Liste verte de l'UICN

La liste verte recense les aires protégées dont la gestion est efficace pour la sauvegarde des espèces et dont la gouvernance et la gestion respectent des standards établis par l'Union internationale pour la conservation de la nature. La liste a été mise en place en 2014, à l'occasion du forum mondial des parcs. Son objectif est de devenir une référence mondiale pour l'aménagement des aires protégées en promouvant les pratiques exemplaires[1].

Commission des Aires Protégées de l'UICNModifier

La commission mondiale des aires protégées (WCPA selon l'acronyme anglais) a pour but de développer les aires protégées dans le monde entier, ainsi que de promouvoir les bonnes pratiques de gestion et la création de règlementations basées sur les connaissances scientifiques pour la protection de la nature. Cette commission regroupe potentiellement 2500 experts ressortissants de 140 nationalités. La commission comprend un groupe de spécialistes travaillant sur le programme de la liste verte des aires protégées[2].

Indépendamment du travail sur la liste verte, la commission mondiale des aires protégées recense les espaces naturels protégés du monde entier, les classe en différentes catégories numérotées de I à VI et précise les modalités de protection : règlementaires contractuelles ou basées sur l'acquisition foncière ou la reconnaissance par des conventions internationales. Enfin la commission établit un rapport sur les espaces naturels candidats à la distinction du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Critère et processus d'admissionModifier

Toute aire protégée peut postuler, quelle que soit sa catégorie UICN. L'évaluation de l'UICN est axée sur quatre piliers, dont le dernier comprend deux catégories :

  • Planification robuste
  • Gouvernance équitable
  • Gestion efficace
  • Résultats :
    • Bonne conservation de la nature
    • Équité sociale

Les critères promus par la commission s'inspirent du Code des bonnes pratiques de l'ISEAL. Une phase pilote avait été mise en place en 2012 dans 8 pays pour 25 aires protégées, suivie, en 2015, par une consultation en ligne à laquelle ont répondu plus de 500 personnes[1]. Une plateforme internet permet aux candidats et aux lauréats de partager leur expérience[3].

Critères et méthode d'évaluationModifier

Planification robusteModifier

La planification doit mettre en avant les éléments naturels clés à protéger et prendre en compte les menaces qui pèsent sur eux sur le long terme. L'aire protégée doit également avoir été créée en impliquant les populations locales et les impacts socio-économiques de sa création sont connus.

Gouvernance équitableModifier

Outre le fait que l'aire protégée doit être administrée conformément à la législation en vigueur, la gouvernance se doit d'être parfaitement transparente et d'impliquer les populations et acteurs locaux. Les plaintes, conflits ou griefs à l'encontre de l'aire sont analysés.

Gestion efficaceModifier

Il doit exister un document de gestion, celui-ci doit comprendre des mesures objectives de la réussite de la gestion et un système de surveillance et d'évaluation des actions. Les ressources naturelles, les critères sociaux, les menaces et les activités doivent être gérées. Enfin, les ressources en personnel et en budget doivent être suffisantes.

RésultatsModifier

L'UICN prend en compte les résultats concernant la conservation de la nature, mais aussi les impacts sociaux.

Processus de candidatureModifier

La première phase est la mise en place d'un comité national qui sera chargé des évaluations, vient ensuite une phase où une consultation est ouverte pour adapter les critères en fonction de la législation nationale. Enfin les aires protégées peuvent poser leur candidature. Le candidat s'engage à atteindre les standards de la liste verte dans un délai de cinq ans. Le processus de certification peut s'étaler pendant toute cette période, pendant laquelle les sites sont régulièrement évalués. Ils bénéficient de l'appui technique des experts locaux de l'UICN. La certification est valable pour cinq ans, période au bout de laquelle une révision est effectuée[4].

Candidature refuséeModifier

L’équipe d'experts ou le comité de la liste verte peuvent rejeter la candidature face au constat que le candidat n'a pas satisfait les exigences des standards agréés. Le représentant de l'aire protégée, après avoir répondu aux inquiétudes du comité et fourni les preuves additionnelles requises, peut alors présenter à nouveau sa candidature. Celle-ci doit se réaliser au maximum cinq ans après la première notice de refus. Hors de cette période, le candidat doit recommencer le processus de candidature. Toutes les informations fournies et les révisions ne peuvent être âgées de plus de deux ans avant la présentation de la nouvelle candidature[5].

Listes des aires de la liste verteModifier

La liste comprend, en 2019, 49 sites répartis dans 15 pays[1] : Australie, Chine, Colombie, Corée du sud, Égypte, Émirats arabes unis, Espagne, France, Italie, Jordanie, Kenya, Liban, Mexique et Pérou, ainsi que le Vietnam depuis 2020.

  AustralieModifier

  ChineModifier

  ColombieModifier

  Corée du SudModifier

  ÉgypteModifier

  Émirats arabes unisModifier

  EspagneModifier

  FranceModifier

Engagés en 2014 :

En 2018 :

En 2019 :

En 2020 :

  ItalieModifier

  JordanieModifier

  KenyaModifier

  LibanModifier

  MexiqueModifier

  PérouModifier

  Viêt NamModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. a b et c (en) « IUCN Green list of protected areas », sur iucn.org (consulté le 2 janvier 2021)
  2. (en) « World commission on protected areas - IUCN », sur iucn.org (consulté en avril 2019)
  3. « Taï et Comoe postulent pour la liste verte de l'UICN », sur oipr.ci, (consulté en avril 2019)
  4. « Liste verte des aires protégées de l'UICN », Guide d'élaboration des plans de gestion des espaces naturels 88, (consulté en avril 2019)
  5. « User Manual: IUCN Programme », sur www.iucn.org (consulté le 28 juin 2019)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier