avril 1952[29] ;
  • Maison dite « Le Parlement », inscrite au titre des monuments historiques en 1984[30] ;
  • Ancienne maison dite des comtes de Fayrols, inscrite au titre des monuments historiques en 1986[31] ;
  • Maison aux anneaux de fer, inscrite au titre des monuments historiques en 1990[32] ;
  • Forges de Caussanus, inscrites au titre des monuments historiques en 1991[33] ;

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason De sinople au chevron cousu de gueules accompagné en pointe d'une tête de bélier d'argent accornée d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

GalerieModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Pierre Malrieu, Bruniquel, cité médiévale en Quercy, Éditions Loubatières (collection Terres du Sud no 58), Portet-sur-Garonne, 1992 (ISBN 2-86266-172-4) ; p. 32
  • Virginie Czerniak, Bruniquel. Peintures murales médiévales inédites dans une maison place de l'Horloge, p. 386-388, dans Bulletin monumental, 2016, tome 174-3 (ISBN 978-2-901837-64-0)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Didacticiel de la règlementation parasismique > Département : 82 > Commune : BRUNIQUEL - Le Plan Séisme », sur planseisme.brgm.fr, BRGM
  3. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 48.
  4. Rouzaud, F., Soulier, M. et Lignereux, Y. (1995) - « La grotte de Bruniquel », Spelunca, n° 60, pp. 27-34.
  5. « Bruniquel : une grotte qui change notre vision de Néandertal », sur CNRS, (consulté le 26 mai 2016)
  6. « Vacancéo, LA communauté voyage : forums, photos, avis et comparateurs de prix », sur Vacanceo
  7. « Le circuit des Rennes, une randonnée à découvrir »
  8. BRUN (Victor), Fouilles paléontologiques de l'âge de pierre. Abris et cavernes de Bruniquel, pp. 329-353. Académie de Montauban
  9. PA82000001
  10. Gilles Séraphin, Christian Remy, Élodie Cassan, Najac, du castrum au château neuf, dans Congrès Archéologique de France, 2009, 167e session, Monuments de l'Aveyron, 2009, Société Française d'Archéologie, Paris, 2011, (ISBN 978-2-901837-40-4), p. 227-246.
  11. https://www.annuaire-mairie.fr/ancien-maire-bruniquel.html
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. http://www.villagesdefrance.free.fr/page_bruniquel.htm
  21. Villages de Charme en France, Éditions Rivages (1997)
  22. « Bruniquel - Les plus beaux villages de France - Site officiel », sur www.les-plus-beaux-villages-de-france.org
  23. a et b « Résultats de la recherche - Insee », sur www.statistiques-locales.insee.fr
  24. http://www.bruniquel.fr/hotes.html
  25. « Châteaux de Bruniquel », notice no PA00095714, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. M. d'Alauzier, Le Prieuré de Saint-Maffre à Bruniquel, p. 26-37, Bulletin archéologique historique et artistique de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, 1949, tome LXXVI (lire en ligne)
  27. « Église Saint-Maffre », notice no PA00095715, base Mérimée, ministère français de la Culture,« église paroissiale Saint-Maffre »
  28. « Pays Midi-Quercy : Bruniquel au Moyen Âge »
  29. « Maison Belaygue », notice no PA00095716, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Maison dite "Le Parlement" », notice no PA00095718, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Ancienne maison dite des comtes de Fayrols », notice no PA00095717, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Maison aux anneau de fer », notice no PA00095907, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Forges de Caussanus », notice no PA00095915, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. Le mystère de l’ermite photographe play boy.
  35. Penne. Le reporter était devenu ermite : son squelette retrouvé dans une grotte.