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Parc national de la Guadeloupe

parc national situé dans les Antilles Françaises, en Guadeloupe
Parc national de la Guadeloupe
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Géographie
Adresse
Coordonnées
Superficie
188 km2 (coeur)
380 km2 (zone centrale)
940,65 km2 (aire optimale d'adhésion)
Point culminant
Administration
Type
Catégorie UICN
Identifiant
Création
Administration
Site web
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Archipel de la Guadeloupe *
Image illustrative de l’article Parc national de la Guadeloupe
Carte de la surface totale (en vert) de la réserve de biosphère
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Coordonnées 16° 08′ 24″ nord, 61° 22′ 48″ ouest
Création 1992
Superficie Cœur : 22 144 ha
Zone tampon : 30 506 ha
Zone de transition : 233 439 ha
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Le parc national de la Guadeloupe est un parc national français situé dans le département de la Guadeloupe (971) aux Antilles françaises. Le territoire, devenu une réserve de biosphère de l'UNESCO en 1992, a pour but de protéger le point chaud de biodiversité des îles caraïbes, abritant ainsi une faune et une flore particulièrement riches, avec une fort taux d'endémisme insulaire[1].

En 2014, le Parc a été labellisé dans une liste verte des aires protégées, lors du Congrès mondial des parcs nationaux de Sydney[2].

HistoireModifier

La forêt tropicale et le massif montagneux de la Basse-Terre constituent une zone de biodiversité exceptionnelle en France[3], et dans les années1970 le Conseil général de la Guadeloupe a décidé de mettre ce patrimoine naturel en valeur sous le nom de « Parc naturel de Guadeloupe », géré par l'Office national des forêts (ONF), en y aménageant des sentiers de randonnée et en y créant des équipements d'accueil.

En 1977 a été émise l'idée de mettre ce territoire à l'abri de risques de dégradations en le classant parc national et c'est le que fut officiellement créé le Parc national de la Guadeloupe, premier parc national d'outremer[1]. En 1987, la Réserve naturelle du Grand Cul-de-sac marin a été créée. Sa gestion est confiée au Parc national en 1990.

En 1992, l'existence du parc national et de la réserve naturelle du Grand-Cul-de-Sac marin ont permis à la Guadeloupe d'être désignée Réserve de biosphère par l'UNESCO[3] sous le nom d'« Archipel de la Guadeloupe », lui concédant une reconnaissance internationale.

GéographieModifier

 
Périmètre du parc national.

Le parc s'étend au nord-ouest sur la quasi totalité de la Basse-terre, où il protège une grande surface de forêt tropicale (17 300 hectares[3]) humide et irriguée[1] ainsi que les fourrées et savanes montagneuses qui forme une partie de son cœur. Sur la Grande-terre, 5 communes viennent compléter la zone d'adhésion. Les communes de Baie-Mahault et Pointe-à-pitre viennent séparer ces deux partie du parc national. En milieux marin, le PN comprend également le Grand Cul-de-sac marin et un quadrilatère, orienté vers le nord-ouest qui s'avance en mer caraïbe.

ZonagesModifier

Les parcs nationaux sont divisés en deux type de zone : le Cœur et l'Aire d'adhésion[4].

Depuis le décret du 3 juin 2009, le Cœur du parc intègre les zones anciennement classées « réserve naturelle » dans le Grand Cul-de-sac marin, les îlets Kahouanne et Tête à l'Anglais, ainsi que les fonds marins autour des îlets Pigeon.

Aires de répartition
Cœur Aire Optimale d'adhésion Aire maritime adjacente
Superficie 21 850 ha dont 3 300 ha marins 94 065 ha 130 800 ha
Nombre de communes concernées 15 21 x

Sur les 21 communes du parc, 16 ont adhéré à la charte.

La réserve de biosphère, dont les limites coïncident avec celles du PN, est divisée en Cœur (aussi), zone tampon et zone de transition. Par ailleurs, le grand cul-de-sac marin est inscrit comme zone Ramsar[5], c'est-à-dire une zone humide d'importance internationale pour les oiseaux. Et l'ensemble de la zone économique exclusive autour de la Guadeloupe est classée sous le nom de sanctuaire marin AGOA.

En périphérie de la zone protégée, le parc mène des actions de développement durable sur les communes de Pointe-Noire, Bouillante et Vieux-Habitants.

OrganisationModifier

L'établissement public Parc national de la Guadeloupe qui gère le territoire du même nom a pour mission de connaître et de protéger les espaces qui lui sont confiés. Il doit mettre ce patrimoine à la disposition du public et conduit une politique d'éducation à l'environnement. Enfin, il agit en faveur de l'amélioration du cadre de vie et du développement durable[6].

Administration du parcModifier

Rattaché au ministère chargé de l'environnement, le Parc national est administré par un Conseil d'administration d'environ 60 personnes composé d'élus, de représentant de l'administration et de personnalités qualifiées[7].

Équipe de gestionModifier

L'équipe chargée de gérer le fonctionnement technique de l'établissement compte environ trente agents de terrain, auxquels s'ajoutent une quarantaine de personnels administratifs[8].

Elle est secondée par un Conseil scientifique composé d'une vingtaine de chercheurs, et 50 personnalités qui composent un Conseil économique, social, et culturel.

InfrastructureModifier

 
Chemin des bains jaunes, Massif de la Soufrière.

Les sommets tout comme la forêt domaniale sous-jacente sont parcourus de chemins de randonnée balisés par un code couleur selon leur niveau de difficulté. Parfois désignés par des noms à l'instar de la route forestière Jules dans la boucle de l'INRA, ou la route des Bains Jaunes (ci-contre) qui mène à la Soufrière, ces sentiers forment un réseau de 300 km dans la forêt et le long du littoral du Grand Cul-de-Sac Marin.

D'autres types d'infrastructures sont aussi présentes dans l'espace, comme, par exemple la Maison de la Forêt qui est aménagée de manière à faire découvrir les richesses végétales du site.[9]

Programmes et actionsModifier

Marque "Esprit Parc"Modifier

Le parc national de la Guadeloupe a labellisé des hébergements, des opérateurs de plongée et d'autres sports de pleine nature, des musées, des produits alimentaires biologiques locaux, comme de la vanille, du café et du cacao, du miel et de produits maraîchers.

Programme d'études scientifiquesModifier

Dans le cadre de la lutte contre les espèces invasives le PN cherche à mettre au point une méthode rapide et efficace (plus que celles qui existe aujourd'hui) pour détecter et surveiller ces espèces en milieu aquatique, basée sur l'ADN environnemental. La méthode consiste, dans un premier temps, en un prélèvement d'eau. Dans un deuxième temps, l'ADN est extrait de l'échantillon, en laboratoire, puis amplifié et séquencé afin de connaitre les espèces présentes dans le milieu. Le projet GUAD3E cherche à tester un protocole éprouvé en métropole dans des conditions tropicales. La première campagne d'étude, réalisée sur 9 cours d'eau de la Basse-Terre, a permis de montrer que toutes les espèces capturées par la méthode traditionnelle de capture (par pêche électrique) pouvait être détectées grâce à l'ADN environnemental[10].

En Guadeloupe, comme dans toutes les îles des caraïbes, il est nécessaire de protéger les population contre les crues de rivière et autres phénomènes causés par les cyclones. Les équipements de génie civil réalisés pour assurer la protection des habitants nuisent parfois au fonctionnement des écosystèmes et à la biodiversité, le PN cherche à remplacer ces ouvrages par du génie écologique. Dans les premières phase de son projet le PN a établie une liste d'espèces indigènes utilisables selon leurs propriétés mécanique et selon les écosystèmes. Des chantiers modèles ont ensuite été lancés, en février 2019. L'objectif est a terme de former les entreprises locales et les collectivités à utiliser le génie végétal en priorité par rapport au génie civil[11].

Police de l'environnementModifier

TourismeModifier

GîteModifier

L'offre d'hébergement sur le département est de 20 000 lits, dont 12 000 centrés sur 80 hôtels essentiellement situées en dehors du parc national, à l'époque de la rédaction de la charte.

Sites d'intérêtModifier

Patrimoine naturelModifier

La faune et la flore de la Guadeloupe est très diversifiées et possèdent un fort taux d'endémisme, cependant elles sont menacées, a l'instar des biocénoses présentes sur les autres îles des Caraïbes qui leur a valu d'être reconnu comme point chaud de biodiversité. À la faune et la flore originelles sont venus s'ajouter des espèces invasives.

Diversité animale et végétaleModifier

La riche avifaune guadeloupéenne compte des oiseaux-mouches, plusieurs espèces de grives, des perdrix, des ramiers, le moucherolles, la paruline mais aussi des espèces de faucon crécerelle, des hérons, et des pic-bœufs très communs. En mer et sur le littoral sont visibles la frégate, le pélican brun, plusieurs espèces de sternes ou le phaéton. La Guadeloupe compte aussi des espèces menacées parmi ces oiseaux tels que la Grive à Pieds Jaunes[12], ou le pigeon à couronne blanche qui sont encore autorisés à la chasse.

Les chauve-souris comptabiliseraient quatorze espèces. C'est le seule groupe de mammifère indigène de l'île, toutes les autres espèces ayant été introduites par l'Homme. L'agouti est une espèce protégée en voie de disparition.

Dans les cours d'eau et étangs on peut observer les ouassous, crevettes d'eau douce locales. D'autres crustacés vivent sur la terre ferme : les crabes terrestres et crabes à barbe, ou encore des Bernard-l'hermites.

La Guadeloupe compterait 3036 espèces d'insectes (38 237 en métropole), toutes sont a-priori présentent dans le parc. Les Coléoptères réunissent 1396 espèces ( soit 0,39% de leur diversité mondiale), les Lépidoptères 456 espèces, les Hémiptères avec 307 espèces et les Diptères 190 espèces. 1054 espèces sont endémiques aux Antilles ou à une zone plus restreinte[13]. Certains des insectes guadeloupéens peuvent atteindre des tailles très élevées comme le Dynaste Hercule appelé localement scieur de long, un des plus gros coléoptères du monde, le papillon deuil, les phasmes cheval à diable.

Selon une étude préliminaire (par nature incomplète), menée en 2014, 17 espèces d'abeilles ont été recensées sur l'île de la Guadeloupe dont 2 sociales, a savoir l'abeille domestique introduite et Melipona variegatipes connu sous le nom de Ti'poban qui produit également du miel. 2 espèces sont endémiques stricte de la Guadeloupe et 5 endémiques des Antilles, la plus grande diversité d'espèce se rencontre dans les zones sèches de basses et moyennes altitudes[14].

Dans le parc, on recense pas moins de 2 500 espèces de plantes à fleurs[5], 274 de fougères et plus d'une centaine d'espèces d'orchidées.

Parmi les espèces d'arbres aux fruits populaires dans l'île, on compte notamment : le manguier, le goyavier, le cocotier, le papayer jaune, l'arbre-à-pain.

Espèces endémiquesModifier

La Guadeloupe compte une espèce d'oiseaux, une de chauve-souris et plusieurs espèces d'insectes endémiques. L'Iguane des Antilles est lui endémique des petites Antilles. Comme ce dernier, plusieurs espèce, si elle ne sont pas des endémiques strictes sont restreintes aux caraïbes ou à une partie de ces îles.

Emblématique de l'avifaune locale, le Pic de Guadeloupe (Melanerpes herminieri), aussi appelé tapeur est le seul oiseau endémique de l'archipel et seul pic sédentaire des Petites Antilles, il n'en resterai qu'environ 20 000 individus.

La sérotine de Guadeloupe (Eptesicus guadeloupensis), seule espèce de chauve-souris endémique, est classée "en danger" dans la liste rouge de l'UICN.

L'Iguane des Antilles est classée en danger critique d'extinction par l'UICN, elle est menacé entre par la perte de son habitat et la concurrence de l'iguane commun invasif sur l'île.

Deux grenouilles forestières sont également endémiques de la Basse-Terre : l’hylode de Pinchon et l’hylode de Barlagne.

Holothele sulfurensis est une espèce de mygale endémique du massif de la Soufrière.

Sur les 84 espèces d'orchidées que compte la Basse-Terre, 5 sont endémiques de la Guadeloupe.

Le Lamantin - une espèce réintroduiteModifier

 
Le Lamantin Kaï a quitté la Guadeloupe en octobre 2018.

Le Lamantin n'a plus été vu en Guadeloupe depuis le début du XXe siècle, la chasse avait provoqué sa disparition à l'échelle locale. Mais un projet de réintroduction était prévu [15] dans le Grand Cul-de-sac Marin[16],[17]. Le projet a débuté par une phase préparatoire entre 2010 et 2015, pendant laquelle des liens ont été créés avec des donneurs potentiels et un centre d'élevage installé. En 2016, un premier lamantin, prénommé Kaï, est arrivé en provenance du zoo de Singapour. En octobre 2018, l'union européenne a suspendu son aide financière (LIFE Sirenia) au programme de réintroduction et le Ministère de l'écologie a choisi de reporter le programme[18].

Espèces invasivesModifier

Les îles sont particulièrement sensibles aux invasions biologiques.

L'une des espèces les plus emblématiques de la faune du parc est le racoon, le raton-laveur a été importé des États-Unis au XIXe siècle. La mangouste qui a été importée d'Inde pour lutter contre les rats introduits involontairement par l'homme, est à son tour devenue une espèce invasive très commune sur l'île[19]. La fourmi manioc, envahisseur venue d'Amérique du sud, a entraîné des dégâts importants sur les cultures maraîchères, et s'attaque aujourd'hui aux fougères de la forêt tropicale.

Dans les eaux douces et zones humides, douze espèces invasives ont été répertoriées, la principale étant la jacinthe d'eau (Eichhornia crassipes), la laitue d'eau (Pistia stratiotes), l'amourette-rivière (Mimosa pigra) et le roseau de Saint-Domingue (Typha domingensis) sont également présents[20].

En mer, le Poisson-lion (de l'anglais lionfish), aussi appelé rascasse volante, est arrivé en 2010, et cause des dommages important aux populations de poissons indigènes. Pour lutter contre cette espèce des moyens conséquents sont déployés.

Les milieuxModifier

Forêt tropicale humideModifier

La forêt tropicale humide dense recouvre 80 % de la zone cœur du parc, entre 300 et 1 000 m d'altitude. C'est une forêt dense et luxuriante de montagne, possédant de très grands arbres (30 à 35 m) : gommier blanc, acomat-boucan, châtaignier, les arbres du genre Sloanea sont les plus grands ; des arbres moyens (6 à 10 m) : marbri ou bois-bandé, laurier rose ; des arbustes et herbacées (0 à 10 m) : palmiste montagne, balisier, fougère ; de nombreuses plantes suspendues : broméliacées, philodendrons, aile-à-mouche, orchidée ; des lianes.

28 espèces d'oiseaux nichent dans cette forêt.

Forêt xérophileModifier

Autrement appelée forêt sèche, elle occupe la Grande-Terre et la côte sous le vent de la Basse-Terre. Les espèces présentes sont, pour la strate arborée le gommier rouge, le Mapou, le Courbaril, l'Acomat bâtard. Sur les pentes volcanique de la Basse-Terre il est même possible de trouver du Bois de rose. Les feuilles des arbres y sont souvent poilues, petites et épaisse pour résister à la sécheresse, les arbres perdent en général leurs feuilles pendant la saison sèche.

C'est l'un des milieux les plus touchés par les activités humaine sur l'île, extraction de bois pour le feu, incendies ou défrichage. De la couverture originelle de cette forêt il ne subsisterai que 11.000 ha, soit moins de 15%. Elle est remplacée par une forêt d'acacia dans les zones dégradées[21].

Milieu montagnard tropicalModifier

Le cœur du parc est composé d'une chaîne de montagnes qui sont, en fait, d'anciens volcans, à l’exception de la plus haute, la Soufrière, qui est un volcan encore en activité. Parmi les sommets rocheux, on compte notamment le Morne à Louis, le Morne Moustique, le Morne Incapable, le Morne Léger et les Pitons de Bouillante[N 1], mais aussi, naturellement, les célèbres Mamelles[22].

Au-dessus de 1 000 m, se développe une forêt d'altitude, beaucoup plus basse et rabougrie[23] en raison de la forte humidité et de la présence quasi constante de nuages. Il s'agit d'une végétation faite de savanes humides royaumes des mousses, des lichens, des sphaignes, de plantes plus vigoureuses : mangles-montagnes, ananas-montagne… au milieu desquelles se développent aussi certaines plantes à fleurs : violettes des hauts, fuchsias-montagne, thym-montagne[24].

Zone littoraleModifier

Les côtes de l'archipel de la Guadeloupe se déroulent sur 630km, ce qui en fait le département ultramarin avec le plus long littoral. Le BRGM note que 25% de la côte est soumise à l'érosion, contre 12% en régime d'accrétion (extension)[25].
Sur l'ensemble de l'archipel guadeloupéen, 22% du rivage est constitué de falaises, 33% d'affleurement rocheux de faible hauteur ou avec des accumulations détritiques, les plages s'étendent sur 18% du littoral et les mangroves ouvertes environ 14%[26].

PlagesModifier

La végétation s'y développe beaucoup plus difficilement à cause de la salinité de l'air et du sol, l'ensoleillement et la sécheresse, ainsi que la force du vent. Les espèces les plus courantes sont le raisinier bord de mer et le poirier. La forêt littoral en arrière plage est l'habitat des sphérodactyles fantastiques, endémiques des Antilles, qui se cachent dans la litière abondante. Trois espèces de tortues marines viennent pondre sur les plages.

FalaisesModifier

Les falaises sont d'importants sites de nidification pour plusieurs espèce d'oiseaux marins, le phaéton à bec rouge par exemple. Les grottes qui les percent sont utilisées comme gîte par des chauves-souris durant la journée. Ont y rencontre des lézards et des anolis, amateurs de varappe.

Les conditions climatiques et édaphiques qui y règnent sont extrêmes, ainsi elle ont permis l'installation de cactées dont trois espèces rares en Guadeloupe.

MangroveModifier

La mangrove est une forêt littorale inondée en permanence ou ponctuellement par de l'eau douce ou salée. Très développée en Guadeloupe en raison de l'importance des récifs coralliens qui protègent une grande partie du littoral de la houle du grand large. Quelque 3 700 ha sur les 8 000 ha de mangrove de la Guadeloupe ont été intégrés aux cœurs du parc national en juin 2009.

La végétation est structurée en trois niveau, du plus proche de la mer au plus éloigné : Au premier plan, on trouve les palétuviers rouge, dont les racines échasses, immergées, servent de support à des coquillages dont les huitres des palétuviers, des éponges et des balanes. A une dizaine de mètres de la mer c'est le niveau à Palétuvier noir, on parle de mangrove arbustive. Vient en troisième les palétuviers blancs qui forment la mangrove haute[19]. Ce milieu est un refuge pour les poissons et crustacés.

En arrière de la mangrove, dans les zones où la marée et donc le sel, ne pénètre pas, la forêt marécageuse, unique à la Guadeloupe, se développe. L'espèce la plus représentée est le Mangle-médaille.

Récifs coralliens et herbiersModifier

La côte au vent de la Basse-Terre est bordée par un récif frangeant, les côtes abritées du vent accueillent elles des communautés de coraux non-bioconstructrices (coraux mous)[27].

Une barrière de corail de 29 km de long ferme un vaste lagon entre la Basse-Terre et la Grande-terre, en direction du nord, c'est la baie du Grand cul-de-sac marin. Elle est abrite des herbiers et une dizaine d'îlots dit "îlets". De nombreuses espèces d'oiseaux comme la sterne de dougall, la petite sterne, la mouette atricille et les pélicans bruns ou des échassiers s'y installent pour nidifier. La baie est bordée côté terre par la mangrove, de la forêt marécageuse et des marais.

Les formations coralliennes des Îlets Pigeon, situés à l'Ouest de la Basse-Terre, c'est à dire en côte sous le vent, réunissent 64 espèces de coraux, 155 espèces de poissons et près de 70 d'éponges. Cette biodiversité exceptionnelle se trouve cependant menacée par une certaine surfréquentation. 10000 plongée par ans y sont organisées, en plus d'autres activités touristiques.

Les herbiers de phanérogames marines sont composé d'Herbe à tortue (Thalassia testudinum) et d'Herbe à lamantin (Syringodium filiforme) principalement, ils s'étendent sur environ 9 725 ha. Ils servent de frayère et de zone d'alimentation à de nombreuses espèces de poissons, tels que les poissons-chirurgiens. En 2004, 77 espèces de poissons, appartenant à 32 familles, ont été identifiées dans les herbiers du GCSM, les individus présents sont majoritairement des juvéniles. Deux communautés sont identifiées : une en bordure de mangrove et une, toujours dans les herbiers, mais plus au large[28].

Milieux marin pélagiqueModifier

L'aire marine adjacente du PNG est une illustration de la volonté de la France de créer un sanctuaire marin pour la sauvegarde des Cétacés. Les espèces les plus fréquemment observées sont le Grand Cachalot et le Dauphin tacheté pantropical. Le Globicéphale tropical est une espèce présente toute l'année dans les eaux de l'archipel. À l'inverse, les Baleines à bosses ou les Rorquals , deux migrateurs, s'observent en plus grand nombre entre novembre et avril pour la mise bas. 9 espèces de dauphins sont recensées. Le Cachalot nain, l'Orque naine ou le Pseudorque sont des espèces plus rarement observées.

Le patrimoine culturelModifier

Monuments historiques classés et inscritsModifier

 
Pétroglyphe amérindien (roche gravée), Trois-rivière

Trois époques ont fournies chacune leur patrimoine historique en Guadeloupe :
La période amérindienne livre ses secrets par des gisements de archéologiques de sites amérindiens et en particulier des pierres gravées, que l'on observe dans le lit de certains cours d'eaux (photo ci-contre), réparties sur 25 sites. D'antiques villages, avec un abondant artisanat de céramique, étaient situés sur la côte sud de la Basse-Terre principalement.
Les forts, les habitations, des hôtels particuliers sont les témoins de l'histoire coloniale de la Guadeloupe. Ce patrimoine permet de perpétuer la mémoire de l'esclavage.
L'industrie sucrière, enfin, à laissée ses traces dans le paysages, avec des moulins ou des vestiges d'usines.

Culture Créole GuadeloupéenneModifier

La valorisation de la culture créole dans la charte est axée sur deux orientations :

  • La défense de l'artisanat local, notamment avec la création d'un label de fabrication local et le développement de partenariat entre artisans et centres de formation.
  • Transmission de la culture, des contes et légendes, des chants, des proverbes et expressions en passant par la langue créole.

Peuplement et activités humainesModifier

Habitants permanents : 272 000 dans le périmètre optimal. Le cœur est grandement inhabité.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. En créole Guadeloupéen, un morne désigne usuellement une colline. Dans le cas présent il s'agit plutôt d'une montagne.

référencesModifier

  1. a b et c « Parc national de la Guadeloupe | Portail des parcs nationaux de France », sur www.parcsnationaux.fr (consulté le 2 septembre 2019)
  2. « Le Parc National de la Guadeloupe parmi les sites "remarquables" au plan mondial », RCI, (consulté le 16 novembre 2014).
  3. a b et c Terres de Guadeloupe, « Présentation générale du Parc National de Guadeloupe », sur Terres de Guadeloupe (consulté le 2 septembre 2019)
  4. Site officiel de l'établissement Parcs nationaux de France
  5. a et b Futura, « Que voir au Parc national de la Guadeloupe ? », sur Futura (consulté le 4 septembre 2019)
  6. Qu'est-ce qu'un parc national ?, sur le site du Parc national de la Guadeloupe.
  7. Instances délibératives, sur le site du Parc national de la Guadeloupe.
  8. Une équipe sur le site du Parc national de la Guadeloupe.
  9. « Maison de la forêt - Parc national de la Guadeloupe », sur documentation.guadeloupe-parcnational.fr (consulté le 12 septembre 2019)
  10. « Projet GUAD3E », sur site officiel du Parc national de la Guadeloupe,
  11. « Projet PROTEGER », sur site officiel du Parc national de la Guadeloupe,
  12. asfa, « grive a pieds jaunes », sur Faune Guadeloupe (consulté le 15 septembre 2019)
  13. Meurgey F (coord), Société d'Histoire naturelle l'Herminier, Bilan chiffré des connaissances sur les Insectes de la Guadeloupe et préconisations en matière de priorités de recherches (lire en ligne)
  14. François Meurgey, Diversité des abeilles sauvages en Guadeloupe et leur contribution à la flore butinée. (Hymenoptera, Anthophila, Apidae et Megachilidae)., Société d'Histoire Naturelle l'Herminier & Parc National de la Guadeloupe, 63 p. (lire en ligne)
  15. « Parc national : un budget contraint et toujours pas de lamantin », France-Antilles, 24 novembre 2014.
  16. « La réintroduction du lamantin est prévue pour 2014 », France-Antilles, 1er janvier 2014.
  17. « Le centre d'élevage des lamantins est opérationnel », France-Antilles du 10 février 2015.
  18. « Actualité - Kai le lamantin a quitté la Guadeloupe »
  19. a et b « Une biodiversité exceptionnelle - Parc national de la Guadeloupe », sur documentation.guadeloupe-parcnational.fr (consulté le 2 septembre 2019)
  20. Franck Maddi et Société d'Histoire naturelle l'Herminier, « La flore envahissante des zones humides de la Guadeloupe », sur shnlh.org,
  21. « La forêt xérophile », sur onf.fr
  22. « Carte Guadeloupe : Plan Guadeloupe », sur Routard.com (consulté le 4 septembre 2019)
  23. DAAF Guadeloupe, « La Soufrière à 360° », sur daaf.guadeloupe.agriculture.gouv.fr, (consulté le 4 septembre 2019)
  24. Photographies de fleurs de la Soufrière à la Guadeloupe
  25. « Evolution et dynamique du trait de côte de l’archipel guadeloupéen », sur brgm.fr, 1ier juillet 2011
  26. DDE de la Guadeloupe - SERAU, Gestion et développement équilibré du littoral guadeloupéen - état des lieux, rapport de phase 2,
  27. IFRECOR conservatoire du littoral, Les herbiers de phanérogames marines de l'outre-mer français, , 140 p. (lire en ligne)
  28. Y. Bouchon-Navarro, C. Bouchon et M. Louis, « L'Ichtyofaune des herbiers de phanérogame marine des Antilles Françaises: intérêt de leur protection », Revue d'écologie (Terre vie), vol. 59,‎ (lire en ligne)

BibliographieModifier

  • Magnin R, « Le Parc national de la Guadeloupe : un territoire insulaire unique dédié à la protection de la biodiversité », Études caribéennes, no 41,‎ (lire en ligne) 

AnnexesModifier

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Liens externesModifier