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Mayet (Sarthe)

commune française du département de la Sarthe
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mayet.

Mayet
Mayet (Sarthe)
La gare.
Blason de Mayet
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Canton Le Lude
Intercommunalité communauté de communes Sud Sarthe
Maire
Mandat
Jean-Paul Beaudouin
2014-2020
Code postal 72360
Code commune 72191
Démographie
Gentilé Mayetais
Population
municipale
3 140 hab. (2016 en diminution de 1,69 % par rapport à 2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 35″ nord, 0° 16′ 33″ est
Altitude Min. 50 m
Max. 164 m
Superficie 53,96 km2
Localisation

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Mayet

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Mayet
Liens
Site web www.mairie-mayet.fr

Mayet est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 3 140 habitants[Note 1] (les Mayetais).

Sommaire

GéographieModifier

47°45' latitude Nord, 0°16' longitude est au sud et à l'est du ruisseau à truite l'Aune, au nord du Loir, à l'ouest de la forêt de Bercé et de l'autoroute A28 (axe Calais - Bayonne).

La commune est située à la limite du Haut-Anjou sarthois, surnommé le Maine angevin.

Lieux-dits et écartsModifier

Le Vieux Mayet (motte féodale), la Chevalerie de Baigneux, la Fontaine Pot de Vin, le lavoir de la Caille, le lavoir de l'Arche, la place de l'Hôtel de Ville et ses constructions fin XIXe siècle, le fort des Salles, et à proximité le manoir de Sarceau (maison de Ronsard). La forêt de Bercé (plus de 5 000 ha).

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

  • Au Haut Moyen Âge, depuis 842, date du premier anoblissement par Charles II roi de Neustrie de la Seigneurie de Mayet, vassale de Château du Loir, la paroisse de Saint Nicolas (à cause de sa léproserie) sera jusqu'au milieu du XVe siècle est le bourg principal enfermé dans son mur de Bayle depuis 1320 date de son second anoblissement. En 1203, le seigneurie est rachetée par Philippe Auguste sur ses deniers propres pour la somme de 30.000 écus parisis. La seigneurie passe alors dans le domaine royal. Il faut attendre l'assèchement des marais qui bordent alors tout le bas du village pour qu'il puisse s'agrandir.
  • C'est au milieu du XVe siècle qu'une l'église dédiée à Saint Martin est construite où se tient actuellement la fontaine monumentale. C'est à cause d'un meurtre perpétré dans son sein qu'une Interdiction est prononcée par l'évêque Laverne de Monthénard et le mobilier cultuel déposé dans l'ancienne église Saint Nicolas qui restera jusqu'à la Révolution et malgré de nombreuses lettres du curé de Saint Martin auprès de l'évêque l'église paroissiale.
  • Au XIIe siècle, la terre des Sales appartiennent aux rois d'Angleterre (terres saliques : les Sales). Henri II Plantagenêt, arrière petit-fils de Mathilde de Château du Loir devient comte d'Anjou à la mort de son père Geoffroy Martel en 1151, fait construire en 1189 le fort dit des Salles, afin de protéger son fief de Château-du-Loir et ses terres du Maine angevin. Ce n'est alors qu'une caserne qui servait au repos du contingent d'hommes d'armes stationné à la garde de l'abbaye du Mélinais et commandé par un capitaine. Il passe après la Guerre de Cent Ans en de nombreuses mains dont celles de la famille Carreau de la Carrelière, l'une des plus anciennes familles de Mayet avec celle de Daron de Maillé. Ces derniers vont s'installer au fur et à mesure que la famille s'anoblit au plus près du roi et vont s'établir sur des terres tourangelles et angevines et poitevines.
  • Sous l'Ancien Régime et jusqu'à la Révolution, Mayet dépendait de la Généralité de Tours et du tribunal de Château du Loir ou « greniers à sel ». (Recherches Nicolle Piétrin, association du Patrimoine de Mayet, [La seigneurie de Mayet aux Marches de l'Anjou- MV éditions Le Mans 2003- épuisé])

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Eugène Termeau    
Eugène Garnier    
Gustave Sarce    
Max Boyer SFIO puis PS Journaliste français et fondateur du quotidien Le Maine libre
Bernard Pavy   Principal de collège
Pierre David DVD  
En cours Jean-Paul Beaudouin[2] DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Mayet est une des vingt-trois communes de la communauté de communes Sud Sarthe ; pays d'art et d'histoire de la vallée du Loir (2006). Elle a été chef lieu du canton de Mayet jusqu'en 2015.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2016, la commune comptait 3 140 habitants[Note 2], en diminution de 1,69 % par rapport à 2011 (Sarthe : +0,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8003 1653 1603 3073 5193 6303 7243 7663 764
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 7713 9003 8203 6933 6203 4843 3943 4183 465
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 4273 3613 1793 0783 0843 0342 9473 1603 003
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 1323 2533 0192 8762 8772 9153 1483 1943 140
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Patrimoine religieux et civilModifier

  • Le quartier féodal, La chapelle Sainte-Croix (privée) à l'extrémité du quartier Saint-Nicolas. la Fontaine Pot de Vin
  • Église Notre Dame de l'Immaculée Conception - dite église Saint Martin, néogothique de la seconde moitié du 19°. Les vitraux de l'atelier François Fialeix composent un ensemble illustrant dans le chœur l'Ancien Testament et dans la nef le Nouveau Testament tandis que les parties hautes de cette nef décrivent Légende Dorée de saint Nicolas et de saint Martin. Les deux vitraux dans la chapelle de la Vierge : L'immaculée Conception et L'installation du culte marial en décembre 1854 sont remarquables et pour lesquels le peintre a reçu la croix de chevalier de l'Ordre de Saint Grégoire le Grand.
  • La place de l'Hôtel de Ville - François Fialeix, entièrement créée au XIXe siècle grâce à son maire François Fialeix est le point de départ d'un bel alignement de façades à l'italienne et d'une quantité importante de lucarnes à façade de pierres de tuffeau.

ÉconomieModifier

Autrefois région essentiellement agricole consacrée au chanvre, proche de la forêt de Bercé célèbre pour ses chênes, l'arrivée du train Le Mans-Tours au XIXe siècle et le tracé de nouveaux axes routiers (Nantes- Paris et Tours - Blois) permet aux commerces de s'installer et aux hôtels de prospérer. Les ateliers de filature et trois manufactures de toiles et de couvertures vont perdurer jusqu'à la Guerre 14-18 tout comme la manufacture de vitraux qui fermera ses portes à la mort d'Anne Fialeix en 1917. Les ateliers Gourdin fabricants d'horloge monumentale et de mécanismes de précision installent tout comme les vitraux de Fialeix le nom de Mayet sur les façades des églises dans toute la France et à l'étranger. Les cadrans émaillés sur cuivre ont tendance à disparaître et sont remplacés par des cadrans modernes sans grand intérêt.

au début du 20° la scierie Cavé, et une fabrique de balais Gallois emploient la plus grande partie des ouvriers et plus tard la corderie de chanvre Franchet travaillera pour la marine et les Vieux Gréements.

Au 21° la SOFAC fabrique les cartonnages et les calendriers. Haut lieu d'implantation de la télévision au milieu du XXe siècle, à la fin du XXe siècle la protection du pique-prune fait reculer l'arrivée de l'autoroute d'une dizaine d'années, enfin le XXIe siècle s'ouvre avec la remise en état du petit patrimoine (lavoirs, lucarne, anciennes demeures…) et la percée de l'autoroute en lisière de la forêt domaniale, le remembrement permet une utilisation plus performante des surfaces agricoles, une meilleure utilisation de l'eau. La nappe phréatique affleure sur le canton en différents points.

Lieux et monumentsModifier

  • Émetteur de Mayet, cinquième plus haute construction de France depuis sa rénovation et l'augmentation de sa taille. Il culmine à 342 mètres.
  • Château du Fort-des-Salles, des XIe, XVe et XVIe siècles, la tour du XVIe siècle est inscrite au titre des monuments historiques en 1927, et la poterne est classée au titre des monuments historiques en 1984[7].
  • Église Saint-Martin.
  • Manoir de Baigneux, du XIVe siècle.
  • Manoir des Viviers, des XVe et XVIe siècles.
  • Maison seigneuriale de Vezins, des XIIIe, XVe et XVIIe siècles.
  • La Gruellerie, des XIIIe et XIVe siècles.
  • Maison seigneuriale de Coulaines, des IXe et XVe siècles.
  • Maison seigneuriale de la Carrelière, des IXe et XVe siècles.
  • Maison seigneuriale de la Pivardière, du XVe siècle.
  • Manoir d'Aubeterre, logis et fief du prieuré de Château-l'Hermitage.
  • Motte féodale du IXe siècle.


Activité et manifestationsModifier

La médiathèque Le Maine blanc renommée Simone Signoret est ouverte depuis avril 2001.

Chaque année, concours international de la photographie organisé par le club Mélies : exposition entre la fin avril et le 8 mai à la salle des fêtes.

JumelagesModifier

Personnalités liéesModifier

  • Julien Gourdin, horloger, né à Verneil en 1782 décédé à Mayet le 30 octobre 1856. Il est le fils de Julien Gourdin qui vient s'installer à Mayet en 1812 pour y installer ses forges et son atelier de mécanique de précision. Son fils Julien également est le dernier de la filiation est ingénieur des Arts et Manufactures, il meurt à Mayet en 1935.
  • François Fialeix, maître-verrier, né à Sèvres en 1818 et mort à Mayet le 22 mars 1886. Il fut maire de Mayet de 1854 à 1872.
  • Raymond Dronne, né à Mayet en 1908, fut le capitaine commandant la 9e compagnie du régiment de marche du Tchad, faisant partie de la 2e division blindée du général Leclerc, qui entra le premier dans Paris le 24 août 1944, lors de la libération de la capitale. Il est mort à Neuilly sur Seine en 1991 et repose à Mayet. Il est compagnon de la Libération, commandeur de la Légion d'Honneur, titulaire de la Croix de Guerre, de la Médaille de la Résistance et de la Médaille Coloniale. Il a écrit Le Serment de Koufra, la Révolution d'Alger, Carnets de route d'un croisé de la France Libre. Il fut maire d' Écommoy de 1947 à 1983, sénateur de 1948 à 1978 et Conseiller général de 1951 à 1976. (sources: Bertrand Coudreau - 72 Célébrités Sarthoises aux éditions du Petit Pavé)
  • Suzanne Bouteloup (1891-1977), institutrice à Mayet et au Mans qui a consacré sa vie à de nombreuses œuvres sociales. Le collège de la ville lui est dédié.
  • Georges Pillement (né à Mayet en 1898- mort à Paris en 1984), voyageur, écrivain et dramaturge, polyglotte. Il fut directeur du Figaro illustré. Son livre de souvenir d'enfance L'Armoire à Glace retrace son histoire à Mayet.
  • Max Boyer (né au Mans en 1910- décédé à Mayet en 1985), homme politique et journaliste, maire de Mayet de 1953 à 1977. En 1944, il fonde le quotidien Le Maine libre dont la Une du 11 août 1944 annonce " L'Allemagne hitlérienne s'effondre et avec elle le régime de boue et de sang dont Hitler l'avait dotée" . Membre de la Résistance et de la Section Française de L'Internationale Ouvrière (SFIO) dès 1928. Président du Conseil Général de la Sarthe, il sauve de la démolition les ruines de l'abbaye de l'Épau qu'il fait racheter par le Conseil Général. Il fait ouvrir au Mans la première faculté de Droit du Mans face au musée de Tessé et fait construire l'hôpital psychiatrique à Allonnes pour remplacer celui vétuste de la rue d'Étoc de Mazy. ((sources: Bertrand Coudreau - 72 Célébrités Sarthoises aux éditions du Petit Pavé)
  • Une avenue de la ville porte son nom depuis le 2 décembre 1989.

Voir aussiModifier

SourcesModifier

  • Le centre canonial de Saint-Martin de Tours et ses domaines périphériques en Val de Loire (IXe et Xe siècles), Hélène Noizet, ABPO, 109, n°2 pages 14 et 37, 2002. Magittus, MAYET (sarthe)

Notes et référencesModifier

Notes : les annotations ont été rajoutées en 2017 par Nicolle Piétrin, Présidente de l'Association du Patrimoine de Mayet après des recherches sur Mayet à travers les différentes sources soit des archives départementales de Tours, soit des archives départementales de la Sarthe soit des archives d'Angers. Si elles diffèrent des sources des historiens du XIXe siècle c'est qu'elle a de meilleures informations et a eu accès à des textes qui alors n'étaient pas disponibles.

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[8].

Liens externesModifier

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