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Françoise Dumas

femme politique française
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Françoise Dumas
Françoise Dumas AN 16806.jpg
Dans la salle des quatre colonnes.
Fonctions
Conseillère municipale
Nîmes
depuis le
Députée française
Première circonscription du Gard
depuis le
Conseillère régionale du Languedoc-Roussillon
-
Biographie
Naissance
(59 ans)
Alès
Nom de naissance
Françoise Catherine Dumas
Nationalité
Formation
Activité
Père
Gérard Dumas (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Protestante
Parti politique
Membre de
Site web

Françoise Dumas, née le à Alès, est une femme politique française.

Elle est députée de la 1re circonscription du Gard depuis 2012 (PS jusqu'à juin 2017, puis LREM), Vice-président de la Commission de la Défense nationale et des forces armées et conseillère municipale et communautaire de Nîmes.

Sommaire

BiographieModifier

FamilleModifier

Son père Gérard est agriculteur et ancien maire de Fons[1] ; elle est l'aînée de trois filles[2].

Membre selon Jacques Molénat de l'obédience maçonnique Le Droit humain[3], elle a deux enfants.

ÉtudesModifier

En 1978, elle entre à la faculté d’Administration Economique et Sociale de l'université de Montpellier[Laquelle ?], où elle suit en particulier les cours de Georges Frêche. Elle rejoint ensuite l'université Paris-Sorbonne, où elle obtient un DEUG, puis l'université de Toulouse[Laquelle ?], où elle obtient sa licence AES.

Elle complète son cursus en obtenant un DEA de service social, à Nîmes, en 1986[2].

Carrière professionnelleModifier

Elle commence sa carrière d'assistante sociale en [2], au service de l'Aide sociale à l'enfance du conseil général du Gard.

En 1994, elle est reçue au concours d'attaché territorial et poursuit ses missions au sein de l'ASE du Gard.

En , elle devient conseillère technique au cabinet de Damien Alary[2], élu président du conseil général du Gard, chargé du secteur médico-social et de l’insertion.

De septembre 2008 à son élection en tant que députée, elle dirige le service de la gestion locative de l'OPDHLM Habitat du Gard.

Carrière politiqueModifier

Mandats nationauxModifier

Candidate pour la première fois aux élections législatives de 2007, elle arrive en tête des candidats de gauche mais est battue au second tour. Contre toutes attentes, elle bat Alain Clary, ancien député-maire PC de Nîmes et parvient ainsi à renverser la tendance majoritaire à gauche depuis la Libération en faisant du Parti socialiste, la première force de gauche à Nîmes[4]. Elle est battue au deuxième tour.

Elle est élue députée de la première circonscription du Gard[5] lors des élections législatives de 2012 face à Yvan Lachaud, président sortant du groupe UDI à l'Assemblée Nationale. Son suppléant est Juan Martinez, maire de Bellegarde.

Membre de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation, elle porte le 1er rapport de la commission de cette nouvelle mandature en tant que rapporteure pour avis de l’article 2 de la loi sur les emplois d’avenir[6]. Cet article vise à créer un dispositif, les « emplois d’avenir professeur », destiné à accompagner les jeunes qui, souhaitant poursuivre des études pour devenir enseignant, ne peuvent le faire, faute de moyens.

Devenue membre de la Commission des Affaires sociales, elle s’investit particulièrement sur les sujets du travail social, de la protection de l’enfance, du logement social mais aussi de la culture et de la vie associative.

En novembre 2014, elle réalise un rapport pour la Commission d’enquête chargée d’étudier les difficultés du monde associatif[7], reconnue Grande cause nationale en 2014. Ce rapport vise à proposer « réponses concrètes et d’avenir pour que les associations puissent assurer leurs missions, maintenir et développer les emplois liés à leurs activités, rayonner dans la vie locale et citoyenne et conforter le tissu social ».

Présidente du Groupe d’Amitié France-Pérou à l’Assemblée nationale de 2012 à 2017[8], elle participe en février 2016[9], à l’invitation de François Hollande, à la première visite d’un chef d’État français à Lima depuis le voyage historique du Général De Gaulle en Amérique latine en 1964. Cette visite a pour objectif de renforcer les liens économiques, scientifiques, universitaires et culturels qui unissent la France à l’Amérique Latine. En octobre 2015, elle reçoit une délégation parlementaire péruvienne en France[10].

Membre du Pôle des Réformateurs depuis, 2015, Françoise Dumas a toujours porté les valeurs de la social-démocratie et du réformisme.

En 2015, elle devient membre de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques[11]. C’est à cette occasion qu’elle fait la rencontre d’Emmanuel Macron.

De novembre 2015 à mars 2016, elle est nommée responsable de la proposition de loi « Protection de l’Enfant »[12] qui vise à améliorer la gouvernance nationale et locale de la protection de l'enfance, à contribuer à la sécurisation du parcours et du statut de l'enfant protégé.

Fin 2015, suite aux attentats du Bataclan, elle participe à l’élaboration du rapport Fenech-Pietrasanta, en tant que membre de la Commission d’enquête relative aux moyens mis en œuvre par l’Etat pour lutter contre le terrorisme. Après plus de 190 auditions et déplacements, le rapport, qui formule une quarantaine de propositions, est remis à Manuel Valls le 5 juillet 2016[13].

En décembre 2016, elle est nommée rapporteure de la Proposition de Loi relative à l’exercice par la Croix-Rouge Française de sa mission statutaire de rétablissement des liens familiaux[14]. La Loi n° 2016-1919 du 29 décembre 2016 vise à donner à la Croix-Rouge française les outils juridiques indispensables à l'exercice d'une de ses missions d'intérêt général, qui est celle de la réunification de familles séparées par les conflits armés, les catastrophes, et les crises humanitaires.

En 2017, elle apporte son soutien à Manuel Valls pour la primaire de la gauche. Benoit Hamon vainqueur de la primaire, elle refuse de soutenir celui-ci et soutient Emmanuel Macron dans le cadre de la campagne présidentielle. D'abord investie par le Parti Socialiste, elle est investie quelques semaines plus tard sous l'étiquette LREM sur la première circonscription du Gard. Elle est réélue députée avec 54,55% des voix[15].

Elle est nommée vice-présidente de la Commission de la Défense nationale et des forces armées chargée du suivi des opérations extérieures[16]. À ce titre, elle se rend à Tessalit avec la Ministre des Armées, Mme Florence Parly, puis à Gao, à l’invitation du Lieutenant-colonel Léger, pour soutenir les militaires du 4e RMAT, mobilisé au sein du Gtlog Via Domitia de l’Opération Barkhane.

Dans le cadre de son mandat parlementaire, elle est membre permanent de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN.

Madame Dumas est également membre de la Commission des Affaires européennes et de la Délégation aux outre-mer de l’Assemblée nationale.

Françoise Dumas a été en 2017-2018 auditrice au sein de l’Institut des hautes études de Défense nationale (IHEDN). 

Mandats locauxModifier

Elue vice-présidente du Conseil régional de Languedoc-Roussillon après les élections régionales de 2010, Georges Frêche lui confie la délégation au Développement économique.

En 2013, elle démissionne de la vice-présidence du Conseil régional, où elle est remplacée par Hélène Giral[17] pour mener campagne d’opposition aux municipales de 2014 à Nîmes.

En 2014, Françoise Dumas est désignée tête de liste PS à Nîmes. Elle se qualifie pour le second tour en rassemblant 14,73 % des suffrages exprimés. Au second tour, elle fait face à une quadrangulaire dont elle sort dernière, la liste menée par Sylvette Fayet (Front de gauche/EELV) réalisant un meilleur score[18]. Elle est élue conseillère municipale de Nîmes, présidente du groupe Nîmes 2020 et conseillère communautaire de Nîmes Métropole. En septembre 2017, elle démissionne du groupe Nîmes 2020 entraînant ainsi sa disparition. Elle explique cette décision par son engagement auprès d'Emmanuel Macron.

Prises de positionModifier

En , lors de la crise migratoire en Europe, elle se prononce en faveur de l'accueil de réfugiés dans le Gard[19].

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier