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Angelica Kauffmann
Angelika Kauffmann - Self Portrait - 1784.jpg
Angelika Kauffmann, Autoportrait (1785),
Munich, Neue Pinakothek.
Naissance

Coire, Ligue de la Maison-Dieu, État libre des Trois Ligues, aujourd'hui Canton des Grisons, Suisse
Décès
Nom dans la langue maternelle
Maria Anna Angelika KauffmannVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Angelica Catherina KauffmannVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Lieu de travail
Mouvement
Père
Johann Joseph Kauffmann (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Œuvres principales
signature d'Angelica Kauffmann
signature

Angelica Catherina Kauffmann, née le à Coire (ligue de la Maison-Dieu, aujourd'hui en Suisse) et morte le à Rome, est une artiste peintre autrichienne.

Elle est l'une des femmes peintres et portraitistes les plus célèbres du XVIIIe siècle. Son style est à mi-chemin entre le néo-classicisme et l’Empfindsamkeit.

Sommaire

BiographieModifier

Angelica Kauffmann est la fille du peintre autrichien Joseph Johann Kauffmann (en) installé à Coire, qui à l'époque était peintre de la cour de l'évêque de Coire. Elle s'exerça fort jeune à la peinture.

En 1752, sa famille s'installa à Côme, où le père devint peintre du comte de Salis d'une noble famille d'origine suisse. Elle développa ses talents d'enfant prodige et apprit son art au bord du lac de Côme et à Milan, où elle se spécialisa dans les portraits et s'instruisit en musique. C'est son père qui se chargeait de son éducation et sa mère de l'allemand et de l'italien et plus tard du français. Elle peignit son premier autoportrait en 1753. De 1754 à 1757, la famille voyagea en Italie et la famille s'arrêta à Milan chez un gouverneur-général autrichien (Milan appartenait alors à l'Empire d'Autriche) et au palais du duc de Modène d'Este.

Lorsque sa mère mourut à Milan en 1757[1], la jeune fille s'installa au pays natal paternel dans la forêt de Brégence, près de Schwarzenberg, où son père décora tout l'intérieur de l'église, endommagée après un incendie. De cette époque datent plusieurs tableaux de jeunesse de la jeune fille et c'est elle également que son père chargea de peindre à l'église les personnages des apôtres — son unique travail de fresque —, d'après Piazzetta.

Une fois cette tâche accomplie, Angelica Kauffmann partit entre 1757 et 1759 pour Meersburg et Tettnang, afin entre autres portraits de peindre ceux du prince-évêque de Constance, le cardinal von Rodt, et des membres de la famille du comte de Montfort. Elle retourna en Italie avec son père en 1760 pour étudier les antiques et l'art de la Renaissance. Ils vinrent à Milan, Modène et Parme, et le arrivèrent à Florence. Le , elle fut nommée membre d'honneur de l'Académie des beaux-arts de Bologne et, cinq jours, plus tard, obtint le diplôme de l'Accademia di Disegno. De janvier 1763 à 1766, le père et sa fille se fixèrent à Rome. Elle y fit de nombreux portraits dont celui du fameux Johann Joachim Winckelmann qui habitait alors à Rome. Entretemps, elle entreprit un voyage à Naples et à Ischia entre le et le . Elle peignit plusieurs copies au palais Capodimonte et remercia le roi de Naples, encore enfant, par un portrait. Elle fut lancée à Naples par les nombreux Anglais qui s'y trouvaient. Elle exécuta le portrait de l'acteur David Garrick en séjour à Naples, qui fut tellement satisfait du tableau qu'il permit au père d'Angelica Kauffmann de l'envoyer à Londres à l'exposition de la Society of Artists. Ce tableau fit le début de sa renommée à Londres.

 
Autoportrait présumé[2] (entre 1780 et 1785), 76,5 × 63 cm, Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage.

Le , Angelica Kauffmann fut acceptée comme membre de l'Accademia di San Luca de Rome. Le , elle se rendit à Venise en passant par Bologne.

À l'invitation de Lady Wentworth, son père et elle se rendirent à Londres, où ils arrivèrent le , et disposèrent d'un appartement donnant sur la Suffolk Street à Charing Cross. Elle rendit visite à Reynolds à son atelier le 30 juin suivant. Les deux artistes se firent mutuellement leurs portraits par la suite. Elle acquit une grande réputation, mais elle eut le malheur de se laisser abuser par un intrigant suédois qui prenait le titre de comte de Horn, et qu'elle épousa. Il s'enfuit quelques mois plus tard avec la fortune de sa femme. Le mariage fut invalidé par un jugement de l'Église anglicane du .

Elle fut un des membres fondateurs de la Royal Academy en 1768[3].

À Londres, elle épousa en juillet 1781 le peintre vénitien Antonio Zucchi (1726-1795) qui, comme elle, avait connu le succès en Angleterre avant de se retirer dans les États pontificaux. Elle repassa après son mariage à Schwarzenberg, dans les Flandres, à Padoue, à Vérone et à Venise, et confirma sa réputation en Italie par plusieurs ouvrages très remarqués. Son père mourut en janvier 1782.

 
Stèle commémorative, Schwarzenberg, église paroissiale de la Sainte-Trinité.

En novembre 1782, Angelica Kauffmann et son mari achètent un atelier à Rome près de la Trinité-des-Monts. L'ancienne maison du peintre Raphaël Mengs au 72 de la Via Sistina devient le lieu de rencontre des artistes de la Ville éternelle et également celui de leurs commanditaires issus de la haute aristocratie. L'empereur Joseph II est venu en invité d'honneur, ainsi que le prince héritier de Bavière, la duchesse de Saxe-Weimar (l'un des esprits les plus éclairés de son temps), Goethe en 1787, ou encore Herder en 1788 et 1789. Ce dernier qualifie Angelica Kauffmann de « femme la plus cultivée d'Europe. » Une amitié étroite la lie jusqu'à la mort avec Johann Friedrich Reiffenstein (1719-1793), acheteur d'art pour les grands collectionneurs.

En 1792, elle peint un autoportrait magistral où elle se représente à la croisée des chemins entre la Musique et la Peinture. Cette œuvre est conservée au musée Pouchkine de Moscou. Son mari Antonio Zucchi meurt en 1795. Par la suite elle vit retirée, peignant de plus en plus de toiles à sujets religieux. Gravement malade depuis 1802, elle meurt le . Elle est enterrée à Rome à l'église Sant'Andrea delle Frate.

Un musée lui est dédié à Schwarzenberg.

ŒuvresModifier

ExpositionModifier

  • « Rétrospective Angelika Kauffmann », Düsseldorf, Kunstmuseum, 15 novembre 1998- 24 janvier 1999 ; Munich, Haus der Kunst, 5 février- 18 avril 1999 ; Coire, Bündner Kunstmuseum, 8 mai-11 juillet 1999.

Notes et référencesModifier

  1. Le .
  2. Cette attribution est contesté[Par qui ?][réf. nécessaire].
  3. (en) Notice sur le site de la Royal Academy of Arts.
  4. Renaissance du Musée de Brest, acquisitions récentes : [exposition], Musée du Louvre, Aile de Flore, Département des Peintures, 25 octobre 1974-27 janvier 1975, Paris, , 80 p..

AnnexesModifier

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SourcesModifier

BibliographieModifier

  • (de) Bettina Baumgärtel, Retrospective Angelika Kauffmann, Dusseldorf, Kunstmuseum/Munich, Haus der Kunst, (ISBN 3-7757-0756-5).
  • Françoise Pitt-Rivers, Le destin d'Angelica Kauffmann, Éditions Biro, .
  • (de) (en) Bettina Baumgärtel, Angelica Kauffman Research Project, [catalogue raisonné].

Liens externesModifier