Montceaux

commune française du département de l'Ain

Montceaux
Montceaux
Mairie de Montceaux
Blason de Montceaux
Blason
Montceaux
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Intercommunalité Communauté de communes Val de Saône Centre
(siège)
Maire
Mandat
Jean Claude Deschizeaux
2020-2026
Code postal 01090
Code commune 01258
Démographie
Gentilé Montcelliens
Population
municipale
1 190 hab. (2019 en diminution de 2,94 % par rapport à 2013)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 53″ nord, 4° 47′ 47″ est
Altitude Min. 180 m
Max. 244 m
Superficie 10,03 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Châtillon-sur-Chalaronne
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Montceaux
Géolocalisation sur la carte : Ain
Voir sur la carte topographique de l'Ain
City locator 14.svg
Montceaux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montceaux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montceaux
Liens
Site web mairie-montceaux.fr

Montceaux est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Commune rurale de la vallée de la Saône, Montceaux est située immédiatement à l'est de Belleville-en-Beaujolais, à la limite du département du Rhône. Ses habitants sont appelés les Montcelliens.

GéographieModifier

Localisation et reliefsModifier

Située à la jonction du pays des Dombes et du Beaujolais, la commune de Montceaux est implantée en face de Belleville-en-Beaujolais de l'autre coté de la Saône. La commune se trouve ainsi à 4 km à l'est de Belleville-en-Beaujolais, à 18 km au nord de Villefranche-sur-Saône (via l'A6), à 30 km au sud de Mâcon (via l'A6), à 40 km de Bourg-en-Bresse, à 49 km de Lyon (via l'A6), à 140 km de Genève, et à 450 km de Paris.

Transition entre les plaines de la Dombes et les rives de la Saône, son territoire s'étire, d'est en ouest, sur 4 km de long et, du nord au sud, sur 3 km de large, sa superficie totale étant de 1 003 hectares.

Le point culminant de la commune est à 244 mètres d'altitude et le plus bas à 180 mètres.

La commune est traversée par la Callonne, qui va ensuite se jeter dans la Saône.

Communes limitrophesModifier

Hameaux et lieux-ditsModifier

La commune regroupe, outre le bourg-centre éponyme, les hameaux et lieux-dits suivants, d'est en ouest :

  • Au nord : Milancase, Saint-Maurice, Moulin Chapuis, Charlet, La Poipe, Moulin Crozet, et Aux Rousses.
  • Au sud : La Bâtie, Bozet, Reverdy, Granges Noires, Campin, Aille, Betheneins, Petit Rivolet, Grand Rivolet, Montval, Les Fourches, Les Rivaux, et Le Brulet.

Une dizaine de lotissements ont également été bâtis sur le territoire de la commune en continuité du bourg centre ou de certains hameaux.

Transports et mobilitésModifier

Les péages les plus proches pour accéder à l'autoroute A6 sont ceux de Belleville, situé à 4 km, de Villefranche-sur-Saône Nord à 15 km, et de Mâcon Sud à 25 km.

La commune est desservie par la ligne de bus 191 (Belleville - Villard-les-Dombes) du réseau interurbain de l'Ain, d'autres lignes passant à proximité dans les communes voisines (lignes 113, 114, 119 et 120)[1].

Les gares les plus proches sont celles de Belleville à 6 km (desservie notamment par la ligne 24 du réseau TER Auvergne-Rhône-Alpes)[2], de Villefranche-sur-Saône à 19 km, de Mâcon-Loché-TGV à 27 km, et de Mâcon-Ville à 30 km. Le TER permet de rejoindre la gare de Lyon-Part-Dieu en 36 minutes depuis la gare de Belleville, et le TGV permet de rejoindre Paris-Gare-de-Lyon en 1h35 depuis la gare de Mâcon-Loché.

L'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry se trouve à 47 minutes de la commune (65 km via les autoroutes A6-A46-A432).

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Montceaux est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (87,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,4 %), prairies (19,4 %), zones agricoles hétérogènes (19,2 %), zones urbanisées (7 %), forêts (7 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

ToponymieModifier

L’étymologie probable serait Montceaux ou Montcel, qui veut dire petit mont, à rapprocher de moncel ou moncelet.

La graphie du nom aurait évolué au fil de l'histoire : Villa Moncellis (943), Munceals (1149-1156), Moncelz (1230), Monceaux (1265), Monceuz (1285), Moncez (1299-1369), Moncellis (1325), Moncelx (1365), Monceaux (1659), et enfin Montceaux (1814)[10].

HistoireModifier

La commune semble avoir été fréquentée dès la préhistoire puisque d'anciennes fouilles dans le hameau des Riveaux, ont permis de mettre au jour des haches de pierre polie datant du néolithique (Ve millénaire av. J.-C.), ainsi que des céramiques de l'époque gallo-romaines. Deux villas romaines datant de la même époque (200 à 300 après J-C) ont également été répertoriées au hameau des Rousses.

Le village de Montceaux apparaît pour la première fois dans un acte de 943.

Au Moyen Âge, l'église s'appelait Monscuch ou Monceuz et dépendait du doyenné de Montberthoud, à Savigneux.

Du XIIIe au XVIIIe siècle, Montceaux passe successivement, ainsi que l’ensemble du canton, sous la souveraineté de la maison de Beaujeu, de la maison de Bourbon, du royaume de France, de la duchesse de Bourbon Montpensier et du duc du Maine.

En 1540, Marguerite de Saix alors propriétaire, épouse Claude de Champier, futur Gouverneur de Dombes. Leur fils fera ériger le château de la Bâtie en baronnie par Henri de Bourbon.

En , Saint Vincent de Paul quitta Châtillon-sur-Chalaronne, pour prendre un fiacre à Belleville afin de se rendre à Paris, mais il se fit surprendre par la neige et passa donc la nuit au presbytère de Montceaux. Le lendemain matin, il célébra la messe à l’église Saint-Jacques-et-Saint-Philippe (église de Montceaux) avant de repartir pour Belleville.

Après la Révolution, la paroisse fut rétablie officiellement le .

Aille (hameau)

Petit fief de Dombes possédé en 1672 par Anne de Tessière, en 1712, par Jacques-François Gayot, écuyer, et vendu par la veuve de ce dernier, le , à Fleury Bordeaux, seigneur de Lurcy, qui en jouissait en 1789[11].

Betheneins (hameau)

Ancienne paroisse (Betnens, Betenens) sous le vocable de saint Jacques, aujourd'hui supprimée. Le chapitre de Saint-Paul présentait à la cure. Au Xe siècle, un vicomte nommé Guigues donna à l’abbaye de Cluny des condamines situées à Betheneins, alors chef-lieu de l'ager Betenensis.

Betheneins formait une des obédiences du chapitre de Saint-Paul, qui y avait acquis, en 1250, des services de Marie d'Entremont et avait reçu inféodation, en 1293, de tous les droits que possédaient dans la paroisse Jossérand de Francheleins et Guillaume de Francheleins.

L'église était déjà abandonnée en 1654. Le de cette année, les habitants réclamèrent de Camille de Neuville, archevêques de Lyon, l'exécution d'un contrat en vertu duquel le curé de Montceaux était tenu d'y entretenir un vicaire.

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

La commune de Montceaux est membre de la communauté de communes Val de Saône Centre, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Montceaux. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[12].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Bourg-en-Bresse, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[13]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Châtillon-sur-Chalaronne pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[13], et de la quatrième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[14].

Tendances politiques et résultatsModifier

Lors des élections municipales[15] du 23 mars 2014, la liste unique du maire sortant (DVD) a été réélue au premier tour avec une majorité absolue des suffrages exprimés (100 % pour 381 voix), obtenant ainsi les 15 sièges du conseil municipal ainsi que les 3 sièges à pourvoir au conseil communautaire. Le nombre d'électeurs inscrits était alors de 876 habitants, pour 458 votants (418 abstentions, soit 47,72 %) et 381 suffrages exprimés (77 votes non comptabilisés : votes blancs et votes nuls, soit 8,79 %)[16].

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal est fixé à 15[17].

Par ailleurs, la commune bénéficie de 3 sièges sur 29 au sein du conseil communautaire de la Communauté de communes Val-de-Saône Centre, dont le siège est situé au Parc Visiosport de Montceaux[18].

Liste des mairesModifier

 
Mairie de Montceaux
Liste des maires successifs de Montceaux
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1983 Ernest Migette    
mars 1983 mars 1989 Henri Durand    
mars 1989 En cours Jean Claude Deschizeaux DvD Retraité, Président de la Communauté de Communes
Les données manquantes sont à compléter.

Finances localesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2019, la commune comptait 1 190 habitants[Note 2], en diminution de 2,94 % par rapport à 2013 (Ain : +5,32 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
419308272550541576591692688
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
720700659637621604597516526
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
479486486422374382395352377
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3673143925476729081 0411 2141 182
2019 - - - - - - - -
1 190--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement et petite enfanceModifier

SantéModifier

Sports et loisirsModifier

ÉconomieModifier

La commune de Montceaux se situe à la jonction des zones d'influences économiques de Lyon et de Mâcon.

Le taux de chômage en 2006 était de 7,4 % (6,7 % en 1999). Les retraités et les préretraités représentaient 11,3 % de la population en 2006 (9,6 % en 1999). Le taux d'activité était de 79,8 % en 2006 (74,3 % en 1999).

Une zones d'activités économiques (ZAE) réservée à l’implantation d’entreprises est située sur le territoire de la commune.

Culture locale et patrimoineModifier

 
Église Saint-Jacques-et-Saint-Philippe.

Lieux et monumentsModifier

 
Le château de la Bâtie, vue de la haute cour.
  • Le château de la Bâtie, ancien château fort du XIIIe siècle, remanié aux XVIe et XIXe siècles, a fait l'objet, avec sa chapelle et ses dépendances, d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 2006[23].
  • L'église Saint-Jacques-et-Saint-Philippe, datant de l'an 943. Sa nef est « démesurément agrandie en 1845 pour contenir une population croissante »[24].
  • La poype de Buyat.
  • La chapelle Saint-Maurice.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Saint Vincent de Paul : En décembre 1617, il passa une nuit au presbytère de Montceaux pour célébrer le lendemain une messe à l’église de Montceaux.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Transport interurbain - Horaires et informations sur les lignes passant à Montceaux », sur Région Auvergne-Rhône-Alpes (consulté le )
  2. « Gare de Belleville-sur-Saône », sur SNCF TER Auvergne-Rhône-Alpes (consulté le )
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. « Présentation de la commune de montceaux », sur Mairie de Montceaux (consulté le )
  11. Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, A. Brun, Lyon, 1873, p. 3 - Aille (lire en ligne).
  12. « communauté de communes Val de Saône Centre - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur banatic.interieur.gouv.fr (consulté le )
  13. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Montceaux », sur insee.fr (consulté le ).
  14. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur politiquemania.com (consulté le ).
  15. Pour les élections municipales, le mode de scrutin applicable aux communes de 1 000 habitants et plus, est désormais un scrutin proportionnel plurinominal (ou de liste) à deux tours avec prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête, les listes déposées devant être complètes et sans modification de l’ordre de présentation. Ce scrutin est dit "mixte" dans la mesure où il combine un mécanisme de proportionnelle dans un scrutin à dominante majoritaire.
  16. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 - Montceaux », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le )
  17. « Article L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales (CGCT). », sur legifrance.gouv.fr (consulté le )
  18. « Article L. 5211-6-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT). », sur legifrance.gouv.fr (consulté le )
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  23. « Château de la Bâtie », notice no PA00116429, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Philippe Boutry, « Les mutations du paysage paroissial », Prêtres et paroisses au pays du Curé d'Ars, les éditions du Cerf, 1986, p. 121.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexeModifier

Lien externeModifier