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Bol d'or automobile

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bol d'or (homonymie).
Bol d'or automobile
Description de cette image, également commentée ci-après
Départ du Bol d'or cyclecars 1923, forêt de Saint-Germain-en-Laye au circuit des Loges.
Généralités
Sport Compétition automobile
Création 1922
Disparition 1955
Organisateur(s) AMCF
Éditions 27
Catégorie Endurance
Périodicité Annuelle
Lieu(x) Drapeau de la France France

Palmarès
Plus titré(s) Drapeau : France Simca-Gordini (4)
Crystal Clear app kworldclock.png
Pour la dernière compétition voir :
Bol d'or automobile 1955

Le Bol d'or automobile est une compétition créée par Eugène Mauve en 1922 au titre de l'Association des anciens motocyclistes militaires (AAMM, qui deviendra l'Association des moto-cyclecaristes de France, AMCF), organisée conjointement jusqu'en 1955 avec le Bol d'or motocycliste (créé la même année, toutes deux un an avant les 24 Heures du Mans), également compétition d'endurance mécanique sur 24 heures, grâce aux associations sportives de l'AMCF et de l'ACIF (les deux courses étant regroupées sur trois journées d'affilée, sous les patronages des journaux Le Journal, L'Auto, puis L'Équipe et l'Action Automobile et Touristique). Les compétitions ont lieu au printemps entre la mi-mai et le début juin, sauf en 1947 (mi-septembre).

Le Bol d'or moto va se poursuivre jusqu'en 1960 ; il reprendra en 1969. Seule l'édition 1922 eut son propre lieu de déroulement (en terre battue, situé à Vaujours, Clichy-sous-Bois et Livry-Gargan).

HistoireModifier

 
L'autodrome de Linas-Montlhéry avant-guerre (ici lors du GP de l'ACF 1936).

L'épreuve est disputée sur le circuit des Loges, puis sur le circuit de la Ville, avec une exception en 1927 (Fontainebleau). De 1922 à 1938, elle est pour voiturettes, puis pour voitures de sport, la cylindrée admise augmentant progressivement lors des années 1950. Les pilotes engagés tant en auto qu'en moto n'ont pas le droit d'être relayés.

En 1922, le matin du , les premières s'élancent (d'une cylindrée limitée à 1 100 cm3), de Saint-Germain-en-Laye sur un circuit de plus de 5 kilomètres alors en forêt, le circuit des Loges. Le tour fait 5 125 mètres ; il est à couvrir 283 fois. 35 conducteurs sont partants, 18 vont arriver. Le premier a parcouru 1 450,66 kilomètres, à 60,45 km/h de moyenne[1].

102 pilotes prennent le départ en 1923. La moyenne est ensuite d'une quarantaine (52 en 1955).

En 1926, un accident provoque deux morts. L'année suivante l'épreuve est transférée à Fontainebleau, une fois unique, avant de revenir en 1928 sur le circuit dit désormais "de la Ville".

En 1930, le tour fait environ 4 kilomètres. En 1935 il est passé à plus de 9. Durant ces années, Raoul de Rovin est le seul concurrent à disputer successivement la course des motos puis celle des autos, lors de la même journée de relai[2].

L'épreuve est parfois précédée 2 à 3 mois avant, par les 8 Heures éliminatoires du Bol d'or, comme au début du mois de (32 partants pour 16 classés, le circuit faisant alors exactement 9,18 km): vainqueur Albert Debille sur Salmson, à 90,25 km/h pour un trajet de 721,98 kilomètres[3].

En 1939 et 1951, la cylindrée admise pour voitures de sport atteint les 1 500 cm3, puis 1,6 l en 1954 et enfin 2,0 litres en 1955, alors que des équipages en binôme sont admis en 1954 et 1955.

Après guerre, divers types de véhicules Simca mènent le plus souvent les débats jusqu'en 1951, année où la cylindrée admissible recommence à augmenter.

Cinq pilotes, Robert Sénéchal, Philippe Maillard-Brune, Amédée Gordini, José Scaron et Guy Michel, ont remporté le Bol à deux reprises. Un haltérophile ("l'homme le plus fort du monde") a gagné en 1937. Gordini a imposé ses propres voitures préparées quatre fois en cinq ans.

Une femme a aussi obtenu l'épreuve: Violette Morris, en 1927. Deux autres ont terminé secondes, ainsi que trois pilotes étrangers, deux Anglais et un Russe (en exil après la révolution russe).

Enfin De Burnay a terminé deux fois deuxième… à quinze années d'intervalle.

PalmarèsModifier

 
Robert Sénéchal, pour la deuxième des trois victoires consécutives de sa marque.
Palmarès du Bol d'or
Année Vainqueur(s) Voiture Distance / Moyenne Lieu Deuxième(s)
1922[4]   André Morel Amilcar TCC 1 450,66 km (60,45 km/h) Saint-Germain-en-Laye   Robert Benoist
1923   Robert Benoist
  Lucien Desvaux
Salmson S4
Salmson S4
1 777,235 km (74,05 km/h) Saint-Germain-en-Laye   Victor Clemer
1924   Robert Sénéchal Sénéchal 1 703,142 km (70,96 km/h) Saint-Germain-en-Laye   Boris Ivanowski
1925   Michel Doré Sénéchal 1 806,84 km (75,285 km/h) Saint-Germain-en-Laye   André Morel
1926   Robert Sénéchal Sénéchal 1 940,78 km (80,866 km/h) Saint-Germain-en-Laye   Stuart Malcolm Sandford
1927   Violette Morris BNC 1 619,52 km (67,480 km/h) Fontainebleau   Mme Lefèvre-Despeaux
1928   André Colas DFP 1 687,87 km (70,328 km/h) Saint-Germain-en-Laye   Gaut
1929   Marcel Dhôme Lombard 1 891,03 km (78,793 km/h) Saint-Germain-en-Laye   André Colas
1930   Yves Giraud-Cabantous Caban Special 1 864,28 km (77,68 km/h) Saint-Germain-en-Laye   Manuel Siréjols
1931   Marcel Violet Huascar 1 835,04 km (76,46 km/h) Saint-Germain-en-Laye   Fernand Vallon
1932   Fernand Vallon[5] La Licorne 5 CV 1 701,02 km (70,876 km/h) Saint-Germain-en-Laye   André Galoisy
1933   Jean de Gabardie Amilcar 1 830,840 km (71,407 km/h) Saint-Germain-en-Laye   Just-Émile Vernet
1934   Philippe Maillard-Brune MG Midget J4 1 814,120 km km (75,591 km/h)
(Chevallier)
Saint-Germain-en-Laye   P. Chevallier[6]
1935   Philippe Maillard-Brune
  Charles Druck[7]
MG Magnette K3 1 964,42 km (81,851 km/h) Saint-Germain-en-Laye   Foultier
1936   Amédée Gordini Fiat 508S Ballila 2 178,79 km (90,783 km/h) Saint-Germain-en-Laye   Philippe Maillard-Brune
1937   Charles Rigoulot[8] Chenard et Walcker 2 143,6 km (88,06 km/h) Linas-Montlhéry   Yves Giraud-Cabantous
1938   Amédée Gordini Simca T8 2 449,4 km (102 km/h) Linas-Montlhéry   Alphonse De Burnay
1939   Marcel Contet Aston Martin 1,5 l 2 306,2 km (95,92 km/h)[9] Linas-Montlhéry   Albert Debille
1940-1946 Pas de course (Seconde Guerre mondiale)
1947   Jean Cayla[10] Simca-Gordini 1 970,2 km (82,09 km/h) Saint-Germain-en-Laye   Just-Émile Vernet
1948   José Scaron[11] Simca-Gordini TMM 2 072,9 km (86,370 km/h) Saint-Germain-en-Laye   Victor Camerano
1949   Robert Manzon[12] Simca-Gordini Coupé 2 487,54 km (101,586 km/h) Linas-Montlhéry   Léon Fiebre
1950   Michel Aunaud[13] DB-Panhard 2 498,5 km (103,931 km/h) Linas-Montlhéry   Michel Collange
1951   José Scaron[14] Simca-Gordini 1,5 l 2 329,69 km (96,40 km/h) Saint-Germain-en-Laye   André Le Jantel
1952   Guy Michel[15] Renault 4CV Tank Proto 2 518,5 km (104,897 km/h) Linas-Montlhéry   Marc Azéma
1953   Guy Michel[16] Renault 4CV Tank Proto 2 631 km (109,62 km/h) Linas-Montlhéry   Alphonse De Burnay
1954   Fernand Sigrand
  Célébrier[17]
MD-Peugeot 2 554,4 km (106,430 km/h) Linas-Montlhéry   John Horridge
  Georges Trouis
1955   Auguste Veuillet
  Gonzague Olivier[18]
Porsche 550 Spyder 3 177,55 km (132,310 km/h) Linas-Montlhéry   Josef Jeser
  Annie Bousquet

RemarqueModifier

  • En 1955 l'ultime épreuve porte le nom de Grand Prix de Paris.

Notes et référencesModifier

 
Une Chevallier 1100, vainqueur du Bol d'or en 1934.
  1. (en) « Première édition du Bol d'or », sur RacingSportsCars.com
  2. « Raoul de Rovin », sur rovin.fr (site officiel)
  3. (en) « Les 8 Heures éliminatoires du Bol d'Or », sur RacingSportsCars.com
  4. (en) « Le Bol d'or auto en 1922 », sur RacingSportsCars.com
  5. Vainqueur sur cyclecar trois roues dans un temps similaire M. Sandford - Omnia, n°145, juin 1932, p.46.
  6. Car ayant selon une partie du règlement couverts le même nombre de tours en 24 heures, même si Chevallier le fit quelques minutes avant Maillard-Brune et, même si un appendice stipulait que dans le même tour le véhicule ayant la cylindrée inférieure (ici celui de Maillard-Brune) l'emportait (en) Alessandro Silva, « Monsieur Chevallier and his Speciale », sur Forums.Autosport.com
  7. Le règlement stipulait habituellement une participation en solitaire, les autres saisons.
  8. (en) « Épreuves diverses (1930-1950), dont Bol d'or 1937, 1938 et 1939 » [PDF], sur TeamDAN.com
  9. Dont 1 635 km en 18 heures
  10. (en) « Bol d'or 1947 », sur TeamDAN.com
  11. (en) « Bol d'or 1948 », sur TeamDAN.com
  12. (en) « Bol d'or 1949 », sur TeamDAN.com
  13. (en) « Bol d'or 1950 », sur TeamDAN.com
  14. (en) « Bol d'or 1951 », sur TeamDAN.com
  15. (en) « Bol d'or 1952 », sur TeamDAN.com
  16. (en) « Bol d'or 1953 », sur TeamDAN.com
  17. (en) « Bol d'or 1954 », sur TeamDAN.com
  18. (en) « Bol d'or 1955 », sur TeamDAN.com

Liens externesModifier