Raoul II d'Exoudun

Raoul II d'Exoudun
Titres de noblesse
Seigneur d'Exoudun
Comte d'Eu
Baron d'Hastings
Biographie
Naissance
V. 1207
Décès
Sépulture
Autres noms
Raoul d'Eu
Époque
Période d'activité
Famille
Maison de Lusignan
(sous-lignage d'Exoudun)
Père
Mère
Fratrie

Garin d'Exoudun

Mathilde d'Exoudun
Jeanne d'Exoudun
Conjoint
Jeanne de Bourgogne
Yolande de Dreux
Philippa de Dammartin
Enfants
Autres informations
Grands-Parents

Hugues le Brun
Aurengarde d'Exoudun

Henri II d'Eu
Mathilde de Warenne
Conflit
Héritière
Raoul II d'Exoudun.svg
Écu burelé d'argent et d'azur de huit pièces
brisé d'un lambel de six pendants de gueules

Raoul II d'Exoudun[1],[2], né vers 1207 et décédé le 2 septembre 1246, est un noble poitevin descendant du sous lignage[3] d'Exoudun de la Maison de Lusignan.

Raoul II est seigneur d'Exoudun, Civray[4], Melle[5], Benet[5],[6], La Mothe-Saint-Héray, Chizé et Villeneuve-la-Comtesse[5],[7] (1219-1246) par son père et comte d'Eu (1244-1246), baron d'Hastings (1245-1246) par sa mère.

BiographieModifier

FamilleModifier

Raoul II est le fils de Raoul Ier d'Exoudun (v. 1169-1er mai 1219) et d'Alix d'Eu (v. 1180-14 mai 1245), issue de la Maison de Normandie, héritière des comtes d'Eu, apparentée aux Plantagenêt.

Son cousin germain est le puissant Hugues X de Lusignan (v. 1182-1249), comte de la Marche, second époux d'Isabelle Taillefer (v. 1188/1192-1246), reine consort d'Angleterre, comtesse d'Angoulême, mère d'Henry III Plantagenêt (1207-1272), roi d'Angleterre . Raoul est également apparenté aux seigneurs de Vouvant et de Mervent, Geoffroy Ier et Geoffroy II de Lusignan[8].

Tutelles d'Hugues X de Lusignan et d'Alix d'EuModifier

Au décès de son père, en 1219, Raoul devait avoir une douzaine d'années. Dès 1220, Hugues X de Lusignan réussit à obtenir d'Henry III d'Angleterre la garde des domaines poitevins de son jeune cousin[9]. Alix garde, jusqu'à son décès en 1245, la gestion des fiefs normands d'Eu et anglais d'Hastings et de Tickhill. Raoul II souscrit aux actes de sa mère jusqu'en 1226[10] avant d'en devenir l'auteur[11].

MajoritéModifier

En 1227, peu après le traité de Vendôme[12], Raoul II, Geoffroy II de Lusignan et deux de ses vassaux se portent caution de l'accord signé entre Louis IX de France et le comte de la Marche, Hugues X de Lusignan[13].

Raoul II prête hommage, le 28 mars 1228 au palais épiscopale de Poitiers, à Hugues X de Lusignan pour son château de Civray en présence de l'évêque Philippe Balleos[14], seigneur supérieur de la forteresse[15].

Le choix capétienModifier

L'hégémonie fulgurante du couple Hugues X de Lusignan, Isabelle d'Angoulême en Poitou dans les années 1220, l'accession au rang vicomtal de Geoffroy II de Lusignan[16], réalisées par des jeux d'enchères successifs entre Capétiens et Plantagenêt, se font au détriment des possessions anglaises de sa mère Alix.

Lors du soulèvement d'Hugues X de Lusignan en 1242, pendant la guerre de Saintonge, Raoul II se joint à la révolte féodale sans apporter un soutien militaire. Ainsi, il espère conserver la faveur du roi de France et la possession du comté d'Eu[17] : les revenus générés par les baronnies anglaises sont de faible importance comparés au comté normand. Les priorités et les contraintes politiques de Raoul et de sa mère Alix éloignent le seigneur d'Exoudun des solidarités familiales en vigueur depuis plus d'un siècle et demi. Cette position, inhabituelle, chez un membre d'un sous-lignage[3] amorce le déclin du réseau familial.

En 1244, Henri III d'Angleterre donne l'ordre de faire remettre à Alix d'Eu toutes les affaires qui se trouvent sur ses terres anglaises, à nouveau confisquées, et ordonne à la comtesse de remettre le château de Tickhill à un gardien royal qui le tient désormais pour le fils aîné du roi. À partir de cette date, le roi d'Angleterre assure la gestion des deux baronnies qui ne seront jamais restituées aux héritiers d'Alix[17].

SuccessionModifier

Raoul II d'Exoudun n'ayant que pour seule héritière sa fille unique, Marie d'Exoudun (v. 1232-1er octobre 1260), fait passer les possessions du sous-lignage[3] d'Exoudun en dehors du patrimoine Lusignan, l'affaiblissant d'autant plus.

Décès et sépultureModifier

Raoul II d'Exoudun décède le 2 septembre 1246[18] et est enterré à l'Abbaye de Foucarmont[19]. Il s'était croisé à une date inconnue[20] afin de participer à la septième croisade initiée par Louis IX en 1244.

Mariages et descendanceModifier

Jeanne de BourgogneModifier

Entre 1218 et 1219, Alix d'Eu marie son fils Raoul à Jeanne de Bourgogne (v. 1205-v.1222). Elle est la fille d'Eudes III duc de Bourgogne (1166-1218), de la Maison capétienne de Bourgogne, et d'Alix de Vergy (1179-1251), membre de la Maison de Vergy. À son décès, Jeanne est enterrée à l'Abbaye de Foucarmont[21] ; leur union reste sans postérité.

Yolande de DreuxModifier

Veuf, Raoul d'Exoudun épouse en 1224 Yolande de Dreux (1216-26 janvier 1239)[22], fille de Robert II de Dreux, comte de Dreux, de Brie et de Braine et de Yolande de Coucy. Yolande de Dreux est enterrée à l'Abbaye de Foucarmont[19]. Ils ont comme unique enfant :

Philippa de DammartinModifier

En troisièmes noces, vers 1240, Raoul épouse Philippa de Dammartin (av. 1227- ap. 1278), fille de Simon de Dammartin, comte d'Aumale et Marie de Ponthieu, comtesse de Ponthieu ; leur union reste sans postérité.

Peu après le décès de Raoul II d'Exoudun, Philippa de Dammartin réussit à obtenir la garde des terres poitevines de sa belle-fille, Marie d'Exoudun auprès d'Alphonse de Poitiers[24]. Veuve, elle épouse Raoul II (♰ 1250), seigneur de Coucy. Enfin, en troisièmes noces, Philippa épouse Otton II, comte de Gueldre.

Sceau et armoiriesModifier

Sceau [1230]Modifier

Avers : Rond, 70 mm[25].

Description : Type équestre de chasse à droite. Le cheval au pas. Le cavalier, nu-tête, vêtu d'une cotte, tient de la main droite un petit chien sur la croupe du cheval, et de la gauche, les rênes ; le cor en bandoulière voltige derrière lui.

Légende : ✠ SIGILLVM : RADVLPHI : DE : ISSOVDVNIO : FIL' : COM : AVG

Légende transcrite : Sigillum Radulphi de Issoudunio, filii comitis Augi.

Contre-sceau : Rond, mm[26].

Description : Écu burelé de seize pièces au lambel de six pendants, entouré de trois roses en haut, à gauche et à droite.

Légende : ✠ SIGILLVM : RADVLPHI : DE : ISSOVDVNIO : FIL' : COM : AVG

Légende transcrite : Sigillum Radulphi de Issoudunio, filii comitis Augi.

Références[27],[28][29],[30]

Armoiries [1230]Modifier

  Blasonnement :
Écu burelé d'argent et d'azur de huit pièces brisé d'un lambel de six pendants de gueules
Commentaires : Blason de Raoul II d'Exoudun, fils du comte d'Eu, d'après l'empreinte d'un contre-sceau de 1230.

Références[28],[29],[30],[26]

Notes et référencesModifier

  1. dit à tort Issoudun : l'homonymie latine entre Exoudun et Issoudun est encore présente dans certains travaux.
  2. Nom patronymique attesté dans les chartes.
  3. a b et c José Enrique Ruiz Doménec, « Système de parenté et théorie de l’alliance dans la société catalane (environ 1000-environ 1240) », Revue Historique, no 262,‎ , p. 305-326 (lire en ligne [PDF])
    José Enrique Ruiz Doménec propose de substituer à la notion généalogique de branche cadette le concept de « sous-lignage » : issu d'une souche principale qui en encadre les membres, il est toujours prêt à combattre à son service.
  4. « Documents relatifs du prieuré de Notre-Dame de Fontblanche (1220-1665) » (éd. Gustave Babinet de Rancogne), Mémoires de la Société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres, Niort, L. Clouzot, 2è série, vol. XII,‎ , p. 11-14 (lire en ligne)
    1242, 17 octobre, château de Civray : Raoul [II] d'Exoudun, comte d'Eu, prend sous sa protection le prieuré Notre-Dame de Fontblanche, que son père avait édifié et doté, et confirme les donations faites par sa mère, Alix [d'Eu], de la dîme d'une partie du blé et du vin sur toute sa terre du diocèse de Poitiers et de Saintes, la moitié du Breuil d'Alaine à Civray, la maison de Glande à Coulon et les acquisitions de Jean Girard, prévôt de Melle, léguées à Alix qui les a donné au prieuré à l'exception du bois de Puy-Archambault. Il confirme également les donations par Jean Girard de sa maison de la Forêt à Melle, appelée depuis le Petit Fontblanche et de vignes à Pissot et à Beauchamp. Il ajoute une rente de 10 livres tournois annuelles que lui et sa mère laissent au prieuré, soit 100 sous à percevoir à Villeneuve, 100 à Beauvoir et 10 à Belleville, un four à Sainte-Soline, vendu par Guillaume Challe et son frère Constantin à sa mère et la liberté de circuler et de vendre sans péage et droit de vente dans toute sa terre. Les hommes du prieuré chargés de percevoir la dîme et ceux qui alimentent les deux luminaires qui brillent continuellement dans l'église de Melle sont exemptés de taille, de collecte, de service d'ost, de corvée et de toute coutume.
  5. a b et c Prévôté.
  6. Notes et documents pour servir à l'histoire de l'abbaye Saint-Pierre de Maillezais, au Diocèse de Luçon (Vendée) : depuis sa fondation (vers CMLXXVI) jusqu'à son érection en évêché par le pape Jean XXII (XIII août MCCCXVII) (éd. Louis Delhommeau), Paris, , partie 147
    1233, septembre : Raoul [II] d'Exoudun, seigneur de Benet, abolit en faveur des moines de Maillezais la coutume selon laquelle ils devaient servir un repas à l'abbaye aux prévôts de Benet, le jour de la foire de Maillezais [24 juin].
  7. Cartulaire de la Chatille (éd. Alfred Richard), t. VII, Poitiers, coll. « Archives historiques du Poitou », (lire en ligne), LXIII, p. 52-53
    1237 :Raoul [II] d'Exoudun, fils du comte d'Eu [Raoul Ier d'Exoudun], donne à la Maison-Dieu de Montmorillon un quart de la prairie de Thenet, en échange d'une redevance annuelle de 5 sous marchois, payables à son prévôt de Villeneuve de Thenet et promet de garder et de défendre la possession de ce pré. Pierre Ribaud, qui pourrait avoir des droits sur le pré, confirme la donation.
  8. Geoffroy II de Lusignan, seigneur de Vouvant est le cousin germain de Raoul Ier d'Exoudun, père de Raoul II.
  9. Foedera, Conventiones, Litterae (éd. Thomas Rymer), t. I : pars I, Londres, Record Commission on Historical Manuscripts, (lire en ligne), p. 159
    1220, 10 mars, Westminster : Henri [III], roi d'Angleterre, écrit à Hugues [X de Lusignan], comte de la Marche, pour le remercier de sa fidélité. Concernant la promesse faite par son père, le roi Jean, d'accroître ses terres, il rappelle que lui ont été remises Saintes, la Saintonge et l'île d'Oléron. Il le remercie d'avoir refusé de se rallier au roi de France, Philippe [II] Auguste, en échange de la seigneurie d'Issoudun. Il lui annonce qu'il demande à Alix, comtesse d'Eu, de ne pas revendiquer les châteaux de son mari, car il assure bien leur garde, selon l'honneur de la comtesse et de son fils, Raoul [II]. Au sujet des fiefs promis à G[uy V], vicomte [de Limoges], à Hugues Grossin et à Hélie de la Vergne, par le roi Jean, et écrit en ce sens à sa mère, [Isabelle d'Angoulême].
  10. 4 actes : Melle, 17 mai 1219 ; juin 1220 ; La Mothe-Saint-Héray, nov. 1220 ; 1226.
  11. Cartulaire du comté d'Eu (Copie du XIIIe siècle, d'après original perdu, manuscrit. latin, 13904, fol. 67 v°-68 r°), Paris, BnF, xiiie siècle :

    « Sciant omnes presentes et futuri quod ego, Radulphus de Issoudun, filius Radulphi quondam comitis de Augi, et Aelize, comitisse Augi, concessi et confirmavi ecclesie Beate Marie de Augo et canonicis ibi Deo servientibus quinquaginta duas minas frumenti et quinquaginta duos solidos parisiensis recipiendos in vicecomitatu de Criolio quam omnia Aeliza matris mea, tunc vidua, contulit dictis canonicis in puram et perpetuam elemosinam possidendam et hanc donationem factam per manum Aelize matris mee, ego et heredes mei tenemur contra omnes garantizare. Et ut hoc ratum et inconcussum permaneat imperpetuum presens scriptum sigilli mei munimine roboravi. Actum est hoc anno Domini M° CC° XX° VII°, mense decembri. »

    1227, décembre : Raoul [II] d'Exoudun confirme la charte par laquelle sa mère Alix, comtesse d'Eu, avait donné à la Collégiale Notre-Dame d'Eu une rente de 52 mines de froment et de 52 sous parisis pour l'entretien de deux prêtres dans l'abbaye d'Eu.
  12. Sylvie Foisset, « 1227, une femme sauve la couronne de France », sur https://www.lanouvellerepublique.fr/,
  13. Veterum scriptorum et monumentorum, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio (éd. Dom Edmond Martène), t. I, Paris, (lire en ligne), col. 1209 :

    « Sciant omnes presentes et futuri quod ego, Radulphus de Issoudun, filius Radulphi quondam comitis de Augi, et Aelize, comitisse Augi, concessi et confirmavi ecclesie Beate Marie de Augo et canonicis ibi Deo servientibus quinquaginta duas minas frumenti et quinquaginta duos solidos parisiensis recipiendos in vicecomitatu de Criolio quam omnia Aeliza matris mea, tunc vidua, contulit dictis canonicis in puram et perpetuam elemosinam possidendam et hanc donationem factam per manum Aelize matris mee, ego et heredes mei tenemur contra omnes garantizare. Et ut hoc ratum et inconcussum permaneat imperpetuum presens scriptum sigilli mei munimine roboravi. Actum est hoc anno Domini M° CC° XX° VII°, mense decembri. »

    1227, 24 mars, Vendôme : Geoffroy [II], vicomte de Châtellerault, Raoul [II] d'Exoudun, Aimery du Bois et Simon de Cimall, à la demande d'Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, se portent garants des conventions entre lui et le roi de France, Louis [IX], et prêtent serment, si le comte attentait à ces accords de venir personnellement à Bourges dans les quarante jours se constituer otages.
  14. SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Philippe de Balleos - sceau », sur http://www.sigilla.org, Université de Poitiers
  15. Cartulaire de l'évêché de Poitiers ou Grand-Gauthier (éd. Louis Rédet), t. X, Poitiers, coll. « Archives historiques du Poitou », (lire en ligne), partie 8, p. 14-15
    1228, 28 mars, Poitiers, palais épiscopal :Raoul [II] d'Exoudun, chevalier, fait hommage lige pour le château de Civray à son cousin, Hugues [X] de Lusignan, comte de la Marche, en présence de l'évêque de Poitiers, seigneur éminent pour ce fief.
  16. Au début de l'année 1224, Geoffroy II de Lusignan, seigneur de Vouvant, Mervent, Soubise et Fontenay, épouse Clémence, héritière de la vicomté de Châtellerault.
  17. a et b Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), p. 277
  18. Chronique des comtes d'Eu depuis 1130 jusqu'à 1390 (éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle), t. XXIII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, (lire en ligne), p. 452
  19. a et b Chronique des comtes d'Eu depuis 1130 jusqu'à 1390 (éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle), t. XXIII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, (lire en ligne), p. 443
  20. Les registres d'Innocent IV (éd. Élie Berger), t. I, Paris, Ernest Thorin, (lire en ligne), partie 2665, p. 397 :

    « Fidei puritas et integritas devotionis quam quondam R[adulfus] comes Augi vir tuus, crucesignatus, ad nos et Romanam Ecclesiam habuit »

    1247, 6 mai, Lyon : Le pape Innocent [IV] accorde à Philippa [de Dammartin], veuve de Raoul [II d'Exoudun], comte d'Eu, compte tenu de la pureté et de l'intégrité de la dévotion que son défunt mari avait envers l’Église romaine, et du fait qu'il s'était croisé, de pouvoir jouir de tous les privilèges autrefois accordés à son mari pendant le temps de son veuvage.
  21. Chronique des comtes d'Eu depuis 1130 jusqu'à 1390 (éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle), t. XXIII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, (lire en ligne), p. 443 :

    « La dite Aalis en son vivant maria son filz à la fille au duc de Bourgongne, l'an CCXXII, laquelle mourut tantost après, et gist à Foucarmont dedans le chueur, et y sont ses armes de cheu temps »

  22. Le chartrier de l'Abbaye prémontrée de Saint-Yved de Braine, 1134-1250 (éd. Elèves de l'Ecole des Chartes, dir. Olivier Guyotjeannin), Paris, École nationale des chartes, coll. « Mémoires et documents de l’Ecole des chartes » (no 49), , B 15, p. 336-337
    1240 : Raoul [II] d'Exoudun, comte d'Eu, confirme la donation faite à Notre-Dame-et-Saint-Yved de Braine par son épouse défunte, Yolande de Dreux, d'une rente de 10 livres provinois sur la terre de Paars, qui est du fief du comte de Braine, [Jean Ier de Dreux].
  23. Layettes du trésor des chartes, de l'année 1247 à l'année 1260 (éd. Joseph de Laborde), t. III, Paris, Plon, (lire en ligne), n°4293, p. 326-327
    1256, 5 octobre, Poitiers : Marie [d'Exoudun], comtesse d'Eu, dame de Civray, Chizé, Melle, Benet, La Mothe et Villeneuve, décide de conférer la châtellenie de Chizé à son époux, Alphonse de Brienne et demande à son suzerain, Alphonse, comte de Poitiers, de le recevoir à l'hommage lige.
  24. Layettes du trésor des chartes, de l'année 1224 à l'année 1246 (éd. Alexandre Teulet), t. II, Paris, Plon, (lire en ligne), partie 3567, p. 644
    1246, novembre, Paris : Philippa, comtesse d'Eu, [veuve de Raoul II d'Exoudun] fait hommage lige au comte de Poitiers, Alphonse, de la garde des terres que son mari défunt tenait dans le comté de Poitiers. Elle lui a remis en gage le château de Civray pour qu'il le tienne pendant cinq ans. Elle lui versera annuellement pour l'entretien du château et de la garnison la somme de 120 livres, à raison de 40 livres en trois annuités puis il lui rendra le château, sauf si d'ici là elle a perdu la garde en s'étant remariée auquel cas le comte gardera le château jusqu'à la majorité de l'héritier. À sa restitution, elle et les héritiers du château devront donner des garanties au comte que le château lui sera remis lorsqu'il en fera la demande. Elle jure sur les Évangiles, que les châteaux de Melle, de Chizé et toutes les autres forteresses qu'elle tient de lui seront remises si cela lui était demandé. L'héritier, lorsqu'il aura atteint sa majorité sera tenu de faire de même.
  25. SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Raoul d'Issoudun - sceau », sur http://www.sigilla.org/, Université de Poitiers
  26. a et b SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Raoul d'Issoudun - Revers », sur http://www.sigilla.org/, Université de Poitiers
  27. Inventaires et documents publiés par ordre de l'Empereur : Collection de sceaux (éd. Louis Douët d'Arcq), t. I, Paris, Henri Plon, (lire en ligne), n°920 : Raoul d'Issoudun, Fils du comte d'Eu (1230), p. 412
  28. a et b Inventaires et documents publiés par ordre de l'Empereur : Collection de sceaux (éd. Louis Douët d'Arcq), t. I, Paris, Henri Plon, (lire en ligne), n°920 bis : Raoul d'Issoudun, Fils du comte d'Eu (1230) / revers, p. 412
    remplacer "sept pendants" par "six pendants".
  29. a et b Sigillographie du Poitou jusqu'en 1515 : étude d'histoire provinciale sur les institutions, les arts et la civilisation d'après les sceaux (éd. François Eygun), Poitiers, Société des Antiquaires de l'ouest, , n°305, pl. X, p. 204
  30. a et b Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 3 : Annexes 3 à 6 (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, , Annexe 4 : Catalogue des sceaux de la famille de Lusignan, chap. VI (« Comtes d'Eu / Raoul II d'Exoudun / sceau [1230] »), p. 321-322

Sources et bibliographieModifier

Sources sigillographiquesModifier

BibliographieModifier

  • Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell, Université de Nantes, 4 vol., 2 797 p., décembre 2018. [lire en ligne]

Articles connexesModifier