René Renoult

personnalité politique française

René Renoult
Illustration.
Fonctions
Ministre de la Justice

(6 mois et 15 jours)
Président Albert Lebrun
Président du Conseil Édouard Herriot
Gouvernement Herriot III
Prédécesseur Paul Reynaud
Successeur Abel Gardey
Ministre de la Marine

(4 jours)
Président Gaston Doumergue
Président du Conseil Édouard Herriot
Gouvernement Herriot II
Prédécesseur Georges Leygues
Successeur Georges Leygues
Ministre de la Justice

(3 mois et 9 jours)
Président Gaston Doumergue
Président du Conseil Aristide Briand
Gouvernement Briand VIII
Prédécesseur Camille Chautemps
Successeur Pierre Laval

(10 mois et 3 jours)
Président Gaston Doumergue
Président du Conseil Édouard Herriot
Gouvernement Herriot I
Prédécesseur Antony Ratier
Successeur Théodore Steeg
Sénateur

(20 ans, 5 mois et 29 jours)
Élection
Réélection
Circonscription Var
Ministre des Travaux publics

(2 mois et 13 jours)
Président Raymond Poincaré
Président du Conseil René Viviani
Gouvernement Viviani I
Prédécesseur Jean Dupuy
Successeur Marcel Sembat
Ministre des Finances

(2 mois et 23 jours)
Président Raymond Poincaré
Président du Conseil Gaston Doumergue
Gouvernement Doumergue I
Prédécesseur Joseph Caillaux
Successeur Étienne Clémentel
Ministre de l'Intérieur

(3 mois et 8 jours)
Président Raymond Poincaré
Président du Conseil Gaston Doumergue
Gouvernement Doumergue I
Prédécesseur Louis-Lucien Klotz
Successeur Louis Malvy
Député

(17 ans, 7 mois et 10 jours)
Élection
Réélection

Circonscription Haute-Saône
Législature VIIIe, IXe,Xe,XIe
(Troisième République)
Groupe politique GRS (1902-1919)
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 78 ans)

René Renoult, dit René-Renoult, est un avocat, un homme politique et un résistant français né le à Paris et mort dans la même ville le .

BiographieModifier

Fils d'un militant républicain, René Renoult s'engage très tôt en politique, combattant le boulangisme. Pendant ses années de lycée, il est huit fois lauréat du concours général[réf. souhaitée]. Il fait ensuite des études de droit, jusqu'au doctorat, et s'inscrit au barreau de Paris en 1888.

Dès l'année suivante, il succède à Paul Doumer comme chef de cabinet de Charles Floquet, président de la Chambre des députés. En 1894, René Renoult crée, avec Charles Floquet, Léon Bourgeois, René Goblet et Camille Pelletan le Comité central d'action républicaine, qui devient, après 1901, le comité directeur du Parti radical. René Renoult est élu président du Parti radical en 1903, président du comité exécutif le [1], puis président d'honneur en 1931. Il est l'auteur de la célèbre formule « Pas d'ennemis à gauche ! »

Élu député de la Haute-Saône en 1902 et constamment réélu jusqu'en 1919, René Renoult consacre la plus grande partie de son activité parlementaires aux questions sociales et fiscales. Il fait adopter la loi établissant un salaire minimum pour les ouvrières à domicile du vêtement, et participe à l'élaboration de la loi sur les retraites ouvrières, avec Joseph Paul-Boncour. Il est, en 1914, le rapporteur de la loi instituant l'impôt progressif sur le revenu. Il connaît sa première expérience ministérielle en 1909/1910, comme sous-secrétaire d'État aux Finances.

Franc-maçon, il est initié en 1910 à « L'avant-garde maçonnique ».

Membre de la commission des Finances et plusieurs fois vice-président de la Chambre, René Renoult est président de la commission de l'Armée pendant la Première Guerre mondiale. Le , il tient le discours d'hommage à Georges Clemenceau, Ferdinand Foch, et surtout « à la République, qui a fait le miracle de la victoire ». La Chambre vote à l'unanimité l'affichage public de ce discours.

Après la démission de Clemenceau de son mandat de sénateur du Var, René Renoult lui succède. Il est constamment réélu jusqu'en 1940. Il appartient à la commission des Finances, de l'Armée, des Affaires étrangères, puis de la Législation civile. En 1921, il critique le rétablissement des relations diplomatiques avec le Vatican, décidée par le gouvernement de Bloc national.

Garde des Sceaux dans le gouvernement d'Édouard Herriot, de juin à décembre 1932, il dépose un amendement visant à étendre les droits civils de la femme mariée. Éclaboussé dans l'affaire Stavisky, il est ensuite rapporteur, au Sénat, de cet amendement, finalement concrétisé par loi du  : la mention selon laquelle « la femme doit obéissance à son mari » est supprimée du Code civil.

Dans les années 1930, il se range parmi les partisans d'une politique de fermeté face à Hitler.

Le , il est exclu par le congrès du Parti radical-socialiste (PRRRS), avec Albert Dalimier. La commission du congrès lui reproche notamment d'avoir été l'avocat de Stavisky, dans l'Affaire Stavisky, le rapporteur de la commission estimant qu'il n'a pas respecté la morale attendue de la part des élus au sein du parti. Son exclusion est votée à l'unanimité moins une voix.[2]

Le , il vote contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Il s'engage ensuite dans la Résistance. Arrêté en janvier 1944 par la Gestapo, il est libéré dès le 17 de ce mois par les Forces françaises de l'intérieur.

Après la Libération, René Renoult se retire de la vie politique non sans avoir été, en juillet et en , juré au procès de Pétain devant la Haute Cour de justice.

Fonctions ministériellesModifier

  • Sous-secrétaire d'État aux Finances du au
  • Ministre du Travail et de la Prévoyance sociale du au
  • Ministre de l'Intérieur du au
  • Ministre des Finances du au
  • Ministre des Travaux publics du au
  • Ministre de la Justice du au
  • Ministre de la Justice du au
  • Ministre de la Marine du 19 au
  • Ministre de la Justice du au

Notes et référencesModifier

  1. Bulletin du Parti républicain radical et radical-socialiste : organe officiel du comité exécutif, 29 décembre 1905, p. 2.
  2. l' Express du Midi 14. mai 1934, page 1

BibliographieModifier

  • « René Renoult », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Liens externesModifier