Frédéric-Eugène de Wurtemberg

prince allemand

Frédéric-Eugène de Wurtemberg
Illustration.
Titre
Duc de Wurtemberg

(2 ans, 7 mois et 3 jours)
Prédécesseur Louis VII de Wurtemberg
Successeur Frédéric III
Biographie
Nom de naissance Friedrich Eugen von Würtemberg
Date de naissance
Lieu de naissance Stuttgart
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Drapeau du duché de Wurtemberg Duché de Wurtemberg
Date de décès (à 65 ans)
Lieu de décès Hohenheim
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Drapeau du duché de Wurtemberg Duché de Wurtemberg
Sépulture Château de Ludwigsbourg
Père Charles-Alexandre de Wurtemberg
Mère Marie-Auguste de Tour et Taxis
Fratrie Augusta de Wurtemberg
Charles II de Wurtemberg
Louis VII de Wurtemberg
Conjoint Frédérique-Dorothée de Brandebourg-Schwedt
Enfants Frédéric III Red crown.png
Élisabeth de Wurtemberg
Alexandre de Wurtemberg
Ferdinand Frédéric Auguste de Wurtemberg
Henri-Charles de Wurtemberg
Frédérique de Wurtemberg
Sophie-Dorothée de Wurtemberg
Guillaume-Frédéric-Philippe de Wurtemberg
Louis-Frédéric de Wurtemberg
Eugène-Frédéric de Wurtemberg
Johann Georg Sontheim
Famille Maison de Wurtemberg
Distinctions Ordre de l'Aigle noir
Ordre de Saint-Alexandre Nevski
Ordre de Saint-André
Religion Catholicisme

Frédéric-Eugène de Wurtemberg (né le à Stuttgart – mort le à Hohenheim) est duc de Wurtemberg de 1795 à 1797, après la mort de son frère Louis-Eugène de Wurtemberg. Il acquiert ainsi le titre (posthume) de Friedrich II Eugen Heinrich Herzog von Württemberg.

BiographieModifier

FamilleModifier

Frédéric-Eugène de Wurtemberg, né en 1732, est le benjamin des trois fils du duc Charles-Alexandre de Wurtemberg (1684-1736) et de Marie-Auguste von Thurn und Taxis (1706-1756). Il a deux frères Charles-Eugène (1728–1793) et Louis VII de Wurtemberg (1731–1795). Les trois frères succèdent chacun, l'un après l'autre, à leur père. Frédéric-Eugène a également une sœur Augusta de Wurtemberg (1734–1787), qui épouse en 1753 le prince Charles-Anselme de Tour et Taxis[1].

Carrière militaireModifier

Après la mort prématurée de son père, en 1736, Frédéric-Eugène de Wurtemberg est envoyé à la cour de Frédéric le Grand avec ses deux frères aînés Charles Eugène et Louis Eugène en 1741[2]. À Berlin, il est reçu avec bienveillance jusqu'à l'entrée en fonction de l'aîné des frères, déclaré majeur en 1744, engendrant le rappel des plus jeunes. D'abord destiné au clergé, Frédéric-Eugène entre bientôt en possession de plusieurs charges de chanoines (Salzbourg, Constance) et se voit offrir le poste de coadjuteur à l'évêché de Breslau par le roi Frédéric, mais il préfère le service militaire à une carrière cléricale[2]. En 1749, il est donc nommé par le roi colonel de cavalerie et chef d'un régiment de dragons. En 1756, il accompagne l'armée française et assiste à la prise de Minorque[2]. Pendant la guerre de Sept Ans, il sert dans l'armée prussienne et, en 1760, oblige son frère, le duc Charles de Wurtemberg, allié de l'Autriche, à se retirer de Magdebourg[2]. Il participe ensuite à la bataille de Torgau puis, en 1761, oblige les Russes à lever temporairement le siège de Kolberg. Il commande une partie de l'armée lors de la reprise de Schweidnitz sur les Autrichiens (siège du 4 août au 9 octobre 1762), et de la bataille de Reichenbach (de) le [2].

Gouvernement de MontbéliardModifier

En 1769, son frère, le duc Charles-Eugène, le nomme gouverneur à vie du seul comté de Montbéliard. Il s'installe au château où il réside avec sa famille[3], et se fait construire une résidence d'été, le château d'Étupes, un petit village proche de Montbéliard. Il acquiert en 1779 la seigneurie et le château de Hochberg qu'il cède à son frère le duc Charles-Eugène en 1791[3]. En 1792, il est nommé, au nom de Frédéric-Guillaume II roi de Prusse, gouverneur de la principauté d'Ansbach-Bayreuth[3]. En 1795, à la suite du rattachement du pays de Montbéliard à la France, il s'enfuit avec sa famille pour rejoindre l'État de Wurtemberg. Le château d'Étupes, après avoir été saisi comme bien national, est finalement détruit en 1801.

Mariage et descendanceModifier

MariageModifier

Le , Frédéric-Eugène épouse, au château de Schwedt, Frédérique-Dorothée de Brandebourg-Schwedt (née à Schwedt-sur-Oder le et morte à Stuttgart, le ), fille aînée et première des cinq enfants du margrave Frédéric-Guillaume (1700-1771) et de la princesse Sophie-Dorothée de Prusse (1719-1765), sœur du roi Frédéric II de Prusse[3].

De leur mariage, naissent douze enfants : huit garçons et quatre filles. L'aînée des filles, Sophie-Dorothée de Wurtemberg, devient impératrice de toutes les Russies en 1776 en épousant le tsarévitch Paul, fils de l'empereur Pierre III et de l'impératrice Catherine II. La cadette est mariée en 1788 au futur empereur romain germanique François II, mais meurt jeune et sans descendance survivante.

DescendanceModifier

Les enfants de Frédéric-Eugène sont à l'origine des cinq branches de la maison de Wurtemberg[4] :

  • Guillaume (1761 – 1830), qui contracte, en 1800, une union morganatique avec Wilhelmine von Tunderfeldt-Rhodis. Leur fils, Frédéric (1810-1869) fonde la branche des ducs d'Urach (prétendante au trône princier de Monaco). Il est aussi le grand-père de Mindaugas II de Lituanie.
  • Wilhelmine (1768 – 1768), morte à la naissance.
  • Charles (1770 – 1791)
  • Henri-Charles de Wurtemberg (1772 – 1838), duc de Wurtemberg, en 1798 il épousaeCaroline Alexeï, créée Freifrau von Hochberg und Rottenburg, puis comtesse von Urach.

Frédéric-Eugène est l'ascendant de l'actuel (depuis 2022), prétendant au trône de Wurtemberg, Wilhelm de Wurtemberg (né en 1994).

Par ailleurs, Frédéric-Eugène et son épouse Frédérique-Dorothée sont les ancêtres communs de toutes les reines de Grèce et des Hellènes.

MortModifier

Le , Frédéric-Eugène de Wurtemberg meurt à l'âge de 65 ans à Hohenheim. Il est inhumé en la crypte de l'église du château de Ludwigsbourg[3].

RéférencesModifier

  1. Huberty et al. 1979, p. 399-400.
  2. a b c d et e (de) Paul Friedrich von Stälin (de), « Friedrich Eugen, Herzog von Württemberg », dans Allgemeine Deutsche Biographie (ADB), vol. 8, Leipzig, Duncker & Humblot, , p. 53-55.
  3. a b c d et e da Rocha Carneiro 2000, p. 15.
  4. da Rocha Carneiro 2000, p. 16.

BibliographieModifier

Liens externesModifier