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Andryes

commune française du département de l'Yonne

Andryes
Andryes
L'église au cœur du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Vincelles
Intercommunalité Communauté de communes de Puisaye-Forterre
Maire
Mandat
Thierry Delhomme
2014-2020
Code postal 89480
Code commune 89007
Démographie
Gentilé androgien[1], androgienne
Population
municipale
403 hab. (2016 en diminution de 13,15 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 11″ nord, 3° 29′ 12″ est
Altitude Min. 155 m
Max. 275 m
Superficie 29,79 km2
Localisation

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Andryes

Andryes est une commune française située dans le département de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Androgiens.

GéographieModifier

Andryes, à 40 km au sud de sa préfecture Auxerre[2], est une commune de la Forterre, à l'est de la Puisaye et à l'ouest de l'Avallonnais. Elle s'étend sur 2 875 hectares dont 1 295, près de la moitié, de forêts.

Peuplée de 1 224 habitants en 1866, elle en compte aujourd'hui 452, en légère progression depuis quelques années.

HameauxModifier

Le chef-lieu est implanté dans la vallée, ainsi que le moulin Poinçon au nord-ouest d'Andryes, en amont sur le ruisseau d'Andryes. Tous les autres hameaux se tiennent sur les plateaux, au nord et au sud du ruisseau.

Les deux plus gros hameaux sont Ferrières au sud et Fontenailles au nord ; ils sont à peu près aussi étendus qu'Andryes. Les autres hameaux sur le plateau au nord sont Maison Fort (au nord d'Andryes sur le bord ouest du bois Nardin), Bois Blanc (sur le bord nord du même bois), la Tuilerie à 500 m à l'ouest de Maison Fort, et la Graineterie tout à fait au nord de la commune. Sur le plateau sud, outre Ferrières se trouvent Villesavoie et Villeprenoy[3].

AutresModifier

Le sentier de grande randonnée de Pays « Méandres de l'Yonne » traverse la commune[3].

HydrographieModifier

Elle est traversée dans le sens N-O/S-E par le ruisseau d'Andryes, petit cours d'eau de 10,5 kilomètres prenant sa source à Druyes-les-Belles-Fontaines, qui se jette dans l'Yonne à Surgy (Nièvre)[4].

Communes limitrophesModifier

ÉtymologieModifier

Le nom d'Andryes est donné par les moines de Druyes venus s'installer là en 1050. Ils appellent leur prieuré « Antidrogia » car il est construit « à la façon de Druyes » (Drogia)[5].

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

 
Restes de l'ancien prieuré d'Andryes en 1910.

Prieuré Saint-RobertModifier

Andryes fait partie à l'époque du diocèse d'Auxerre mais ne relève pas du comté de Bourgogne[6].

Un prieuré bénédictin y est fondé en 1050 par saint Robert, et y a existé pendant plus de mille ans. La fondation est confirmée par le pape Léon IX qui nomme le fondateur comme premier « abbé ». Selon une note attribuée à Lebeuf, les moines qui le peuplent viennent du prieuré fondé par saint Romain de Subiaco à Druyes en 543[5] : lors des invasions normandes du IXe siècle le village de Druyes, implanté près des sources en milieu ouvert, est brûlé et les habitants grimpent sur la colline, mieux défendable. Les moines, qui ont dû eux aussi abandonner leur monastère de Druyes, se réfugient alors à Andryes[7].

Prieuré d'abord indépendant, l'évêque Geoffroy de Champallement l'annexe à l'abbaye de la Chaise-Dieu en 1067 par souci de protection (les temps sont rudes et les menaces fréquentes). C'est alors que le prieuré prend le nom de Saint-Robert [5].

En 1740, il est réuni à la Chartreuse[8].

Personnalités du prieuréModifier

Plusieurs religieux éduqués à Andryes sont appelés à des fonctions notables et deviennent abbés ou évêques. Audebert ou Hildebert, frère de Garnier de Montmorillon, y est moine ; il est ensuite moine pour une courte période à l’abbaye Saint-Cyprien de Poitiers puis devint abbé de Notre-Dame de Bourgdieu, et en 1092 archevêque de Bourges.
En 1102, Aimeric, prieur d’Andryes, devient le 5e abbé de la Chaise-Dieu, et en 1111 évêque de Clermont.
Vers 1175, Jean, moine profès de Saint-Robert d’Andryes, est distingué par les chroniques de l’époque « pour sa science et sa piété ». Il devient prieur de Saint-Robert de Cornillon, puis évêque de Grenoble.
Lantelme ou Lancelin, moine d’Andryes, est élu en 1179 abbé de la Chaise-Dieu ; en tant qu'abbé il reçoit du pape Lucius III l’usage de la mitre, qu'il voulait refuser par humilité. Il est nommé évêque de Valence en 1186, mais il n'est pas consacré (soit il a refusé, soit il est mort à cette période)[7].

Politique et administrationModifier

 
Mairie-école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 1971 mars 1983 Claude Delhomme DVD  
mars 1983 mars 2008 Bernard Gaucher DVG Conseiller général de l'Yonne de 1988 à 1994
mars 2008 2014[9] Maxime Vildé    
2014 En cours Thierry Delhomme DVG Agriculteur

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2016, la commune comptait 403 habitants[Note 1], en diminution de 13,15 % par rapport à 2011 (Yonne : -0,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6187727758491 0859819851 0751 005
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1851 1461 2241 1881 1261 1981 0431 032892
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
774759667594589573533516472
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
482438428391406445470466406
2016 - - - - - - - -
403--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Économie localeModifier

On compte, en 2012, 51 entreprises sur le territoire de la commune d'Andryes dont 6 entreprises de 1 à 9 salariés[14].

Lieux et monumentsModifier

  • L'église qui domine la vallée, est tournée à l'est, situation rare en France.

Dans le cimetière qui jouxte l'église on trouve une tombe particulièrement originale sous laquelle repose un soldat de l'Empire. Outre son architecture, c'est l'épitaphe qui est remarquable, empreinte de cynisme ou d'humour :

"À la mémoire de Jacques Girault

Né à Druyes le 31 mai 1774

Décédé à Ferrières le 13 juillet 1859

Époux de Angélique Bigé.

Glorieux débris de la Grande Armée

De Napoléon 1er

Blessé dans la campagne d'Italie

Où il servait en qualité de caporal

Au 103e de ligne

Lieutenant de la garde nationale en 1833"

Une phrase supprimée par le rédacteur initial.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Bernard Antoine Callary, receveur général des Aides de l'élection de Chartres. Il possédait la métairie et domaine d'Andryes qu'il vendit le 26 août 1768 à Edme Barre, marchand de Coulanges-sur-Yonne[15].

Pour approfondirModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Maxime Vildé, Andryes mon village
  • Georges de Vilprey, La Boucharde
  • Sylvain Noël, Histoire du ruisseau d'Andryes
  • Conseil municipal d'Andryes, L'Art et la manière de faire fuir les administrés

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Andryes », sur carte-france.info (consulté le 15 janvier 2018).
  2. « Andryes, carte », sur google.fr/maps. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran - cliquer sur "itinéraires").
  3. a et b « Andryes, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau d'Andryes (F3093000) » (consulté le 26 mars 2017)
  5. a b et c [PDF] « Prieuré Saint-Robert d'Andryes », sur terres-et-seigneurs-en-donziais.fr (consulté le 15 janvier 2018), p. 2.
  6. « Prieuré Saint-Robert d'Andryes », sur terres-et-seigneurs-en-donziais.fr, p. 1.
  7. a et b « Prieuré Saint-Robert d'Andryes », sur terres-et-seigneurs-en-donziais.fr, p. 3.
  8. « Prieuré Saint-Robert d'Andryes », sur terres-et-seigneurs-en-donziais.fr, p. 9.
  9. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. eterritoire.fr, « Andryes (89480) - Vivre et s'installer », sur www.eterritoire.fr (consulté le 18 mai 2017)
  15. Archives départementales d'Eure-et-Loir, acte de vente, cote 2E4 559.