Ouvrir le menu principal

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Amaury.
Amaury Ier de Craon
Ecu losangé d'or et de gueules.svg
Biographie
Naissance
Décès
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Jeanne des Roches (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Isabelle de Craon (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Conflit
Ecu losangé d'or et de gueules.svg
Blason de la Famille de Craon.
Amaury I de Craon.jpg
sceau

Amaury Ier de Craon (vers 1180-1226), seigneur de Craon, de Chantocé et d'Ingrandes, de Candé, de Segré, de Durtal, de Baugé et de Lude est un sénéchal d'Anjou.

Amaury Ier de Craon est le plus jeune des trois fils de Maurice II de Craon (vers 1136-1196) et d'Isabelle de Meulan de Mayenne. Il a six frères et sœurs, dont l'aînée est Havoise de Craon (1175-1251).

En 1207, il succède, comme seigneur de Craon, à son frère Maurice III de Craon (vers 1180/1185-1207) mort cette année-là. Son autre frère, Pierre, était ecclésiastique et exclu du titre[1].

En 1212, il se marie avec Jeanne des Roches, fille aînée du sénéchal d'Anjou, de Maine et de Touraine Guillaume des Roches, et de Marguerite dame de Sablé.

Le 2 juillet 1214, il se bat au côté du futur roi de France Louis VIII lors de la Bataille de la Roche-aux-Moines, qui voit la victoire des Français grâce à l'action décisive de son beau-père, Guillaume des Roches contre les troupes anglaises de Jean sans Terre.

De 1218 à 1219, il participe au côté du roi de France Philippe Auguste à la guerre contre les Albigeois.

En 1222, à la suite de la mort de son beau-père Guillaume des Roches, Amaury reprend le titre de sénéchal d'Anjou, du Maine et de Touraine. Il est alors confronté aux prétentions de Pierre Mauclerc de Bretagne qui a des visées sur l'Anjou. En 1223, il s'empare de Châteaubriant et de La Guerche de Bretagne appartenant à la seigneurie de Pouancé, mais il ne peut s'emparer du château de Pouancé. Alerté, Pierre Mauclerc arrive à la rescousse et surprend les troupes exténuées d'Amaury. C'est la déroute et Amaury est fait prisonnier. Une forte rançon est demandée à ses sujets pour sa libération. Libéré la même année, Amaury rejoint le nouveau roi Louis VIII à Compiègne[2].


Amaury Ier meurt le 12 mai 1226. Il est inhumé en l'abbaye de la Roë. Sa femme, Jeanne des Roches, devient tutrice de leur fils Maurice IV de Craon (1213-1250), futur sénéchal d'Anjou. Elle était la sénéchale héréditaire d'Anjou, du Maine et de Touraine. En 1227, elle rend hommage au nouveau jeune roi de France Louis IX plus connu sous le nom de Saint Louis qui n'a que 13 ans. Elle gardera la charge de sénéchal jusqu'à la fin de sa vie vers 1240/1241 et le titre sera transmis à son fils Maurice. Elle avait hérité de ses parents la seigneurie et le château de Sablé, Briollay, Châteauneuf-sur-Sarthe, Précigné, Brion, Agon, La Roche-aux-Moines. Sa sœur cadette Clémence des Roches, dame de Château-du-Loir, Mayet, La Suze et Louplande, fut par mariage comtesse de Blois, puis vicomtesse de Châteaudun x le vicomte Geoffroy VI.

- Les enfants d'Amaury Ier et Jeanne des Roches furent :

Maurice IV (né vers 1224 ? - † mai 1250), mineur petit enfant à son avènement en 1226.

Il a longtemps régné une grande confusion dans la connaissance d'Amaury II et Maurice IV, lui-même décomposé traditionnellement en Maurice IV et Maurice V : ce Maurice V ajouté abusivement décalait donc d'un rang la numérotation des Maurice de Craon ultérieurs, jusqu'à Maurice (VI ou VII, fils aîné prédécédé d'Amaury III ci-dessous) ; Amaury II était présenté comme le frère aîné de Maurice V ; Maurice IV était dit marié à une Jeanne de Rochefort de la Marche, inconnue par ailleurs ; Maurice V était dit avoir vécu vers 1224/1239-1277, et marié à Isabelle de Lusignan.

En fait, c'est Maurice IV[3],[4],[5] qui épouse vers 1244 Isabelle de Lusignan de la Marche (1224-janvier 1300), dame de Marcillac, fille d’Hugues X le Brun comte de La Marche et d’Isabelle d'Angoulême dame de Cognac et Jarnac, et donc demi-sœur utérine d'Henri III d'Angleterre ; Isabelle est connue comme dame de Marcillac, fief des Rancon : elle avait certes un lien avec Marcillac par son arrière-arrière-grand-mère Bourgogne de Rancon, femme d'Hugues VIII de Lusignan, mais surtout tenait Marcillac en douaire de son deuxième mari, Geoffroy IV de Rancon, marié vers 1251 et † vers 1258 ; elle était de plus dite dame de Beauvoir-sur-Mer qu'elle semble aussi tenir en douaire de Geoffroy IV, et de Chantocé qui vient forcément de son premier mari Maurice IV de Craon ; de plus, la première femme de son petit-fils Amaury III ci-dessous, Isabeau/Isabelle de Ste-Maure et Pressigny, sera dame de Marcillac par sa grand-mère paternelle Jeanne de Rancon, petite-fille de Geoffroi IV : par tous ces liens, Marcillac est donc passé aux Craon, notamment à Guillaume II de Craon vicomte de Châteaudun — petit-fils d'Amaury III et de sa deuxième épouse Béatrice de Roucy-La Suze — et sa femme Jeanne de Montbazon — arrière-petite-fille d'Amaury III et de sa première femme Isabelle de Ste-Maure-Marcillac. D'où :

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Cartulaire de Craon, no 196, 197, 201, 202 et 211-213, 218-230.
  2. Gérard Galand, Les seigneurs de Châteauneuf-sur-Sarthe en Anjou: de Robert le Fort à la Révolution, éditions Cheminements, Turquant (Saumurois), 2005
  3. « Maurice IV, p. 839 », sur La structure familiale des Craon du XIe siècle à 1415 : le concept lignager en question : thèse soutenue à l'Université Michel de Montaigne - Bordeaux III le 27 avril 2012 par Fabrice Lachaud
  4. « Les sires de Craon », sur Hélène et Thierry
  5. (en) « Seigneurs de Craon », sur MedLands