Mervilla

commune française du département de la Haute-Garonne

Mervilla
Mervilla
L'église Saint-Jean-Baptiste et la mairie.
Blason de Mervilla
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Intercommunalité Sicoval
Maire
Mandat
Gérard Gardelle
2020-2026
Code postal 31320
Code commune 31340
Démographie
Gentilé Mervillageois, Mervillageoises
Population
municipale
272 hab. (2018 en augmentation de 4,21 % par rapport à 2013)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 30″ nord, 1° 28′ 26″ est
Altitude Min. 185 m
Max. 275 m
Superficie 2,76 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Toulouse
(banlieue)
Aire d'attraction Toulouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Castanet-Tolosan
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Mervilla
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Mervilla

Mervilla est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie. Mervilla fait partie de la communauté d’agglomération du Sicoval. Ses habitants sont appelés les Mervillageois.

Commune résidentielle des coteaux du sud-est toulousain, l’originalité majeure de Mervilla, à 10 minutes de la station de métro de Ramonville, réside encore dans une identité agricole affirmée.

GéographieModifier

Situation géographiqueModifier

Commune de l’aire urbaine de Toulouse et de son Unité urbaine Mervilla est situé en banlieue Sud, à 13 km au sud/sud-est de Toulouse, sur les coteaux orientés sud-est nord-ouest, dominant Castanet-Tolosan et la vallée de l’Hers-Mort. Les coteaux du sud-est toulousain sont disposés en bandes parallèles, avec des routes en lignes de crête comme celle qui traverse Mervilla. Ils sont limités au nord et à l’est par la vallée de l’Hers (RN 113, autoroute A61, canal du Midi), et s’achèvent en balcon, à l’ouest, au-dessus de la plaine de la Garonne et de l’Ariège.

Communes limitrophesModifier

Mervilla est limitrophe de six autres communes.

 
Carte de la commune de Mervilla et de ses proches communes.

GéologieModifier

Mervilla est une commune du Lauragais géographique qui constitue une région naturelle dont l’identité est à la fois géologique, climatique et agricole. Le Lauragais géographique en tant que tel constitue une région agricole française. Sur le plan géologique[2], les sols de Mervilla sont représentatifs des mollasses du Lauragais, qui sont des dépôts lacustres et fluviatiles de l’Oligocène[3],[4]. Ces mollasses sont appelées terrefort quand elles sont argilo-calcaires, comme c’est le cas sur les coteaux de Mervilla, et elles ont alors une très bonne valeur agronomique notamment en tant que terre à blé[5], vocation historique du Lauragais. Ces coteaux mollassiques sont entaillés de multiples vallons avec de petits ruisseaux comme ceux qui existent sur la commune (voir le plan de Mervilla).

Voies de communication et transportsModifier

Le TAD 119 du réseau Tisséo relie la commune à la station Ramonville du métro de Toulouse.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Mervilla est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[6],[7],[8]. Elle appartient à l'unité urbaine de Toulouse, une agglomération inter-départementale regroupant 81 communes[9] et 1 004 747 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Toulouse est la cinquième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence et Lille (partie française)[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[12],[13].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (78,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (73 %), forêts (17,9 %), terres arables (5,7 %), zones urbanisées (3,4 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

HistoireModifier

 
Dalle funéraire d'Arnaud de Fieubet dans l'église de Mervilla.

Mervilla et les familles Bérail et Fieubet. Durant les XVIe et XVIIe siècles en particulier, l’histoire de Mervilla est notamment associée à celle de deux familles seigneuriales : les Bérail dont un des membres a été Capitoul, et les Fieubet qui s’installèrent à Mervilla en 1577 et acquirent la seigneurie de Mervilla, Rebigue et Castanet-Tolosan. Pour l'histoire des Fieubet et de leur implantation à Mervilla on consultera la notice qui leur a été consacrée [15].

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : D’azur aux trois glands d’or.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2017 étant compris entre 100 habitants et 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2020 est de onze[16],[17].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de la dixième circonscription de la Haute-Garonne, du Sicoval et du canton de Castanet-Tolosan.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 ? Philippe Clouaire    
2001 2014 Michel Terrissol    
2014 2020 Denis Loubet SE Agriculteur
2020 En cours Gérard Gardelle   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementaleModifier

On se reportera à la fiche descriptive élaborée pour Mervilla par le Sicoval[18].
Tout en affirmant son identité agricole aux portes de Toulouse, Mervilla fait état de deux nouveaux permis de construire par an et d’un POS qui prévoit à terme un maximum de 400 habitants.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2018, la commune comptait 272 habitants[Note 3], en augmentation de 4,21 % par rapport à 2013 (Haute-Garonne : +6,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
143122123133156155112171153
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1521461311209483788578
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
637157627870857065
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5865112101124172237247256
2013 2018 - - - - - - -
261272-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[23] 1975[23] 1982[23] 1990[23] 1999[23] 2006[24] 2009[25] 2013[26]
Rang de la commune dans le département 546 394 417 411 373 349 333 339
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

L’évolution démographique de la commune montre un accroissement modéré au cours de la première moitié du XIXe siècle (avec une chute inexpliquée en 1841 suivie d’une remontée et d’un maximum en 1846) puis une diminution régulière suivie d’une stagnation entre 1850 et 1950. Cette évolution se retrouve dans la plupart des communes rurales françaises avec des cinétiques variables suivant les régions et les communes. Dans le cas des communes du Lauragais, elle est communément rapportée aux crises agricoles, notamment à la baisse du prix du blé du fait des importations de blé de Russie puis des États-Unis, à partir de 1850. L’exode rural vers la ville qui offre de meilleurs salaires aux actifs salariés agricoles (brassiers, bordiers du Lauragais), joue aussi un rôle important[27], les deux facteurs étant d’ailleurs liés. Après les pertes humaines de la Grande Guerre, la revitalisation sera le fait de l’immigration, d’italiens principalement. Malgré le retour d’une situation agricole favorable avec les règlements céréaliers de La PAC dans les années 1960, l’exode rural se poursuivra parallèlement à la modernisation du système agricole dans son ensemble : mécanisation, remembrement, organisation économique.
L’expansion de l’agglomération urbaine toulousaine est associée à un accroissement démographique rapide des communes de cette agglomération. C’est le cas des communes des coteaux toulousains bénéficiant d’un bon accès aux réseaux urbains et périurbains. Par comparaison aux autres communes dans la même situation géographique, Mervilla a longtemps freiné cette urbanisation ce qui lui confère l’originalité agricole qu’elle a préservée jusqu’à présent.

EnseignementModifier

Mervilla fait partie de l'académie de Toulouse.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

SantéModifier

Activités sportivesModifier

Écologie et recyclageModifier

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre du Sicoval[28].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Chœur de l'église Saint-Jean-Baptiste.

À l'intérieur de l'église se trouve la dalle funéraire armoriée datée de 1603, classée aux Monuments historiques, d'Arnaud de Fieubet, secrétaire des Etats du Languedoc, mort en 1603, et de sa femme morte en 1597. On lira avec beaucoup d'intérêt pour la connaissance des relations entre Mervilla et la maison de Fieubet, la notice que Letisserand de Sayrac a consacrée à Arnaud de Fieubet dont l'extrait suivant : " Arnaud de Fieubet avait voulu être enseveli avec Jacqueline - ou plus simplement Jacquette - de Madron, sa femme, en l'église de Mervilla. Tous deux y reposent encore, à gauche du maître-autel, « du costé de l’Evangile » et de leur chapelle, sous une grande dalle de pierre où leurs armoiries, sont gravées au trait 26 au-dessus de l’épitaphe suivante : HIC. CONDVNTVR. CINERES. NOBIL. VIRI. ARNALDI. DE. FILEVBET. DOMINI. DE. GODETZ. A *SECRETIS. COMITIORVM. GENERALIVM. OCCITA. NL2E. ET. CLARISSLM~E. CONJVGIS. JACOBAE. DE. MADRON. EX. NOBILE. FAMILIA. NAM. VT. ET. TVMVLO . SICVT . ET . THALAMO . JVNCTI . ETERNVM. QVIESCANT. ... « Afin que, unis dans la tombe comme dans le lit conjugal, ils reposent éternellement... »."

  • Le château de Mervilla, ou château Dubarry, ancienne résidence des Fieubet. Demeure des XVIe siècle et XVIIe siècle dans un parc formant un domaine privé.
  • Le château de la Garrigue.
 
Château de la Garrigue à Mervilla.

Personnalités liées à la communeModifier

Guillaume de Fieubet

Équipement culturelModifier

Vie économiqueModifier

IndustrieModifier

Siège social de XPLORER

AgricultureModifier

 
Jachère fleurie à Mervilla.
  • L'agriculture de production
  • Vers une agriculture de services : agriculture et environnement aux portes de Toulouse

Autres activitésModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Pierre Courjault-Radé, Philippe Le Caro, Eric Maire et Brigitte Schwal,CNRS, Le Lauragais, une entité géologique et géographique, Couleur Lauragais N°30 - mars 2001
  3. Jacques Hubschman, Observations pédologiques sur le Quaternaire du Lauragais toulousain,Bulletin de l’Association française pour l’étude du quaternaire, Année 1972, Volume 9, Numéro 9-1, pp. 31-49
  4. Jean ODOL, Le relief du Lauragais ou le Pays des Mille Collines (1re partie) Couleur Lauragais N°23 - Juin 2000
  5. Jean Odol, Lauragais, pays de blé, Couleur Lauragais N°23 - Juin 2000
  6. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  7. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  9. « Unité urbaine 2020 de Toulouse », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 27 mars 2021).
  10. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  11. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  15. Letisserand de Sayrac : Les Fieubet
  16. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  17. « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__municipales-2020 (consulté le 23 septembre 2020).
  18. Mervilla sur le site du Sicoval
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  24. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  25. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  26. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  27. A.Armengaud,Débuts de la dépopulation dans les campagnes toulousaines, Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, Année 1951, Volume 6, Numéro2 pp. 172-178
  28. http://www.sicoval.fr/fr/mon-logement/dechets.html
  29. Étienne de Planet Sur une église champêtre du Toulousain. La paroisse Saint Jean-Baptiste de Mervilla et les Fieubet. Editeur : Berthoumiec - Parution en 1936.