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Mathias Poncet de La Rivière

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Mathias Poncet de La Rivière (né à Paris en 1707 et mort à Paris le 5 août 1780) est un ecclésiastique qui fut évêque de Troyes de 1742 à 1758.

Mathias Poncet de La Rivière
Biographie
Naissance
Paris
Décès
Paris
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Évêque de Troyes
Autres fonctions
Fonction religieuse
Abbé de Nouaillé, de Montebourg et de Saint-Bénigne.
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Sommaire

BiographieModifier

Mathias Poncet de La Rivière est le fils de Pierre, comte d'Ablis († 1728) et de Jeanne Severt ; il est le neveu de Michel Poncet de La Rivière, évêque d'Angers. Destiné à l'Église, son oncle l'accueille comme chanoine d'Angers et veille à son éducation; il est pourvu en commende dès 1730 de l'abbaye de abbaye Saint-Junien de Nouaillé-Maupertuis dans le diocèse de Poitiers. Il devient vicaire général de l'évêché de Séez pendant l'épiscopat de Jacques Lallement.

Désigné pour l'évêché de Troyes en 1742, il est confirmé le 29 juillet et est consacré en septembre suivant par l'archevêque de Sens Jean-Joseph Languet de Gergy. En 1745 il obtient la commende de l'abbaye de Montebourg. L'administration de son diocèse est particulièrement conflictuelle, il a de nombreux démêlés avec les Appelants, le chapitre de chanoines, les curés, les magistrats et les Parlementaires qui soutiennent les jansénistes locaux. Ses nombreux adversaires réussissent à l'exiler à Méry-sur-Seine en 1755 puis à Murbach en 1756 où il devient l'aumônier de Stanislas Leszczynski, duc de Lorraine. Rentré dans son évêché en 1757, il décline l'offre d'un transfert à l'évêché d'Aire pour faire face à ses opposants mais abandonné par le roi Louis XV, il doit se démettre le 28 février 1758[1]. Il devient alors le dernier abbé de l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon[2] jusqu'à ce que la mense abbatiale soit rattachée à celle de l'évêché de Dijon en 1775[3]. Il meurt en 1780 à Paris où il résidait en fait. Il s'était fait remarquer par ses prêches et ses oraisons funèbres qui seront publiées en 1804 particulièrement celles de Marie-Thérèse d'Espagne (1746), Catherine Opalinska (1747), Anne-Henriette de France (1752), Louise-Elisabeth de France duchesse de Parme (1760) et Elisabeth Farnèse reine d'Espagne(1766). Il prononce également un sermon lors de la prise d'habit de Louise-Marie de France chez les carmélites le 10 septembre 1770.

IconographieModifier

L'église Saint-Martin de Mœurs conserve une huile sur toile du XVIIIe siècle où Mathias Poncet de la Rivière est représenté en prière auprès des bergers venus adorer l'Enfant Jésus.

Notes et référencesModifier

  1. Armand Jean, Les évêques et les archevêques de France depuis 1682 jusqu'à 1801, Paris et Mamers, 1891, p. 376-377.
  2. qu'il échange à l'abbé commendataire Pierre Desmarets, contre son abbaye de Montebourg.
  3. Dominique Dinet, Religion et société : les Réguliers et la vie régionale dans les diocèses d'Auxerre, de Langres et de Dijon (fin XVIe -fin XVIIIe siècle), Publications de la Sorbonne, Paris, 1999, volume II (ISBN 2859443576), p. 477.

BibliographieModifier