Marguerite de Sablé

Marguerite de Sablé, dame du Lude et de Durtal, née vers et morte en 1238, est la fille aînée du baron angevin Robert IV de Sablé, seigneur de La Suze et de Briollay, et de Clémence de Mayenne.

Marguerite de Sablé
Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Clémence de Mayenne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Jeanne des Roches
Clémence des Roches (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

En 1191, Marguerite de Sablé devint la seconde épouse de Guillaume des Roches, seigneur de Longué-Jumelles et de Château-du-Loir, seigneur de Sablé, sénéchal d'Anjou de 1199 à 1222, du Maine et de Touraine[1]. Il devint un des plus grands barons de l'Anjou.

En 1193, à la mort de son père, tué en Terre sainte durant une croisade en Palestine, Marguerite hérite, en tant que fille aînée, de ses seigneuries et de ses terres et domaines, faisant d'elle l'une des plus riches héritières de l'Anjou et du Maine.[réf. nécessaire]

ŒuvresModifier

Marguerite de Sablé, contribua à soutenir financièrement des deux abbayes que son père avait fondées. Par un acte de 1200[2], Marguerite donna des terres, des jardins, des cens sur les fours banaux, les bois, les prairies d’Écouflant à l'abbaye du Perray-aux-Nonnains. Son frère, Geoffroy de Cornillé, y ajouta des rentes en blé sur Vauchrétien.

En 1209, Marguerite de Sablé et son mari transfèrent définitivement l'abbaye du Perray-Neuf sur son site actuel de Précigné à côté de la cité de Sablé. Ils reçurent entre autres choses "la seigneurie, auctorité, comodité, pugnicion, avecques touz les revenuz des terres, eaux, garennes, ville et chastel dudit lieu de Sablé".

Guillaume des Roches meurt le . La baronnie de Sablé et la sénéchaussée héréditaire furent transmises à Amaury Ier de Craon, mari de Jeanne des Roches, la fille aînée de Guillaume et de Marguerite.

En 1227, Marguerite de Sablé, par la Charte dite "Charte de Marguerite, dame de Sablé", fait une donation aux religieuses de l'abbaye de Bonlieu, pour le remède de son âme et de celles de son défunt époux, de son père, de sa mère, et de son gendre, mort en 1226[3].

En 1235, Marguerite de Sablé donne 4 livres de rente aux moines de l'église paroissiale de Saint Nicolas de Sablé[4].

Marguerite de Sablé meurt en 1238[5]. Elle est inhumée en l'abbaye du Perray-aux-Nonnains à Écouflant qu’elle avait dotée de son domaine définitif. Son cœur est porté dans l'abbaye de Bonlieu, près du tombeau de son mari.

DescendanceModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier