Record du monde du 100 mètres

Record du monde du
100 m
Image illustrative de l’article Record du monde du 100 mètres
Usain Bolt en 2009 à Berlin lors de son record du monde.
Caractéristiques du record
Discipline 100 mètres
athlétisme
Instance
homologatrice
IAAF
Genre Hommes / Femmes
Portée Monde
Record actuel masculin
Valeur s 58
(vitesse moyenne : 37,58 km/h)
Vent + 0,9 m/s
Titulaire(s) Usain Bolt
Drapeau de la Jamaïque Jamaïque
Date du record
Circonstance Championnats du monde 2009
Site Stade olympique
Berlin
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Record actuel féminin
Valeur 10 s 49
(vitesse moyenne : 34,31 km/h)
Vent 0 m/s[1]
Titulaire(s) Florence Griffith-Joyner
Drapeau des États-Unis États-Unis
Date du record
Circonstance Sélections olympiques 1988
Site IU Michael A. Carroll Track & Soccer Stadium
Indianapolis
Drapeau des États-Unis États-Unis

Les records du monde du 100 mètres sont actuellement détenus par le Jamaïcain Usain Bolt avec le temps de s 58, établi le en finale des championnats du monde, à Berlin en Allemagne, et par l'Américaine Florence Griffith-Joyner, créditée de 10 s 49 le lors des quarts de finale des sélections olympiques américaines d'Indianapolis, aux États-Unis[2].

Le premier record du monde du 100 m homologué par l'Association internationale des fédérations d'athlétisme est celui de l'Américain Don Lippincott le lors des Jeux olympiques de Stockholm, avec le temps de 10 s 6. En 1968, à l'occasion des Jeux de Mexico, son compatriote Jim Hines devient avec s 95 le premier détenteur du record mondial du 100 m mesuré à l'aide du chronométrage électronique. Il est également le premier athlète à franchir la barrière des dix secondes. Côté féminin, le temps de 13 s 6 établi le par la Tchécoslovaque Marie Mejzlíková constitue officiellement le premier record du monde du 100 m féminin. L'Américaine Wyomia Tyus établit en 1968 à Mexico le premier record mondial mesuré électroniquement, en 11 s 08[3].

Record du monde masculinModifier

HistoriqueModifier

Premiers recordsModifier

Le premier record du monde masculin du 100 mètres homologué par l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) est celui de l'Américain Don Lippincott qui établit le temps de 10 s 6 le , à Stockholm, en séries des Jeux olympiques[4]. Aux États-Unis, et depuis la fin du XIXe siècle, les épreuves de sprint court se disputent quasi exclusivement sur la distance de 100 yards (91,44 m), ou plus rarement sur 110 yards (100,58 m), mais contrairement à d'autres épreuves, l'IAAF ne reconnait pas ces distances comme record du monde. En outre, l'usage des starting-blocks, mis en place depuis la seconde moitié des années 1920 aux États-Unis et qui permet de faciliter le départ des coureurs, ne sera admis par l'IAAF qu'à partir de 1937[5]. Le record du monde du 100 m de Don Lippincott est égalé le , toujours à Stockholm, par son compatriote Jackson Scholz, puis battu le par l'autre américain Charley Paddock, champion olympique sur cette distance en 1920 à Anvers, qui établit le temps de 10 s 4 à Redlands en Californie[6].

En 1929, son compatriote Eddie Tolan égale à deux reprises le record du monde de Charley Paddock : une première fois le à Stockholm et une seconde fois le à Copenhague. Le , à Toronto, le Canadien Percy Williams est le premier athlète à être chronométré en 10 s 3 sur 100 m, performance égalée ensuite par cinq autres athlètes : Eddie Tolan le à l'occasion de sa victoire aux Jeux olympiques de Los Angeles[7], ses compatriotes Ralph Metcalfe (le à Budapest, puis les 15 et à Osaka et Dairen) et Eulace Peacock (le à Oslo), le Néerlandais Christiaan Berger (le à Amsterdam) et enfin le Japonais Takayoshi Yoshioka (le à Tokyo)[8].

De Jesse Owens à Bob HayesModifier

Le , au cours des championnats universitaires des États-Unis, à Chicago, l'Américain Jesse Owens, qui remportera le titre lors des Jeux olympiques de 1936, devient le premier athlète à établir le temps de 10 s 2[9].

Le record du monde de Jesse Owens est égalé le à Compton par son compatriote Harold Davis, puis à deux reprises lors de la saison 1948 : le à Fresno par le Panaméen Lloyd LaBeach et le à Evanston par l'Américain Barney Ewell[10]. Les 10 s 2 sont établis également par le Britannique McDonald Bailey le à Belgrade, puis par l'Allemand Heinz Fütterer le à Yokohama. Au cours de la saison 1956, les Américains Bobby Joe Morrow, champion olympique à Melbourne, et Ira Murchison égalent le record mondial de 10 s 2 : le à Houston, le à Bakersfield et le à Los Angeles pour Morrow, le 1er juin à Compton et le à Los Angeles pour Murchison[11]. Le , à Berlin, leur compatriote Willie Williams améliore le record mondial du 100 m établi pour la première fois vingt ans plus tôt par Jesse Owens, en atteignant les 10 s 1, record égalé rapidement par l'autre américain Leamon King : dès le lendemain à Ontario en Californie, puis une semaine plus tard, le à Santa Ana, toujours en Californie[12]. Le , à San José, son compatriote Ray Norton égale à son tour les 10 s 1.

Le , à Zurich, l'Allemand Armin Hary, champion olympique à Rome, devient le premier athlète à atteindre le temps de 10 s 0 juste sur 100 m. Il établit cette performance une première fois mais le starter décide d'annuler le résultat, estimant que l'Allemand a anticipé le départ. Une deuxième course a lieu quarante minutes plus tard dans laquelle Armin Hary réédite son temps de 10 s 0, signant un nouveau record du monde[13]. Le record du monde est égalé à plusieurs reprises, le à Saskatoon par le Canadien Harry Jerome, puis à deux reprises lors de la saison 1964 : une première fois par le Vénézuélien Horacio Esteves le à Caracas, et une seconde fois par l'Américain Bob Hayes le à Tokyo à l'occasion de sa victoire en finale des Jeux olympiques[14].

Jim Hines, premier sous les dix secondesModifier

Le record du monde de 10 s 0 est égalé à deux reprises en 1967 : par l'Américain Jim Hines le lors des Califormia Relays à Modesto[3], par le Cubain Enrique Figuerola le à Budapest, puis de nouveau en 1968 par le Sud-Africain Paul Nash le à Krugersdorp lors des championnats nationaux et par l'Américain Oliver Ford le à Albuquerque.

Le , lors des championnats des États-Unis d'athlétisme de 1968 qui ont lieu au Hugues Stadium de Sacramento en Californie[3], cinq records du monde du 100 m sont égalés ou battus dans la même soirée, et ce en l'espace de h 30 seulement. La compétition est surnommée « The Night of Speed » (La nuit de la vitesse). Dès les séries, l'Américain Charles Greene et le Français Roger Bambuck égalent le record du monde de 10 s 0[15]. Dans la première demi-finale, Jim Hines devient le premier athlète à descendre sous la barrière des dix secondes en établissant le temps de s 9 avec un vent favorable régulier de 1,4 m/s[16]. Ronnie Ray Smith, deuxième de la course dans le même temps, égale le record du monde de Hines[17], tout comme Charles Greene dans la deuxième demi-finale qui l'emporte également en s 9[18].

Le , Jim Hines égale le record du monde de s 9 à l'occasion de sa victoire en finale des Jeux olympiques de 1968, à Mexico, et devient par ailleurs le premier détenteur du record du monde mesuré au chronométrage électronique, en s 95[19]. Cette performance est réalisée dans des conditions idéales : une piste en matière synthétique, un temps chaud et sec, une altitude supérieure à 2 000 mètres et un vent favorable de 0,3 m/s[20].

Les s 9 sont atteints à trois reprises lors de la saison 1972 : par les Américains Eddie Hart et Rey Robinson le 1er juillet à Eugene lors des sélections olympiques américaines[20], et par leur compatriote Steve Williams le à Los Angeles durant les championnats de l'AAU ; à trois reprises lors de la saison 1975 : par le Cubain Silvio Leonard le au Golden Spike d'Ostrava[3], et par Steve Williams le à Sienne et le à l'ISTAF Berlin[21] ; et à quatre reprises lors de la saison 1976 : par Steve Williams le à Gainesville lors des Florida Relays, par son compatriote Harvey Glance le à Columbia et le 1er juin à Bâton-Rouge, et enfin par le Jamaïcain Don Quarrie le à Modesto lors des California Relays[3].

À partir du , l'IAAF ne valide que les records du monde mesurés au chronométrage électronique. La performance de s 95 de Jim Hines établie lors des Jeux olympiques de 1968 constitue le premier temps de référence[22].

Approché par le Cubain Silvio Leonard, qui réalise s 98 en 1977 à Guadalajara, en altitude, le record du monde de Jim Hines est amélioré de 2/100e de seconde le à l'United States Air Force Academy de Colorado Springs[3], également en altitude, par l'Américain Calvin Smith qui établit le temps de s 93 avec un vent favorable d'1,4 m/s[23].

De Carl Lewis à Asafa PowellModifier

Le , en finale des championnats du monde, à Rome, le Canadien Ben Johnson, qui a établi le temps de s 95 l'année précédente, remporte le titre mondial en s 83, devant l'Américain Carl Lewis (s 93), améliorant de 10/100e de seconde le record du monde de Calvin Smith[24]. Les deux hommes se retrouvent l'année suivante, le , en finale du 100 m des Jeux olympiques, à Séoul, où Ben Johnson remporte la course en s 79, améliorant de 4/100e son propre record du monde. Mais, convaincu de dopage trois jours plus tard, Johnson est destitué de son titre olympique, entraînant la non-homologation de son record du monde[25]. Suspendu par la Fédération internationale quelques mois plus tard, son titre mondial de 1987 et son record du monde de s 83 sont annulés rétroactivement[26]. Carl Lewis, qui a terminé deuxième des mondiaux de Rome et des Jeux olympiques de Séoul, récupère les titres vacants et devient le nouveau détenteur du record mondial en s 92, même si sa performance de s 93 de Rome, qui égalait le record du monde de Calvin Smith, n'a jamais fait l'objet d'homologation de la part de l'IAAF.

L'Américain Leroy Burrell, qui établit s 94 en 1989, et s 96 en 1990, améliore de 2/100e de seconde le record du monde de Carl Lewis, le lors du meeting de New York en s'imposant dans le temps de s 90 (+ 1,9 m/s)[27]. Le , en finale des championnats du monde, à Tokyo, et dans une course où six athlètes descendent sous les dix secondes, Carl Lewis s'approprie de nouveau le record mondial en remportant la course en s 86 (+ 1,2 m/s), devant Leroy Burrell, deuxième en s 88 et Dennis Mitchell, troisième en s 90[28]. Lewis devient à cette occasion le premier athlète sous les s 9[3].

Le , lors du meeting Athletissima de Lausanne, Leroy Burrell reprend son bien en portant le record du monde à s 85 (+ 1,2 m/s), record amélioré d'un centième de seconde deux ans plus tard, le à Atlanta en finale des Jeux olympiques, par le Canadien Donovan Bailey, champion du monde en 1995, qui s'impose dans le temps de s 84 (+ 0,7 m/s)[29]. Le , à Athènes, l'Américain Maurice Greene, champion du monde en 1997, 1999 et 2001, et champion olympique en 2000, devient le nouveau détenteur du record mondial en établissant le temps de s 79 (+ 0,1 m/s). Il est le premier athlète à descendre sous les s 8.

Le , lors de la Finale du Grand Prix, à Paris, l'Américain Tim Montgomery améliore d'un centième de seconde le record du monde de Maurice Greene en le portant à s 78, aidé par un vent favorable de 2 m/s[30]. Ce record est battu d'un centième de seconde, trois ans plus tard, le à Athènes, par le Jamaïcain Asafa Powell qui franchit la ligne d'arrivée en s 77 (+ 1,6 m/s)[31]. Le , le Tribunal arbitral du sport confirme la suspension et l'annulation du record du monde établi en 2002 par Tim Montgomery, convaincu de dopage dans le cadre de l'Affaire Balco[32]. Le , lors du meeting de Doha, l'Américain Justin Gatlin égale le record du monde d'Asafa Powell de s 77 (+ 1,7 m/s)[33], performance que réédite Powell moins d'un mois plus tard, le à Gateshead (+ 1,5 m/s)[34], puis une troisième fois le lors du meeting Golden League du Weltklasse, à Zurich (+ 1,0 m/s)[35]. Le , l'USADA, l'agence américaine antidopage, suspend Justin Gatlin pour dopage pour une durée de huit ans. Toutes ses performances depuis la date du contrôle, et parmi elles son record du monde établi en , sont annulées[36]. Le , lors du meeting de Rieti, Asafa Powell retranche trois centièmes de seconde à son propre record du monde en établissant le temps de s 74 (+ 1,7 m/s)[37].

Usain Bolt depuis 2008Modifier

 
Usain Bolt est l'actuel détenteur du record du monde du 100 m avec son temps de s 58, établi en 2009. Ses deux premiers records du monde sont établis en 2008 (s 72 puis s 69).

Le , lors du Meeting de New-York, pour le cinquième 100 m disputé dans sa carrière, le Jamaïcain Usain Bolt améliore de deux centièmes de secondes le record du monde de son compatriote Asafa Powell en le portant à s 72 (+ 1,7 m/s)[38], devenant le neuvième recordman du monde de la discipline depuis l'apparition du chronométrage électrique en 1968.

Le , Usain Bolt améliore de 3/100e de seconde son propre record du monde en établissant le temps de s 69 à l'occasion de sa victoire aux Jeux olympiques de 2008, à Pékin, en relâchant son effort à une vingtaine de mètres de l'arrivée[39].

Le , un an jour pour jour après sa performance de Pékin, Usain Bolt améliore de 11/100e de seconde le record du monde en le portant à s 58 en finale des championnats du monde 2009, à Berlin[40]. Déjà premier homme sous les s 70, il devient aussi le premier à passer sous les s 60. Il établit à cette occasion l'amélioration la plus nette du record du monde dans cette discipline (11/100e) depuis le passage au chronométrage électronique, et devient le premier à améliorer trois fois de suite le record du monde du 100 m. Lors de cette course, il parcourt les 100 mètres à la vitesse moyenne de 37,58 km/h et atteint une vitesse maximale de 44,72 km/h entre 60 et 80 m[41],[42]. Il court les 100 m en 41 foulées[43].

Le détail par intervalle de course du record du monde d'Usain Bolt est le suivant[44] :

Vent Réaction 20 m 40 m 60 m 80 m 100 m 20-40 m 40-60 m 60-80 m 80-100 m
+ 0,9 m/s 0,146 s 2 s 89 4 s 64 6 s 31 7 s 92 9 s 58 1 s 75 1 s 67 1 s 61 1 s 66

Progression du record du mondeModifier

67 records du monde masculins du 100 m ont été homologués par l'IAAF.

Chronométrage manuelModifier

Évolution du record du monde masculin (chronométrage manuel)[45]
Temps Vent
(m/s)
Chr.
élec.
Athlète Date Lieu
10 s 6   Don Lippincott Stockholm
  Jackson Scholz Stockholm
10 s 4   Charley Paddock Redlands
0,0   Eddie Tolan Stockholm
  Eddie Tolan Copenhague
10 s 3   Percy Williams Toronto
0,4 10 s 38   Eddie Tolan Los Angeles
  Ralph Metcalfe Budapest
  Eulace Peacock Oslo
  Christiaan Berger Amsterdam
  Ralph Metcalfe Osaka
2,0   Ralph Metcalfe Dairen
  Takayoshi Yoshioka Tokyo
10 s 2 1,2   Jesse Owens Chicago
-0,9   Harold Davis Compton
0,7   Lloyd LaBeach Fresno
10 s 35   Barney Ewell Evanston
0,0   McDonald Bailey Belgrade
1,1   Heinz Fütterer Yokohama
0,9   Bobby Joe Morrow Houston
-1,0   Ira Murchison Compton
0,0   Bobby Morrow Bakersfield
-1,3   Ira Murchison Los Angeles
-0,4   Bobby Morrow Los Angeles
10 s 1 0,7   Willie Williams Berlin
1,0   Ira Murchison Berlin
1,5   Leamon King Ontario
0,9   Leamon King Santa Ana
1,3   Ray Norton San José
10 s 0 0,9 10 s 25   Armin Hary Zurich
1,8   Harry Jerome Saskatoon
0,0   Horacio Esteves Caracas
1,3 10 s 06   Bob Hayes Tokyo
2,0 10 s 17   Jim Hines Modesto
1,8   Enrique Figuerola Budapest
0,0   Paul Nash Krugersdorp
1,1   Oliver Ford Albuquerque
2,0 10 s 20   Charles Greene Sacramento
2,0 10 s 28   Roger Bambuck Sacramento
9 s 9 0,8 10 s 03   Jim Hines Sacramento
0,8 10 s 14   Ronnie Ray Smith Sacramento
0,9 10 s 10   Charles Greene Sacramento
0,3 9 s 95   Jim Hines Mexico
0,0   Eddie Hart Eugene
0,0   Rey Robinson Eugene
1,3   Steve Williams Los Angeles
1,7   Silvio Leonard Ostrava
0,0   Steve Williams Sienne
-0,2   Steve Williams Berlin
0,7   Steve Williams Gainesville
0,7   Harvey Glance Columbia
  Harvey Glance Bâton-Rouge
1,7   Don Quarrie Modesto

Chronométrage électroniqueModifier

Pour cause de dopage avéré, trois records du monde du 100 m sont annulés rétroactivement par l'IAAF : celui du Canadien Ben Johnson (s 83 en 1987) et ceux des Américains Tim Montgomery (s 78 en 2002) et Justin Gatlin (s 77 en 2006). Le temps de s 79 établi par Ben Johnson en finale des Jeux olympiques d'été de 1988, à Séoul, n'a jamais été homologué.

Évolution du record du monde masculin (chronométrage électronique)[46]
Temps Vent
(m/s)
Chr.
élec.
Athlète Lieu Compétition Date
9 s 95 0,3   Jim Hines Mexico Jeux olympiques
9 s 93 1,4   Calvin Smith Colorado Springs
9 s 83 1,0   Ben Johnson Rome Championnats du monde
9 s 92 1,1   Carl Lewis Séoul Jeux olympiques
9 s 90 1,9   Leroy Burrell New York Adidas Grand Prix
9 s 86 1,2   Carl Lewis Tokyo Championnats du monde
9 s 85 1,2   Leroy Burrell Lausanne Athletissima
9 s 84 0,7   Donovan Bailey Atlanta Jeux olympiques
9 s 79 0,1   Maurice Greene Athènes Meeting d'Athènes
9 s 78 2,0   Tim Montgomery Paris Finale du Grand Prix
9 s 77 1,6 9 s 768   Asafa Powell Athènes Meeting d'Athènes
9 s 77 1,7 9 s 766   Justin Gatlin Doha Meeting de Doha
9 s 77 1,5 9 s 763   Asafa Powell Gateshead British Grand Prix
9 s 77 1,0 9 s 762   Asafa Powell Zurich Weltklasse
9 s 74 1,7   Asafa Powell Rieti Meeting de Rieti
9 s 72 1,7   Usain Bolt New York Adidas Grand Prix
9 s 69 0,0 9 s 683   Usain Bolt Pékin Jeux olympiques
9 s 58 0,9 9 s 572   Usain Bolt Berlin Championnats du monde
Légende
Record du monde homologué
Record du monde homologué mais annulé rétroactivement
Actuel record du monde

Record du monde fémininModifier

HistoriqueModifier

Premiers recordsModifier

Le premier record du monde féminin du 100 mètres homologué par l'IAAF[47] est celui de la Tchèque Marie Mejzlíková qui établit le temps de 13 s 6 le à Prague. Ce record est porté à 12 s 8 le à Paris par la Britannique Mary Lines, à 12 s 4 le à Brunswick par l'Allemande Gundel Wittmann, à 12 s 2 le à Osaka par la Japonaise Kinue Hitomi, et enfin à 12 s 0 le à Halifax par la Canadienne Myrtle Cook. Le , la Néerlandaise Tollien Schuurman égale les 12 s 0 de Myrtle Cook, avant de devenir la première athlète sous les douze secondes en établissant le temps de 11 s 9 le à Haarlem. Le , la Polonaise Stanisława Walasiewicz remporte le titre du 100 m des Jeux olympiques de Los Angeles en égalant le record du monde de 11 s 9 de Tollien Schuurman[48]. Walasiewicz améliore à trois reprises le record du monde en le portant à 11 s 8 le à Poznań, à 11 s 7 le à Varsovie, et à 11 s 6 le à Berlin, performance qu'avait déjà établie l'Américaine Helen Stephens le à Kansas City.

De Fanny Blankers-Koen à Wyomia TyusModifier

Le record du monde de Stanisława Walasiewicz et Helen Stephens n'est amélioré que onze ans plus tard, le à Amsterdam, par la Néerlandaise Fanny Blankers-Koen, championne olympique de la discipline en 1948 à Londres, qui établit le temps de 11 s 5[49]. Quatre ans plus tard, le en finale des Jeux olympiques à Helsinki, l'Australienne Marjorie Jackson égale les 11 s 5 de Blankers-Koen, avant de réussir quelques semaines plus tard, le à Gifu, le premier 11 s 4 de l'histoire[50]. Le , à Varsovie, sa compatriote Shirley Strickland améliore d'un centième de seconde le record mondial de Marjorie Jackson en parcourant la distance en 11 s 3, performance égalée à deux reprises : une première fois par la Russe Vera Krepkina le à Kiev, et une deuxième fois par l'Américaine Wilma Rudolph le à Rome en demi-finale des Jeux olympiques (11 s 41 au chronométrage électronique)[50]. Rudolph remporte peu-après la finale dans le temps de 11 s 0 mais ce temps n'est pas homologué en raison d'un vent supérieur à la limite autorisée de 2,8 m/s[51]. Le , à Stuttgart dans conditions régulières, elle porte le record du monde à 11 s 2[50].

Le , lors des quarts de finale des Jeux olympiques, à Tokyo, l'Américaine Wyomia Tyus, championne olympique en 1964 et 1968, égale le record du monde de 11 s 2 de sa compatriote Wilma Rudolph[52]. Ce record sera amélioré le à Prague par la Polonaise Irena Szewińska qui devient à cette occasion la première athlète à parcourir la distance en 11 s 1[53]. Cette performance est égalée à quatre reprises : par Wyomia Tyus le à Kiev, par sa compatriote Barbara Ferrell le à Santa Barbara, par la Soviétique Lyudmila Samotyosova le à Leninakan, et enfin de nouveau par Irena Szewińska le lors des quarts de finale des Jeux olympiques de Mexico. Un jour plus tard, le , toujours à Mexico, Wyomia Tyus remporte la finale et devient la première athlète en 11 s 0[54], temps converti en 11 s 08 constituant le premier record du monde féminin au chronométrage électronique au centième de seconde[53].

Sous les onze secondesModifier

Le , à Vienne, la Taïwanaise Chi Cheng, invaincue pendant dix-huit mois sur les épreuves de sprint court, égale le record du monde de 11 s 0 de Wyomia Tyus. Elle est rejoint par l'Est-allemande Renate Stecher qui réédite cette performance à trois reprises : une première fois le à Berlin, une deuxième fois le , toujours à Berlin, et une troisième fois le à Potsdam (- 1,5 m/s)[55], puis par l'autre Est-allemande Ellen Stropahl qui établit le temps de 11 s 0 le , toujours à Potsdam, et enfin par la Tchèque Eva Glesková le à Budapest. Le , Renate Stecher remporte le titre du 100 m des Jeux olympiques de Munich et améliore d'un centième de seconde le record du monde au chronométrage électronique de Wyomia Tyus en le portant à 11 s 07[55]. Renate Stecher améliore à deux reprises le record du monde au chronométrage manuel : 10 s 9 le à Ostrava et 10 s 8 (11 s 07 au chronométrage électronique) le à Dresde[55].

Longtemps accroché, le record du monde de 11 s 07 de Renate Stecher est amélioré à deux reprises lors de la saison 1976 : une première fois le à Fürth par l'Allemande de l'Ouest Inge Helten qui réalise le temps de 11 s 04, et une deuxième fois le au cours des demi-finales des Jeux olympiques à Montréal, par sa compatriote Annegret Richter qui quelques minutes avant son titre olympique, établit le temps de 11 s 01[56]. À partir du , l'IAAF ne valide que les records du monde mesurés au chronométrage électronique.

Le , au cours des championnats nationaux de Dresde, l'Est-allemande Marlies Göhr devient la première athlète féminine à couvrir un 100 m en moins de onze secondes. Aidée par un vent favorable de 2,0 m/s à la limite autorisée, l'athlète de dix-neuf ans établit temps de 10 s 88, améliorant de 19/100e le record du monde d'Annegret Richter[56]. Championne du monde du 100 m en 1983, et triple championne d'Europe de 1978 à 1986, elle réédite cette performance de 10 s 88 le lors de la rencontre d'athlétisme RDA-États-Unis à Karl-Marx-Stadt[57]. Le , à Berlin, elle améliore de 7/100e de seconde son propre record du monde en le portant à 10 s 81 (vent favorable de 1,7 m/s)[56].

Le , l'Américaine Evelyn Ashford devient la nouvelle détentrice du record mondial en établissant le temps de 10 s 79 (+ 0,6 m/s) à Colorado Springs, en altitude, record qu'elle porte à 10 s 76 (+ 1,7 m/s) le lors du meeting Weltklasse de Zurich, peu après son titre olympique décroché à Los Angeles[58].

Florence Griffith-Joyner depuis 1988Modifier

 
Florence Griffith-Joyner, détentrice depuis 1988 du record du monde féminin du 100 m dans le temps de 10 s 49.

Le , lors des quarts de finale des sélections olympiques américaines, à Indianapolis, l'Américaine Florence Griffith-Joyner remporte sa course en 10 s 49 (vent nul) et établit un nouveau record du monde du 100 m en améliorant de 27 centièmes de seconde le temps d'Evelyn Ashford[59]. Le vent nul indiqué par l'anémomètre suscite alors des polémiques. En effet, des témoins de la course décrivent des rafales tourbillonnantes soufflant sur le stade alors que dans le même temps, les triple-sauteurs qui s'élancent dans le même sens que les sprinteurs, voient leurs sauts avantagés par un vent arrière de l'ordre de 5 m/s[60]. L'IAAF homologue cependant ce record du monde après avoir néanmoins diligenté une enquête au début des années 1990. Sa performance sur 100 m, mais également son record du monde du 200 m, toujours inaccessibles de nos jours, ses transformations physiques, ainsi que sa mort prématurée, ont alimenté nombre de polémiques[61] concernant le dopage même si celle-ci ne fut jamais contrôlée positive (à l'instar des anciens athlètes du bloc soviétique)[62].

Griffith-Joyner détient les trois meilleures performances mondiales de tous les temps en réalisant par ailleurs 10 s 61 (+ 1,2 m/s) le lendemain de son record du monde, puis 10 s 62 (+ 1,0 m/s) le en finale des Jeux olympiques à Séoul. Depuis, plusieurs athlètes se sont rapprochées de ce record du monde en effectuant un temps inférieur ou égal à 10 s 70 : les Américaines Marion Jones (10 s 65 en 1998 et 10 s 70 en 1999) et Carmelita Jeter (10 s 64 et 10 s 67 en 2009), et la Jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce (10 s 70 en 2012)[63].

Progression du record du mondeModifier

43 records du monde féminins du 100 m ont été homologués par l'IAAF.

Chronométrage manuelModifier

Évolution du record du monde féminin (chronométrage manuel)[64]
Temps Vent
(m/s)
Auto Athlète Date Lieu
13 s 6   Marie Mejzlikova Prague
12 s 8   Mary Lines Paris
12 s 4   Gundel Wittmann Brunswick
12 s 2   Kinue Hitomi Osaka
12 s 0   Myrtle Cook Halifax
  Tollien Schuurman Amsterdam
11 s 9   Tollien Schuurman Haarlem
  Stanisława Walasiewicz 1er août 1932 Los Angeles
11 s 8   Stanisława Walasiewicz Poznań
11 s 7   Stanisława Walasiewicz Varsovie
11 s 6   Helen Stephens Kansas City
  Stanisława Walasiewicz 1er août 1937 Berlin
11 s 5   Fanny Blankers-Koen Amsterdam
1,7 11 s 65   Marjorie Jackson Helsinki
11 s 4 1,7   Marjorie Jackson Gifu
11 s 3 1,4   Shirley Strickland Varsovie
1,4   Vera Krepkina Kiev
0,8 11 s 41   Wilma Rudolph Rome
11 s 2   Wilma Rudolph Stuttgart
0,2 11 s 23   Wyomia Tyus Tokyo
11 s 1 2,0   Irena Szewińska Prague
  Wyomia Tyus Kiev
0,3   Barbara Ferrell Santa Barbara
0,0   Lyudmila Samotyosova Leninakan
1,8 11 s 20   Irena Szewińska Mexico
11 s 0 1,2 11 s 08   Wyomia Tyus Mexico
1,9 11 s 22   Chi Cheng 18 juillet1970 Vienne
1,9   Renate Stecher Berlin
1,7   Renate Stecher Berlin
- 1,5   Renate Stecher Potsdam
1,9   Ellen Stropahl Potsdam
1,4   Eva Glesková Budapest
10 s 9 1,9   Renate Stecher Ostrava
10 s 8 1,8 11 s 07   Renate Stecher Dresde

Chronométrage électroniqueModifier

Évolution du record du monde féminin (chronométrage électronique)[64]
Temps Vent
(m/s)
Athlète Date Lieu
11 s 08 1,2   Wyomia Tyus Mexico
11 s 07 0,2   Renate Stecher Munich
11 s 04 0,6   Inge Helten Fürth
11 s 01 0,6   Annegret Richter Montréal
10 s 88 2,0   Marlies Oelsner-Göhr 1er juillet 1977 Dresde
10 s 88 1,9   Marlies Göhr Karl-Marx-Stadt
10 s 81 1,7   Marlies Göhr Berlin
10 s 79 0,6   Evelyn Ashford Colorado Springs
10 s 76 1,7   Evelyn Ashford Zurich
10 s 49 0,0   Florence Griffith-Joyner Indianapolis

Meilleure performance en salleModifier

Le 100 m est très rarement couru en salle, car les lieux couverts ne sont généralement pas suffisamment grands pour proposer une ligne droite aussi longue. La distance du 60 m est donc plus courante pour les courses en salle. D'autre part, l'IAAF ne reconnaît pas de record du monde en salle sur 100 mètres[65], on parlera donc de meilleure performance mondiale. Elle est actuellement détenue par le Namibien Frankie Fredericks en 10 s 05 (1996).

Le , Usain Bolt réalise 9 s 98 dans le stade national de Varsovie, recouvert d'un toit lors de la course, conduisant alors certains médias à qualifier le temps de « nouvelle meilleure performance mondiale de tous les temps sur 100 m en salle »[66],[67],[68]. Mais ce toit n'empêchait pas la présence d'un léger vent défavorable (-0,6), ce qui a donc conduit l'IAAF à considérer cette course comme une course en plein air[69].

Meilleure perf. mondiale sur 100 m en salle
Temps Athlète Date Lieu
10 s 05[70]   Frankie Fredericks Tampere

Performance et biomécaniqueModifier

Selon une étude néerlandaise publiée par l'université de Tilbourg en , la possibilité pour Usain Bolt de courir le 100 m en 9 s 40 est « réalisable »[71]. Toujours selon cette étude, le record du monde possible de manière ultime en ce moment est de 9 s 36[72]. Le chercheur Sander Smeets a obtenu ce résultat en analysant à l'aide de modèles mathématiques et statistiques les temps de référence sur 100 m des 1 034 meilleurs athlètes mondiaux depuis 1991. Il a actualisé une étude qu'il avait déjà conduite en 2008, et qui concluait que le « record mondial ultime » se situait à 9 s 51.

Autres catégories d'âgeModifier

 
Trayvon Bromell, détenteur du record du monde junior du 100 m.

Les records du monde juniors du 100 m sont actuellement détenus par l'Américain Trayvon Bromell, auteur de s 97 le à Eugene, devenant à cette occasion le premier athlète junior à franchir la barrière des dix secondes, et par l'Américaine Sha'Carri Richardson, créditée de 10 s 75 le à Austin[73].

Les meilleures performances mondiales cadets sont la propriété de l'Américain Anthony Schwartz (10 s 15 le à Gainesville) et de la Jamaïcaine Briana Williams (10 s 94 le à Kingston)[74].

Hommes
Record Athlète Temps Date Lieu
Record du monde junior   Trayvon Bromell s 97 Eugene
Meilleure performance mondiale cadet   Anthony Schwartz 10 s 15 Gainesville
Femmes
Record Athlète Temps Date Lieu
Record du monde junior   Sha'Carri Richardson 10 s 75[75] Austin
Meilleure performance mondiale cadette   Briana Williams 10 s 94 Kingston

Notes et référencesModifier

  1. Un doute plane sur la fiabilité de la mesure de l'anémomètre ; voir le corps de l'article.
  2. (en)« Records du monde du 100 m », sur iaaf.org (consulté le 12 décembre 2011)
  3. a b c d e f et g (en) Progression of IAAF World Record, édition 2015, IAAF, consulté le 16 mars 2018
  4. Parienté et Billouin 2003, p. 55.
  5. Parienté et Billouin 2003, p. 59.
  6. Parienté et Billouin 2003, p. 56.
  7. Parienté et Billouin 2003, p. 62.
  8. Parienté et Billouin 2003, p. 63.
  9. Parienté et Billouin 2003, p. 67.
  10. Parienté et Billouin 2003, p. 69.
  11. Parienté et Billouin 2003, p. 72.
  12. Parienté et Billouin 2003, p. 73.
  13. Parienté et Billouin 2003, p. 76.
  14. Parienté et Billouin 2003, p. 78.
  15. Parienté et Billouin 2003, p. 81.
  16. (en) « Hometown Report: Olympic champion Jim Hines has special memories of ‘Night of Speed’ in Sacramento », sur sacbee.com,
  17. (en) « Celebrating the Night of Speed », sur iaaf.org,
  18. Parienté et Billouin 2003, p. 82.
  19. (en) « Athletics at the 1968 Ciudad de México Summer Games:Men's 100 metres », sur sports-reference.com (consulté le 11 mars 2016)
  20. a et b Parienté et Billouin 2003, p. 83.
  21. Parienté et Billouin 2003, p. 86.
  22. Parienté et Billouin 2003, p. 89.
  23. Parienté et Billouin 2003, p. 93.
  24. Parienté et Billouin 2003, p. 96.
  25. Parienté et Billouin 2003, p. 100.
  26. Parienté et Billouin 2003, p. 101.
  27. Parienté et Billouin 2003, p. 102.
  28. Parienté et Billouin 2003, p. 103.
  29. Parienté et Billouin 2003, p. 110.
  30. (en) « 100m World Record falls to Montgomery - 9.78! », sur iaaf.org, (consulté le 11 mars 2016)
  31. (en) « Powell keeps his World record promise - Athens Super Grand Prix report », sur iaaf.org, (consulté le 11 mars 2016)
  32. « Deux athlètes américains reconnus coupables de dopage », sur lemonde.fr, (consulté le 11 mars 2016)
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  34. (en) « Sun shines on Powell's World Record equalling 9.77 in Gateshead », sur iaaf.org, (consulté le 11 mars 2016)
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  38. (en) « Bolt 9.72 in New York! – World 100m record », sur iaaf.org, (consulté le 11 mars 2016)
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  40. « Bolt réécrit le Sport », sur iaaf.org, (consulté le 11 mars 2016)
  41. (en) « Usain Bolt, l'homme qui court jusqu'à 44,72 km/h », sur Leparisien.fr, (consulté le 11 mars 2016)
  42. (en) IAAF, « Analysis of Bolt's 9.58 WR », sur The Science of Sport, (consulté le 11 mars 2016)
  43. « 9″58 Usain Bolt, analyse du record du monde », sur Couloir4,
  44. [PDF] « Détail par intervalle de course de l'actuel record du monde d'Usain Bolt », sur IAAF,
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  46. [PDF] Progression du record du monde du 100 m masculin, www.iaaf.org, IAAF World Championships - Statistics Handbook, IAAF Media & Public Relations Department, 2013, e-book, p. 624, consulté le 11 mars 2016
  47. Aux premières olympiades sportives entièrement russe, en 1913, la Russe Nina Popova a couru le 100 m en 13,1 secondes, ce qui a constitué le record du monde féminin de la discipline, record qui a tenu sept ans.
  48. Parienté et Billouin 2003, p. 877.
  49. Parienté et Billouin 2003, p. 879.
  50. a b et c Parienté et Billouin 2003, p. 881.
  51. (en) « Athletics at the 1960 Roma Summer Games:Women's 100 metres Final », sur sports-reference.com (consulté le 22 mars 2016)
  52. (en) « Athletics at the 1964 Tokyo Summer Games:Women's 100 metres Quarter-Finals », sur sports-reference.com (consulté le 22 mars 2016)
  53. a et b Parienté et Billouin 2003, p. 882.
  54. (en) « Athletics at the 1968 Ciudad de México Summer Games:Women's 100 metres Final », sur sports-reference.com (consulté le 22 mars 2016)
  55. a b et c Parienté et Billouin 2003, p. 883.
  56. a b et c Parienté et Billouin 2003, p. 884.
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  59. (en)Frank Litski, « Olympic trials : Griffith Joyner Breaks World Mark in 100 », sur nytimes.com, (consulté le 11 mars 2016)
  60. Parienté et Billouin 2003, p. 887.
  61. Nicolas Daniel, « L’ombre du dopage plane sur la mort de Griffith-Joyner », L'Humanité, 23 septembre 1998.
  62. Arnaud Bevilacqua, « Florence Griffith-Joyner, deux sprints au goût de soufre », sur la-croix.com, (consulté le 23 mars 2016)
  63. (en) « 100 m All Time », sur iaaf.org (consulté le 23 mars 2016)
  64. a et b [PDF] Progression du record du monde du 100 m féminin, www.iaaf.org, IAAF World Championships - Statistics Handbook, IAAF Media & Public Relations Department, 2013, e-book, p. 747, consulté le 11 mars 2016
  65. « Les Règles des Compétitions 2014-2015 », IAAF, (consulté le 25 août 2014), p. 292.
  66. « 9"98: Usain Bolt devient le premier homme sous les 10 secondes sur 100 m... en salle », sur eurosport.fr, (consulté le 26 août 2014).
  67. « Athlétisme : Usain Bolt bat le record sur 100 m en salle », sur rtl.fr, (consulté le 26 août 2014).
  68. « Un retour sous forme de « record » pour Usain Bolt sur 100 m en salle », sur lavenir.net, (consulté le 26 août 2014).
  69. (en) « 100 metres - Men - Senior - Outdoor - 2014 », sur iaaf.org, (consulté le 26 août 2014).
  70. (en) « All-time men's best 100m », sur alltime-athletics.com (consulté le 26 août 2014).
  71. (fr) Usain Bolt en 9"40 ? «Réalisable», L'Équipe, le 25 juillet 2012
  72. (fr) « Le 100 mètres en 9.40 est "réalisable", selon une étude néerlandaise »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Le Monde, le 25 juillet 2012
  73. (en) « Records du monde juniors d'athlétisme », sur iaaf.org (consulté le 1er février 2016)
  74. (en) « Meilleures performances mondiales cadets en athlétisme », sur iaaf.org (consulté le 1er février 2016)
  75. En instance d'homologation

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Robert Parienté et Alain Billouin, La Fabuleuse Histoire de l'athlétisme, Minerva, , 1021 p. (ISBN 978-2-8307-0727-4)

Liens externesModifier