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Payns

commune française du département de l'Aube

Payns
Payns
Vestiges de la chapelle de la Commanderie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Arrondissement de Troyes
Canton Saint-Lyé
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Michel Sainton
2014-2020
Code postal 10600
Code commune 10282
Démographie
Population
municipale
1 367 hab. (2016 en augmentation de 5,97 % par rapport à 2011)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 57″ nord, 3° 58′ 41″ est
Altitude Min. 89 m
Max. 138 m
Superficie 16,97 km2
Localisation

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Payns

Payns est une commune française, dépendant de l'arrondissement de Nogent-sur-Seine, dans le canton de Troyes, dans le département de l'Aube en région Grand Est. Elle est la 9323e ville au classement des communes de France ayant le plus d'habitants. Ses habitants se nomment les Payntiers.

GéographieModifier

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Quelques traces ont été découvertes par le biais d’une prospection archéologique aérienne. Au lieu-dit

la Ruelle, une nécropole protohistorique à enclos carrés a été photographiée, témoignant ainsi de l'existence de communautés protohistoriques[1].

Époques romaine et gallo-romaineModifier

L'Itinéraire d'Antonin, «  Itinerarium Antonini Augusti », datant de la fin du IIIe siècle, évoque Payns en raison de la possibilité de passer la Seine à gué à cet endroit. En témoigne également, la Table de Peutinger, elle-même copie d'une carte romaine datant du XIIIe siècle , sur laquelle figurent les 53 voies qui desservaient l'Empire Romain[2].

Moyen ÂgeModifier

La plus ancienne évocation du village de Payns est recensée dans datant du IXe siècle.

Les archives du département de l'Aube contiennent quelques documents carolingiens, notamment un cartulaire provenant de l’abbaye Saint-Pierre de Montiéramey[3], fondée vers 887 par un prêtre du nom d'Arremar, au milieu de la vaste forêt du Der. Il y est mentionné la vente par Hildemar à Arrémar de la « villa Pendennagio » qui n'est autre que le village de Payns[4],[5].

Au début du XIIe siècle, le fief de Payns était en outre vassal du comté de Champagne. Cela explique que Hugues de Payns ait accompagné son suzerain, Hugues de Troyes, comte de Champagne à Jérusalem en 1104.

Ayant décidé de s'y installer, Hugues de Payns repart à Jérusalem en 1114 et fonde en Terre Sainte l'Ordre « Paupere Militie Christi », en Français moderne la Milice des pauvres chevaliers du Christ. Après la première croisade, le concile de Troyes fixa la règle de ce qui était devenu l'Ordre « Pauperes commilitones Christi templique Salomonici Hierosalemitanis », soit en français moderne, la milice des chevaliers du temple de Salomon, plus connu aujourd'hui sous le nom d'Ordre du Temple ou Templiers.

Un moulin est exploité dés 1236, il appartenait au prieuré de Foissy. Ruiné par les Anglais lors de la guerre de Cent Ans, il est loué charge au locataire de le reconstruire[6]. Jean Le Bray louait à vie pour 26 livres un moulin à papier, deux à blé et un à chanvre en 1476 ; ils étaient un fort mauvais état et devait céder le bail assez rapidement à Philippe Le Mercier et son épouse Claude Le Bé. En 1531 il passait dans la famille Largentier, Nicolas épousant Madeleine Lemercier fille des précédents propriétaires. En 1583, après un procès, le prieuré de Foissy abandonnait la propriété des moulins contre une rente annuelle de 63 livres.

En 1998, des recherches archéologiques effectuées sur l'emplacement de la commanderie de Payns permettent de découvrir de pièces de monnaies datées entre 1035 et 1240[7],[8].

1789Modifier

Le village dépendait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage royal de Troyes.

ChâteauModifier

Le dernier qui nous soit connu et qui ait laissé des traces se situait près de l'église et était constitué d'un colombier du XVIe siècle et ses dépendances qui sont en usage de ferme et ses fossés qui sont encore apparents. Il existe aussi une motte au sud du village, Est-ce celle-ci qui servit de séjour aux comtes de Champagne ? Ils virent en 1161, c'était Henri le Libéral, en 1210 pour Blanche de Navarre, en 1222 et 1232 pour Thibault IV et en 1263 pour Thibault V. Ce château semble détruit lors de la guerre de Cent Ans mais relevée au XVIe siècle avant d'être prise de vive force par les Ligueurs de Troyes qui se saisirent de Jeanne Dupuy et rasèrent le château. Il fut une nouvelle fois saccagé en 1609.

Prieuré : la chapelle du château est attestée dés 1201 et devait être le siège du prieuré sous le vocable de Notre-Dame qui était à l'abbaye de Montier-la-Celle. Comme prieurs nous sont connus : 1302 : Guillaume Garnier ; 1342 : Regnaud ; ... 1754 : Berchaire Le Febvure ; 1774 : Laurent Bizon.

Hôtel-DieuModifier

Elle est attestée par l'évêque de Troyes Henri en 1147, la direction en fut confiée aux Dames aux Nonnains en 1192 et subsistait jusqu'au XIVe siècle.

HéraldiqueModifier

  Blason De sinople à la burelle ondée d’or en chef ; au chef d’or chargé d’une burelle ondée d’azur ; au templier d’argent posé de profil, ganté de sable, appuyé sur son bouclier d’argent chargé dune croix latine ancrée de gueules et à la bordure de sable, tenant une bannière coupée de sable et d’argent à la croisette ancrée de gueules brochante, à la hampe de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours M. Michel Sainton[9] DVD Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2016, la commune comptait 1 367 habitants[Note 1], en augmentation de 5,97 % par rapport à 2011 (Aube : +1,62 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
463520515496575614583622662
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
700689707695686686708681647
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
639654598606683728683719828
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
8549128487688678941 0251 1981 338
2016 - - - - - - - -
1 367--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

 
L'église par un dessin de Charles Fichot.

Personnalités liées à la communeModifier

Hugues de Payns (1070 env.-1136), fondateur et premier maître de l'Ordre du Temple.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte archéologique de la Gaule, Volume 10, Aube, Laurent Denajar, Éditions de la MSH, 2005, p. 286-287
  2. "Carte de la Gaule ancienne indiquant l'ancienneté et l'importance relatives des voies romaines : d'après les itinéraires d'Antonin et de la table de Peutinger" Auteur :  Hayaux Du Tilly, L Éditeur :  Pilon (Paris) Date d'édition :  1875 Type :  monographie imprimée Langue :  Français Format :  8 p. : carte ; in-8 Source :  Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-L6-58 Relation :  http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34010506k
  3. Répertoire des cartulaires médiévaux et modernes, Paul Bertrand, dir. Orléans : Institut de Recherche et d'Histoire des Textes, 2006. (Ædilis, Publications scientifiques, 3), en ligne [1]
  4. Études d'histoire du Moyen Âge, Gabriel Monod (1844-1912), Ed. L. Cerf, paris, 1896
  5. https://archive.org/details/tudesdhistoire00monouoft
  6. Archives départementales de l'Aube, 27H2 fol.54.
  7. Musée des Templiers - Hugues de Payns – 1ère commanderie occidentale
  8. Le trésor de Payns
  9. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. « groupe sculpté », notice no PM10001454, base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « statue », notice no PM10001453, base Palissy, ministère français de la Culture

Liens externesModifier

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