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Suilly-la-Tour

commune française du département de la Nièvre

Suilly-la-Tour
Suilly-la-Tour
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton Pouilly-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Loire, Vignobles et Nohain
Maire
Mandat
Jean-Fernand Thibault
2014-2020
Code postal 58150
Code commune 58281
Démographie
Population
municipale
600 hab. (2016 en diminution de 0,99 % par rapport à 2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 15″ nord, 3° 04′ 00″ est
Altitude Min. 158 m
Max. 237 m
Superficie 36,91 km2
Localisation

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Suilly-la-Tour

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Suilly-la-Tour

Suilly-la-Tour est une commune rurale française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Suillyzois.

GéographieModifier

Le territoire de la commune s'étend sur 3 691 hectares, dont 272 hectares de bois. Il est situé à une altitude de 183 mètres. La forêt de Donzy se trouve distante d'environ 6,5 km.

GéologieModifier

HydrographieModifier

Le principal cours d'eau de la commune est la rivière le Nohain.

Villages, hameaux, lieux-dits, écartsModifier

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

On relève les formes suivantes du nom de la commune : Soliacus (VIe siècle), Suilly (1353), Seuilly (1377), Seully (1531), Sulliacum (1535) et Seuilly (1665)[1].

Le nom de la commune viendrait du nom d'homme gaulois Sollius et du suffixe -acum[2].

Une partie du nom de la commune vient de sa haute tour construite au XVIe siècle, qui forme le clocher de l'église[1]. Au XVIIIe siècle, le nom de la commune était Suilly-Vergers[3].

HistoireModifier

Des traces d'occupation humaine datant de l'âge de fer ont été retrouvées aux Minières. Plus tard, une voie romaine passait par le village, comme en témoigne l'existence d'un petit sanctuaire.

SeigneursModifier

Famille de Chabannes, famille de Pernay, François de Lespinasse (1707)[4], chartreuse de Bellary, prieuré Notre-Dame du Pré de Donzyetc.

ArmorialModifier

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Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001[7] En cours Jean-Fernand Thibault[7]   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2016, la commune comptait 600 habitants[Note 1], en diminution de 0,99 % par rapport à 2011 (Nièvre : -4,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4481 3241 4211 5391 5941 5071 5981 8431 906
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9211 9331 9661 8991 8401 8471 8171 9071 736
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6221 5731 4891 3161 2031 1511 0811 008917
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
915886799716633588558606600
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

 
L'église Saint-Symphorien de Suilly-la-Tour.
 
Le monument aux morts.

Suilly-la-Tour est une commune agricole qui compte une vingtaine d'exploitations céréalières et des élevages bovins, ovins et caprins. La commune compte également une activité de taille de la pierre de Vergers et de Malvaux à la carrière de Champcelée dans laquelle travaillent dix-sept salariés.

Lieux et monumentsModifier

Religieux
Civils
  • Le château des Granges (édifice Renaissance, reconstruit sous le règne de Henri IV). Classé monument historique en mars 1983[14], propriété privée, il comprend également une chapelle avec des peintures murales.
  • Le château de Vergers (fin XVe siècle et remanié début du XXe siècle), propriété de Céline Raimbault, épouse de Henri Parent (peintre) qui le fait reconstruire dans un style néo-gothique et Renaissance, vers 1890. Ce château a comme particularité d'avoir une charpente métallique réalisée par Gustave Eiffel. L'architecte Charles Garnier (connu pour l'Opéra de Paris) a réalisé une partie de la décoration des salons. Une chapelle du XIXe siècle, en l’honneur de saint Germain, fait également partie de la propriété.
  • Forges de Vergers, propriétaire au XIXe siècle, Pellerin Joseph Loizeau, juge de paix à Donzy, ainsi que du château du même lieu. Il était le grand-père de Céline Raimbault.
  • Le château de Chailloy, manoir du XVIe siècle, avait été acquis par le maître de forges Hugues Cyr de Chambrun de l'Éminence en 1767, puis vendu en tant que bien national à la Révolution et racheté par la famille Chambrun. Le château a été conservé dans la même famille jusqu'en 1929[15].

Le village compte huit lavoirs[16].

On y trouve aussi des moulins, ainsi que les forges de Moulin-neuf, Ronchonnière, Chailloy (des XVIIe et XIXe siècles, classées monuments historiques), Suillyzeau et Presle.

Personnalités liées à la communeModifier

Manifestations et festivitésModifier

En dehors des cérémonies des 8 mai et 11 novembre ont lieu également une retraite aux flambeaux le 13 juillet, suivie d'un feu d'artifice et d'un bal, ainsi qu'une saucissonnade le 14 juillet, une kermesse paroissiale tous les deux ans qui se tient au château des Granges vers la mi-août et une brocante avec exposition des œuvres des artistes locaux autour du 20 août.

Appellation d'origine contrôléeModifier

La commune compte le fromage le Chavignol comme AOC.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique de la Nièvre, Paris, 1865.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, 1963.
  3. Minutes du notaire Jean-François Dagot, Donzy, actif de 1704 à 1741 ; Archives départementales de la Nièvre.
  4. 3 E 8 / 297, Minutes du notaire Jean-François Dagot (Donzy), Archives départementales de la Nièvre.
  5. Adolphe de Villenaut, Nobiliaire de Nivernais, 1900.
  6. Georges de Soultrait, Armorial de l'ancien duché de Nivernais, 1852.
  7. a et b Mathieu Cantorné, « Municipales : il avait promis qu’il ne rempilerait pas », Rue89, 7 mars 2014 (consulté le 8 mars 2014).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. http://www.suillylatour.com/index.php?option=com_content&view=article&id=48&Itemid=73
  13. Dépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale Tourisme & Loisirs, 2013.
  14. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-suilly-la-tour.html
  15. Suilly-la-Tour, Actuacity.
  16. « Huit lavoirs dans le village de Suilly-la-Tour, un patrimoine d’exception », Le Journal du Centre, 27 décembre 2018.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Kovarcik Nathalie, Poilus de Suilly-la-Tour, coll. Le Décaèdre, 2008, 182 p. (ISBN 978-2-914234-13-9).
  • Griffon Jean-Louis, Passé simple, histoire illustrée de Suilly-la-Tour, nombreuses cartes postales, chez l'auteur 12 bis boulevard Bazin, Chamalières, et aux archives départementales de la Nièvre à Nevers.

Article connexeModifier

Liens externesModifier

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