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Murbach

commune française du département du Haut-Rhin

Murbach
Murbach
L'église romane de Murbach.
Blason de Murbach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Guebwiller
Intercommunalité C.C. de la région de Guebwiller
Maire
Mandat
René Gross
2014-2020
Code postal 68530
Code commune 68229
Démographie
Population
municipale
156 hab. (2016 en augmentation de 11,43 % par rapport à 2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 29″ nord, 7° 09′ 29″ est
Altitude Min. 396 m
Max. 1 420 m
Superficie 6,66 km2
Localisation

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Murbach
L'abbaye de Murbach sous la neige.

Murbach est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

GéographieModifier

Murbach fait partie du canton de Guebwiller, situé au pied du Grand Ballon et au fond d'un vallon profondément encaissé, hérissé de rochers et de marécages, arrosé par le ruisseau qui porte le même nom, et qui débouche à Buhl dans la Lauch, qui traverse la vallée de Guebwiller et qui vient se déverser dans l'Ill. Pour se rendre à Murbach, prendre la RN 430 depuis Guebwiller, puis aller en direction de la petite bourgade de Buhl. Avant d'entrer dans ce village, une bifurcation tourne à gauche, la D 40 II qui aboutit à Murbach en passant par l'annexe de Saint-Barnabé.

C'est une des 188 communes[1] du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Cours d'eauModifier

  • Le Murbach
 
Ruisseau du Murbach qui se jette dans la Lauch à Buhl.

Le Murbach prend sa source en dessus du col du Judenhut. Il connaît souvent des crues hivernales avec la fonte des neiges et vient inonder les prairies du Weihermatten. Il se jette dans la Lauch.

AnnexeModifier

  • Saint-Barnabé (une annexe de Buhl ?)

ÉconomieModifier

ToponymieModifier

Mentions anciennes :

en latin médiéval
  • Maurobaccus, 730
  • Vivarium Peregrinorum, 735
  • Murbachensis monasterium, 1049
en allemand
  • Muorbach, 727[2]
  • Mobach, 762[3]
  • Morbach, 768
  • Muorbach, 976
  • Closter zu Morbach, 1434

Composé du germanique muor (marais) et bach (ruisseau), d’où « le ruisseau du marais ».[réf. nécessaire]

L'ancien nom de « Vivarium Peregrinarum », « vivier des pèlerins », a été oublié.

HistoireModifier

Fondation d'une abbayeModifier

 
L'église romane de Murbach, face arrière.
 
Tympan du XIIe siècle, portail sud de l'église abbatiale Saint-Léger de Murbach.
 
Porte d'entrée de l'abbaye de Murbach.
 
Ancienne mairie de Murbach.

C'est dans cette modeste commune que se trouvait autrefois l'abbaye bénédictine fondée par saint Pirmin, moine wisigoth, en 728[n 1], que les ducs d'Allemagne avaient forcé de quitter l'abbaye de Reichenau sous le prétexte de son attachement à Charles-Martel, ce qui lui valut le rejet du duc des Alamans. Il se réfugia alors en Alsace où saint Pirmin et ses compagnons furent repoussés à deux reprises du lieu qu'ils avaient choisis par la population qui appartenait au duc d'Alsace. Le comte Eberhard dit d'Eguisheim, petit-fils d'Aldaric, frère du duc Luitfried, accueillit finalement Pirmin et ses compagnons dans ses domaines et lui demanda de fonder une abbaye à Murbach.

Mais pour prendre pied dans cette région sauvage que les Mérovingiens avaient concédés temporairement à leurs leudes, il fallait l'autorisation des rois. La première de ces confirmations remonte au roi Thierry IV qui accorda en 727 à la demande du comte Eberhard l'autorisation aux moines de s'établir dans ce coin sauvage de l'Alsace. Thierry, à la demande expresse du duc Eberhard demanda à l'évêque de Strasbourg de ne rien entreprendre qui puisse contrecarrer les objectifs des moines de Murbach ou de leur donner des ordres. Il demande aussi que les religieux puissent élire librement leur abbé et que l'évêque du diocèse bénisse les autels et le saint chrême librement sans exiger aucune contrepartie [4]. La colonie de moines irlandais s'établit d'abord dans le village de Bergholtz-Zell puis à Murbach au bord d'un étang appelé le Vivier des Pèlerins (Vivarium Peregrinorum) près de Buhl, au fond de la vallée où coule le ruisseau du Murbach (fluvius Morbach en 760) dans une vaste solitude, comme le dit la charte de l'année de fondation. En signe de reconnaissance pour le comte Eberhard qui leur avaient donné l'autorisation de s'établir à Murbach, ils placèrent leur établissement sous l'invocation de saint Léger, évêque d'Autun, martyrisé en 678 et qu'on disait proche parent du bienfaiteur. Il avait été assassiné sur ordre du maire du palais de Neustrie, Ebroïn et ennemi de la puissance austrasienne, dont les Etichonides furent de solides défenseurs. Saint Léger était un cousin de Béreswinde (Berswinde)[5], la grand-mère paternelle d'Eberhard. Saint Pirmin qui avait fait un séjour d'une année à Murbach, le temps que la communauté puisse prendre son autonomie, il partit ensuite répandre vers d'autres lieux la réforme de la vie monastique. Il finit ses jours en 758 dans l'abbaye de Hornbach dans le Palatinat. Eberhard mourut en 747 et un monument à son effigie fut installé au XIVe siècle à l'intérieur de l'abbaye[n 2].

Eberhard le bienfaiteur des moinesModifier

 
Gisant d'Eberhard fondateur de l'abbaye,
au fond sud du transept (XIIIe siècle).

Le comte Eberhard accorde de nombreux privilèges aux moines de Murbach. Il est frappé de cécité et a perdu son fils unique. Estimant que son immense fortune n'a plus aucun intérêt pour lui, il veut en faire profiter l'Église pour le salut de son âme ; entre 728 et 731 il met à la disposition de l'abbaye de Murbach une grande partie de sa fortune[6]. L'abbaye de Murbach reçoit par la suite d'autres domaines fonciers dispersés sur les deux rives du Rhin, en Suisse et jusque dans le Palatinat. Les moines font également des acquisitions par legs, donations ou achats[n 3]. Murbach est exempté de la juridiction royale[n 4] qui comporte logiquement un droit de juridiction en faveur de l'abbaye. Ce privilège ne revêt cependant qu'un caractère purement fiscal. Les religieux travaillent d'arrache-pied pour défricher cette contrée sauvage qui est bientôt transformée de fond en comble : elle est subséquemment appelée vallée du Florival. L'évêque de Strasbourg Widegerne[10] s'empressa de reconnaître ces concessions en les présentant comme provenant de sa propre initiative[11].

Pépin le Bref et Charlemagne confirmèrent les biens de MurbachModifier

Les moines de Murbach sont soutenus dans leurs démarches par les Carolingiens, à commencer par Pépin le Bref puis par Charlemagne qui visitrent la célèbre abbaye. Ce dernier prince fait don au chapitre de Murbach de plusieurs terres et dépendances, dont celle dans la vallée de Saint-Amarin, pour subvenir à leurs besoins. Cependant ces deux monarques n'accordent les privilèges qu'à titre de bénéfice précaire[12], demandant cependant aux juges royaux de ne pas entraver la juridiction de l'abbaye[n 5]. L'abbaye de Murbach connaît par la suite un rayonnement international et politique durant cinq siècles que seules les guerres viennent altérer.

La transformation de la vallée par les moinesModifier

Au commencement du XIe siècle Fruland, un religieux de Murbach qui écrit la vie de saint Léger sur les ordres de l'abbé Eberhard, célèbre en des termes louangeurs l'admirable situation du vallon de Murbach transformée en jardin d'Éden. Un opuscule a été publié par un savant bénédictin de l'abbaye de Solesmes, dom Pitra[15] qui trahit son origine tant il fait l'éloge en fournissant des détails très précis sur la contrée. Alcuin qui se rend à Murbach du temps de Charlemagne en 780 dit être impressionné par la science et la piété des moines de Murbach. En effet Murbach possède déjà à l'époque une impressionnante collection de manuscrits de grande valeur. L'abbaye de Murbach donne à l'église de nombreux saints et évêques ; parmi ces derniers on peut mentionner saint Simbert, qui avant d'aller occuper le siège d'Augsbourg, lègue son premier titre à Charlemagne, un proche parent dit-on. Ce roi, qui figure sur la liste des abbés de Murbach, donne les possessions de la vallée de Saint-Amarin à l'abbaye de Murbach. Peu de temps après, l'abbé Sigismar reçoit de Louis le Germanique (806-876) la ville de Lucerne et tout son territoire.

Murbach ravagé par les HongroisModifier

 
Statue d'Árpád (845-907).
 
Sarcophage contenant les restes des sept moines assassinés par les Hongrois en juillet 926. La dalle avec les inscriptions date de 1706.

Mais ces temps de prospérité furent bientôt assombris par les invasions des Hongrois pendant la moitié du Xe siècle qui organisèrent de nombreux raids en Europe occidentale, particulièrement en Allemagne, France et Italie. Dès 917, ils pillèrent la ville de Bâle, l'Alsace et la Lorraine. En juillet 926[n 6], Murbach est ravagé par les Hongrois avec à leur tête le redoutable guerrier Zoltan[n 7] (896-948), le quatrième fils d'Árpád (845-907). Les troupes du duc d'Alsace, Luitfried, qui avaient vainement tenter de s'opposer aux Hongrois sont anéanties à Huningue. Les Hongrois mettent le feu à l'abbaye de Murbach qui se releva difficilement de cette dure épreuve. Pendant au moins une vingtaine d'années, l'abbaye n'eut plus d'abbé. Les Hongrois qui étaient alors des nomades apparentés aux Mongols, étaient avides de butins, et pillaient particulièrement les couvents et abbayes qui recelaient souvent des trésors inestimables. Zoltan de la dynastie des Árpád, qui régnait sur la Hongrie de 896 à 1301, était secondé par Bulscu qui était particulièrement cruel envers la population. Sept moines furent assassinés, selon la légende, au lieu-dit du Mordfeld (« champ du meurtre »), situé au pied du Grand Ballon entre le Storkenkopf et le Hundskopf. Aucune source historique crédible ne vient corroborer cette légende qui a été enrichie par des auteurs de seconde main au XXe siècle. Un monument funéraire à la mémoire des sept martyrs fut ensuite installé dans l'abbaye, d'abord dans la chapelle (disparue) Sainte-Marie, puis dans l'abbatiale. Sur la dalle funéraire, on trouve les inscriptions suivantes en latin : Nostrorum fratrum jacet hic funus tumulatum. Vim rosei finis pertulit iste cinis. Hinc bene migrabant quos Hunni mortificabant. Hos, Deus, in coelis laetificare velis. Les Hongrois sont finalement défaits lors de la bataille du Lechfeld, près d'Augsbourg en 955 face aux troupes emmenées par l'empereur germanique Othon Ier (912-973), fondateur du Saint-Empire romain germanique. On voit aussi à l'église de Murbach le tombeau du comte Eberhard. Les anciens tableaux représentant la vie de saint Léger, patron de l'abbaye, ont disparu depuis longtemps.

Murbach sous le règne de Conrad II le SaliqueModifier

 
Peinture de Jean-Paul Koenig (1986) représentant la crucifixion d'après un retable du XIIe siècle qui figure dans un missel de Murbach. À gauche on trouve saint Benoît et à droite saint Pirmin.

Sous le règne de Conrad II le Salique (990-1039) roi de Germanie et des Romains[n 8] Murbach obtint Wattwiller, dont l'abbaye avait été dépossédée auparavant. Durant le temps des croisades, Frédéric Barberousse (1122-1190)[n 9] demanda à l'abbé de Murbach, Widerolphe de se joindre à la croisade en Terre Sainte. Il accepta d'abord, puis supplia sur les conseils de quelques conseillers de l'en dispenser. Frédéric mécontent y consentit à condition que l'abbaye de Murbach abandonne un domaine situé en Souabe. Widerolphe accepta le marché. Mais l'abbé apprit que l'unique résultat de son voyage en Terre Sainte était de le dépouiller de ses plus riches domaines et de l'assassiner. Il apprit par hasard la conjuration qui se tramait derrière son dos et dut fuir devant la colère de ses vassaux[16]. C'est Hugues de Rothenburg qui se montra le plus belliqueux : il s'empara de la croix et marcha à côté de l'empereur Frédéric II en Palestine avec une très forte escorte. Vers 1191, le pape Célestin III déclara l'abbaye de Murbach soumise directement au Saint-Siège. Pour assurer son indépendance il décida que l'avouerie ne pourrait plus se transmettre héréditairement, mais que l'avoué devrait être élu par les religieux tout comme l'abbé. Il lui était interdit d'accaparer des biens appartenant à l'abbaye[17]. En 1228, c'est finalement son successeur, l'abbé Hugo de Rothenbourg qui prit part à la croisade de Frédéric II (1194-1250). L'empereur lui décerne alors le titre de prince du Saint-Empire romain germanique accompagné de privilèges fiscaux. En 1230, Hugo de Rothenburg fit édifier le château du Hugstein qui devait être un verrou défendant l'accès à l'abbaye de Murbach en cas d'attaques surprises. Le règne de Frédéric II fut marqué par les conflits avec la papauté. Il fut excommunié deux fois par la pape Grégoire IX qui le qualifia même d'Antéchrist.

La période des troublesModifier

Avec l'avènement de Rodolphe de Habsbourg (1218-1291) des troubles éclatèrent en Allemagne et dans la région. L'abbé Berthold de Steinbrunn fit mettre des murs d'enceinte à Guebwiller, fortifia Wattwiller et fit bâtir le château de Frieberg[18], au-dessus de Saint-Amarin, et celui de Hirtzenstein[19], au-dessus de Wattwiller, et celui de Hohrupf (commune de Lautenbachzell) qui domine toute la vallée de Murbach du haut de son sommet bordé de tranchées. Mais la vie n'est pas plus paisible pour autant. Raynaud, comte de Montbéliard, tente à plusieurs reprises de pénétrer sur les terres de l'abbaye. Il en est empêché par Berthold qui l'emprisonne au château du Hugstein. En 1382 l'église de Murbach est la proie des flammes.

Lucerne est cédé à l'archiduc AlbertModifier

Le successeur de Berthold, le comte de Falkenstein (de), échange Lucerne contre la seigneurie d'Issenheim pour une somme de 2 000 marcs d'argent. À partir du XVe siècle, Murbach connaît une nouvelle ère de prospérité, grâce notamment à la découverte de mines de fer dans la région de Saint-Amarin qui appartient à l'abbaye. C'est l'occasion pour le pape Pie IV de réunir définitivement l'abbaye de Lure à celle de Murbach, gouvernée à cette époque par Rodolphe de Stoerenboug. Ce dernier entreprend des travaux pour exploiter les mines de Plancher, qui occupent jusqu'à 600 ouvriers. Charles Quint accorde le droit à l'abbé de Murbach de battre monnaie. Par la suite l'abbé Wolf Dietrich de Raitenau quitte Murbach pour occuper le siège épiscopal de Salzbourg. Le cardinal André d'Autriche, neveu de l'empereur Maximilien II le remplace comme abbé. L'archiduc Léopold et l'archiduc Léopold-Guillaume, tous deux évêques de Strasbourg, occupent successivement l'abbatiat de Murbach.

Murbach, une des plus illustres abbayes en EuropeModifier

En son temps, l'abbaye de Murbach est une des abbayes les plus illustres de l'Europe. Son abbé porte le titre de prince du Saint-Empire, relevant au spirituel directement du pape et au temporel de l'empereur ; avec les abbés de Fulda, de Kempten et de Wissembourg, il a séance et voix dans les diètes avant tous les autres princes-abbés. Pour être admis à Murbach, il faut faire preuve de seize quartiers de noblesse ; la réception se fait avec un appareil pompeux et sept chevaliers jurent sur l'Évangile que le candidat a les qualités requises.

Restauration de l'abbaye après la guerre de Trente AnsModifier

 
Statue de saint Corneille (XVIIe),
église de Murbach.

La guerre de Ttrente Ans et tous ses malheurs ruinent complètement l'abbaye et ses habitants. Mais les moines ne tardent pas à se remettre au travail et en peu de temps l'abbaye se relève de ses ruines. Colomban d'Andlau gouverne d'abord Murbach, puis les deux princes-évêques de Fürstenberg et Eberhard de Loewenstein prennent le relais. Ce dernier entreprend des recherches vers 1699 et fonde une verrerie à Wildenstein. Il construit le château de Wesserling, dans la vallée de Thann. Après lui viennent Célestin de Beroldingen, puis le cardinal Armand de Rohan-Soubise, à qui succède Léger de Rathsamhausen. Sous ce dernier prince-abbé, l'abbaye de Murbach est sécularisée par le pape Clément XIII en 1764. Murbach prend le titre d'Insigne collégiale équestrale de Murbach.

La principauté de Murbach dans l'orbite française (1680-1790)Modifier

Article détaillé : Principauté de Murbach.

Murbach est rattachée au royaume de France en 1680, ce qui n'entrave en rien la puissance matérielle de l'abbaye. Elle contrôle alors trois bailliages qui englobent Guebwiller, Wattwiller et Saint-Amarin. Le bailliage de Guebwiller se compose de la vallée de la Lauch, avec Buhl, Lautenbach-Zell et Sengern, et le versant oriental de la montagne comprenant les villages de Bergholtz et Bergholtz-Zell. Le bailliage de Wattwiller ne comprend que le village d'Uffholtz. La vallée de la Thur comprend un territoire beaucoup plus riche formé de Saint-Amarin et d'une vingtaine de villages. Murbach possède également de nombreux biens dans de nombreuses localités alsaciennes : Biltzheim, Fessenheim, Issenheim, Merxheim, Oberhergheim, Oltingue, Ostein (village disparu près d'Issenheim), Raedersheim, Rouffach, Sainte-Croix-en-Plaine et Wittenheim. Après le décès de l'archiduc Léopold-Guillaume d'Autriche, la France soutient la candidature de l'évêque de Strasbourg, François-Egon de Furstenberg[n 10]. Bien que rattachée à la Francen la principauté de Murbach conserve une grande autonomie. L'abbé de Murbach est représenté par un schultheiss (prévôt) et au XVe siècle par un bailli (Vogt puis Obervogt) qui gouverne également les autres villages des alentours : Buhl, Lautenbach-Zell, Bergholtz-Zell et Bergholtz.

Le siège équestral est transféré à GuebwillerModifier

En 1759, peu de temps avant le début de la Révolution, le chapitre de Murbach transfère son siège à Guebwiller. En 1789, des troubles éclatent sur les terres appartenant à l'abbaye de Murbach. À Saint-Amarin, les habitants écrasés par les impôts se soulèvent et viennent piller et dévaster le château de Guebwiller. Le dernier prince de Murbach, Benoît d'Andlau, qui siège comme député aux États généraux, se réfugie en Allemagne et meurt en 1839 à Eichstätt en Bavière. Aujourd'hui, il ne reste plus à Murbach que des vestiges et ce qui a survécu à l'ancienne église du couvent, le chœur et les transepts avec deux tours.

Les deux guerres mondialesModifier

La commune a été décorée le 02 novembre 1921 de la croix de guerre 1914-1918[20].

HéraldiqueModifier


Les armes de Murbach se blasonnent ainsi :
« D'argent au lévrier rampant de sable, lampassé du même, colleté et bouclé du champ. »

Politique et administrationModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours René Gross    
Les données manquantes sont à compléter.

Finances localesModifier

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Murbach[n 11].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Murbach s'établit à 575 000 € en dépenses et 590 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[n 12] se répartit en 251 000 € de charges (1 755 € par habitant) pour 236 000 € de produits (1 650 € par habitant), soit un solde de -15 000 € (-104 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des achats et charges externes[n 13] pour une valeur de 153 000 € (61 %), soit 1 067 € par habitant, ratio supérieur de 408 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (210 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 849 € par habitant en 2011 et un maximum de 1 067 € par habitant en 2013 ;
  • la plus grande part des recettes est constituée de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[n 14] pour une valeur de 31 000 € (13 %), soit 215 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio diminue de façon continue de 225 € à 215 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Murbach[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[n 15] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[n 16] pour une somme de 306 000 € (94 %), soit 2 139 € par habitant, ratio supérieur de 392 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (435 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 200 € par habitant en 2010 et un maximum de 2 139 € par habitant en 2013 ;
  • des remboursements d'emprunts[n 17] pour une somme de 11 000 € (3 %), soit 75 € par habitant, ratio supérieur de 14 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (66 € par habitant).

Les ressources en investissement de Murbach se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour une valeur totale de 200 000 € (56 %), soit 1 399 € par habitant, ratio supérieur de 1741 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (76 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 0 € à 1 399 € par habitant ;
  • subventions reçues pour une valeur totale de 88 000 € (25 %), soit 618 € par habitant, ratio supérieur de 361 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (134 € par habitant).

L'endettement de Murbach au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[n 18], l'annuité de la dette[n 19] et sa capacité de désendettement[n 20] :

  • l'encours de la dette pour 198 000 €, soit 1 386 € par habitant, ratio supérieur de 168 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (518 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 63 € par habitant en 2012 et un maximum de 1 386 € par habitant en 2013[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une somme de 14 000 €, soit 99 € par habitant, ratio supérieur de 16 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (85 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 42 € par habitant en 2012 et un maximum de 99 € par habitant en 2013[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour -12 000 €, négligeable compte tenu du nombre d’habitants de la commune et inférieur de 144 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (198 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de -87 € par habitant en 2013 et un maximum de 612 € par habitant en 2012[A2 6]. La capacité de désendettement est très élevé, de plus de 50 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum de moins d'un an en 2012 et un maximum en 2013.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].

En 2016, la commune comptait 156 habitants[Note 1], en augmentation de 11,43 % par rapport à 2011 (Haut-Rhin : +1,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
177206226234245289261254287
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
290314323308291322326315311
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
295273271242282248235188194
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1761309089116136136140156
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
 
Statue néogothique de saint Pirmin dans l'abbaye.

Lieux et monumentsModifier

Abbaye de MurbachModifier

Article détaillé : Abbaye de Murbach.

Chapelle de Notre-Dame de LoretteModifier

 
Chapelle Notre-Dame de Lorette dont la construction remonte au 30 mars 1693.

Cette chapelle de style baroque est située sur une petite hauteur formant un méplat, en pleine forêt dominant l'ancienne abbaye de Murbach. Elle a été construite en remplacement d'une ancienne chapelle complètement ruinée qui se trouvait près du ruisseau du Murbach et qui a été démolie par les moines en 1692. Les moines font construire une autre chapelle au-dessus de l'abbaye dominant ainsi le vallon de Murbach. Les travaux se font assez rapidement puisque la chapelle est terminée au bout d'une année à peine en 1693. Elle est bénite le 8 septembre la même année et consacrée le 25 octobre par l'évêque de Bâle, Guillaume-Jacques Rink. D'après les documents retrouvés dans les autels, la chapelle renferme des reliques de plusieurs saints : saint Modeste, saint Juste, saint Abondance, saint Donat, saint Urbain et saint Quirin. La chapelle de Notre-Dame de Lorette a été édifiée d'après le même modèle que celle de Santa Casa de Loreto en Italie. En 1714, le capucin Constantin Mettler fait installer sur le mur arrière de la chapelle un cadran solaire que l'on peut toujours encore admirer de nos jours bien qu'il ait été restauré. La chapelle Notre-Dame de Lorette a fait l'objet de plusieurs restaurations, d'abord en 1870, puis en 1896, 1897 et 1998. Elle a traversé les années sans trop de dommages, hormis l'usure due au temps. À la Révolution, la chapelle est vendue comme bien national. Mais les paroissiens des villages environnants conscients de préserver cet héritage se portent acquéreur dans l'espoir de pouvoir y reprendre le culte une fois les troubles de la Révolution terminée. Malgré la proximité des combats de la guerre 1914-1918 et la présence de tirs de mortiers de la part des belligérants, la chapelle est miraculeusement épargnée. En 1946, une habitante de Buhl permet d'entreprendre des travaux grâce à un don qu'elle fait en faveur de la chapelle. Entre 1996 et 1998, la chapelle est de nouveau entièrement restaurée.

 
L'intérieur de la chapelle.

Une autre chapelle se trouvant à proximité de celle-ci fut mentionnée dès 1335. Elle a été détruite en 1771. On peut encore apercevoir l'endroit où elle était située, dans la forêt sur le sentier de l'Eckelsbach à 500 mètres à l'est de Notre-Dame de Lorette. Cette chapelle qui portait le nom de Saint-Corneille, probablement en l'honneur du pape Corneille, qui a régné entre 251 et juin 253[25], a attiré au Moyen Âge un grand nombre de pèlerins qui venaient quelquefois de très loin chaque année le 16 septembre à l'occasion de la fête du saint qui était réputé pour soulager les hernies.

Chemin de croixModifier

 
Chemin de croix. La mise au tombeau du Christ.
 
Chemin de croix – IXe station.

Le curé Jean-Thébaut Mellecker fervent admirateur de l'abbaye de Murbach et travailleur acharné en faveur de la restauration de l'édifice fit installer un chemin de croix sur le sentier qui mène à la chapelle Notre Dame de Lorette. Le chemin de croix est béni en septembre 1873. L'objectif du curé est de proposer aux fidèles un cheminement leur rappelant la passion du Christ. Les onze premières stations sont de simples croix portant des citations des évangiles. La douzième station représente une grande croix adossée au mur de la chapelle près du cadran solaire.

Au pied de la croix se trouve Marie Madeleine priant et implorant le pardon du Christ. La treizième station marque la déposition de la croix : Jésus est porté par Marie suivi par saint Jean et les femmes. La quatorzième station représente la sépulture du Christ reposant dans une grotte appuyée à la montagne.

Château fort de HohenrupfModifier

Ce château fort établit sur le haut de la montagne dominait les villages de Murbach et de Lautenbach-Zell et son accès était presque inaccessible en raison de précipices entourant le domaine. Aujourd'hui il n'existe plus que des ruines sur le sommet de la montagne. Il a été construit vers 1260 par l'abbé Berthold de Steinbrunn pour protéger le territoire de l'abbaye lors de la Querelle des investitures.

Croix celtiqueModifier

 
Croix celtique située dans le cimetière de Murbach.
 
Cadran solaire situé derrière le mur de la chapelle Notre-Dame de Lorette.

Dans le petit cimetière de Murbach qui se trouve derrière l'abbaye on aperçoit une croix peu banale que l'on rencontre surtout en Irlande : une croix celtique fixée sur un caveau familial. On sait que la région a été évangélisée par des moines irlandais avant la fondation de l'abbaye de Murbach. Cette croix ne date bien sûr pas de cette époque, mais a été édifiée au XIXe siècle, par une famille qui devait aimer ce genre de décor.

Personnalités liées à la communeModifier

Abbés connus de MurbachModifier

  • Saint Pirmin
  • Romanus, 730-744
  • Baldebert, évêque de Bâle, 751, décédé en 762
  • Haribert, 762 décédé en 774
  • Amicho, 774-784
  • Saint Simbert, vers 789, décédé en 807
  • Guntram, 811-816
  • Dietrich de Haus (abbé de Murbach, décédé en 1447)
  • Jean Walther de Greidt (abbé de Murbach qui reçut des Ribeaupierre la moitié du château d'Échéry au Val de Lièpvre)
  • Conrad von Aeschenbach
  • Berthold de Falkenstein
  • Albert de Liebstein
  • l'abbé Widerolphe
  • Berthold de Steinbrunn (qui fortifia Guebwiller, Wattwiller et Saint-Amarin)
  • Rodolphe de Stoerenboug: Ce dernier entrepris des travaux pour exploiter les mines de Plancher qui occupa jusqu'à 600 ouvriers
  • Wolf Dietrich de Raitenau : quitta Murbach pour occuper le siège épiscopal de Salzbourg
  • André d'Autriche, neveu de l'empereur Maximilien II
  • Hugo de Rothenburg (21e abbé de Murbach de 1216 à 1236)
  • Conrad de Staufenberg
  • Barthélemy d'Andlau (mort au château du Hugstein en 1476 étranglé dit-on par un chat noir)
  • Konrad von Stauffenberg
  • Georges de Masevaux (1513-1542)
  • Thierry de Raittnau
  • Achatius de Griessen ou Achace : En 1507 Guillaume, Maximin et Brunon de Ribeaupierre offrent le hameau de Saint-Blaise (Sainte-Croix-aux-Mines) et la moitié du château d'Échéry en fief à l'abbé Achace
  • Georg von Masmünster (prince abbé de Murbach. En 1524 il interdit la foi luthérienne sur son territoire - Il meurt le 10 mars 1542)
  • Heirich Brimsy von Herblingen (doyen de Murbach décédé en 1630)
  • Colomban d'Andlau. En 1665, le prince abbé de Murbach, Colomban d'Andlau, fut déposé en raison de son manque de docilité à l'égard de la France et exilé à Hésingue où il résida au château jusqu'à sa mort en 1707.
  • Célestin de Beroldingen
  • Casimir de Rathsamhausen
  • Benoît d'Andlau

Articles connexesModifier

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SourceModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. L'article sur Murbach est tiré en grande partie des ouvrages L'Alsace ancienne et moderne : dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut-Rhin et du Bas-Rhin de Baquol, 1865 et de l'ouvrage de Xavier Mossmann, Murbach et Guebwiller, histoire d'une abbaye et d'une commune rurale d'Alsace,1866 qui ont pu être modifiés depuis.

ArchivesModifier

Les archives départementales du Haut-Rhin conservent de nombreux documents encore inexplorés sur l'abbaye de Murbach. Elles sont rangées dans série 9 G . D'autres dépôts d'archives concernant Murbach existent aussi à Porrentruy (Suisse), Karlsruhe (Allemagne), Innsbruck (Autriche). Des manuscrits de Murbach se trouvent aussi à la Ryland library à Manchester et Cheltenham au Royaume-Uni, mais aussi à la bibliothèque de Bâle, de Berlin et à la bibliothèque universitaire de Strasbourg. En 1870, dans l'incendie de la bibliothèque de Strasbourg, un passional du IXe siècle retraçant la vie de saint Léger rédigé par le moine Fruland et des séries compendiosa principum et abbatum Morbacensium ont disparu dans l'incendie. Des livres appartenant à l'abbaye de Murbach et entreposés au château de Wildenstein dans la vallée de Saint-Amarin furent volés par un capitaine et vendue à Luxueuil[26]. La bibliothèque municipale de Colmar conserve une douzaine de manuscrits de l'époque carolingienne venant de l'abbaye de Murbach.

BibliographieModifier

La bibliographie sur Murbach est très abondante. On trouvera ici que quelques titres et ouvrages retraçant l'histoire de la principauté de Murbach.

  • Baquol, Jacques : Dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, 1865
  • Bari, René : Histoire de la ville de Guewiller et de l'abbaye de Mutbach, Bachmann, Guebwiller, 1900, 110 pages
  • Bischoff, Georges : Recherches sur la puissance temporelle de l'abbaye de Murbach de 1229 à 1525 - Institut des hautes études alsaciennes , 1972, 2 volumes (239 pages et 102 pages)
  • Bloch, Hermann : Ein Karolingischer Bibliotheks-Katalog zus Kloster Murbach, Strasbourg, 1901
  • Durosoy : « Vie de Casimir Frédéric de Rathsamhausen, abbé-prince de Murbach et de Lure », Revue d'Alsace, 1859
  • Durwell, E. « État de la principauté de Murbach en 1789 », in Revue d'Alsace, 1899, p. 245
  • Gatrio, A. Die Abtei Murbach im Elsass, Strasbourg, Le Roux, 1895, 2 volumes, 1895
  • Grandidier, Philippe André : Histoire de l'église et des évêques-princes de Strasbourg depuis la fondation de l'évêché jusqu'à nos jours, Strasbourg, 1775, François Levrault
  • Grandidier, Philippe André : Annales Murbacenses, Nouvelle édition, suivie d'une partie inédite de A.M.P Ingold, Paris 1900
  • Legin, Philippe : L'Abbaye de Murbach, Édition de la paroisse de Murbach, s.d., 24 pages
  • Legin, Philippe : L'Église abbatiale de Murbach, S.A.E.P. Colmar-Ingersheim, 1979, 24 pages
  • Legin, Philippe : L'Abbaye de Murbach en Haute-Alsace, Ingersheim, SAEP, 1980
  • Matter: Catalogue de la bibliothèque de l'abbaye princière de Murbach dans: Lettres et pièces rares, 1846
  • Mossmann, Xavier : Murbach et Guebwiller, histoire d'une abbaye et d'une commune rurale d'Alsace, 1866
  • Mossmann, Xavier : « Lettre de frère Sigismond à l'abbé Barth d'Andlau sur les anciennes tapisseries de Murbach », Bulletin des monuments historiques d'Alsace, 1864
  • Mueller, Joachim : Die Lmlosterkirch Murbach im Elsass, Cologne, Kleikamp Druck, 1992, 352 pages
  • Saisons d'Alsace no 82, 1983 - Numéro consacré à Murbach
  • Schoepflin, Jean Daniel : Alsatia diplomatica, t.II, Mannheim, 1772, p. 518-527
  • Sitzmann, Édouard : Dictionnaire de biographie des hommes célèbres d'Alsace, Rixheim, 1910, Imprimerie F. Sutter & Cie
  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, , 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
    Murbach, pp. 256 à 258
  • Ettlin : Vita Casimiri ex ibertis baronibus de Ratsamhausen abbae principis Murbacensis, Strasbourg, 1787
  • Will, Robert : Alsace romane, La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1970
  • Winterer, Landelin : L'Abbaye de Murbach, éditeur : J.B. Jug, 1867, 98 pages
  • Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet
  • Inventaire national du patrimoine naturel de la commune

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. D'autres historiens font remonter la fondation de l'abbaye de Murbach à l'année 728
  2. La date du décès est mentionnée par les Annales de Murbach.
  3. Donation de Waldrade, 18 août 772[7] - Donation de Williarus, 10 avril 774[8] - Donation d'Herbolfus, 13 février 780[9]
  4. Le diplôme de Thierry IV ne comporte pourtant rien de précis à cet égard.
  5. Confirmation de Pépin le Bref vers 760[13]. Confirmation de Charlemagne du 13 janvier 772 et du 4 avril 775[14].
  6. puis de nouveau en 929.
  7. Orthographié aussi quelquefois : Soltan, Zaltas, Zolta, Zoltan, Zsolt, Zulta qui fut duc de Hongrie de 907 à 948
  8. Conrad II dit le Salique, est fils de Henri, duc de Franconie, et d'Adélaïde d'Eguisheim, fille d'Eberhard comte d'Alsace.
  9. Appelé aussi Frédéric Ier de Hohenstaufen
  10. François-Egon de Furstenberg-Heiligenberg est né le 27 mai 1627, décédé en 1682. Il est doyen et grand chambellan de l'archevêque de Cologne.
  11. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa    a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Murbach. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  12. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  13. Le poste « achats et charges externes » regroupe les achats non stockés de matières et fournitures (eau, énergie...), le petit matériel, les achats de crédits-bails, les locations, primes d'assurances...
  14. Les « dotations globales de fonctionnement » désignent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivités territoriales.
  15. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  16. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  17. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  18. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  19. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  20. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Murbach.
Notes sur la démographie
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communesModifier

RéférencesModifier

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  2. Vivarium Peregrinorum qui antea appellatus est Muorbach, 727
  3. Vivarium Peregrinorum super flovium , 762
  4. [Schoepflin 1772] Jean-Daniel Schoepflin, Alsatia diplomatica, t. 1, , sur books.google.fr (lire en ligne), p. 7-8.
  5. Légendes et mystères des régions de France, par Éloïse Mozzani
  6. Schoepflin 1772, t. 1, p. 8-10, 14.
  7. Schoepflin 1772, t. 1, p. 45-46.
  8. Schoepflin 1772, t. 1, p. 47.
  9. Schoepflin 1772, t. 1, p. 52.
  10. [Grandidier 1777] Philippe-André Grandidier, Histoire de l'église et des évêques princes de Strasbourg, t. 1 : Depuis l'établissement du christianisme en Alsace jusqu'à l'an 817, Strasbourg, impr. François Levrault, , sur books.google.fr (lire en ligne), « L'évêque de Strasbourg Widegerne », p. 254.
  11. Schoepflin 1772, t. 1, p. 10-13. La juridiction des évêques de Strasbourg sur Murbach mérite encore d'être approfondie car elle a toujours fait partie du diocèse de Bâle.
  12. Appelé aussi quelquefois « bénéfice en fief ».
  13. Schoepflin 1772, t. 1, p. 34-35.
  14. Schoepflin 1772, t. 1, p. 44-45, 48-49.
  15. Histoire de saint Léger, dans Analecta Murbacensia.
  16. [Grandidier 1787] Philippe-André Grandidier, Histoire ecclésiastique, militaire, civile et littéraire de la province Alsace,,,, Strasbourg, Loreneii et Schulerri, (t. 1) et Levrault (t. 2), .
  17. [Mossmann 1866] Xavier Mossmann, Murbach et Guebwiller : Histoire d'une abbaye et d'une commune rurale d'Alsace, Guebwiller, impr. J.-B. Jung, , p. 43.
  18. « Le château de Saint-Amarin. Une citadelle nommée "Friedburg" »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur chateauxforts-alsace.org
  19. « Château Hirtzenstein », sur gertrude.region-alsace.eu (consulté le 15 juin 2019).
  20. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  25. Le pape Corneille (251-253) a été persécuté sous le règne de l'empereur Trébonien Galle (251-253) successeur de Dèce. On lui doit notamment le transfert des reliques de Paul et Pierre des catacombes de la voie d'Ostie, sur la voie Appienne, au Vatican.
  26. Archives départementales du Haut-Rhin, H, Murbach, 76,n°15