Philippe de Wurtemberg

Noble, duc de Wurtemberg et photographe allemand
Philippe de Wurtemberg (1838-1917)
Description de cette image, également commentée ci-après
Le duc Philippe de Wurtemberg photographié en 1893.
Biographie
Titulature Duc de Wurtemberg
Dynastie Maison de Wurtemberg
Nom de naissance Philipp Alexander Maria Ernst Herzog von Württeemberg
Naissance
Neuilly-sur-Seine (France)
Décès (à 79 ans)
Stuttgart (Royaume de Wurtemberg)
Sépulture Château d'Altshausen
Père Alexandre de Wurtemberg
Mère Marie d'Orléans
Conjoint Marie-Thérèse d'Autriche
Enfants Albert de Wurtemberg
Marie-Amélie de Wurtemberg
Marie-Isabelle de Wurtemberg
Robert de Wurtemberg
Ulrich de Wurtemberg
Religion Catholicisme romain
Description de l'image Coat of Arms of the Kingdom of Württemberg 1817-1921.svg.

Philippe de Wurtemberg, né le à Neuilly-sur-Seine et mort à Stuttgart le est un membre de la maison de Wurtemberg et l'ancêtre de tous les membres de la cinquième branche de sa famille.

Fils du duc Alexandre de Wurtemberg (1804-1881) et de la princesse Marie d'Orléans, il devient, après la mort de son père, chef de la branche ducale de la Maison royale de Wurtemberg.

BiographieModifier

FamilleModifier

Fils unique de Alexandre de Wurtemberg (1804-1881) (1804-1881) et de Marie d'Orléans (1813-1839), il naît le à Neuilly-sur-Seine, en France, pays de sa mère[1].

Orphelin de mère peu après sa naissance, il est élevé dans la foi catholique par sa famille maternelle au palais des Tuileries jusqu'à la révolution de 1848 qui exile les Orléans en Grande-Bretagne. Considéré par son grand-père Louis-Philippe comme un membre à part entière de la famille, Philippe de Wurtemberg, ainsi que son père Alexandre sont élevés au rang d'Altesse Royale par une ordonnance du [2]. Au cours de la Révolution de 1848, munis de passeports fournis par le ministre des Affaires étrangères, Alphonse de Lamartine, le duc Philippe, âgé de dix ans, et son père quittent tous deux la France pour s'établir à Bayreuth[3].

Premier projet matrimonialModifier

En automne 1861, le duc Philippe de Wurtemberg demande à son père le duc Maximilien en Bavière, la main de la duchesse Sophie-Charlotte en Bavière, sœur de l'impératrice d'Autriche (Sissi) et future héroïne du drame du Bazar de la Charité, mais la jeune fille, âgée de quatorze ans, ne semble pas avoir été avertie du projet auquel, probablement en raison de son jeune âge, son père ne donne pas de suite[4].

Mariage et descendanceModifier

 
L'archiduchesse Marie-Thérèse et ses enfants en 1876.

Philippe de Wurtemberg épouse à Vienne, le , l'archiduchesse Marie-Thérèse de Habsbourg-Teschen (née à Vienne le et morte à Tübingen le ), fille de l'archiduc Albert de Teschen (1817-1895) et de la princesse Hildegarde de Bavière (1825-1864)[5].

Cinq enfants, dont seul l'aîné laisse une descendance, sont issus de cette union[6],[7],[8] :

RésidencesModifier

Le duc Philippe et la duchesse Marie-Thérèse possédaient un magnifique palais de ville, le « Palais Wurtemberg », construit sur la Ringstrasse par le maître d'œuvre munichois Arnold Zenetti avec l'aide de l'architecte Heinrich Adam, et y habitaient depuis 1866, sans s'y plaire. Le palais est donc vendu en 1871, reconstruit et ouvert en tant qu'Hôtel Impérial pour l'Exposition Universelle de Vienne de 1873. Le couple ducal s'installe ensuite au Strudelhof à Vienne. À Altmünster am Traunsee, le duc Philipp fait construire une magnifique villa par Heinrich Adam entre 1873 et 1876 et la baptise « Villa Marie Thérèse » du nom de sa femme.

PassionsModifier

 
Des hommes brisant la glace sur un lac photographiés par le duc Philippe en 1899.

En plus de la chasse, pour laquelle le duc Philippe a acquis d'importantes superficies à Hinterstoder, le duc s'intéressait également à la photographie. Grâce aux appareils photographiques les plus modernes de l'époque, il a réalisé des clichés qui sont en partie uniques aujourd'hui.

SuccessionModifier

Au royaume de Wurtemberg, vers la fin du XIXe siècle, la situation est devenue évidente que le roi Guillaume II (1848-1921) n'aurait pas de fils. Puisqu'il n'y avait pas de princes dignes de leur statut dans d'autres lignées de la maison, mais que la succession masculine au trône s'appliquait, le droit de succession incomba au duc Philippe. En raison de son âge - il avait dix ans de plus que le roi - son fils le duc Albert, né en 1865, est dès lors considéré comme le futur héritier du trône. Le duc Philippe a vécu avec sa famille au palais princier de Stuttgart après avoir vendu le Strudelhof de Vienne en 1905.

MortModifier

Philippe de Wurtemberg meurt à Stuttgart, le , à l'âge de 79 ans et est inhumé dans la crypte familiale de l'église Saint-Michel du château d'Altshausen[1].

Rôle dans la maison de WurtembergModifier

Philippe de Wurtemberg appartient à la cinquième branche (dite lignée ducale) de la Maison de Wurtemberg, qui descend du septième fils de Frédéric-Eugène de Wurtemberg. À l'extinction de la branche aînée en 1921, la lignée ducale devint la nouvelle branche dynaste de la Maison de Wurtemberg. Néanmoins, la nouvelle branche aînée fut la branche morganatique des ducs de Teck (éteinte dans les mâles en 1981), puis la branche morganatique des ducs d'Urach. Actuellement, l'aîné de toute la Maison de Wurtemberg est le duc Karl Anselm d'Urach, né en 1955[9].

Philippe de Wurtemberg est l'ascendant direct de l'actuel (depuis 2022) prétendant au trône de Wurtemberg, Wilhelm de Wurtemberg, né en 1994[10].

GalerieModifier

HonneursModifier

Philippe de Wurtemberg est[11],[1] :

Ordres dynastiques wurtembourgeoisModifier

Ordres officiels étrangersModifier

AscendanceModifier

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
8. Frédéric-Eugène de Wurtemberg
 
 
 
 
 
 
 
4. Alexandre de Wurtemberg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
9. Frédérique-Dorothée de Brandebourg-Schwedt
 
 
 
 
 
 
 
2. Alexandre de Wurtemberg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
10. François de Saxe-Cobourg-Saalfeld
 
 
 
 
 
 
 
5. Antoinette de Saxe-Cobourg-Saalfeld
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
11. Augusta Reuss d'Ebersdorf
 
 
 
 
 
 
 
1. Philippe de Wurtemberg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
12. Louis-Philippe d'Orléans
 
 
 
 
 
 
 
6. Louis Philippe Ier
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
13. Marie-Adélaïde de Bourbon
 
 
 
 
 
 
 
3. Marie d'Orléans
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
14. Ferdinand Ier des Deux-Siciles
 
 
 
 
 
 
 
7. Marie-Amélie de Bourbon-Siciles
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
15. Marie-Caroline d'Autriche
 
 
 
 
 
 

RéférencesModifier

  1. a b et c da Rocha Carneiro 2000, p. 97.
  2. Van Kerrebrouck 1987, p. 554.
  3. Moniteur, Extérieur : France, Bruxelles, , 1826 p. (lire en ligne), p. 1134.
  4. Paoli 1996, p. 28-29.
  5. da Rocha Carneiro 2000, p. 97-98.
  6. Énache 1999, p. 689-692.
  7. Huberty et al. 1979, p. 549-550.
  8. da Rocha Carneiro 2000, p. 97-108.
  9. da Rocha Carneiro 2000, p. 249.
  10. da Rocha Carneiro 2000, p. 104.
  11. Énache 1999, p. 689.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Monique da Rocha Carneiro, La descendance de Frédéric-Eugène duc de Wurtemberg, Paris, Éditions L'intermédiaire des chercheurs et curieux, , 511 p. (ISBN 978-2-908003-17-8)
  • Nicolas Énache, La descendance de Marie-Thérèse de Habsburg, Paris, Éditions L'intermédiaire des chercheurs et curieux, , 795 p. (ISBN 978-2-908003-04-8)
  • Michel Huberty, Alain Giraud, P. Chevassu et B. Magdelaine, L’Allemagne dynastique, t. II : Anhalt-Lippe-Wurtemberg, Le Perreux-sur-Marne, A. Giraud, , 641 p. (ISBN 978-2-901138-020).
  • Patrick Van Kerrebrouck, Nouvelle Histoire généalogique de l'auguste Maison de France : La Maison de Bourbon, vol. IV, Villeneuve d'Ascq, Patrick Van Kerrebrouck, , 795 p. (ISBN 978-2-9501509-1-2).
  • Dominique Paoli, Sophie-Charlotte duchesse d'Alençon, Bruxelles, Racine, , 297 p. (ISBN 978-2873860097), p. 28-29.

Liens externesModifier