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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bol d'or (homonymie).
Bol d'or
Logo de l'épreuve
Départ du Bol d'or motocycliste 1925 à St Germain-en-Laye.
Généralités
Sport Compétition motocycliste
Création 1922
Organisateur(s) Larivière Organisation
Éditions 82e édition
Catégorie Endurance
Périodicité Annuelle
Lieu(x) Circuit Paul-Ricard
Nations Mondiale
Site web officiel www.boldor.com

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Japon Honda
Plus titré(s) Pilotes :
Drapeau : France Vincent Philippe (8 titres)
Constructeur :
Drapeau : Japon Honda (17 titres)
Meilleure nation Drapeau : Japon Japon (47 titres)
Crystal Clear app kworldclock.png
Pour la compétition à venir voir :
Bol d'or 2019

Le Bol d'or est une compétition motocycliste d'endurance qui se déroule une fois par an en France. Il a été créé par Eugène Mauve, en 1922, au titre de l'Association des anciens motocyclistes militaires (AAMM), qui deviendra l'Association des moto-cyclecaristes de France (AMCF). Il est réputé comme avoir été la première course de 24 heures au monde[1]. Il bénéficie aujourd'hui du concours des Éditions Larivière. Un Bol d'or automobile est organisé conjointement, entre 1922 et 1955 (première année à Saint-Germain-en-Laye).

Bol d'or 2005 à Magny-Cours.
Procédure de départ (2013, Magny-Cours).

Sommaire

Origine du nomModifier

Le « Bol d'or » tire son nom d'une compétition française de cyclisme sur piste d'endurance sur 24 heures, créée en 1894 par le journal Paris-Pédale. La récompense remise au vainqueur était un bol en bronze, offert par les Chocolats Menier.

Il y a aussi un Bol d'or automobile de 1922 à 1955[2].

Historique des circuitsModifier

ÉvolutionModifier

Le Bol d'or est l'occasion d'un important rassemblement motocycliste, avec fête foraine, concerts, animations, exposition de motos, etc.

1922 (Vaujours)Modifier

Lors de la création de l'épreuve, un seul pilote est autorisé par machine : cette disposition sera maintenue durant plus de trente années. La vitesse moyenne du vainqueur est de 51,3 km/h (Motosacoche 500 cm3).

1923-1936 (Saint-Germain-en-Laye)Modifier

 
Louis Jeannin, vainqueur en 1932.

L'épreuve est disputée sur le circuit des Loges, puis sur le circuit de la Ville, avec une exception en 1927 (Fontainebleau). Des marques françaises y participent et gagnent, Monet-Goyon (500 cm3) en 1930 et Jonghi (350 cm3) en 1932. La vitesse moyenne du vainqueur passe de 58,51 km/h en 1923 à 84,87 km/h en 1936.

1947-1951 (Linas-Montlhéry et Saint-Germain-en-Laye)Modifier

Après la Seconde Guerre mondiale, Maurice Vimont (AMCF) reprend le flambeau d'Eugène Mauve ; il sera rejoint plus tard par Marcel Delaherche et Luc Méloua sur le plan technique. Des machines d'avant guerre s'alignent, mais les concurrents commencent à disposer de moteurs plus modernes (BMW et DKW pour les motos allemandes, Matchless, Norton, Triumph et Velocette pour les motos anglaises, Monet-Goyon, Motobécane et Terrot pour les motos françaises, Moto Guzzi pour les motos italiennes).

1952-1960 (Linas-Montlhéry)Modifier

La compétition se déroule sur le circuit de 6,3 km de l'autodrome, empruntant la moitié de l'anneau de vitesse. La période est dominée par les machines anglaises (Norton Manx monocylindre 500 cm3 et Triumph vertical twin 500 cm3). Plusieurs équipes d'usine étrangères participent, l'équipe allemande BMW (bicylindre flat twin de 500 cm3), l'équipe tchécoslovaque Jawa (bicylindre 2-temps de 350 cm3) et l'équipe autrichienne Puch (2-temps de 250 cm3) qui remportent chacune une victoire. Une Moto Guzzi (250 cm3) italienne gagne également. Une équipe d'usine hongroise, Panonia, participe sans vaincre.

Un pilote français devient la légende du Bol d'or, Gustave Lefèvre, dit « Tatave », qui remporte sept victoires (record absolu) de 1947 à 1957.

À partir de 1954 deux pilotes sont autorisés par machine : ils se relaient lors des ravitaillements (plein d'essence et rapide entretien de la machine). La vitesse moyenne des vainqueurs passe de 97,16 km/h en 1952 à 113,90 km/h en 1960.

1969-1970 (Linas-Montlhéry)Modifier

L'épreuve renaît du fait de l'arrivée massive des motos japonaises, dont deux modèles pulvérisent les cadres habituels : la Honda CB 750 Four avec son moteur quatre-cylindres 4-temps, et la Kawasaki 500 H1 et son moteur trois-cylindres, 2-temps. En 1969 le duel tourne à l'avantage de la Honda (750 cm3). En 1970, les machines anglaises prennent leur revanche avec la Triumph Trident (750 cm3) à la vitesse moyenne de 123,30 km/h.

1971-1977 (Le Mans)Modifier

 
Broche en métal, commémorative du Bol d'or 1975.

L'épreuve est inscrite à la Coupe d'endurance de la Fédération internationale de motocyclisme (FIM) comme les épreuves -selon les années- allemande du Nürburgring, belge de Zolder ou de Spa, britannique de Truxton, espagnole de Barcelone et italienne de Misano ou de Mugello. À partir de 1972, le monopole de la victoire s'installe au profit des machines japonaises. La vitesse moyenne des vainqueurs passe de 113,495 km/h en 1971 (Triumph Trident 750 cm3) à 134,81 km/h en 1977 (Honda RCB 1 000 cm3).

1978-1999 (Le Castellet)Modifier

L'épreuve est inscrite au championnat d'Europe d'endurance moto, à la Coupe d'endurance de la FIM ou au championnat du monde d'endurance moto selon les années. À partir de 1982 trois pilotes par machine sont autorisés. En 1994, Dominique Sarron devient co-recordman du nombre de victoires. La vitesse moyenne des vainqueurs est de 145,97 km/h en 1978 (Honda 1000 RCB) pour plafonner à 168 km/h en 1997 (Kawasaki ZX-7R 750 cm3).

2000-2014 (Magny-Cours)Modifier

De 1999 à 2011, la suprématie Suzuki est interrompue par Yamaha à deux reprises, en 2000 (YZF-R7 avec au guidon Jean-Marc Delétang, Fabien Foret et Mark Willis) et en 2007 (GMT94, YZF-R1 avec au guidon David Checa, Sébastien Gimbert et Olivier Four). De 2012 à 2014, la suprématie revient à Kawasaki (SRC).

En 2011, l'épreuve se déroule pour la première fois le troisième week-end d'avril (elle était traditionnellement programmée le deuxième week-end de septembre). Vincent Philippe devient le deuxième co-recordman du nombre de victoires.

En 2014, elle se dispute sur le circuit de 4,411 km. Cinquante-sept concurrents sont admis au départ (68 aux essais). Différentes catégories de machine concourent, dont les 1 200 cm3 Open. Charles Krajka, vétéran des Bol d'or à Linas-Montlhéry et de la Fédération française de motocyclisme, est membre d'honneur du comité d'organisation[3]. La vitesse moyenne des vainqueurs, qui était de 141,74 km/h en 2000, est de 154,90 km/h.

2015 (Le Castellet)Modifier

 
Départ du Bol d'or 2015.
 
Tribunes en 2015.

Cette année marque le retour du Bol d’or sur le circuit Paul-Ricard. Environ 74 000 spectateurs ont pu assister à une course très disputée. Le team Kawasaki SRC gagne la compétition alors que le SERT est sacré champion du monde FIM EWC.

2016 (Le Castellet)Modifier

Cette année, la FIM EWC débutera sur un nouveau format de saison de septembre à juillet avec une ouverture au Bol d’or les 16, 17 et 18 septembre 2016, course française mythique de 24 heures qui a fait son retour l’année dernière au Castellet, et une grande finale au Japon avec les 8 Heures de Suzuka.

C'est également lors de cette édition que pour la 1re fois un équipage 100 % féminin, le Girls Racing Team, est qualifié et termine cette épreuve à la 23e place et 12e dans sa catégorie (SST). Melissa Paris (États-Unis), Jolanda Van Westrenen (Pays-Bas), Muriel Simorre (France), pilote réserve Carole Gonçalves (France), team Manager Laura Costa (France).

PalmarèsModifier

Résultats[4]
Année Circuit Pilotes Moto Formule / Championnat
1922 Vaujours   Tony Zind Motosacoche
1923 Saint-Germain   Tony Zind Motosacoche
1924 Saint-Germain   René Francisquet Sunbeam
1925 Saint-Germain   René Francisquet Sunbeam
1926 Saint-Germain   Damitio Sunbeam
1927 Fontainebleau   Lempereur[Qui ?] FN
1928 Saint-Germain   Victor Vroonen Gillet-Herstal
1929 Saint-Germain   Victor Vroonen Gillet-Herstal
1930 Saint-Germain   Paul Debaisieux Monet-Goyon
1931 Saint-Germain   Germain Patural Velocette
1932 Saint-Germain   Louis Jeannin Jonghi
1933 Saint-Germain   René Boura Velocette
1934 Saint-Germain   Robert Vasseur (dit « Willing ») Velocette
1935 Saint-Germain   René Boura Norton
1936 Saint-Germain   Edgar Craët Gillet-Herstal[5]
1937 Linas-Montlhéry   Robert Tabart Norton
1938 Linas-Montlhéry   Robert Tinoco Harley-Davidson
1939 Linas-Montlhéry   Edouard Hordelalay Motobécane
1940-1946 Pas d'épreuve (Seconde Guerre mondiale)
1947 Saint-Germain   Gustave Lefèvre Norton
1948 Saint-Germain   Jacques Lenglet BMW
1949 Linas-Montlhéry   Gustave Lefèvre Norton
1950 Linas-Montlhéry   Gustave Lefèvre Norton
1951 Saint-Germain   Gustave Lefèvre Norton
1952 Linas-Montlhéry   Pierre Collignon Moto Guzzi
1953 Linas-Montlhéry   Gustave Lefèvre Norton
1954 Linas-Montlhéry   Johann Weingartmann /   Helmut Volzwinkler Puch
1955 Linas-Montlhéry   Oldřich Hameršmid /   Saša Klint Jawa
1956 Linas-Montlhéry   Gustave Lefèvre /   Georges Briand Norton
1957 Linas-Montlhéry   Gustave Lefèvre /   Georges Briand Norton
1958 Linas-Montlhéry   Inizan /   Mutel[6] Triumph
1959 Linas-Montlhéry   Jean-Claude Bargetzi /   Georges Briand Norton
1960 Linas-Montlhéry   René Maucherat /   René Vasseur BMW Coupe d'endurance
1961-1968 Pas d'épreuve
1969 Linas-Montlhéry   Michel Rougerie /   Daniel Urdich Honda Coupe d'endurance
1970 Linas-Montlhéry   Tom Dickie /   Paul Smart Triumph Coupe d'endurance
1971 Le Mans   Percy Tait /   Ray Pickrell Triumph Coupe d'endurance
1972 Le Mans   Gérard Debrock /   Roger Ruiz Honda-Japauto Coupe d'endurance
1973 Le Mans   Gérard Debrock /   Thierry Tchernine Honda-Japauto Coupe d'endurance
1974 Le Mans   Alain Genoud /   Georges Godier Kawasaki Coupe d'endurance
1975 Le Mans   Alain Genoud /   Georges Godier Kawasaki Coupe d'endurance
1976 Le Mans   Alex Georges /   Jean-Claude Chemarin Honda Ch. d’Europe
1977 Le Mans   Christian Léon /   Jean-Claude Chemarin Honda Ch. d’Europe
1978 Le Castellet   Christian Léon /   Jean-Claude Chemarin Honda Ch. d’Europe
1979 Le Castellet   Christian Léon /   Jean-Claude Chemarin Honda Ch. d’Europe
1980 Le Castellet   Pierre-Étienne Samin /   Frank Gross Suzuki Ch. du monde
1981 Le Castellet   Dominique Sarron /   Jean-Claude Jaubert Honda Ch. du monde
1982 Le Castellet   Jean Lafond /   Hervé Guilleux /   Patrick Igoa Kawasaki Ch. du monde
1983 Le Castellet   Dominique Sarron /   Raymond Roche /   Guy Bertin Honda Ch. du monde
1984 Le Castellet   Jean-Pierre Oudin /   Patrick de Radiguès Suzuki Ch. du monde
1985 Le Castellet   Alex Vieira /   Gérard Coudray /   Patrick Igoa Honda Ch. du monde
1986 Le Castellet   Dominique Sarron /   Pierre Bolle /   Jean-Louis Battistini Honda Ch. du monde
1987 Le Castellet   Dominique Sarron /   Jean-Michel Mattioli /   Jean-Louis Battistini Honda Ch. du monde
1988 Le Castellet   Alex Vieira /   Dominique Sarron /   Christophe Bouheben Honda Ch. du monde
1989 Le Castellet   Alex Vieira /   Jean-Michel Mattioli /   Roger Burnett Honda Ch. du monde
1990 Le Castellet   Alex Vieira /   Jean-Michel Mattioli /   Stéphane Mertens Honda Ch. du monde
1991 Le Castellet   Alex Vieira /   Miguel Duhamel /   Jean-Louis Battistini Kawasaki Ch. du monde
1992 Le Castellet   Terry Rymer /   Carl Fogarty /   Steve Hislop Kawasaki Ch. du monde
1993 Le Castellet   Dominique Sarron /   Jean-Marc Deletang /   Bruno Bonhuil Suzuki Ch. du monde
1994 Le Castellet   Dominique Sarron /   Christian Sarron /   Yasutomo Nagai Yamaha Ch. du monde
1995 Le Castellet   Terry Rymer /   Jean-Louis Battistini /   Jehan d'Orgeix Kawasaki Ch. du monde
1996 Le Castellet   Alex Vieira /   William Costes /   Christian Lavieille Honda Ch. du monde
1997 Le Castellet   Terry Rymer /   Brian Morrison /   Jehan d'Orgeix Kawasaki Ch. du monde
1998 Le Castellet   Terry Rymer /   Brian Morrison /   Peter Goddard Suzuki Ch. du monde
1999 Le Castellet   Terry Rymer /   Jehan d'Orgeix /   Christian Lavieille Suzuki Ch. du monde
2000 Magny-Cours   Jean-Marc Deletang /   Fabien Foret /   Mark Willis Yamaha Ch. du monde
2001 Magny-Cours   Brian Morrison /   Laurent Brian /   Christian Lavieille Suzuki Ch. du monde
2002 Magny-Cours   Jean-Michel Bayle /   Sébastien Gimbert /   Nicolas Dussauge Suzuki Ch. du monde
2003 Magny-Cours   Jean-Michel Bayle /   Sébastien Gimbert /   Nicolas Dussauge Suzuki Ch. du monde
2004 Magny-Cours   Vincent Philippe /   Matthieu Lagrive /   Keiichi Kitagawa Suzuki Ch. du monde
2005 Magny-Cours   Vincent Philippe /   Matthieu Lagrive /   Keiichi Kitagawa Suzuki Ch. du monde
2006 Magny-Cours   Vincent Philippe /   Matthieu Lagrive /   Keiichi Kitagawa Suzuki Ch. du monde
2007 Magny-Cours   David Checa /   Sébastien Gimbert /   Olivier Four Yamaha Ch. du monde
2008 Magny-Cours   Vincent Philippe /   Matthieu Lagrive /   Julien Da Costa Suzuki Ch. du monde
2009 Magny-Cours   Vincent Philippe /   Freddy Foray /   Olivier Four Suzuki Ch. du monde
2010 Magny-Cours   Vincent Philippe /   Guillaume Dietrich /   Freddy Foray Suzuki Ch. du monde
2011 Magny-Cours   Vincent Philippe /   Freddy Foray /   Anthony Delhalle Suzuki Ch. du monde
2012 Magny-Cours   Grégory Leblanc /   Julien Da Costa /   Olivier Four Kawasaki Ch. du monde
2013 Magny-Cours   Grégory Leblanc /   Jeremy Guarnoni /   Loris Baz Kawasaki Ch. du monde
2014 Magny-Cours   Grégory Leblanc /   Matthieu Lagrive /   Nicolas Salchaud Kawasaki Ch. du monde
2015 Le Castellet   Grégory Leblanc /   Matthieu Lagrive /   Fabien Foret Kawasaki Ch. du monde
2016 Le Castellet   Anthony Delhalle /   Vincent Philippe /   Étienne Masson Suzuki Ch. du monde
2017 Le Castellet   David Checa /   Niccolo Canepa /   Mike Di Meglio Yamaha Ch. du monde
2018 Le Castellet   Freddy Foray /   Josh Hook /   Mike Di Meglio[7] Honda Ch. du monde

Records et statistiquesModifier

Épreuves dérivéesModifier

  • Le Bol d'argent : course d'endurance de trois heures disputée en lever de rideau (le vendredi)[8].
  • Le Bol d'or classic : épreuve réservée à des motos anciennes se déroulant en septembre.
  • La Tasse d'or, épreuve réservée aux « tasses à café » (motos de moins de 50 cm3).[réf. nécessaire][Quand ?]

Notes et référencesModifier

  1. Claude Chevalier, Salmson. Histoire d'un nom, Éditions Techniques pour l'Automobile et l'Industrie (ETAI).
  2. « Match - Motos et autos ont disputé leur Bol d'Or », 10 juin 1930 disponible sur Gallica
  3. Règlement provisoire du 78e Bol d'or [PDF], site officiel du Bol d'or.
  4. Palmarès du Bol d'or, sur bike70.com.
  5. Marque qui, suite à ses 3 victoires, remporte le Trophée à titre définitif.
  6. Deux policiers parisiens.
  7. « Résultats », sur www.fimewc.fr (consulté le 19 septembre 2018)
  8. Le Bol d'argent, site officiel du Bol d'or.

AnnexesModifier

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Article connexeModifier

Lien externeModifier