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Jean Marie Georges Lafond, né le à Rouen et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un journaliste, archéologue et historien de l'art français.

BiographieModifier

Jean Lafond est le fils de Joseph Lafond, journaliste et propriétaire du Journal de Rouen et de Marie Dupré. Il est le frère de Pierre Lafond et le cousin de Marcel Dupré. Appartenant à une grande famille rouennaise[1],[2], il mène des études classique à Paris puis au lycée Louis-le-Grand à Paris. Il commence, sous la direction d'Émile Mâle, une thèse sur le peintre-verrier Engrand Leprince qu'il n'achève pas. Il publie un article, en 1909, intitulé « La résurrection d’un maître d’autrefois », sur l’identification du peintre-verrier d’origine néerlandaise, Arnoult de Nimègue, repris et imprimé en 1942.

Lors de la Première Guerre mondiale, il est mobilisé au 39e régiment d'infanterie, il est fait prisonnier le à Charleroi et interné à Cottbus. Il est rapatrié en France le [3].

Il se marie à Louviers avec Alice Miquel ; ils ont 5 enfants. Après la guerre, il est journaliste, puis directeur et rédacteur en chef du Journal de Rouen à la mort de son père en 1928[1]

En 1929, il est fait chevalier de la Légion d'honneur[4]. Il continue ses recherches sur les vitraux, un sujet novateur, la peinture sur verre du Moyen Âge et de la Renaissance.

Archéologue et historien d'art, il est reçu membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen en 1925, il en devient président en 1934. En 1932, à la mort de son frère Joseph, il lui succède à la tête du Journal de Rouen. Il est également président des Amis des Monuments Rouennais en 1938.

Favorable pendant la Seconde Guerre mondiale au maréchal Pétain, il collabore au Journal de Rouen avec les Allemands. À la Libération, il part en Suisse et publie plusieurs ouvrages et articles sous le pseudonyme de Georges des Verrières. Il est condamné par contumace aux travaux à perpétuité en 1945. Il revient en France vers 1952. Il est arrêté et jugé devant le tribunal militaire à Metz. Défendu par René Coty, il est acquitté en [1].

En 1952, à son retour à Paris, il se consacre entièrement aux études sur le verre. Historien de l'art, spécialiste des vitraux du XIVe et XVe siècle, il est membre de la Société française d'archéologie, du comité français du également membre du comité français du Corpus vitrearum medii aevi, du Royal Archaeological Institute et devient en 1973 président de la Société des antiquaires de France.

Il meurt le à l'Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, il est inhumé au cimetière monumental de Rouen dans le caveau familial qu'il a fait élever par Georges Lanfry sur les plans de Pierre Chirol.

Il a reçu la Francisque[5].

Ouvrages (sélection)Modifier

  • [1988] Jean Lafond, Le vitrail, origines, technique, destinées, Lyon L’Œil et la main, La Manufacture, , 3= éd., 220 p. (ISBN 2737701171)3e édition, mise à jour par Françoise Perrot, de l'ouvrage publié en 1966 et réédité en 1978. Compte-rendu : Anne Granboulan, « Jean Lafond, Le vitrail, origines, technique, destinées », Bulletin Monumental, vol. 147, no 2,‎ , p. 195 (lire en ligne, consulté le 3 novembre 2017).
  • [1912] Jean Lafond, Arnoult de la Pointe, peintre et verrier de Nimègue, et les artistes étrangers à Rouen aux XVe et XVIe siècles, Rouen, Lecerf fils, , 32 p.
  • [1942] Jean Lafond, La résurrection d'un maitre d'autrefois : le peintre-verrier Arnoult de Nimègue (Aert van Oort ou van Hort, Aert Ortkens, Arnoult de la Pointe), Rouen, Imprimerie Lainé, , xxiv+102 p. (SUDOC 024666998)
  • [sd] Jean Lafond, Les Vitraux de Saint-Nicaise de Rouen, Rouen, Lecerf, s.d., 16 p.
  • [sd] Jean Lafond, La Peinture sur verre à Jumièges, Rouen, Lecerf, s.d.
  • [1953] Jean Lafond, Le Vitrail en Normandie de 1250 à 1300, Paris, Société Française d'Archéologie, , 41 p.
  • [1960] Jean Lafond, Le Commerce des vitraux étrangers anciens en Angleterre au XVIIIe et au XIXe siècle, , 12 p.

BibliographieModifier

  • Élisabeth Chirol, « Jean Lafond (1888-1975) », Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen,‎ 1974-1975, p. 331-335 (lire en ligne, consulté le 3 novembre 2017).
  • Claude Coupry et Françoise Perrot, « À la découverte du vitrail, interview avec Françoise Perrot », Bulletin du centre d'études médiévales d'Auxerre (BUCMA), vol. 16,‎ (DOI 10.4000/cem.12511, lire en ligne, consulté le 3 novembre 2017).
  • « Jean Lafond », Base AUTOR : base biographique, Ministère de la culture, (consulté le 3 novembre 2017).

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Biographie sur la base AUTOR.
  2. Coupry et Perrot 2012.
  3. Archives départementales de la Seine-Maritime, registres matricules 1R3243.
  4. « Jean Marie Georges Lafond », base Léonore, ministère français de la Culture.
  5. Henry Coston, L'Ordre de la Francisque et la révolution nationale, Paris, Déterna, coll. « Documents pour l'histoire », (ISBN 2-913044-47-6), p. 109.

L'Espalier Rouennais edite vers 1923 par Henri Defontaine , estampes coloriés main par Kendall Taylor, textes par Camy-Renoult Les frères LAFOND ont été dessiné dans cette oeuvre

Liens externesModifier