Vallabrègues

commune française du département du Gard

Vallabrègues
Vallabrègues
Mairie de Vallabrègues.
Blason de Vallabrègues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Communauté de communes Beaucaire-Terre d'Argence
Maire
Mandat
Jean-Marie Gilles
2021-2026
Code postal 30300
Code commune 30336
Démographie
Gentilé Vallabréguants
Population
municipale
1 388 hab. (2019 en augmentation de 1,68 % par rapport à 2013)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 14″ nord, 4° 37′ 42″ est
Altitude Min. 4 m
Max. 24 m
Superficie 14,33 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Avignon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Beaucaire
Législatives Première circonscription
Localisation
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Vallabrègues

Vallabrègues est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

GéographieModifier

Vallabrègues est la seule commune du département du Gard située sur la rive gauche du Rhône pratiquement face au débouché de la rivière du Gard ou Gardon. Cela est du à « une spécificité qu'elle doit à sa proximité avec le fleuve capricieux qui a changé de lit au fil des siècles. Initialement, le Rhône passait au pied de la Montagnette et Vallabrègues se trouvait donc en terre languedocienne »[1].

Communes limitrophesModifier

Les habitants s'appellent les Vallabréguants et Vallabréguantes.

Vallabrègues est l'une des 75 communes membres du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) du sud du Gard et fait également partie d'une des 41 communes du Pays Garrigues Costières.

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[2].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 17,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 17,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 666 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 5,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Tarascon », sur la commune de Tarascon, mise en service en 1990[7] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 15,2 °C et la hauteur de précipitations de 645,9 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Nîmes-Courbessac », sur la commune de Nîmes, mise en service en 1922 et à 22 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 14,8 °C pour la période 1971-2000[11], à 15,1 °C pour 1981-2010[12], puis à 15,6 °C pour 1991-2020[13].

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Réseau Natura 2000Modifier

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « le Rhône aval »[15], d'une superficie de 12 579 ha0[16].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 5] est recensée sur la commune[17] : le « Gardon aval » (1 106 ha), couvrant 6 communes du département[18] et une ZNIEFF de type 2[Note 6],[17] : « le Rhône et ses canaux » (3 879 ha), couvrant 15 communes du département[19].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Vallabrègues est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[20],[I 1],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avignon, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 48 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 2],[I 3].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (63,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (46,5 %), eaux continentales[Note 9] (21,8 %), zones agricoles hétérogènes (15,3 %), forêts (5,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,8 %), zones urbanisées (3,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,3 %), prairies (1,9 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

 
Mairie de Vallabrègues.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Louis Gibelin    
mars 2001 mars 2008 José Doulaud SE Comptable
mars 2008 En cours
(au 10 avril 2021)
Jean-Marie Gilles SE Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

En 2020, les élections municipales du sont annulées à la suite d'un recours déposé devant le Tribunal administratif de Nîmes[23].

Celui-ci estime en effet que « Mme Geneviève Van Achter, candidate supplémentaire de nationalité belge, figurant sur la liste « Agir pour Vallabrègues », n’a pas la nationalité française et que l’indication de sa nationalité ne figurait pas en face de son nom »[24].

CantonModifier

Vallabrègues fait partie du canton de Beaucaire, qui dépend de l'arrondissement de Nîmes et de la première circonscription du Gard dont la députée est Françoise Dumas (PS, conseillère municipale de Nîmes) depuis 2012.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[26].

En 2019, la commune comptait 1 388 habitants[Note 10], en augmentation de 1,68 % par rapport à 2013 (Gard : +2,08 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7801 5191 5151 4961 5521 5801 6201 6561 628
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6241 6941 7041 7361 7541 7891 7461 7891 822
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8931 8421 8181 5221 4321 3651 3371 1731 120
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 0781 0829189601 0161 1971 2781 2891 368
2017 2019 - - - - - - -
1 3921 388-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

SportsModifier

La course camarguaise est pratiquée dans la commune : c'est d'ailleurs à l'occasion de l'organisation de l'une d'entre elles que le raseteur Kévin Bruguière est tué le par un taureau. Il est en effet « percuté par l'animal, qui l'a soulevé avec les cornes avant de le projeter par-dessus la rambarde en bois »[29].

ÉconomieModifier

Ancienne capitale de la vannerie provençale[réf. nécessaire], ce village accueille chaque deuxième week-end d'août une très importante rencontre de vanniers ouverte au public[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoineModifier

 
L'église Saint-André et son clocher situé sur le toit du bureau de poste

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Saint-André dont le clocher carré est étrangement situé sur le toit du bureau de poste.
  • Ancien moulin à huile (rue du Moulin d'huile)

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
D'azur au coulobre d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[14].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

Site de l'InseeModifier

  1. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).

Autres sourcesModifier

  1. « Une enclave gardoise dans les Bouches-du-Rhône », sur midilibre.fr, (consulté le )
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Tarascon - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Vallabrègues et Tarascon », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Tarascon - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Vallabrègues et Nîmes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Nîmes-Courbessac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Nîmes-Courbessac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Nîmes-Courbessac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
  15. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Vallabrègues », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  16. « site Natura 2000 FR9301590 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  17. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune de Vallabrègues », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  18. « ZNIEFF le « Gardon aval » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  19. « ZNIEFF « le Rhône et ses canaux » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  20. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. Stéphanie Marin, « VALLABRÈGUES Annulation de l’élection municipale : une haie d’honneur pour Jean-Marie Gilles et son équipe – Objectif Gard », sur objectifgard.com, (consulté le ).
  24. « Le tribunal annule les élections municipales 2020 de Théziers et de Vallabrègues », sur nimes.tribunal-administratif.fr, (consulté le ).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  29. « Gard : un élève raseteur tué par un taureau en pleine course », sur leparisien.fr, (consulté le ).