Bernard Werber

écrivain français
Bernard Werber
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Bernard Werber en 2013
Naissance (58 ans)
Toulouse, France
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Bernard Werber (/bɛʁ.naʁ vɛʁ.bɛʁ/), né le à Toulouse, est un écrivain français. Il est principalement connu pour sa trilogie des Fourmis.

Son œuvre, traduite dans une trentaine de langues, fait se rencontrer spiritualité, science-fiction, polar, biologie, mythologie, etc. L'auteur qualifie parfois son style de « philosophie-fiction »[1].

BiographieModifier

Bernard Werber est né à Toulouse le [2] de François et Céline Werber. Il a une sœur, Muriel.

Après dix années de travail et des dizaines de refus auprès des maisons d'édition, son premier roman Les Fourmis est édité en mars 1991.

En 1993, le Jour des fourmis obtient le prix des lectrices du magazine Elle[3]. Bernard Werber souhaite approfondir le thème de la vie après la mort, en rédigeant Les thanatonautes (inspiré du Livre des morts tibétains et du livre des morts égyptien). Son livre sort en février 1994.

En octobre 1994 sort La Révolution des fourmis.

En octobre 1998, il sort son roman Le Père de nos pères et le jeu vidéo des fourmis est édité par Microid.

La BD EXIT est également publiée.

Après deux ans d’écriture, Bernard Werber rédige L’empire des anges qui est la suite logique des thanatonautes. L'Empire des anges se classe no 1 des ventes dès avril 2000[4].

L'année 2001 est consacrée à la rédaction de l’Ultime secret. À la suite de la publication de L'Arbre des possibles, il a lancé le site Web du même nom, un « projet pour rechercher ou imaginer les futurs possibles de l’humanité[5] ». En 2002 en Corée, L'arbre des possibles reste numéro 1 pendant trois mois.

Octobre 2003 : sorti de la pièce de théâtre Nos amis les humains qui sera joué pendant un an à la comédie Bastille. Bernard Werber écrit un nouveau roman : Nous les Dieux [6]. Le livre sort en octobre 2004.

En 2010, il publie Le rire du cyclope. Il commence à réfléchir à une saga de 7 romans qui s'intituleraient Troisième Humanité. Le premier tome éponyme parait en 2012. Le second les Micro-Humains sort l'année suivante. Finalement, le troisième volet La Voix de la Terre sort en 2014 et met un terme à la saga.

En 2016, le roman Demain les chats est publié.

En 2017, Bernard Werber rédige Depuis L’au-delà sous l’influence de deux médiums : Monique Parent Baccan[7] et de Patricia Darré[8]. C’est aussi l’occasion pour Bernard Werber de rendre un dernier hommage à son père François Werber, décédé la même année.

L'année suivante en 2018, il écrit la Boite de Pandore, en romançant ses expériences d'exploration des vies antérieures sous hypnose régressive.

En 2019, son nouveau roman Sa majesté des chats est édité, suivi de près par L'encyclopédie du savoir relatif et absolu des chats. En 2020, le dernier tome de la trilogie des chats sera publié.

Ses œuvres ont été traduites en trente-cinq langues. Avec 30 millions d’exemplaires vendus dans le monde[9],, Bernard Werber est, avec Marc Levy, l'un des auteurs français contemporains les plus lus au monde. Il est même considéré comme une star en Corée du Sud[10], pays où il vend davantage qu'en France, et a reçu un accueil très enthousiaste en Russie[11].

En septembre 2016, Bernard Werber a mis en place un spectacle d'hypnose régressive baptisé "voyage intérieur" qu'il joue tous les mois au théatre des Trois-Baudet à Paris[12].

Fin juin 2020, il est annoncé qu'il sera le parrain de l'édition 2020 de la fête de la science[13]. Ce choix provoque une forte controverse en raison de son rapport à l'ésotérisme et de sa défense d'une origine artificielle du Covid-19, entre autres, le sociologue Gérald Bronner estimant que « Les pouvoirs publics donnent une légitimité scientifique à ses thèses sur la réincarnation ou l'hypnose régressive »[13].

ÉcritureModifier

 
Bernard Werber, à « La Comédie du livre » de Montpellier,

Son style d’écriture mêle différents genres, notamment la saga d’aventure, la science-fiction, de l’entre-deux-guerres et le conte philosophique.

Dans la plupart de ses romans, Bernard Werber utilise la même forme de construction, alternant des articles informatifs d’encyclopédie et deux ou trois fils narratifs. Les articles précisent ou élargissent les intrigues, ces deux dernières se recoupant épisodiquement.

De plus, toutes ses productions, comme ses romans et ses nouvelles, s’entrecroisent. On retrouve ainsi des personnages comme Edmond Wells à la fois dans la trilogie des Fourmis et dans L'Empire des anges, mais également des thèmes récurrents, comme « l’Arbre des possibles » d’Isidore Katzenberg, ou encore le roman Nous les dieux, reprenant des éléments de la nouvelle L’École des jeunes dieux.

Dans deux romans, Bernard Werber décrit des auteurs de littérature. Ainsi sont présentés des auteurs qui, à la fin de leur vie, écrivent un dernier livre qui donne un sens à l’œuvre entière de Werber. En ayant préalablement noté une certaine similitude des personnages, des thèmes et du style de son œuvre, on peut en conclure qu'il essaye de donner une certaine cohérence aux idées qu’il développe.

Depuis 1996, Bernard Werber a décidé de sortir un livre par an, chaque début d'octobre, avec à ce jour deux exceptions : 1999 et 2011, où ne sont sorties que des bandes dessinées. Après la rentrée littéraire, l’objectif est de « proposer au public autre chose que de possibles prix Goncourt »[14].

Bernard Werber est membre d'honneur de l'Institut de recherche sur les expériences extraordinaires, une association ayant pour vocation la sensibilisation des professionnels en santé mentale, des médecins et des soignants en général, aux expériences extraordinaires ou inhabituelles.

« Il est temps de sortir des clivages bipolaires habituels avec un monde officiel et un monde irrationnel. Il y a des faits, il y a des événements et il importe d’en parler normalement sans passion, ni exclusion systématique. Le monde n’est pas dans une simple dichotomie « j’y crois — j’y crois pas ». Il y a la place pour une troisième voie qu’on pourrait résumer à une phrase : « je ne peux pas encore l’expliquer mais ça ne m’empêche d’y réfléchir et de voir si cela ne pourrait pas avoir une utilité. »[15] »

— Bernard Werber, Soutien à l'INREES

.

Cette approche se reflète dans le contenu de ses romans, tels que par exemple Les Thanatonautes qui propose une version spiritualiste des expériences de mort imminente, ou encore Nos amis les humains (une pièce de théâtre) qui raconte un récit d’enlèvements par les extraterrestres. La science, le paranormal et la spiritualité influencent ainsi nombre de ses romans.

Accueil critiqueModifier

Bernard Werber est l'un des auteurs français les plus lus dans le monde[16]. Il est particulièrement populaire en Corée du Sud[17]. L'Écho républicain dit de lui qu'il est un « auteur au succès incontesté »[18].

Néanmoins, son œuvre est peu commentée par la critique[19]. Il lui est reproché, selon L'Express, « une écriture rapide, brutale, qui vise l'efficacité au détriment du style mais qui trop souvent bascule dans le simplisme et les clichés »[20].

En particulier, certains critiques reprochent à ses romans de science-fiction de présenter certains concepts d'apparence scientifique comme des certitudes alors que ce n'est pas le cas. L'Ultime Secret illustre bien cette tendance, on peut y lire sur la quatrième de couverture la phrase suivante : « Ils vont aller de surprise en surprise jusqu’à l’extraordinaire dénouement basé sur une découverte scientifique peu connue mais réelle ». D'autres critiques assimilent la futurologie à de la pseudo-science[21], l’œuvre intitulée L'Arbre des possibles y étant définie comme un recueil de nouvelles de science-fiction[22].

Certaines critiques dépassent le simple scepticisme. La petite revue spécialisée en littératures de l'imaginaire Bifrost est ainsi particulièrement négative[Note 1].

D'autres critiques sont au contraire très laudatifs : François Busnel, dans sa chronique du 14 novembre 2012 dans L'Express, qualifie ainsi Bernard Werber de « visionnaire dont nous avons besoin »[23]. Aujourd'hui en France le qualifie de « Jules Verne moderne » dans son dossier Dans l'intimité de Werber du 4 octobre 2012[24].

SymboliqueModifier

Bernard Werber utilise diverses symboliques dans ses livres. Les animaux comme les dauphins, les rats ou les fourmis sont représentés comme des animaux intelligents. La symbolique des chiffres tient également une grande place et, selon la façon dont ils sont expliqués, ils reflètent « le stade de l’évolution de l’âme ». C'est notamment durant la lecture du cycle des Dieux, dans lequel les apprentis-dieux vont se retrouver chargés de guider un groupe d'humains qui vont se choisir un animal-totem, que l'on se rend compte à quel point Bernard Werber donne une signification implicite aux animaux.

ŒuvresModifier

LivresModifier

RomansModifier

Cycle des FourmisModifier
Pentalogie du ciel : Cycle des angesModifier
Pentalogie du ciel : Cycle des dieuxModifier

Cette trilogie fait suite au Cycle des anges.

Cycle Aventuriers de la scienceModifier
Cycle Troisième HumanitéModifier
Cycle des chatsModifier
Romans indépendantsModifier

NouvellesModifier

Livres expérimentauxModifier

Bandes dessinéesModifier

CDModifier

  • Bernard Werber, le conteur du futur (un CD), 2010
  • L'Éveilleur (deux CD audio), 2010

FilmsModifier

Pièces de théâtreModifier

PeinturesModifier

Bernard Werber a peint quelques tableaux, présentés sur son site officiel[39].

  • Et si on s'arrêtait là pour dormir ?, février 1995
  • Accouchement sans douleur, avril 1995
  • En avant pour de nouvelles aventures, avril 1995
  • Ouro Boros, l'infini guette les villes, mai 1995
  • Le Dieu poisson fait des vagues, juin 1995
  • Berechit, août 1995
  • Un lapin ambitieux, mai 1997
  • La réalité, juillet 1997
  • Derrière les apparences, juillet 2002
  • Envol de nuit, août 2005

PréfacesModifier

AutresModifier

Sur son œuvreModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La revue Bifrost qui décerne chaque année des Razzies, a ainsi intitulé en 2010 le Razzie pour la catégorie Roman francophone « Prix Bernard Werber du pire roman francophone », « Razzies 2010 : le prix du pire ! », (consulté le 3 février 2020).

RéférencesModifier

  1. Claudie Voisenat et Pierre Lagrange, « Bernard Werber, la philosophie-fiction ou le Nouveau Nouvel Age ? », sur Bouddhanar, (consulté le 3 février 2020).
  2. « Quel âge a Bernard Werber ? » (consulté le 3 février 2020)
  3. « Le Jour des fourmis » sur le site NooSFere (consulté le ).
  4. « Toulouse. Bernard Werber: les morts, les anges, et les dieux », sur ladepeche.fr (consulté le 28 février 2020)
  5. « L'arbre de Possibles », site de futurologie découlant d’une idée de Bernard Werber : à tracer un arbre des futurs possibles de l’humanité, sur arbredespossibles.com (consulté le 3 février 2020).
  6. 7x7, « Décryptage de 7 oeuvres de Bernard Werber », sur 7*7
  7. « 05 - LA RENCONTRE AVEC MA PREMIERE MEDIUM : MONIQUE PETITES HISTOIRES EXTRAORDINAIRES QUE J'AI RÉELLEMENT VÉCUES 05. », sur Bernard Werber, site oficiel (consulté le 28 février 2020)
  8. « Rencontre avec Bernard Werber : “Un bon livre est une bonne blague” », sur www.actualitte.com (consulté le 28 février 2020)
  9. « vendre 30 millions de livres dans le monde, ça ne se fait pas tout seul »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  10. « Ombre et Lumière 2006 » [vidéo], sur Dailymotion
  11. Fabrice Nodé-Langlois, « Bernard Werber, fourmis et caviar », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 3 février 2020).
  12. Bernard Werber, « Bernard Werber - Sur scène », site officiel (consulté le 15 octobre 2017).
  13. a et b Géraldine Woessner, « L'ésotérisme, invité d'honneur de la Fête de la science ? », sur Le Point, (consulté le 9 juillet 2020)
  14. Bénévent Tosseri, « Un été de rencontres », La Croix,‎ .
  15. « Intervenants : Bernard Werber, écrivain et réalisateur » (consulté le 4 février 2020).
  16. « Entre nous soit dit - Bernard Werber, l'un des romanciers les plus lus », sur Radio télévision suisse, (consulté le 4 février 2020).
  17. (en) Jin Eun-soo, « Haruki Murakami most-read foreign novelist in Korea: poll », The Korea Herald,‎ (lire en ligne, consulté le 4 février 2020).
  18. Claire Castillon, « L'Interview », L'Écho républicain,‎
  19. « Werber, les médias, le numérique et son roman participatif »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  20. François Busnel, « Le cas Werber », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le 3 février 2020).
  21. « Votre futur se lit dans les arbres » (consulté le 3 février 2020) : « attiré par la futurologie, cette pseudo-science étudiant les différents futurs possibles ».
  22. « L'Arbre des possibles » (Albin Michel, ) sur le site NooSFere
  23. François Busnel, « Le retour de Bernard Werber », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le 3 février 2020).
  24. Aujourd'hui en France, 04/10/2012, LP et Olivier Lejeune « Dans l'intimité de Werber ».
  25. Bernard Werber avoue avoir un penchant pour ce livre, qui fut pourtant un échec commercial lors de sa sortie grand format, le succès étant venu avec la version de poche. Sur son Site officiel, il a déclaré avoir écrit quelques passages de ce livre en écriture automatique : « Certains passages ont été écrits en écriture automatique. C'est-à-dire qu'il n'y avait pas d'intention d'intégrer le récit à une intrigue, mes doigts couraient tout seul sur le clavier et je relisais après pour découvrir ce que j'avais écrit. »
  26. Nouvelle écrite sur Internet, prélude à la nouvelle Apprenons à les aimer dans L'Arbre des possibles « Leçon des choses »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  27. Paru dans J'ai lu en 1996, puis publié dans Genèses (recueil de nouvelles) en 1999, prélude à la nouvelle Noir dans L'Arbre des possibles
  28. Fait partie du recueil de nouvelles Fantasy sorti chez Fleuve noir
  29. [lire en ligne]
  30. Fin alternative de la nouvelle homonyme parue par la suite dans L'Arbre des possibles
  31. Nouvelle parue dans le Senso d’ où l'on retrouve Lucrèce Nemrod (voir la page « Un peu + » sur le site de l’auteur) [lire en ligne]
  32. [lire en ligne] paru dans Muze, prélude à la nouvelle Un amour en Atlantide dans Paradis sur mesure
  33. Nouvelle parue dans l'anthologie Complots Capitaux (collection Néo)
  34. Nouvelle parue en 2010 sur le livret de Bernard Werber, le conteur du futur
  35. [lire en ligne]
  36. Nouvelle parue en automne dans le magazine de l'INREES No 24 : "Inexploré"
  37. Nouvelle parue dans le recueil 13 à table !
  38. « La cité de tous les avenirs, de Bernard Werber » (consulté le 3 février 2020).
  39. Galerie de peintures sur le site officiel de Bernard Werber.
  40. Page IMDb
  41. Nicolas Penedo, « La fin du monde en série », sur AnimeLand, (consulté le 9 février 2020).
  42. L'auteur revisite Nous les dieux, Le Père de nos pères, et incorpore Les Enfants d'Ève. On suit les aventures de Daniella, une jeune Belge, qui emboîte le pas de Bernard Rewerber pour une enquête policière où s'invite le fantastique.

AnnexesModifier

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Liens externesModifier