Pouillon (Marne)

commune française du département de la Marne

Pouillon
Pouillon (Marne)
L'hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Reims
Intercommunalité Communauté urbaine du Grand Reims
Maire
Mandat
Monique Roussel
2020-2026
Code postal 51220
Code commune 51444
Démographie
Gentilé Pouillonnais
Population
municipale
499 hab. (2018 en augmentation de 2,04 % par rapport à 2013)
Densité 179 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 54″ nord, 3° 56′ 55″ est
Altitude Min. 111 m
Max. 194 m
Superficie 2,78 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Reims
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bourgogne-Fresne
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.pouillon.fr

Pouillon est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est. Le patron est saint Gorgon.

GéographieModifier

Pouillon est un village de la Marne, situé à 8,6 kilomètres au nord-ouest de Reims[1]. Le village se trouve au sein du massif de Saint Thierry. À l'ouest du Pouillon, s'élève ce massif, partie la plus élevée du territoire, boisée. Le nord et l'est du village sont occupés par le vignoble de Champagne[2].

Communes limitrophes de Pouillon
Hermonville Villers-Franqueux
  Thil
Chenay Merfy Saint-Thierry

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Pouillon est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Reims, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 295 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (51,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,7 %), cultures permanentes (22,5 %), terres arables (14,1 %), zones urbanisées (8,8 %), zones agricoles hétérogènes (2,8 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

HistoireModifier

En 850, Pouillon, s’appelait Villa Pullionus, avec pour origine une villa d'un propriétaire gallo-romain, puis Pouillonum et enfin Pouillon vers 1460.

Une chapelle fut construite par les habitants à partir de 1659 sous le titre de Notre-Dame-de-Bon-Désir. L'église fut construite certainement en 1741 avec les reliques de saint Gorgon, martyr au IVe siècle. C'est en 1778 que le clocher et les bas-côtés ont été construits. Le clocher se trouvait, dit-on, primitivement sur l'église abbatiale de Saint-Thierry, d'où il aurait été transporté à Pouillon.

Propriété de l'abbaye de Saint-Thierry, le village obtient son indépendance en 1773 après le grand incendie qui l'avait détruit en 1761.

Le chemin de fer de la Banlieue de Reims fut inauguré le . Pouillon était sur la ligne du C.B.R. Reims-Cormicy. La gare a gardé son aspect d’origine. La halte du Parc, qui n’existe plus a été créée à la suite de la demande du maire en pour desservir le lotissement du Parc de Pouillon, alors en cours de construction. Très fréquenté à cette époque, puisque le moyen de transport le plus rapide pour gagner Reims ou venir à la campagne, il perdit de son importance avec l’avènement de l’automobile et des bus de transport en commun. Il fallait en 1900 42 min pour rejoindre la halte des « Promenades » à Reims. Il fut aussi très utile pour le transport de marchandise, bois vins, betteraves, etc. ; en 1919 il existait un embranchement pour desservir la briqueterie située sur la route entre Merfy et Pouillon. La fermeture définitive eut lieu le .

En 1774, on comptait 267 habitants, tous laboureurs-vignerons (21 ha de terre, 23 de vignes). En 1862, 376 habitants, 30 à 40 pressoirs fournissaient des vins expédiés vers le nord, le Thiérache et la Belgique. On comptait également 21 laboureurs, 2 fours à chaux, des carrières et une tuilerie-briqueterie. En 1892, Pouillon comptait 277 hectares dont : vignes 40 ha, terres labourables 140 ha, bois 90 ha, marais 7 ha. En 2009, il y a 466 habitants, 51 ha de vignes, 60 ha de terres, 92 ha de bois.

Décoration françaiseModifier

La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le .

Politique et administrationModifier

IntercommunalitéModifier

La commune, antérieurement membre de la Communauté de communes de la Petite Montagne, est membre, depuis le , de la communauté de communes du Nord Champenois.

En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du [10], cette communauté de communes du Nord Champenois est issue de la fusion, le , de :

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1874 après 1876 Lebrun    
1879   Andrieux[13]    
? 1901 Andrieux Pierre-Louis    
1901 1919 Arthur Prévoteau    
1919 1920 Achille Mangon    
1920 1920 Léon Oubry    
1920 1928 Ferdinand Gillet    
1928 1945 Lucien Hardot    
1945 1947 Henry Romain    
1947 1965 Émile Bellet    
1965 1971 Albert Simon    
1971 1981 Georges Milet   décédé pendant le mandat
1981 1983 Raimond Rosiez    
1983 2008 Hugues Marniquet    
2008[14] 2014 Alain Simon    
2014[15] En cours
(au 4 juillet 2014)
Monique Roussel    

DémographieModifier

Les habitants de la commune sont les Pouillonnais et les Pouillonnaises[16].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2018, la commune comptait 499 habitants[Note 3], en augmentation de 2,04 % par rapport à 2013 (Marne : −0,45 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
335470335347389410377388378
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
363376350302329344326323317
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
301284284176232265230226300
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
313305392458446467459458483
2017 2018 - - - - - - -
494499-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église et le monument aux morts.
  • A Pouillon se trouve un monument aux morts inauguré le .
  • Le Fort de Saint-Thierry, dénommé Fort Berbier de Metz, construit de 1877 à 1880, est situé à l'ouest du village. Découvrez le fort de Saint-Thierry en photos sur le site internet www.memoire-et-fortifications.fr le fort de Saint-Thierry
  • L’église date du milieu du XVIIe siècle. Le petit clocher baroque (vers 1630-1640) est l’ancien clocher qui se dressait sur le cœur de l’abbatiale de Saint-Thierry (détruite avant la Révolution française). Elle fut épargnée par la Première Guerre mondiale, mais avec quelques blessures importantes, comme cet obus allemand qui frappa l’arrière le . L'église est dédiée à Notre-Dame de la Visitation, et possède des reliques de saint Gorgon (martyr 304 apr. J.-C.). Le reliquaire était jusqu'à peu sorti, lors de la Saint-Gorgon le , dans les rues du village pour une procession.

Personnalités liées à la communeModifier

C'est l'abbé Arthur Haudecoeur qui est curé de Pouillon en 1914, né le à Louvergny (Ardennes), décédé à l'hospice d'Avize le [21] peu après le bombardement du village[22].

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Orthodromie entre Pouillon et Reims », sur Lion1906 (consulté le ).
  2. « Carte IGN de Pouillon » sur Géoportail (consulté le 27 décembre 2013)..
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP), (consulté le ), p. 2.
  11. « Arrêté préfectoral du 29 mai 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération Intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes de la Colline, de la Communauté de communes de la Petite Montagne, de la Communauté de communes des Deux Coteaux et de la Communauté de communes du Massif », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la préfecture de la Marne, no 5 ter,‎ , p. 18-21 (lire en ligne).
  12. « Avant la fusion des communautés Les derniers vœux de la Colline », L'Union,‎ (lire en ligne).
  13. Almanach Matot-Braine de 1879, p225.
  14. [xls]« Liste des maires au 1er août 2008 », sur site de la préfecture de la Marne (consulté le ).
  15. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le ).
  16. « Bienvenue », sur site de la commune (consulté le ).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. Journal de l'abbé Prosper, Alexis Godin
  22. Le vieux curé, Paul Verlet, Poème à la mémoire du bon curé de Pouillon