Marvel Comics

comics dans un même univers de super heros
(Redirigé depuis Marvel)

Marvel Comics
logo de Marvel Comics

Création 1938 (à l'origine Timely Publications puis Timely Comics)
Dates clés The Walt Disney Company rachète Marvel Entertainment pour 4 milliards de dollars
Fondateurs Martin Goodman
Personnages clés Stan Lee
Jack Kirby
Steve Ditko
Joe Quesada
Dan Buckley
Axel Alonso
C. B. Cebulski
Forme juridique Filiale
Siège social 417 Cinquième avenue, New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Actionnaires The Walt Disney CompanyVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Comics, films, animations, figurine articulée ...
Produits Voir Catégorie:Série de comics Marvel
Société mère The Walt Disney Company
Site web http://marvel.com/

Marvel Worldwide Inc., plus communément appelé Marvel Comics ou Marvel, après avoir été nommé Timely Comics puis Atlas Comics, est une subdivision de Marvel Entertainment et l'une des principales maisons d'édition américaines de comic books. Parmi les personnages possédés par Marvel figurent les célèbres Spider-Man, X-Men, Quatre Fantastiques, Hulk, Thor, Captain America, Iron Man, Daredevil, Wolverine et de nombreux autres. La plupart de ces personnages évoluent et interagissent dans le même monde fictif appelé Univers Marvel.

En 2014, Marvel Comics est le premier éditeur devant DC Comics, Image Comics, IDW Publishing et Dark Horse Comics[1].

HistoireModifier

Marvel StudiosAtlas ComicsThe Walt Disney CompanyToy Biz

Cadence IndustriesTimely Publications

Timely ComicsModifier

 
Logo de Timely Comics

Depuis 1933, Martin Goodman, qui a travaillé auparavant dans la distribution commence à publier des pulps dans différents genres : Ka-Zar (1936) est un ersatz de Tarzan, Marvel Science Stories (août 1938) comprend des histoires d'horreur et de science-fiction (1941), Complete Western Books est consacré au western, etc[2]. Toujours prêt à suivre les modes, il décide d'éditer ses propres comics afin de profiter du succès de Superman, et en 1939 il fonde Timely Publications dans les locaux de sa société. Il en est le directeur éditorial et le gestionnaire, son frère Abraham Goodman en étant officiellement l'éditeur[n 1],[3].

Goodman ne possédant pas encore d'équipe de dessinateurs décide de faire appel à Funnies, Inc. pour lui fournir des bandes dessinées, et la première publication, Marvel Comics (qui devient Marvel Mystery Comics au deuxième numéro) voit le jour en . On y trouve parmi d'autres les aventures de Human Torch de Carl Burgos et celles de Namor réalisées par Bill Everett mais aussi les aventures de l'Ange, le héros de la jungle Ka-Zar et le personnage de Western The masked raider. 80 000 exemplaires sont imprimés mais ceux-ci se vendent si bien qu'un nouveau tirage de 800 000 exemplaires est commandé[4]. Alors que Goodman avait un moment envisagé de ne pas donner de suite à cet essai, il commande du matériel pour les numéros suivants[3] et propose rapidement de nouvelles séries. Daring Mystery Comics (1940), Mystic Comics () et Human Torch Comics (automne 1940) suivent Marvel Mystery Comics. Timely devenant plus important, Goodman recrute plusieurs membres de sa famille pour gérer la société[5]. Par ailleurs, il arrête de travailler avec Funnies et propose aux auteurs de lui vendre directement leurs planches en tant qu'indépendants. Il engage aussi Joe Simon comme directeur de la publication qui amène avec lui Jack Kirby[6].

Les ventes sont plus ou moins bonnes et pour relancer l'intérêt Bill Everett et Carl Burgos, qui avaient déjà l'habitude de travailler ensemble, ont l'idée d'écrire une histoire dans laquelle le prince des mers et Human Torch s'affrontent. Publié dans les numéros 7 et 8 de Marvel Mystery Comics de l'été 1940, ce crossover est le premier de l'histoire des comics et met en place le premier univers partagé[6]. 1940 est une excellente année pour Timely puisqu'en est publié le premier fascicule de Captain America, héros patriotique créé par Simon et Kirby, qui se vend à plus d'un million d'exemplaires. Le nombre de comics édités par Timely augmente encore avec The Submariner (printemps 1941) et de nouveaux comics aux héros patriotiques : USA Comics (), All Winners Comics (été 1941), Young Allies Comics (été 1941) et Kid Comics (). Même si la plupart de ces titres sont publiés avant l'entrée en guerre des États-Unis contre les forces de l'Axe, l'ennemi est déjà bien marqué comme étant le nazi[7].

Kirby et Simon, quant à eux, réalisent 10 numéros de Captain America avant de quitter la société[8]. En effet Goodman avait signé un contrat leur offrant 15% des revenus du comics à Simon et 10% aux dessinateurs. Toutefois, en trafiquant les écritures comptables, il affirme que le comics n'est pas rentable. Simon et Kirby décident alors de quitter Timely pour DC Comics qui leurs offre le double de ce qu'ils touchent[8],[9]. Martin Goodman nomme alors Stan Lee, qu'il avait recruté en 1940 pour assister Joe Simon, rédacteur en chef par intérim alors qu'il n'a que 19 ans[10]. Puis Vincent Fago prend la place de Stan Lee comme directeur de publication de 1942 à 1945 quand ce dernier rejoint l'armée[11].

Des années 1950 difficilesModifier

 
Logo d'Atlas jusqu'en 1957.

Après la guerre, Stan Lee retrouve son poste d'éditeur en chef. Même si les super-héros n'ont plus le vent en poupe, cela ne nuit pas à la bonne santé de la société. Goodman insiste pour que les Timely suive toujours les modes du moment. Lee obéit sur ce point mais dispose d'une plus grande liberté éditoriale. POur faire travailler les auteurs, Lee commande de nombreuses histoires. Le problème est qu'il n'y a pas assez de comics pour que toutes soient publiées. Stan Lee les garde alors dans une réserve pour une éventuelle pubication ultérieure. En 1949, Goodman découvre ce stock de pages payées mais jamais éditées. Mécontent, il décide alors de renvoyer tous les créateurs. Stan Lee doit dorénavant acheter les épisodes à des auteurs indépendants pour une publication immédiate. Il choisit pour ce faire de traiter avec ceux qui travaillaient précédemment pour Timely[12]. Les économies réalisées par ce changement permettent à Martin Goodman de fonder en 1951 une nouvelle société de distribution qu'il nomme Atlas News Company[13]. Le logo d'Atlas est apposé sur les couvertures de tous les titres à partir de novembre[14],[15] et le nom Timely Comics tombe en désuétude au profit d'Atlas, notamment dans l'esprit du grand public[16].

Cependant, après la guerre, les ventes de comics de super-héros déclinent. Timely/Atlas se diversifie et lance ainsi des magazines et comics humoristiques pour filles, créant notamment les personnages « ordinaires » de Patsy Walker et Millie the Model qui seront publiés pendant plus de vingt ans. Martin Goodman choisit aussi de publier essentiellement des bandes dessinées des genres alors à la mode : horreur, policier, humour, science-fiction, western, etc. Les diverses tentatives de ressusciter les super-héros durant les années 1950 que ce soit Captain America, Human Torch ou Submariner se soldent par des échecs. De guerre lasse, Stan Lee édite son dernier comics de super-héros, un numéro de Submariner Comics, en [17]. Les choix éditoriaux de Goodman et Lee se révèlent payant puisqu'Atlas est un éditeur important avec 5,8 millions de comics sont vendus en moyenne chaque mois[12]. Malheureusement, Goodman commet l'erreur en 1956 de ne plus distribuer ses propres comics mais de sous-traiter cette activité à la société American News Company qui est la plus importante entreprise de distribution du pays[18]. Or, six mois après cette décision, American News met la clef sous la porte et Martin Goodman comme de nombreux autres éditeurs est obligé de chercher un nouveau distributeur[19]. Il parvient alors à signer un accord avec Independent News Company, qui est une division de DC Comics, mais à des conditions très dures. En effet, alors qu'Atlas publiait 85 comic books au début de 1957, soit juste avant la chute d'American News, il est obligé par Independent News à ne conserver que huit titres mensuels. Goodman et son neveu Stan Lee décident de publier 16 bimensuels et limitent les genres publiés au western, à la romance et à la guerre essentiellement[18].

Ainsi à la fin des années 1950, Goodman suit la mode d'alors, à savoir les films de science-fiction, et lance six titres offrant ce type d'histoires : Strange Worlds #1 ; World of Fantasy #15 ; Strange Tales #67 ; Journey into Mystery #50 ; Tales of Suspense #1 ; et Tales to Astonish #1. Ceux-ci n'ont que peu de succès et dès la fin 1959, la plupart d'entre eux (sauf Strange Worlds et World of Fantasy, dont la publication est arrêtée) sont dévoués aux monstres de série B. La plupart contiennent des histoires de Jack Kirby (souvent encrées par Dick Ayers), suivies d'histoires de jungle ou d'évasion de Don Heck, de bandes réalisées par Paul Reinman ou Joe Sinnott, et terminées par un récit-court de Stan Lee et Steve Ditko[20].

Bien que les couvertures des publications Timely portent parfois la phrase « A Marvel magazine » sur leur couverture dès le douzième numéro de All Surprise Comics (Hiver 1946-7), et bien que celles-ci portent durant plusieurs mois en 1949-1950 un logo « Marvel Comic », les premiers comic books officiellement édités par « Marvel Comics » sont deux comics sortis le 6 avril 1961 (mais datés de [n 2]) : Journey into Mystery 69 et Patsy Walker 95 qui portent la boîte « MC » sur leur couverture[21].

Âge d'argent des comicsModifier

 
Jack Kirby en 1992.

Au début des années 1960, Martin Goodman, apprenant le succès auprès du public américain du comics la Ligue de justice d'Amérique, demande à Stan Lee d'en créer pour profiter de cet effet d'engouement. Il suggère de reprendre des héros déjà connus et d'imiter ainsi DC. Stan Lee, qui était sur le point d'abandonner le monde des comics, préfère inventer de nouveaux personnages. Aussi avec Jack Kirby, Stan Lee imagine les aventures de cette nouvelle équipe, nommée les Fantastic Four[22], dont les aventures sont contées dans le comics homonyme à partir de [23]. L'originalité n'est pas seulement dans les personnages, elle tient aussi à un nouveau style d'écriture qui permet de mêler les aventures extraordinaires à une forme de réalisme dans la vie quotidienne. Le succès de cette formule pousse Lee à créer de nouveaux personnages qui, en plus de combattre des super-vilains doivent aussi affronter des soucis proches de ceux des lecteurs[24]. Ainsi arrivent chez les marchands de journaux Hulk en mai 1962 (Lee et Kirby), Thor en (Lee et Kirby), Spider-Man en (Lee et Steve Ditko), Iron Man en (Lee et Don Heck), Les X-Men et Les Vengeurs tous deux en (Lee et Kirby), Daredevil en (Lee et Bill Everett), etc. Tous sont des succès qui amènent Marvel à être la première maison d'édition de comics devant DC Comics[25]. Martin Goodman laisse alors une plus grande liberté éditoriale à Stan Lee mais il vérifie tout de même les comics en préparation et garde le dernier mot pour autoriser ou non une série. Il refuse ainsi dans un premier temps Spider-Man arguant que les gens n'aiment pas les araignées, que le personnage est trop jeune et qu'il a trop de soucis. Stan Lee décide alors d'insérer l'histoire dans un comics qui devait être arrêté, Amazing Fantasy. Quand Goodman voit que les lecteurs ont apprécié cette histoire, il change son fusil d'épaule et demande à Lee d'écrire de nouvelles aventures pour le personnage[26].

Alors que les héros de l'univers DC comme Superman apparaissent à une époque émerveillée par la science (génétique, physique quantique) et se développent dans le contexte de la conquête spatiale, les héros de Marvel, tous ou presque victimes d'irradiations, sont intimement liés au contexte de la guerre froide qui éveille la crainte de la bombe atomique et du nucléaire[27]. Le monde des comics Marvel apparaît moins merveilleux et la vie des personnages oscillant entre menace de supervilains et vie quotidienne difficle diffère de celle des personnages de DC. Stan Lee étant le seul scénariste de Marvel impose ce style à tous ses comics. Il crée aussi une méthode d'écriture qui lui permet de travailler sur de très nombreuses séries. Les grandes lignes du scénario sont posées avec le dessinateur ou lui sont proposées. Celui-ci dessine alors les planches du récit et Lee écrit ensuite les textes. Même si par la suite de nouveaux scénaristes viennent travailler chez Marvel, cette façon d'écrire un comics perdure et devient ce qui a été appelé la méthode Marvel[28]. Si Lee est le scénariste, Kirby est le dessinateur le plus important lors de ce renouveau chez Marvel. Il crée de nombreux personnages et son style énergique sert de référence à la plupart des autres dessinateurs qui travaillent pour l'éditeur[29]. Une exception notable est celle de Steve Ditko qui sur Spider-Man a un style plus anguleux et sur Docteur Strange choisit un style plus psychédélique[28].

Il faut cependant noter que chaque héros ne reçoit pas nécessairement son comic book. Toujours limité en nombre de comics à cause de l'accord commercial avec Independant News, Marvel réunit dans quelques comics les histoires de deux personnages. Ainsi Tales to Astonish accueille Submariner et Hulk, Tales of Suspense Captain America et Iron Man, et Strange Tales le Docteur Strange et la Torche humaine remplacée ensuite par Nick Fury, agent of S.H.I.E.L.D[30]. Petit à petit Marvel gagne le droit d'avoir plus de comics diffusés par Independant News car même si Marvel est un concurrent direct de DC, la hausse des ventes de comics Marvel augmente aussi les bénéfices du diffuseur. Lorsqu'en 1968 la National Periodical Publication, qui est la société mère de DC, se fait racheter par Kinney Services, Goodman demande à pouvoir diffuser plus de comics ; ce que les nouveaux propriétaires acceptent. Captain America, Hulk, Iron Man, Submariner, Docteur Strange et Nick Fury gagnent alors leur propre série. En revanche, ce regain d'intérêt pour les super-héros se fait au détriment des autres genres. Ainsi des trois comics de western, deux sont supprimés[31].

Le succès de l'éditeur attire un investisseur nommé Martin S. Ackerman, PDG de Perfect Film & Chemical Corporation. Il rachète Marvel Comics pour un peu moins de 15 millions de dollars. Goodman reste le directeur de Marvel et son fils Chip devient directeur éditorial dans l'attente de succéder à son père[32],[33]. Matin Goodman est donc toujours à la tête de la société et ce jusqu'en 1972, date de sa retraite[34].

Âge de bronzeModifier

Remises en questionModifier

En 1970, un évènement secoue les lecteurs des comics Marvel : Jack Kirby quitte la société pour DC Comics. Ce départ est l'un de ceux proposés pour dater le début de l'Âge de bronze des comics. Kirby, jugeant que son travail de cocréateur de l'univers Marvel n'est pas reconnu à sa juste valeur préfère tenter une nouvelle aventure chez DC qui lui laisse carte blanche pour la création de nouvelles séries[35]. Alors que certains se posent la question de la survie même de Marvel après le départ du King, finalement les ventes ne se ressentent pas de cet évènement[36].

Une autre date est parfois choisie comme début de l'âge de bronze et encore une fois, cela concerne Marvel. Alors que la simple mention de drogue dans une histoire empêche l'apposition du sceau du comics code, Stan Lee accepte une demande du ministère de la santé pour évoquer les dangers des drogues. Lee, après avoir consulté Goodman accepte et dans les numéro 96 à 98 de The Amazing Spider-Man la question est abordée frontalement. Le comics n'a pas l'approbation du CCA mais l'organisme invite les éditeurs à réécrire les règles du code pour l'adapter aux évolutions de la société. Ainsi Marvel, grâce à ces numéros de comics, fait figure de précurseur[37],[38]. Les comics de cette période font souvent référence aux évolutions de la société et à la politique. Même Captain America est utilisé à cette fin. Il doit lutter une organisation nommée Secret Empire. Le combat final contre le chef de ce groupe se déroule dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche et se termine par la mort de ce mystérieux personnage dont le visage n'est jamais montré ; le scénariste Steve Englehart fait cependant tout pour que le lecteur devine qu'il s'agit de Richard Nixon. Le comics patriotique devient ainsi une voix contre le système politique incarné par Nixon[39].

NouveautésModifier

 
Le Magicien d'Oz est adapté conjointement par DC et Marvel

Les années 1970 voient aussi la mise en valeur de personnages noirs. En 1972, apparaît Luke Cage et la Panthère noire gagne son propre comics[40]. En . Marvel accorde aussi plus d'importance à des personnages asiatiques : Feu du soleil et 1970 et Shang-Chi en 1973[41]. Ce dernier est créé pour profiter de l'engouement pour les arts martiaux chinois qui gagnent en notoriété au cinéma avec les films de Bruce Lee et à la télévision avec la série Kung Fu. D'autres héros suivent comme Iron Fist[42]. Le but est de profiter des modes éphémères et, lorsqu'elles déclinent, de s'inspirer des nouvelles. En cela, Marvel continue de suivre la politique définit par Martin Goodman.

Alors que Marvel et DC sont les deux premières maisons d'édition de comics, elles s'entendent pour créer un comics - une adaptation du Magicien d'Oz, publié en commun en 1975. L'année suivante elles publient Superman vs. The Amazing Spider-Man: The Battle of the Century qui est le premier crossover entre deux univers de fiction appartenant à deux maisons d'édition de comics[43].

Enfin Marvel tente de se diversifier en éditant une ligne de magazines en noir et blanc avec un contenu plus adulte. Ce sont surtout des magazines d'horreur (Monsters unleashed, Tales of the Zombie, Dracula Lives, etc.) mais on trouve aussi de l'heroic fantasy avec Savage Sword of Conan the Barbarian[44], du kung-fu (The Deadly Hands of Kung Fu[45]), de l'humour (Crazy magazine) et une adaptation de Planet of the Apes.

Les années 1970 sont difficiles pour Marvel et en 1977, la société est sur le point de déposer le bilan. Heureusement, Roy Thomas, éditeur en chef gagne les droits de la guerre des étoiles. L'adaptation du film puis la série dérivée est un succès très important qui permet à Marvel de retrouver une santé financière plus acceptable[46]. Par ailleurs, Perfect Film & Chemical Corporation se rebaptise Cadence Industries et renomme sa division presse en Marvel Comics Group[47].

Jim Shooter éditeur en chefModifier

 
Jim Shooter en 1982

En 1978, Jim Shooter devient éditeur en chef de Marvel Comics Group. Après Stan Lee, le poste a été occupé par Roy Thomas puis de nombreux auteurs se sont succédé à ce poste. Marvel devenant de plus en plus important, le rôle est de plus en plus difficile à tenir. Le nombre de séries augmente tout comme le nombre d'auteurs. De plus les scénaristes sont aussi éditeurs de leurs séries et ne travaillent pas en cohérence avec les autres auteurs. Les retards deviennent habituels. Lorsque Shooter prend la place, après Archie Goodwin, il adopte une stratégie très directive. Il crée d'abord la fonction d'éditeurs de séries qui dépendent de lui et qui ont en charge un groupe de comics[48]. Même si cela permet de résoudre de nombreux problèmes, plusieurs auteurs ne supportent pas ce comportement qu'ils jugent dictatorial et quittent Marvel[49]. Parmi les réussites de Shooter, on trouve la mise en valeur des X-Men qui sont dérivés en plusieurs séries, la découverte de nouveaux talents comme Frank Miller, la création de séries évènements comme le crossover Guerres Secrètes, que Shooter scénarise[50].

1987-1994 : Ronald Perelman propriétaire de MarvelModifier

 
Ron Perelman en 2009

En 1987, Jim Shooter est licencié. Il rencontre un producteur, Steven Massarsky, et le convainc de créer une nouvelle maison d'édition. Le projet évolue ensuite et c'est le rachat de Marvel Comics Group qui est envisagé. Des difficultés avec les banques empêchent le projet de voir le jour[51] d'autant qu'un autre investisseur, Ronald Perelman cherche aussi à racheter Marvel. En 1989, Perelman parvient à s'emparer de la maison d'édition pour la somme de 82, 5 millions de dollars. Il ne donne que 10 millions, le reste vient des banques qui le soutiennent. Perelman est un financier qui investit dans toutes sortes d'entreprises pour gagner de l'argent et ne s'intéresse pas à l'aspect artistique des bandes dessinées. Selon lui, l'intérêt pour Marvel n'est pas de créer mais de rentabiliser les personnages connus[52]. Sous l'autorité de Perelman, la politique éditoriale de Marvel évolue. Le nombre et le prix des titres augmentent. Par ailleurs Marvel rachète les éditeurs de cartes à collectioner Fleer Corporation et SkyBox International, l'éditeur de vignettes Panini, l'éditeur pour la jeunesse Welsh Publishing, l'éditeur de comics Malibu Comics et le distributeur Heroes World[53]. C'est durant cette période de la fin des années 1980 que Tom DeFalco pour contrer la DC Comics qui tend à reprendre des parts de marché décide de donner leur chance à de jeunes dessinateurs qui rapidement attirent les lecteurs. Todd McFarlane sur Amazing Spider-Man puis sur Spider-Man, Rob Liefeld sur New Mutants et Jim Lee sur X-Men produisent des épisodes dont les ventes atteignent ou dépassent le million d'exemplaires[54]. La période est aussi marquée par la formation d'une bulle spéculative. Comme certains comics anciens ont une valeur marchande importante et que les prix de certains comics rares s'envolent à la revente quelques mois seulement après leur parution, certains acheteurs voient dans les comics un moyen rapide de gagner de l'argent[55].

Perelman apparaît alors comme un « magicien »[56]. Il met en bourse une partie de Marvel Comics et le titre grimpe rapidement. En quelques mois la valeur de l'action est multipliée par 17 ; la valeur de Marvel dépasse les 3 milliards bien que son endettement auprès des banques dépasse les 600 millions. Perelman signe aussi un accord avec Toy Biz. Cette entreprise gagne le droit de créer des jouets inspirés de l'univers Marvel sans avoir à payer de droits. En échange, Marvel prend 17% des parts de Toy Biz mais avec 78% des droits de vote. Grâce à cela les gains de Marvel sont plus importants qu'ils l'auraient été avec seulement la perception des droits dérivés[56].

L'euphorie dure cependant peu à cause de plusieurs facteurs. Tout d'abord, Marvel change de distributeur pour Heroes World. Ce choix amène une diminution des ventes[56]. Puis les auteurs qui ont porté les grandes séries Marvel à des succès inédits décident de quitter Marvel pour fonder leur propre maison d'édition nommée Image Comics. Avec Liefeld, McFarlane et Lee partent aussi Erik Larsen qui a succédé à McFarlane, Marc Silvestri dessinateur de Wolverine, Whilce Portacio dessinateur de Uncanny X-men et Jim Valentino dessinateur des Gardiens de la Galaxie[57]. De plus, la bulle spéculative éclate en 1993. Les profits rapides espérés par les spéculateurs sont illusoires car c'est la rareté qui donne la valeur à de rares comics et l'achat en masse de numéros spéciaux empêche ceux-ci d'acquérir de la valeur à la revente. Aussi ces spéculateurs cessent d'acheter des comics et si les ventes reviennent à un niveau normal, elles ne suffisent plus à assurer la rentabilité de nombreux titres et amènent des éditeurs à cesser leurs activités[55]. Enfin la Grève des Ligues majeures de baseball en 1994 met en difficulté les sociétés Panini et Fleer[56] d'autant que Marvel accepte de payer les droits pour éditer des cartes de basket ball sans voir que les ventes de celles-ci n'étaient pas si importantes que prévues. Fleer et Skybox perdent alors 700 000 dollars pas semaine [58].

1998-2009 : Faillite et renaissance menée par Joe QuesadaModifier

 
Logo de Marvel Comics

Cette série de difficultés conduit Marvel à la faillite en 1996. Selon le Comic Buyer's Guide la dette de Marvel est supérieure aux ventes de tous les comics publiés en 1997[59]. Un autre investisseur, Carl Icahn, qui possède un important stock d'actions de Marvel tente alors de s'emparer de la maison d'édition et de chasser Perelman. La bataille juridique dure des mois et finalement Perelman doit abandonner Marvel. On estime cependant que sa gestion de l'entreprise lui a fait gagner entre 200 et 400 millions de dollars[59]. Icahn semble avoir gagné mais c'est Joe Calamari, un ancien de Marvel, qui gère la société. Marvel est toujours endettée et un tribunal doit décider de son avenir. Comme Calamari tente de renégocier les droits donnés à Toy Biz, les propriétaires de cette société, Avi Arad et Ike Perlmutter, proposent de racheter Marvel pour 400 millions de dollars. Le juge accepte la proposition, au grand dam d'Icahn et Calamari. Ainsi Marvel et Toy Biz fusionnent[60]. Avec l'hommes d'affaires Avi Arad, l'éditeur Bill Jemas et l'éditeur en chef Bob Harras, Ike Perlmutter, co-propriétaire de Toy Biz, stabilise les dépenses et sauve la marque[61].

En 1998, Bill Jemas propose à Joe Quesada de devenir éditeur d'une nouvelle collection de comics reprenant des héros Marvel mais en leur donnant une tonalité plus sombre. Ainsi naît la collection Marvel Knights. Celle-ci se vend très bien et Bill Jemas nomme Quesada éditeur en chef. Sous sa direction, Marvel a une politique plus audacieuse. En 2000 la ligne Ultimate est lancée pour essayer d'attirer un nouveau lectorat en se débarrassant des contraintes de la continuité et avec des héros remis au goût du jour. En 2001, l'abandon du Comics Code amène la création par Marvel de son propre système de classement (le Marvel Rating System)et le lancement de la collection MAX[62]. En sens inverse, pour retrouver le jeune lectorat est créée la collection Marvel Adventures[réf. nécessaire].

Marvel commence également à s'impliquer dans les adaptations cinématographiques des licences : après les succès des adaptations tirées de séries mineures comme Men in Black en 1997 et Blade en 1998, elle négocie les droits d'adaptation avec différents studios, permettant ainsi la production de grands succès comme X-Men en 2000 et Spider-Man en 2002.

Depuis 2009 : Rachat par DisneyModifier

 
Axel Alonso directeur de la publication depuis 2011

Le , The Walt Disney Company rachète Marvel Entertainment pour 4 milliards de dollars (soit 2,8 milliards d'euros)[63]. L'achat se fait par échange d'actions au taux de 0,745 action Disney pour une Marvel et 30 $ en numéraire mais cette transaction nécessite l'approbation de la commission anti-monopole et des actionnaires de Marvel[63]. Cet évènement entraîne le fait que Warner et Disney, déjà opposé dans le domaine du dessin animé (Warner étant le créateur des Looney Toons), se trouvent à nouveau en rivalité dans le domaine des comics, à travers Marvel et DC Comics (appartenant également à Warner).

Le , Axel Alonso est nommé directeur de publication de Marvel Comics[64]. Le , Marvel Comics et Disney Publishing annoncent leur première collaboration concrète avec le lancement d'un mensuel nommé Disney-Pixar Presents en avec des personnages de Pixar[65]. Le , Marvel Comics et Disney annoncent qu'ils lanceront en juin une publication grand format sur les Muppets[66].

Le , Disney Publishing Worldwide annonce emménager dans le même immeuble que Marvel Comics à New York[67]. Disney était installé depuis 2007 à White Plains[68]. Le , Club Penguin annonce que les personnages de Marvel Comics seront disponibles dans le jeu à compter du [69]. Le , Disney lance son premier comic book publié par la maison d'édition Marvel Comics, une filiale de Disney depuis 2009 intitulé Disney Kingdoms : Seekers of the Weird[70]. Le , Marvel annonce récupérer à partir de 2015 la licence Lucasfilm des publications Star Wars au détriment de Dark Horse[71].

En 2014 à Paris, les super-héros Marvel sont mis à l'honneur le temps d'une exposition à Art ludique - Le Musée, preuve de leur impact fort dans la culture populaire occidentale du XXIe siècle[72]. Le , Maker Studios lance une campagne de création de contenu sur Marvel et sur les X Games d'ESPN[73],[74],[75].

En 2014, Marvel adopte une ligne éditoriale « All-New, All-Different » pour mettre en avant les femmes auteures ou héroïnes et les minorités. Une fraction du lectorat dénonce cette ligne éditoriale. En , Marvel fait un retour en arrière. Durant l'été 2017, les auteures de Marvel sont victimes de harcèlement sur Internet[76].

En 2020, Marvel officialise la récupération des droits des séries Alien et Prédator en raison de l'Acquisition de la 21st Century Fox par Disney. De la même façon que pour les comics Star Wars, Disney-Lucasfilm a confié à Marvel, la tâche de décliner cette licence de Science-Fiction en comics[77].

Les rédacteurs en chefModifier

C. B. Cebulski

Politique éditorialeModifier

Du mépris à la glorificationModifier

Martin Goodman quand il fonde Timely Comics ne s'intéresse pas au contenu de Marvel Mystery Comics. Il est même persuadé que ce comics n'a aucune valeur et ne se vendra pas. Le succès de celui-ci le surprend mais il l'incite à continuer l'aventure de l'édition de comics. Il méprise cependant ce qu'il publie et affirme que les fans ne s'intéressent pas à la qualité[n 3],[3]. Goodman pratique la même politique éditoriale qu'il tient pour ses pulps ; il est attentif aux modes et copie les réussites des autres éditeurs : super-héros dans les années 1940, policier et romance dans les années 1950, etc[26]. A contrario, Stan Lee apprécie les comics. Lorsqu'après guerre, les critiques contre les comics se font plus virulentes et qu'ils sont accusés de corrompre la jeunesse comme l'affirme Fredric Wertham dans Seduction of the Innocent. Lee écrit plusieurs tribunes dans ces comics pour les défendre durant cette période[78]. À partir des années 1960 Stan Lee se produit dans des universités, dont certaines des plus prestigieuses comme Yale ou Harvard, et y promeut les comics[79].

Les FansModifier

Fans-clubsModifier

 
Jim Steranko responsable du fan-club FOOM

Quoique Martin Goodman ait une très mauvaise opinion des fans, Marvel Comicss dans les années 1960 organise son fan-club. En 1964, Stan Lee annonce la création du M.M.M.S. en laissant deviner aux lecteurs le sens de l'acronyme. C'est seulement en 1965 que la Merry Marvel Marching Society est officiellement créée. Contre 1$ les membres du fan-club reçoivent une carte de membre, des autocollants, un certificat et quelques autres babioles dont un disque. Sur celui-ci les membres du bullpen, à l'exception notable de Steve Ditko, parlent ou chantent[80]. En 1969, le M.M.M.S. est dissous. Martin Goodman trouve que cela coûte trop cher. Comme Lee tient à maintenir ce lien avec les lecteurs, Chip Goodman, le fils de Martin, lui parle d'une personne, Don Wallace, qui souhaite obtenir une licence de Marvel afin de vendre par correspondance des objets inspirés des héros Marvel. L'accord, de 10000 $ se fait et Don Wallace crée Marvelmania international qui incorpore les membres du M.M.M.S. Un magazine est produit et les fans peuvent acquérir des produits comme des posters. Cependant, Marvelmania est en fait un moyen pour Wallace de gagner de l'argent et nombre de commandes ne sont pas honorées. Mark Evanier est alors éditeur du magazine et lorsqu'il se rend compte que la société arnaque les clients, il en fait part à Lee. Le contrat est alors rompu en décembre 1971. Don Wallace disparaît alors, le jour précédent un procès pour lequel il était inculpé.[81].

En 1973, Stan Lee lance un nouveau fan club nommé FOOM pour Fans Of Ol'Marvel. Jim Steranko en est le responsable et sous on impulsion est publié régulièrement un magazine envoyé aux membres et dans lequel se retrouvent des dessins inédits, des interviews et des annonces pour les prochains comics. L'inscription donne droit à une carte de membre, un poster dessiné par Steranko, des décalcomanies et un exemplaire de la revue. Le club disparaît en 1978. Par la suite d'autres éphémères fans-club sont proposés dont en 1991 le WAM (Wild Agent of Marvel)[82].

No-PrizeModifier

Les lettres de lecteurs sont courantes lorsque Stan Lee lance ses nouvelles séries dans les années 1960. Si elles sont le plus souvent élogieuses pour les nouvelles créations de Marvel, parfois elles servent à mettre en lumière une erreur dans un comics. La première fois que cela se produit (dans le deuxième épisode des Quatre Fantastiques) Lee propose un concours aux lecteurs : le premier qui donnera une explication pour l'apparente erreur recevra un prix de 5$. Par la suite Lee récompense les lecteurs par un No-Prize. L'élu ne reçoit rien. Par la suite le vainqueur reçoit une enveloppe vide sur laquelle se trouvent un dessin de la tête de Hulk et l'indication que l'enveloppe contient un No-Prize[83]. En 1972, Lee est nommé éditeur en chef. Roy Thomas qui lui succède continue de donner des no-prize en suivant les règles instituées par Lee. La tradition se maintient jusqu'en 1986, quand Mark Gruenwald explique qu'il est lassé des lettres qui sont envoyées juste pour réclamer un No-Prize après la découverte d'une erreur mineure. D'autres éditeurs continuent cependant d'en distribuer jusqu'à l'arrivée de Perleman qui interdit cette pratique, estimant qu'elle est seulement une perte d'argent. En 1991, les No-Prize reviennent mais seulement pour attester une action mettant en valeur les comics Marvel. Les exemples de Tom DeFalco donne comme exemple de donner des comics Marvel pour les enfants à l'hôpital, éditer une liste chronologique de toutes les apparitions d'un personnage ou donner une explication pour une erreur importante dans la continuité. En 1997, Lee revient chez Marvel et a droit à un éditorial qui paraît dans tous les comics. Il choisit de distribuer des No-Prize à tous les lecteurs dont il aura sélectionner la question. Lorsque les courriers des lecteurs et la tribune de Lee disparaissent des comics, les No-Prize font de même. Par la suite, de tels prix ont été distribués par email[84].

CensureModifier

En 1954, l'instauration du Comics Code amène les maisons d'édition de comics à s'autocensurer pour avoir la certitude d'être distribuée. Marvel Comics abandonne donc ses séries d'horreur et observe scrupuleusement les articles du code. Il faut attendre mai 1971 pour que Stan Lee et Martin Goodman décident de publier un comics sans l'accord de la Comics Code Authority (CCA). En effet, le ministère de la santé avait demandé à Stan Lee d'écrire une histoire mettant les lecteurs en garde contre les méfaits des drogues. Or, un des articles du code interdisait toute mention de stupéfiants. Stan Lee, qui est aussi le responsable éditorial, accepte et demande toutefois à la Comics Code Authority de publier cette histoire avec le sceau du Comics Code puisqu'il s'agit de condamner l'usage des drogues. La CCA refuse mais les membres de l'instance suggèrent aux éditeurs de réfléchir aux évolutions que doit connaître le code afin d’être plus en phase avec la société. Stan Lee préfère ne pas attendre et de publier une histoire qui se déroule dans les épisodes 96 à 98 de The Amazing Spider-Man[37]. D'autres interdits du code disparaissent par la suite, sans que Marvel en soit l'instigateur comme la présence de monstres dits classiques (vampire, loup-garou, fantôme, etc.) mais dont l'éditeur va profiter pour élargir sa palette de comics[38].

À partir des années 1980, Marvel publie régulièrement des comics destinés à un public plus adulte et choisit de se passer de l'approbation du Comics Code. Epic Comics est la première collection qui remplit ce rôle. Puis viennent les collections Marvel Knights en 1998 et MAX en 2001. Cette même année, Marvel décide de quitter le CCA et de mettre en place son propre système de classification des comics[85].

Images de la société américaineModifier

PolitiquesModifier

Marvel, quasiment dès son origine, quand elle s'appelait encore Timely, est à l'écoute de la société américaine, voire la devance. Le premier comics de Captain America montre en décembre 1940 le héros donner un coup de poing à Adolf Hitler, soit un an avant l'entrée en guerre des États-Unis. Comme tous les éditeurs durant la seconde guerre mondiale, Marvel soutient l'effort de guerre et multiplie les comics patriotiques dans lesquels les héros chassent les nazis ou les japonais[7].

L'après-guerre voit la montée de la peur du communisme qui culmine avec le maccarthysme. Stan Lee tente alors de relancer les comics de super-héros en en faisant des défenseurs de la liberté contre la menace communiste. Ainsi le comics de Captain America est sous-titré Commie smasher[n 4],[86]. Mais le moment est mal choisi car le premier numéro de cette nouvelle version du Captain paraît alors que le sénateur commence à perdre le soutien de la population et est critiqué dans les medias et par l'armée. Trois numéros seulement paraissent avant que les super-héros disparaissent du catalogue de Marvel jusqu'à leur résurrection durant l'âge d'argent des comics[87].

Les années 1960 sont une période d'importantes transformations dans la société américaine qui trouvent un écho dans les comics Marvel. L'anticommunisme qui est d'abord de mise amène les héros Marvel à combattre des saboteurs (comme dans le premier numéro de Hulk, des savants russes (comme le fantôme rouge, ennemi des Quatre Fantastiques) ou des Vietnamiens (Thor dans un épisode se rend au Viet-Nam et aide les paysans contre les Viet-Congs et Iron Man dans son premier épisode aide l'armée américaine)[88]. Par la suite, la menace communiste tend à disparaître excepté dans les comics d'Iron Man[88].

Les comics Marvel continuent depuis à être le miroir de la société. Ainsi en 2007, la mini-série Civil War qui montre le combat de super-héros entre eux pour savoir s'il faut que tous communiquent leurs identités secrètes au gouvernement peut être vue comme une représentation des préoccupations américaines concernant la guerre en Irak, le USA PATRIOT Act dans un monde marqué par le 11 septembre[89]. La mort de Captain America, qui suit Civil War, et le remplacement de celui-ci par Bucky Barnes signe les transformations des États-Unis et une forme de renouveau qui dans la réalité se manifeste par l'élection de Barack Obama[90].

Image des femmesModifier

 
Cosplay de la Femme invisible

Les comics Marvel de l'âge d'argent montrent des femmes faibles malgré leurs pouvoirs (c'est le cas pour la Fille invisible des Quatre Fantastiques ou de Marvel Girl chez les X-Men). Chez les Vengeurs, la Guêpe est une écervelée présente comme la partenaire de l'Homme Fourmi. De plus, les héroïnes sont des filles (girl en anglais) alors que les héros sont des hommes (man en anglais) comme Spider-Man ou Iceman [91]. Jane Storm changera son nom en Invisible Woman seulement en 1985. Même si elles jouent un rôle dans les combats contre les super-vilains, elles sont aussi présentes comme objet de désir d'au moins un héros de l'équipe. Jane Storm est aimée de Reed Richard et de Ben Grimm, Jane Grey est aimée par Cyclope. Il faut attendre les années 1970 pour que d'autres héroïnes soient créées sans que ces caractéristiques soient présentes. Tornade, Miss Hulk ou Spider Woman chez les super-héros et Red Sonja] dans le genre de l'héroïc fantasy[92] sont indépendantes et n'ont pas à se protéger derrière un homme[93].

Images des minoritésModifier

Minorités ethniquesModifier
 
Luke Cage, premier super-héros noir à avoir son comics.

Alors que des années 1940 aux années 1960, les personnages noirs sont soit absents soit caricaturaux, Marvel présente le premier super-héros noir, la Panthère noire, en 1966 dans un épisode des Quatre Fantastiques. Ce personnage cependant n'est pas afro-américain mais le roi d'un pays africain fictif. De plus, il est seulement un personnage secondaire qui a besoin de l'aide des Fantastiques. Il faut attendre 1969 pour que Marvel crée le premier super-héros afro-américain en la personne du Faucon, jeune noir issu du ghetto qui devient l'assistant de Captain America. La dernière étape est encore franchie par Marvel avec la création d'un comics dont le héros est afro-américain avec en 1972 Luke Cage, Hero for Hire[n 5],[42]. Cette même année, la Panthère noire obtient aussi son comics, scénarisé par Don McGregor[40]. Après cette année, les super-héros noirs apparaissent régulièrement dans les comics Marvel[41].

Les Afro-américains ne sont pas les seuls à bénéficier d'une meilleure prise en compte des minorités chez Marvel. Des personnages d'origine asiatique pouvaient apparaître dans des comics dès les années 1940, surtout en tant que résistants contre les japonais. Dans les années 1950 et 1960, Marvel présente deux personnages chinois, mais ce sont deux vilains : Griffe jaune en 1956[94] et le Mandarin en 1964[95]. Dans les années 1970 sont créés deux héros asiatiques. Feu du soleil est un mutant japonais qui apparaît dans un numéro des X-Men et Shang-Chi, créé par Steve Englehart et Jim Starlin en décembre 1973 dans Special Marvel Edition #15 renommé ensuite en Shang-Chi, master of Kung-Fu. Ce personnage est un chinois maître des arts martiaux et sa création correspond à la mode du Kung-Fu des années 1970[96].

Les Amérindiens n'étaient pas ignorés dans les comics, ne serait-ce que dans les westerns mais il faut attendre le numéro 50 de Fantastic Four pour qu'ils apparaissent dans les comics de super-héros chez Marvel en la personne de Wyatt Wingfoot. Celui-ci n'est cependant pas un super-héros. C'est Red Wolf qui est le premier en 1970 chez Marvel Comics. Par la suite d'autres Amérindiens sont présentés, le plus souvent au sein d'une équipe. Épervier en 1975 appartient à l'équipe des X-men et Shaman en 1979 est membre de la Division Alpha[41].

Minorités sexuelles et de genreModifier

Le Comics Code interdit toute référence à l'homosexualité et jusque dans les années 1980, les personnages gays ou lesbiens n'existent pas. Il faut attendre 1988 pour que DC Comics crée le premier super-héros ouvertement homosexuel, Extraño. Toutefois, à cause du code, cela n'est jamais dit clairement. Marvel fait de même avec le personnage de Vega. John Byrne affirme qu'il avait décidé d'en faire un personnage homosexuel à partir du moment où la Division Alpha avait son propre comics. Cependant le code et le refus absolu de Jim Shooter d'avoir un super-héros gay impose que cet aspect de la personnalité du héros ne soit pas évident. C'est seulement en 1992 que Vega affirme son homosexualité dans Alpha Flight 106. Cet épisode est historique puisqu'il est le premier à montrer un personnage qui dit ouvertement être gay. Cet évènement est d'ailleurs remarqué par des journaux tel le New York Times qui explique que « la révélation de Vega sera un jour vue pour ce qu'elle est : le signe bienvenu de changements dans la société »[n 6],[97]. Vega est aussi le premier super-héros homosexuel à se marier avec une personne du même sexe. Dans le numéro 51 de Astonishing X-men, il épouse son compagnon Kyle Jinadu[98]. Depuis, plusieurs personnages ont été présentés comme LGBTQ, que ce soit de nouvelles créations comme Hulkling et Wiccan, qui forment un couple quasiment dès leur apparition dans les pages des New Avengers[99], ou des réécritures de personnages anciens comme Rawhide Kid[100].

Une super-héroïne transgenre, Sera, est créée en 2015. Elle s'affirme femme après l'intervention d'Angela pour sauver le royaume des anges d'un monstre. Elle demande à Angela de l'emmener avec elle car elle ne se reconnaît pas dans le genre masculin qui lui est assigné. Par la suite, elle vit en couple avec Angela[101].

Analyse stylistiqueModifier

Écriture : la méthode MarvelModifier

Stan Lee, lorsqu'il commence à créer ses comics de super-héros, décide de ne plus suivre les schémas habituels. Il commence par descendre les super-héros de leur piédestal, comme pouvaient l'être les personnages de DC Comics, et d'en faire de simples humains, avec tous les soucis que ceux-ci peuvent éprouver dans la vie quotidienne, dotés en plus de super-pouvoirs. Il décide en plus de produire un véritable univers fictionnel dans lequel les personnages sont constamment en relation que ce soit par de simples rencontres, des combats ou des alliances et chaque nouvel élément apporté à cet univers est rapidement connu par les lecteurs quel que soit le comics qu'ils lisent[102]. Enfin, étant au début des années 1960 le seul scénariste de Marvel, il est amené à confier une part importante du récit aux dessinateurs. Après avoir discuté des grandes lignes de l'intrigue avec le dessinateur, il le laisse organiser ses planches pour ensuite ajouter les textes. Cette méthode est d'autant plus facile à mettre en œuvre que Lee travaille avec des artistes tels que Jack Kirby, Steve Ditko, Wally Wood ou Bill Everett qui sont des maîtres dans l'art du récit dessiné[103].

Alors que les comics après l'instauration du Comics Code Authority, ne se préoccupaient pas des changements dans la société, Stan Lee abandonne cette habitude. Il crée avec Jack Kirby, la Panthère noire, le premier super-héros noir en 1966 dans le comic book des Quatre Fantastiques[104]. Dès 1963, Lee avait abordé le thème du racisme en créant, en , les X-men. Le comics présente des super-héros détestés pour ce qu'ils sont, à savoir des mutants. En éditant ce comics, Lee ouvre la voie à une nouvelle façon de voir les comics de super-héros qui au-delà des combats des gentils contre les méchants peuvent aussi aborder des sujets sérieux[105].

DessinModifier

 
Steve Ditko en 1945.

Lee invite les dessinateurs à imiter le style énergique de Jack Kirby, qui est le dessinateur vedette de la maison[106], bien que certains, comme Steve Ditko dont le dessin plus anguleux est apprécié sur le comics de Spiderman, n'abandonnent pas leur personnalité[103].

Les artistes, peu à peu, adoptent un style plus expressif. Jack Kirby abandonne le formalisme du gaufrier et insère dans le récit des pleines pages[107] parfois construites à partir de photographies découpées dans des magazines qui constituent un décor fantastique où il place par la suite ses personnages[108]. À la fin de l'Âge d'argent, des dessinateurs tels que Jim Steranko, Neal Adams ou Gene Colan se libèrent du cadre antérieur par un art plus expressif[109].

Les couvertures sont longtemps préparées par Marie Severin qui propose des brouillons aux autres artistes afin qu'aucun comics ne sorte le même mois avec une couverture trop semblable à celle d'un autre. De plus, ces couvertures sont inspirées par le scénario alors que chez d'autres éditeurs elles peuvent n'avoir aucun rapport avec l'histoire[110].

Marvel a également fait connaître de grands auteurs fantastiques aux jeunes générations, en adaptant en BD les meilleures nouvelles de Robert Bloch, Ray Bradbury, Lovecraft, mais avec un succès moindre.

Édition de magazinesModifier

Les années 1970 sont une période difficle pour les éditeurs de comics en général et pour Marvel en particulier. Le lectorat s'érode progressivement. Aussi des formats différents du comic book sont proposés pour toucher de nouveaux lecteurs. Les magazines de bandes dessinées ne sont pas une nouveauté. Mad, d'abord publié sous forme de comics puis comme magazine, est depuis les années 1950 une réussite artistique et commerciale ; Warren Publishing édite plusieurs magazines de bandes dessinées d'horreur en évitant les foudres de la censure et d'autres éditeurs comme Skywald Publications trouvent une niche avec des histoires où l'horreur se teinte d'érotisme. Enfin les auteurs de bandes dessinées underground choisisssent aussi le format de magazine pour publier leurs œuvres.

Stan Lee en décide de prendre le train en marche et décide de lancer un magazine en noir et blanc de bandes dessinées intitulé Savage Tales avec Conan le Barbare comme personnage principal. Mais Martin Goodman refuse que Marvel poursuive dans cette voie. Il faut attendre 1972, après le départ de Goodman, pour que Stan Lee crée une ligne de magazines. Le premier s'intitule Monster Madness et sort en 1972. Il ne contien pas de bandes dessinées mais des textes et des photographies d'anciens films fantastiques sur lesquelles Lee ajoute des bulles humoristiques[111]. Mais à partir de 1973 plusieurs magazines de bandes dessinées sont lancés. Ce sont surtout des récits d'horreur qui échappent à la censure du Comics Code. Les titres sont éloquents : Monsters unleashed en (), Tales of the Zombie en (), Dracula Lives en (), Vampire Tales en (), The Haunt of Horror en () et Monsters of the Movies en ()[45]. Pour compléter cette ligne Lee reprend Savage Tales en et y ajoute en Savage Sword of Conan the Barbarian[44] publié jusqu'en 1995 avec 235 numéros[112].

Les années 1970 voient l'arrivée du kung fu à l'écran et les éditeurs de comics s'inspirent de cette mode pour créer des séries avec des champions d'arts martiaux chinois. En The Deadly Hands of Kung Fu, qui dure jusqu'en 1977, paraît chez Marvel[45]. On y retrouve des aventures de Shang-Chi et celles d'un nouveau groupe de héros les Sons of the Tiger créés par Gerry Conway au scénario et Dick Giordano au dessin. Les bandes dessinées sont complétées d'articles traitant du kung fu et de ses avatars à l'écran[113]. Suivant toujours les modes, Marvel propose le mois suivant Planet of the Apes, d'après les films et la série télévisée annoncée pour le mois de . Ce magazine dure jusqu'en 1977[114]. Enfin s'inspirant du succès de Mad, Lee lance Crazy magazine en () qui dure jusqu'en 1983[115]. En () est publié le premier numéro de Comix Book qui est constitué de bandes dessinées réalisées par des auteurs de comics underground comme Art Spiegelman, Trina Robbins, Howard Cruse, Skip Williamson, etc. La tentative tourne court, alors que l'underground n'attire plus les lecteurs[116],[117].

En 1975, Marvel cesse la publication des magazines d'horreur car les frais d'édition sont plus importants que ceux des comic books et le lectorat n'est pas assez important pour les compenser[118]. Stan Lee décide alors de créer une nouvelle série de magazines. À Crazy, The Savage Sword of Conan, Planet of the Apes et The Deadly Hands of Kung Fu s'ajoutent Doc Savage de 1975 à 1977)[119], Kull and the Barbarians (trois numéros en 1975)[120], Marvel Preview une anthologie qui dure de 1975 à 1980 avant d'être renommée en Bizarre Adventures de 1980 à 1983[121], Masters of Terror (deux numéros en 1975)[122] et Unknown Worlds of Science Fiction (6 numéros en 1975)[123]. En 1977 sort Rampaging Hulk renommé en 1978 en Hulk ! qui dure jusqu'en 1981[124]. Enfin en 1979 le comics Tomb of Dracula cesse de paraître mais un magazine du même nom poursuit les aventures du vampire jusqu'en 1980[125].

Labels et collections de Marvel ComicsModifier

Epic ComicsModifier

Au début des années 1980, Marvel décide de lancer un magazine intitulé Epic Illustrated dont le contenu serait plus adulte que les comics car il ne serait pas soumis au Comics Code. De plus, les auteurs garderaient les droits sur leurs créations. Archie Goodwin en est le responsable éditorial. En 1982, Jim Shooter décide de créer une collection nommée Epic Comics pour publier des comics dans le même esprit que le magazine. Goodwin après avoir hésité, accepte de diriger cette division. L'un des buts de Shooter est de rivaliser avec les éditeurs indépendants et d'attirer de nouveaux auteurs. Le premier album paru dans cette collection est un épisode de Dreadstar de Jim Starlin. Viennent aussi Six from Sirius, Moonshadow de J.M. DeMatteis et John J. Muth, Groo the Wanderer de Mark Evanier et Sergio Aragones, Elfquest pour la première fois en couleur ainsi que des traductions de bandes dessinées de Mœbius et du manga Akira de Katsuhiro Otomo [126].

Star ComicsModifier

 
Sidney Jacobson, responsable éditorial de Star Comics.

Au début des années 1980, Marvel Comics tente de racheter l'éditeur spécialisé dans les comics pour enfants Harvey Comics. Les propriétaires de cette maison d'édition refusent aussi Marvel propose de publier et distribuer des comics avec les personnages de Harvey. Alors que l'accord était prêt à être conclu, c'est finalement de nouveau un refus. Les responsables de Marvel décident alors d'engager les auteurs de Harvey mais pour des séries enfantines originales. Ainsi en 1984 paraît le premier comics de cette nouvelle collection nommée Star Comics et dirigée par Sid Jacobson. Parmi les titres publiés on trouve Spider-Ham, l'adaptation de Heathcliff et les séries dérivées de Star wars (Star wars:Ewoks et Star wars:Droïds). Parmi les dessinateurs se trouve Warren Kremer qui vient de Harvey et qui côtoie Trina Robbins et Marie Severin. Les ventes sont cependant décevante et La collection est arrêtée en 1988. Quelques séries sont poursuivies mais sans que la marque de la collection apparaisse[127],[128].

Marvel KnightsModifier

En 1998, Marvel est financièrement au plus mal. Pour relancer des séries aux faibles ventes, Joe Quesada et Jimmy Palmiotti sont engagés. Tous deux s'auto-éditent avec leur société Event Comics mais acceptent l'offre de Marvel. Ils prennent donc en charge quatre séries Marvel : Daredevil, le Punisher, la Panthère noire et les Inhumains. Le choix éditorial est de produire des séries plus sombres au contenu plus adulte. Parmi les auteurs choisis par Quesada et Palmiotti se trouvent Garth Ennis, Kevin Smith, Christopher Priest et Paul Jenkins. D'autres séries sont par la suite publiées dans cette collection qui est une réussite artistique et rapporte de l'argent à Marvel. Joe Quesada est ensuite nommé éditeur en chef de Marvel[129],[130].

Autres collectionsModifier

  • MAX : En 2001, Marvel décide de publier des comics destinés à un public adulte. Le logo Marvel n'apparaît pas et est remplacé par MAX afin d'avertir les vendeurs de comics et les lecteurs. Deux séries sortent du lot : Punisher scénarisé par Garth Ennis et Alias de Brian Michael Bendis et Michael Gaydos[131]. La création de cette collection va de pair avec l'arrêt de la soumission des comics au Comics Code[132].
  • Icon Comics : lancé en 2004, cette collection permet à des auteurs renommés et déjà publiés chez Marvel de réaliser des comics plus personnels en gardant le contrôle sur leur création[133]. Powers (Brian Michael Bendis et Michael Avon Oeming) et Kabuki (David W. Mack) ont ainsi été transférés depuis Image ; Criminal (Ed Brubaker et Sean Phillips) et Kick-Ass (Mark Millar et John Romita Jr) ont été créés pour Icon.
  • Razorline : En 1993 Clive Barker et Marvel signent un accord pour qu'Hellblazer soit adapté dans la collection Epic. Cependant, l'accord ne se réalise pas : Epic est arrêté et Hellblazer est publié par un autre éditeur. Barker et Marvel s'allient cependant pour créer une collection consacrée entièrement à des créations originales de Barker. Intitulé Razorline, elle accueille quatre titres : Ectokid, Hyperkind, Hokum & Hex et Saint Sinner. Lancée en juillet, la collection n'attire pas les lecteurs et aucun des titres ne dépasse le neuvième numéro. Même Ectokid scénarisé d'abord par James Robinson puis par Larry Wachowski est en 1994 un des comics qui se vendent le moins[134], [131].
  • Ultraverse. En 1993, la maison d'édition Malibu Comics lance une série de comics qui présentent un univers cohérent de super-héros appelé l'Ultraverse. Malibu a déjà auparavant créé plusieurs séries et édité les premiers comics d'Image[135]. Des auteurs reconnus comme Steve Englehart, Steve Gerber ou Barry Windsor-Smith sont recrutés et les premières ventes sont bonnes. Toutefois, elles diminuent et en 1994 Marvel rachète Malibu. Deux raisons sont avancées pour expliquer ce rachat. La première tient à l'expertise de Malibu dans l'impression en couleur, la seconde, avancée par Tom Mason, cofondateur de Malibu, est la crainte de Marvel que DC rachète Malibu et devienne le premier éditeur de comics en nombre de séries. Quoi qu'il en soit, Marvel une fois propriétaire de l'ultraverse tente de l'intégrer à son univers. De nombreux héros vont se retrouver dans l'Ultraverse comme Thor, les Vengeurs, Le Chevalier noir. Une série animée est proposée en 1994 et 1995 ainsi qu'une ligne de jouets et entre 1997 et 1999 Night Man est adapté en série en prise de vue réelle. Cependant Marvel se désintéresse finalement de cet univers qui disparaît des comics en 1996[131],[136].
  • Paramount Comics : Collection éphémère née en 1996 d'un accord entre Marvel et Paramount, Paramount Comics accueille une adaptation de Mission Impossible, deux crossovers entre Star Trek et les X-Men et quatre séries adaptées de Star Trek. L'accord dure peu et deux ans plus tard la collection est arrêtée[131].

Éditions étrangèresModifier

Marvel UKModifier

 
Larry-Lieber, responsable éditorial de Marvel UK en 1976

Au Royaume-Uni les comics de Marvel sont dans un premier temps publiés par des éditeurs anglais : Thorpe and Porter puis L. Miller & Son et enfin Alan Class. Les séries sont publiées en noir et blanc dans des hebdomadaires, comme il est habituel pour le marché anglais. Cependant, les éditeurs n'accordent pas d'importance à l'ordre de publication et sans la continuité établie par Marvel. Entre 1967 et 1969, l'éditeur Odham Press s'empare des droits d'édition pour le Royaume-Uni et publie les comics Marvel dans cinq magazines. Cette fois la continuité est respectée mais le succès n'est pas vraiment au rendez-vous. Les titres sont fusionnés puis en 1969, lorsqu'Odham est racheté par IPC Media, les comics Marvel sont abandonnés. En 1972, Marvel décide de créer une filiale pour rééditer les comics américain à destination du marché britannique. Le format choisi est toujours le format anglais et les comics sont divisés en plusieurs parties pour être publiés chaque semaine. Le premier titre proposé est The Mighty World of Marvel. Vient ensuite Spider-Man Comics Weekly en février 1973 suivi de The Avengers en août 1973. Les années 1970, aux États-Unis, voient le retour des monstres et des comics d'horreur chassés jusque là par le Comics Code. Marvel crée un quatrième magazine en Angleterre pour reprendre ces séries d'horreur dans le titre Dracula lives! à partir du 26 octobre 1974.Le même jour, sort aussi la reprise du magazine Planet of the Apes[137].

En mars 1975, un sixième titre est lancé Savage Sord of Conan mais il est arrêté après 18 numéros, soit quatre mois. Conan prend alors la place de Docteur Strange dans les pages de The Avengers. Cette même année arrivent The Super Heroes, qui dans un premier temps reprend les X-Men et le Surfer d'argent puis des personnages bien plus méconnus comme The Cat ou The Scarecrow, puis The Titans qui a la particularité d'être au format à l'italienne avec deux pages de comics dans une page du magazine. En 1976, The Super Heroes est arrêté et ses séries sont reprises dans Spider-Man Comics Weeklyqui devient Spectacular Spider-Man Weekly and the Super-Heroes dans un format à l'italienne. Cette deuxième partie des années 1970 est difficile pour Marvel UK : les revues sont fusionnées et les séries passent d'un magazine à l'autre. Pour retrouver les ventes du début, Stan Lee nomme Larry Lieber responsable éditorial de Marvel UK. C'est sous la direction de celui-ci que paraît le premier magazine avec du matériel original : Captain Britain. Bien que les auteurs vivent en Amérique, la série est réservée au Royaume-Uni. La série lancée le 13 octobre 1976 dure peu et cesse d'être publiée après le numéro 39 de juillet 1977. Les autres magazines ne se portent pas mieux et en novembre 1976 The Titans est arrêté. Un nouveau magazine le remplace en mars 1977. Fury reprend les épisodes de Sgt Fury and his Howlin' Commandos. Quant à Captain Britain il revient dans les pages de Super Spider-Man and the Titans renommé Super Spider-Man & Captain Britain. 1977 voit la disparition de Fury après seulement 25 numéros mais la publication de trois nouveaux magazines Complete Fantastic Four, Rampage (qui reprend les Défenseurs et Nova) et The Savage Sword of Conan qui revient avec un contenu plus adulteet une périodicité mensuelle[138].

Alors qu'à ses débuts Marvel UK attirait de nombreux lecteurs, à la fin des années 1970 elle n'est plus qu'un éditeur mineur. Un nouveau responsable éditorial, Derek Skinn, est alors nommé. Celui-ci tente de relancer l'intérêt en faisant des magazines plus adapté au lectorat anglais. Ainsi est lancé Hulk Comics qui ne reprend plus les épisodes américains mais est une création originale qui s'inspire de la série télévisée. Dans ce magazine se retrouve Nick Fury, aussi dans des aventures originales, Black Knight et Captain Britain. Hulk est dessiné par Dave Gibbons et Steve Dillon qui s'occupe aussi de Fury. Une nouvelle création Night Raven, écrite par Steve Parkhouse et dessinée par David Lloyd puis John Bolton, complète la série. Parmi les auteurs que Skinn attire chez Marvel UK arrivent aussi Alan Moore, John Wagner, Pat Mills, Steve Moore. Toujours dans l'idée de rendre plus anglais Marvel UK, le magazine Doctor Who Weekly est lancé en 1979[46].

Dans les années 1990 alors que Paul Neary est rédacteur en chef, Marvel UK lance toute une gamme de comics, au format américain, interagissant avec l’univers Marvel. C'est d'abord Knights Of Pendragon de Dan Abnett John Tomlinson et Gary Erskine auquel s'ajoute Death’s Head, Motormouth, Warheads et Mys-Tech. Les ventes sont bonnes dans un premier temps mais elles déclinent ensuite. Lors de la faillite de Marvel en 1998-1999, Marvel UK est repris par Panini qui a été un temps propriété de Marvel mais qui a été racheté en 1999 par Fineldo SpA, holding familiale de Vittorio Merloni. Les créations originales sont abandonnées, sauf dans des magazines pour enfants, et Marvel UK publie de nouveau les séries américaines[139].

Publication en françaisModifier

En France, les revues de Marvel ont été diffusées par les éditions Arédit/Artima et les éditions Lug devenues Semic et enfin par Panini Comics. Chaque numéro des mensuels ou trimestriels (Strange, Titans, Spécial Strange, Nova, etc.) distribués par leurs soins étaient composés d'histoires provenant de plusieurs revues américaines distinctes.

  • Éditions Lug : première maison d'édition ayant traduit les comics Marvel dans des revues anthologiques (Strange, Nova…)
  • Arédit/Artima : contemporaine de Lug, cette société publiait les séries délaissées par son concurrent (Avengers, Captain America, Hulk, Thor)
  • Semic : maison d'édition ayant pris la relève de Lug après son rachat par un groupe scandinave, dont les revues avaient un format proche des éditions originales.
  • Bethy : cet éditeur a publié en librairie des albums conservant la traduction des parutions kiosque de Semic, en partenariat avec Marvel France.
  • Marvel France : filiale de la société italienne Panini, détentrice des droits sur les comics Marvel pour la France depuis 1997 et les traduisant également dans de nombreux pays européens.
  • Soleil Productions : maison d'édition toulonnaise dont Marvel Comics publie certaines séries en anglais. Au début des années 2000, Soleil a édité dans une collection dirigée par Jean Wacquet l’intégrale du Silver Surfer de Buscema et Kirby, trois recueils de Savage Sword of Conan et des artbooks sur les personnages Marvel.

Au Québec, plusieurs titres de Marvel furent publiés, dans un format similaire aux originaux, par Les Éditions Héritage.

Personnages publiés par Marvel ComicsModifier

Voir la catégorie Personnage de comics Marvel et ses sous-catégories.

AdaptationsModifier

Adaptations cinématographiquesModifier

Débuts difficilesModifier

Le premier film mettant en scène un personnage inspiré par les comics de Marvel est Captain America dans un serial en 15 épisodes produit par Republic Pictures et diffusé en 1944. Le personnage du film Captain America a peu de rapport avec celui des comics : l'identité secrète n'est pas la même et le bouclier est remplacé par un pistolet[140]. Il faut attendre plus de 40 ans pour qu'un nouveau film inspiré par un personnage de Marvel se retrouve sur les écrans. Howard the Duck, créé par Steve Gerber parodie et se moque de la culture américaine, y compris des comics. Le film, Howard... une nouvelle race de héros oublie toute l'irrévérence de l'œuvre originale et est un échec commercial et critique[141]. Après cet échec, les années 1990 ne sont pas plus favorables aux personnages des comics Marvel. The Punisher sort directement en vidéo en 1989[142], Captain America connaît le même traitement en 1990[143] et The Fantastic Four, tourné en 1994, n'est jamais distribué[144].

Premiers succèsModifier

Il faut attendre 1998 pour qu'une adaptation soit enfin une réussite grâce à Blade. Le succès commercial amène la réalisation de deux suites Blade 2 en 2002 et Blade: Trinity en 2004[145]. Deux ans plus tard, sort le film X-men réalisé par Bryan Singer dont les recettes s'élèvent à 296 millions de dollars[146]. Ce succès pousse la 20th Century Fox à produire d'autres films mettant en scène les X-men. Au total 13 films appartiennent à cette licence lucrative : 7 sont consacrés aux X-men, 3 à Wolverine et 2 à Deadpool. Le dernier, Les Nouveaux Mutants sort en salle en août 2020.

Une autre star de Marvel arrive sur les écrans en 2002. Spider-Man sort en 2002, réalisé par Sam Raimi. Deus suites complètent cette première trilogie Spider-Man 2 en 2004 et Spider-Man 3 en 2007 toujours dirigés par Raimi. En 2012, Marc Webb tourne un reboot intitulé The Amazing Spider-Man suivi en 2014 The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un héros du même réalisateur[147].

Années 2000Modifier

Les années 2000 sont d'ailleurs riches d'adaptations. En 2003 sont proposés Hulk et Daredevil qui connaît en 2005 un spin-off avec Elektra. En 2004 c'est The Punisher qui est relancé. En 2005, après la tentative avortée de 1994, les Quatre Fantastiques sont aussi adaptés. Une suite intitulée Les Quatre Fantastiques et le Surfer d'argent sort en 2007. Un reboot est distribué en 2014 mais les recettes insuffisantes amènent l'abandon du projet d'une suite. En 2007, Nicolas Cage joue le rôle titre de Ghost Rider et le reprend dans la suite en 2012 intitulée Ghost Rider 2 : L'Esprit de vengeance[148].

Univers cinématographique MarvelModifier

En 1993, Marvel fonde Marvel Films qui devient par la suite Marvel Studios. Il faut cependant attendre 2008 pour que Marvel produise son premier film. Il a fallu avant cela récupérer les droits de personnages qui avaient été cédés à des maisons de production mais dont les aventures n'avaient pas encore été porté à l'écran. Cela signifie que les X-men, Spider-man et les Quatre Fantastiques ne peuvent faire l'objet de films produits par Marvel. Dès lors, Marvel se tourne vers les membres des Vengeurs et en 2008 sort donc le premier film de Marvel Studios. Iron Man est un succès et permet le lancement de l'univers cinématographique Marvel. Vingt-trois films font partie de cet univers conçu comme le pendant des comics. Les personnages se retrouvent d'un film à l'autre et tous ces films forment un ensemble cohérent[149]. Cette stratégie porte ses fruits jusqu'à Avengers: Endgame qui devient le film le plus lucratif de l'histoire du cinéma avec des recettes s'élevant à plus de 2,790 milliards de dollars[150].

Films d'animationModifier

Deux films d'animation seulement ont été produits à partir de personnages Marvel. Le premier Les Nouveaux Héros est une production de Walt Disney Pictures sortie en 2014[151]. Alors que ce film s'inspire d'un personnage secondaire de l'univers Marvel, Spider-Man: New Generation, le second reprend le personnage de Spider-Man, dans son incarnation de Miles Morales[152]. Tous deux sont des succès commerciaux et Spider-Man: New Generation remporte plusieurs récompenses dont le Golden Globe du meilleur film d'animation[153] et l'Oscar du meilleur film d'animation[154].

Adaptations téléviséesModifier

Séries et téléfilmsModifier

La première apparition d'un personnage de Marvel en prise de vue réelle à la télévision date de 1974. Spider-Man est le héros de courts sketchs intitulés Spidey Super Stories qui est une partie du programme The Electric Company destiné aux jeunes enfants. Cette série dure jusqu'en 1977[155]. La série est ensuite adaptée en comic books, qui dure jusqu'en 1982, et vise toujours le public le plus jeune[156]. Après la fin de The Electric Company, Spider-Man revient la même année d'abord dans un téléfilm puis dans une série sur CBS. Deux saisons sont produites. Le pilote et plusieurs épisodes sont plus tard remontés pour être exploités à l'étranger dans les salles de cinéma. Les trois films sont L'Homme araignée, La Riposte de l'homme-araignée et Spider-Man défie le Dragon[155],[157]. Spider-Man est à la même époque aussi le héros d'une série japonaise intitulée スパイダーマン (translittéré en Supaidāman) qui appartient au genre du tokusatsu. Un jeune motard hérite d'un extraterrestre un bracelet qui lance des toiles, fait apparaître le costume, permet de diriger une voiture volante et un robot géant utilisé contre les monstres dirigés par le professeur Monster[155].

Hulk est aussi adapté en série à partir de 1977. L'Incroyable Hulk est diffusé jusqu'en 1982 et compte quatre-vingt-deux épisodes. Certains de ses épisodes sont aussi remontés pour une diffusion en salle à l'étranger[158].

Après ces séries des années 1970-1980, il faut attendre 2006 pour qu'un héros MArvel revienne sur le petit écran. En effet, pour profiter du succès de la série de film Blade une série télévisée est lancée en 2006 sur SpikeTV. Le rôle titre n'est plus joué par Wesley Snipes mais par Kirk Jones. Les audiences trop faibles ont raison du programme qui est arrêté avant même la fin de la première saison[145].

En revanche à partir de 2013, le nombre de séries augmente en profitant du succès des films de l'univers cinématographique Marvel. La première Marvel : Les Agents du SHIELD est diffusée de 2013 à 2020 sur ABC. Onze autres séries, appartiennent à cet univers partagé et se retrouvent sur des plateformes de diffusion différentes. ABC diffuse aussi les séries Agent Carter et Inhumans Netflix possède les séries Daredevil, Iron Fist, Punisher, Luke Cage et Jessica Jones, Hulu a Helstrom et Runaways et Freeform Cloack and Dagger. Netflix diffuse aussi la mini-série The Defenders. Deux autres séries, Légion et The Gifted sont aussi produites mais n'appartiennent pas ce groupe[159].

Dessins animésModifier

En 1966 est diffusé la première série d'animation avec des héros Marvel. The Marvel Super-Heroes. L'animation est minimaliste puisque les épisodes sont créés à partir de photocopies de cases de comics ; les lèvres des personnages lors des dialogues et parfois un bras ou une jambe, lors des combats, sont animés. Malgré ces défauts, ce programme marque le début de la présence des super-héros de Marvel à la télévision. Dans les années 1960 arrivent Les Quatre Fantastiques et Spider-Man[160]. D'autres séries avec ces héros sont proposées dans les années 1970 et 1980 : The New Fantastic Four, Fred and Barney Meet the Thing[161], Spider-Man, Spider-Man et ses amis extraordinaires (dont une seconde partie met en vedette Hulk)[162]. À ceux-ci s'ajoute Spider-Woman en 1979-1980[163].

À partir de 1992, il y a quasiment tout le temps au moins une série d'animation diffusée à la télévision. Ce sont d'abord les X-Men qui sont proposés sur Fox Kids. Cette série avec les Mighty Morphin Power Rangers permet à la chaîne d'être première en audience le samedi matin. La chaîne commande ensuite une nouvelle adaptation de Spider-Man. Ces deux séries parviennent à toucher les plus jeunes mais aussi des spectateurs plus âgés en privilégiant des thèmes plus adultes qui se trouvent déjà dans les comics. Les séries ultérieures ne parviennent pas au même succès et sont souvent arrêtées après une ou deux saisons alors que les X-Men dure six saisons et Spider-Man cinq. Dans les années 2000, les séries télévisées tentent de profiter de l'attrait des films sortis au cinéma mais aucune ne s'impose sur la durée[164].

Adaptations en jeux vidéosModifier

Le premier jeu vidéo inspiré d'un personnage Marvel est Spider-Man pour la console Atari 2600. Ce jeu vidéo à défilement vertical sort en 1982[165] et est le premier succès d'une importante liste de jeux vidéos mettant en scène les super-héros. En 1984-85 sort la trilogie Questprobe sur Apple II, Atari 8-bit, BBC Micro, Commodore 16, Commodore Plus/4, Commodore 64, DOS, Dragon 32/64, Acorn Electron, ZX Spectrum ce qui marque la volonté de diffusé les jeux sur de nombreuses plateformes ce qui se vérifie toujours dans les années 2020 où on trouve des jeux sur Nintendo Switch, PlayStation 4, PlayStation 5, Android, IOS, Microsoft Windows, Xbox One ou Xbox Series. Les héros vedettes sont bien sûr adaptés mais des personnages secondaires peuvent aussi trouver leur place dans cette série, le plus souvent quand ils ont été les héros d'un film. C'est le cas de Howard the duck en 1986, Men in black en 1997 ou Blade en 2000[166]. De tous ces jeux, ressort en particulier le jeu d'arcade X-Men sorti en 1992 considéré comme l'un des meilleurs jeux avec des personnages Marvel[167],[168].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon une déclaration datée du 2 octobre 1939 publiée page 40 de Marvel Mystery Comics #4 (daté de février 1940), et réimprimée à la page 239 de Marvel Masterworks: Golden Age Marvel Comics Volume 1 (Marvel Comics, 2004).
  2. Comme pour tous les comic books, la date imprimée correspond à la période à partir de laquelle les commerçants peuvent renvoyer la revue à l'éditeur.
  3. « Fans aren't interested in quality »
  4. En français : « Captain America, casseur de communistes ».
  5. En 1971, Gary Friedrich avait créée la première super-héroïne noire ayant droit à ses aventures mais c'était dans le magazine Hell-Rider publié par Skywald Publications qui ne connaît que deux numéros et qui est beaucoup moins diffusé que les comics
  6. When that time comes, Northstar's revelation will be seen for what it is: a welcome indicator of social change

RéférencesModifier

  1. « Diamond Announces Top Comic Books & Graphic Novels for 2014 », sur www.diamondcomics.com (consulté le 14 mai 2019)
  2. Bell et Vassallo 2013, p. 17.
  3. a b et c Murray 2019, p. n.p.
  4. Rhoades 2008, p. 30.
  5. Raphael et Spurgeon 2004, p. 19.
  6. a et b Rhoades 2008, p. 31.
  7. a et b Rhoades 2008, p. 37.
  8. a et b Theakston et Kirby 1998, p. 243.
  9. Bell et Vassallo 2013, p. 32.
  10. Pauline Croquet, « Stan Lee, créateur du panthéon des super-héros Marvel, est mort », (consulté le 12 août 2020)
  11. (en) Jim Amash, « I let People do their job », Alter Ego, vol. 3, no 11,‎ , p. 8 (ISSN 1932-6890).
  12. a et b Schelly et Dallas 2013, p. 18.
  13. Booker 2014, p. 22.
  14. (en) « Marvel Entertainment Group, Inc. History », sur www.fundinguniverse.com (consulté le 3 novembre 2017).
  15. Rhoades 2008, p. 73.
  16. Thomas 2014, p. 6-10.
  17. (en) Don Markstein, « The Sub-Mariner », sur www.toonopedia.com, Don Markstein, (consulté le 31 décembre 2014)
  18. a et b Duncan et Smith 2009, p. 44
  19. (en) Mike Ashley, Transformations : The Story of the Science Fiction Magazines from 1950 to 1970, Liverpool, Liverpool University Press, , 346 p. (ISBN 0-85323-779-4), p. 191
  20. (en) Fred Hembeck, « Tales of the Mysterious Mr. Ditko (and the Not-So-Mysterious Mr. Lee... », sur Hembeck.com, (consulté le 24 novembre 2020)
  21. (en) « GCD::Brand Emblem::MC », sur comics.org (consulté le 24 novembre 2020)
  22. Gitlin 2010, p. 8-9
  23. « Fantastic Four (1961) #1 », sur www.marvel.com (consulté le 1er octobre 2018)
  24. Duncan et Smith 2009, p. 46
  25. Courtial 1985, p. 20
  26. a et b Krensky 2008, p. 61.
  27. Odile Faliu et Marc Tourret, Héros, Bibliothèque Nationale de France, , p. 201
  28. a et b Weaver 2013.
  29. (en) John Rhett Thomas, Stan Lee et Jack Kirby, Marvel Masterworks no 25, Marvel Comics, , 248 p. (ISBN 978-0-785-15058-9), « Biography », p. 239
  30. (en) Aaron Sultan, Marie Severin : The Mirthful Mistress of Comics, TwoMorrows Publishing, , 174 p. (ISBN 978-1-60549-042-7), p. 71
  31. Wells et Dallas 2014, p. 192-193.
  32. (en) Les Daniels, Marvel : Five Fabulous Decades of the World's Greatest Comics, Harry N. Abrams, , 228 p. (ISBN 978-0-8109-2566-3), p.139
  33. Wells et Dallas 2014, p. 194.
  34. Booker 2014, p. 391.
  35. Sacks, Dallas et Dykema 2014, p. 15.
  36. (en) Pierre Comtois, Marvel Comics in the 1970s : An Issue-by-issue Field Guide to a Pop Culture Phenomenon, TwoMorrows Publishing, , 224 p. (ISBN 9781605490342, lire en ligne), p. 46-47
  37. a et b (en) Björn Saemann, How Comics Reflect Society : The Development of American Superheroes, Grin Verlag, , 48 p. (ISBN 978-3-640-83112-8, lire en ligne), p. 8.
  38. a et b Sacks, Dallas et Dykema 2014, p. 11.
  39. (en) Michael Cavna, « The bizarre story of when Captain America battled Nixon », The Washington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 23 octobre 2019).
  40. a et b (en) Abraham Riesman, « How an Untested Young Comics Writer Revolutionized Black Panther », sur vulture.com, (consulté le 30 août 2019).
  41. a b et c (en) Allan W. Austin et Patrick L. Hamilton, All New, All Different ? : A History of Race and the American Superhero, University of Texas Press, , 424 p. (ISBN 9781477318973, lire en ligne), p. 127.
  42. a et b Duncan et Smith 2009, p. 59.
  43. (en) Bruce Buchanan, « Superman Vs. The Amazing Spider-Man » (consulté le 8 février 2012).
  44. a et b Sacks, Dallas et Dykema 2014, p. 52.
  45. a b et c Sacks, Dallas et Dykema 2014, p. 134.
  46. a et b (en) Adrian Wymann, « 1978 - 1979 Going truly british ! », sur wymann.info, (consulté le 2 octobre 2020).
  47. Rhoades 2008, p. 102.
  48. Raphael et Spurgeon 2004, p. 203.
  49. Raphael et Spurgeon 2004, p. 204.
  50. Raphael et Spurgeon 2004, p. 205-206.
  51. Dallas et Sacks 2018, p. 29.
  52. Dallas et al. 2013, p. 247.
  53. Rhoades 2008, p. 151.
  54. Khoury 2007, p. 10-11.
  55. a et b Dallas et Sacks 2018, p. 90-91.
  56. a b c et d Rhoades 2008, p. 152.
  57. Khoury 2007, p. 13.
  58. Rhoades 2008, p. 154.
  59. a et b Rhoades 2008, p. 153.
  60. Rhoades 2008, p. 161.
  61. (en) Dan Raviv, Comic War : Marvel's Battle for Survival, Heroes Books, , 334 p. (ISBN 978-0-7851-1606-6)
  62. (en) Dave Wallace, « Marvel Decade: An (extra)ordinary Joe », sur comicsbulletin.com/ (consulté le 27 novembre 2020).
  63. a et b « Disney to acquire Marvel Entertainment for $4B », The Walt Disney Company (consulté le 31 août 2009)
  64. Axel Alonso devient directeur de publication chez Marvel
  65. Marvel, Disney To Launch "Disney•Pixar Presents" Magazine
  66. Marvel, Disney Announce Giant-Sized "Muppets"
  67. Disney Publishing To Move Into The Same Building As Marvel Comics
  68. Disney Heads to White Plains
  69. Avengers and other Marvel heroes visit Disney's Club Penguin
  70. Marvel, Disney unveil 1st comic under new imprint
  71. Lucasfilm and Marvel Entertainment join forces to publish Star Wars comics and graphic novels
  72. « Les super-héros Marvel envahissent Paris au musée Art ludique », sur lefigaro.fr, (consulté le 9 juin 2016)
  73. (en) Daniel Hurwitz, « Disney's Maker enters Marvel universe », sur USA Today, (consulté le 26 août 2015)
  74. (en) « NewFronts 2015: Maker Studios Touts Disney Synergies with Marvel, ESPN », sur Variety, (consulté le 26 août 2015)
  75. (en) Joan E. Solsman, « Disney's Maker to dive into Marvel universe », sur CNET.com, (consulté le 26 août 2015)
  76. Marius Chapuis, « Comics : les réacs contre-attaquent », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 3 mars 2018)
  77. « Marvel acquiert Alien ainsi qu'une autre licence culte », sur hitek.fr, (consulté le 6 juillet 2020)
  78. (en) Brian Cronin, « When Stan Lee Protested Fredric Wertham's Anti-Comics Viewpoint », sur cbr.com, (consulté le 16 octobre 2020).
  79. Raphael et Spurgeon 2004, p. 114.
  80. (en) John Seven, « The Internet’s Strangest Superhero Songs: When the Marvel Bullpen Went On Record », sur comicsbeat.com, (consulté le 18 octobre 2020).
  81. Wells et Dallas 2014, p. 261.
  82. (en) Dewey Cassell et Aaron Sultan, Marie Severin : The Mirthful Mistress of Comics, TwoMorrows Publishing, , 174 p. (ISBN 978-1-60549-042-7), p. 148
  83. (en) Brian Cronin, « Knowledge Waits: The History of Marvel's No-Prize », sur cbr.com, (consulté le 20 octobre 2020).
  84. (en) Brian Cronin, « Knowledge Waits: The History of Marvel's No-Prize », sur cbr.com, (consulté le 20 octobre 2020).
  85. (en) Beau Yarbrough, « Marvel bids farewell to the Comics Code Authority, reveals the origin of Wolverine », sur cbr.com, (consulté le 28 octobre 2020).
  86. (en) Christopher J. Hayton et David L. Albright, « O Captain! My Captain! », dans Robert G. Weiner, Captain America and the Struggle of the Superhero : Critical Essays, McFarland, (ISBN 9780786453405, lire en ligne), p. 17
  87. (en) Jeffrey K. Johnson, Super-History : Comic Book Superheroes and American Society, 1938 to the Present, McFarland, , 230 p. (ISBN 978-0-7864-9035-6, lire en ligne), p. 56.
  88. a et b Wright 2003, p. 222.
  89. (en) Bryan Robinson, « What the Death of Captain America Really Means », sur abcnews.go.com, (consulté le 28 novembre 2020).
  90. (en) John McGuire, « 21st Century:The Battle for the Ideology of the American Dream », dans Kevin Michael Scott, Marvel Comics' Civil War and the Age of Terror: Critical Essays on the Comic Saga, Jefferson, Caroline du Nord, McFarland, (ISBN 9780786496891, lire en ligne), p. 159.
  91. Wright 2003, p. 219.
  92. William Blanc, « Arts et cultures de masse », dans Bruno Dumézil (dir.), Les barbares, Presses universitaires de France, (lire en ligne), chapitre 5.
  93. (en) T. Keith Edmunds, « Heroïnes Aplenty, but None my Mother Would Know », dans Maja Bajac-Carter, Norma Jones, Bob Batchelor, Heroines of Comic Books and Literature: Portrayals in Popular Culture, Lanham, Maryland, Rowman & Littlefield, (ISBN 9781442231481, lire en ligne), p. 212.
  94. (en) « GCD::Series::Yellow Claw », sur comics.org (consulté le 25 octobre 2020).
  95. (en) « GCD::Issue::Tales of Suspense #50 », sur comics.org (consulté le 25 octobre 2020).
  96. Sacks, Dallas et Dykema 2014, p. 99.
  97. (en) Kara Kvaran, « SuperGay », dans Annessa Ann Babic, Comics as History, Comics as Literature: Roles of the Comic Book in Scholarship, Society, and Entertainment, Lanham, Maryland, Rowman & Littlefield, (ISBN 9781611475579, lire en ligne), p. 147-149.
  98. Assma Maad, « Marvel : mariage homosexuel chez les super-héros de X-Men », sur 25 mai 2012 (consulté le 26 octobre 2020).
  99. (en) Kevin Irizarry, « Marvel's Greatest Ships: Hulkling & Wiccan Are the Ultimate Power Couple », sur cbr.com, (consulté le 26 octobre 2020).
  100. (en) David Thompson, « Tall in the saddle », sur theguardian.oom, (consulté le 26 octobre 2020).
  101. Paola Guzzo, « Marvel : qui est Sera, la première super-héroïne trans qui doit rejoindre "Thor 4" ? », sur rtl.fr, (consulté le 29 octobre 2020).
  102. Courtial 1985, p. 106
  103. a et b Weaver 2013, p. 111
  104. (en) Jeffrey K. Johnson, Super-History : Comic Book Superheroes and American Society, 1938 to the Present, McFarland, , 230 p. (ISBN 978-0-7864-9035-6, lire en ligne), p. 84
  105. Weaver 2013, p. 117
  106. (en) John Rhett Thomas, Stan Lee et Jack Kirby, Marvel Masterworks no 25, Marvel Comics, , 248 p. (ISBN 978-0-7851-5058-9), « Biography », p. 239
  107. Courtial 1985, p. 104
  108. (en) Rober L. Bryant, Jr, « Cut & Paste : the making of Kirby collages », The Jack Kirby Collector, TwoMorrows Publishing, no 48,‎ , p. 10-11
  109. Weaver 2013, p. 112
  110. Cassell et Sultan 2012, p. 88
  111. (en) « GCD:Series: Monster Madness », sur comics.org (consulté le 26 août 2019).
  112. (en) M. Keith Booker, Encyclopedia of Comic Books and Graphic Novels, ABC-Clio, , 763 p. (ISBN 978-0-313-35746-6, lire en ligne), p. 205
  113. (en) « GCD:Issue: The Deadly Hands of Kung Fu#1 », sur comics.org (consulté le 25 août 2019).
  114. (en) « GCD:Series: Planet of the Apes », sur comics.org (consulté le 28 août 2019).
  115. (en) « GCD:Series: Crazy magazine », sur comics.org (consulté le 28 août 2019).
  116. (en) Shaun Manning, « Denis Kitchen Discusses His "Oddly Compelling" Art Book », sur www.cbr.com, (consulté le 10 avril 2019).
  117. Guillaume Regourd, « Comix Book : quand Marvel jouait à l’underground », sur www.bodoi.info, (consulté le 10 avril 2019).
  118. enjorasworld.
  119. (en) « GCD:Series: Doc Savage », sur comics.org (consulté le 28 août 2019).
  120. (en) « GCD:Series: Kull and the Barbarians », sur comics.org (consulté le 28 août 2019).
  121. (en) « GCD:Series: Bizarre Adventures », sur comics.org (consulté le 28 août 2019).
  122. (en) « GCD:Series: Masters of Terror », sur comics.org (consulté le 28 août 2019).
  123. (en) « GCD:Series: Unknown Worlds of Science Fiction », sur comics.org (consulté le 28 août 2019).
  124. (en) « GCD:Series: Hulk », sur comics.org (consulté le 28 août 2019).
  125. (en) « GCD:Series: The Tomb of Dracula », sur comics.org (consulté le 28 août 2019).
  126. Richard J. Arndt, « Nice is the Word : A few Words on Archie Goodwin », Back Issue, no 103,‎ , p. 15-16 (lire en ligne, consulté le 6 octobre 2020)
  127. Tom DeFalco et Laura, ed. Gilbert, Marvel Chronicle A Year by Year History, London, United Kingdom, Dorling Kindersley, , 479 p. (ISBN 978-0-7566-4123-8), « 1980s », p. 220
  128. Marck Ceimcioch, « Marvel for Kids: Star Comics », Back Issue!, no 77,‎ (lire en ligne, consulté le 20 novembre 2014)
  129. Arno Kikoo, « Le label Marvel Knights sera relaunché en novembre sous la direction de Donny Cates », sur comicsblog.fr, (consulté le 9 octobre 2020)
  130. (en) Jimmy Callaway, « 20 Marvel Knights Comics That Define Heroes », sur cbr.com, (consulté le 9 octobre 2020)
  131. a b c et d (en) Scoot Allan, « 10 Marvel Comics Imprints That We All Forgot About », sur cbr.com, (consulté le 11 octobre 2020).
  132. (en) CBR Staff, « Marvel's New Ratings System... Explained! », sur cbr.com, (consulté le 14 octobre 2020)
  133. (en) Joshua Yehl, « I've Got Issues: The One Area Marvel Needs to Play Catch-up », sur ign.com, (consulté le 13 octobre 2020).[]
  134. Dallas et Sacks 2018, p. 121.
  135. Dallas et Sacks 2018, p. 61.
  136. (en) Tim Webber, « The Ultraverse: How Marvel Absorbed the Malibu Comics World », sur cbr.com, (consulté le 12 octobre 2020).
  137. (en) Adrian Wymann, « 1972 - 1974 Setting up Marvel UK », sur wymann.info, (consulté le 30 septembre 2020).
  138. (en) Adrian Wymann, « 1975 - 1977 Expansion, Mergers... and Captain Britain ! », sur wymann.info, (consulté le 1er octobre 2020).
  139. (en) Rich Johnston, « SCOOP: New Marvel Brexit British Superhero Team Comic Launches In Empyre », sur bleedingcool.com, (consulté le 2 octobre 2020).
  140. Mitchell et Thomas 2019, p. 232.
  141. (en) Rick Hudson, « On Your Stupid Earth », dans Matthew J. McEniry, Robert Moses Peaslee, Robert G. Weine, Marvel Comics into Film: Essays on Adaptations Since the 1940s, Jefferson, Caroline du Nord, McFarland, (ISBN 9780786443048, lire en ligne), p. 224.
  142. (en) Cord A. Scott, « Punishing the Punisher », dans Matthew J. McEniry, Robert Moses Peaslee, Robert G. Weine, Marvel Comics into Film: Essays on Adaptations Since the 1940s, McFarland, (ISBN 9780786443048, lire en ligne), p. 234.
  143. (en) Frank Lovece, « Movie Review: Captain America », sur Entertainment Weekly, (consulté le 4 novembre 2020)
  144. Alf, « Les 4 Fantastiques », sur nanarland.com (consulté le 4 novembre 2020).
  145. a et b (en) J Gordon Melton, The Vampire Book : The Encyclopedia of the Undead, Visible Ink Press, (ISBN 9781578593507, lire en ligne), p. 63.
  146. François Léger, « 40 ans de blockbusters hollywoodiens : X-Men (2000) », sur premiere.fr, (consulté le 8 novembre 2020).
  147. (en) James N. Gilmore, « Spinning Webs », dans Matt Yockey, Make Ours Marvel: Media Convergence and a Comics Universe, Austin, University of Texas Press, (ISBN 9781477312520, lire en ligne), p. 248.
  148. (en) Matthew J. McEniry, Robert Moses Peaslee et Robert G. Weine, Marvel Comics into Film : Essays on Adaptations Since the 1940s, Jefferson, Caroline du Nord, McFarland, , 280 p. (ISBN 9780786443048, lire en ligne).
  149. (en) Matthew Erao, « How Marvel Studios Really Works », sur screenrant.com, (consulté le 12 novembre 2020).
  150. Michel Valentin, « «Avengers : Endgame» détrône «Avatar» au classement des recettes générées », sur Le Parisien, (consulté le 12 novembre 2020)
  151. Guillemette Odicino, « Les Nouveaux Héros », sur telerama.fr (consulté le 15 novembre 2020).
  152. Peter Debruge, « Film Review: "Spider-Man: Into the Spider-Verse" », Variety,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 28 novembre 2018)
  153. « Golden Globes Winners: The Complete List » [archive du ], Variety, (consulté le 7 janvier 2019)
  154. Dave McNary, « Oscars: 'Spider-Man: Into the Spider-Verse' Wins Best Animated Feature », Variety,‎ (lire en ligne, consulté le 25 février 2019)
  155. a b et c (en) Travis Fickett, Eric Goldman, Dan Iverson et Brian Zoromski, « Spider-Man on TV », sur uk.ign.com, (consulté le 2 novembre 2019).
  156. (en) « GCD:Series: Spidey Super Stories », sur comics.org (consulté en 2 novembtre 2019).
  157. (en) Jonathan McAloon, « Spider-Man on screen: a timeline », sur www.telegraph.co.uk, (consulté le 3 novembre 2019).
  158. (en) Eric Goldman, « The Avengers: Hulk's TV History », sur uk.ign.com, (consulté le 4 novembre 2019).
  159. (en) Dominic Patten, « Marvel TV Boss Jeph Loeb On Secret ABC Series, Disney+, ‘Legion’ End, More Crossovers, ‘Ghost Rider’ & Hulu Plans », sur deadline.com, (consulté le 14 novembre 2020).
  160. Weaver 2013, p. 125
  161. (en) Travis Fickett, Eric Goldman, Dan Iverson et Brian Zoromski, « Fantastic Four on TV », sur uk.ign.com, (consulté le 30 octobre 2019).
  162. (en) Travis Fickett, Eric Goldman, Dan Iverson et Brian Zoromski, « Spider-Man on TV », sur uk.ign.com, (consulté le 30 octobre 2019).
  163. (en) Maria Antonieta Reyes, « Spider-Woman », dans Richard A. Hall, The American Superhero: Encyclopedia of Caped Crusaders in History, Santa Barbara (Californie), ABC-CLIO, (ISBN 9781440861246, lire en ligne).
  164. (en) Liam Burke, « Sowing the Seeds : How 1990s Marvel Animation Facilitates Today's Cinematic Universe », dans Matthew J. McEniry, Robert Moses Peaslee, Robert G. Weine, Marvel Comics into Film: Essays on Adaptations Since the 1940s, Jefferson, Caroline du Nord, McFarland, (ISBN 9780786443048, lire en ligne), p. 110-112 et 115-116
  165. (en) Colin Campbell, « The story of the first Spider-Man game », sur polygon.com, (consulté le 21 novembre 2020)
  166. (en) Alex Horvath, « Every Marvel Video Game Ever! », sur .comicbookherald.com, (consulté le 21 novembre 2020).
  167. (en) Davey Peppers, « 10 Best Marvel Video Games », sur screenrant.com, (consulté le 21 novembre 2020).
  168. (en) Esquire Editors, « 10 Best Marvel Video Games of All Time, Ranked », sur esquire.com, (consulté le 21 novembre 2020).

BibliographieModifier

  • (en) Blake Bell et Michael J. Vassallo, The Secret History of Marvel Comics : Jack Kirby and the Moonlighting Artists at Martin Goodman's Empire, Seattle, Fantagraphics Books, , 304 p. (ISBN 9781606995525, lire en ligne).
  • (en) M.Keith Booker, Comics through Time : A History of Icons, Idols, and Ideas, vol. 4, ABC-Clio, , 1921 p. (ISBN 978-0-313-39751-6, lire en ligne)
  • (en) John Wells et Keith Dallas, American Comic Book Chronicles : 1965-1969, TwoMorrows Publishing, , 288 p. (ISBN 9781605490557, lire en ligne).
  • (en) Jason Sacks, Keith Dallas et Dave Dykema, American Comic Book Chronicles : The 1970s, TwoMorrows Publishing, , 288 p. (ISBN 9781605490564, lire en ligne).
  • (en) Keith Dallas, Jason Sacks, Jim Beard, Dave Dykema et Paul McCoy, American Comic Book Chronicles : The 1980s, TwoMorrows Publishing, , 288 p. (ISBN 9781605490465, lire en ligne).
  • (en) Dewey Cassell et Aaron Sultan, Marie Severin : The Mirthful Mistress of Comics, TwoMorrows Publishing, , 174 p. (ISBN 978-1-60549-042-7).
  • Gérard Courtial, À la rencontre des SUPER-HÉROS, Bédésup, , 152 p.
  • (en) Les Daniels : Marvel, five fabulous decades of the world's greatest comics (1991) (introduction par Stan Lee)
  • (en) Randy Duncan et Matthew J. Smith, The Power of Comics : History, Form & Culture, New York, The Continuum International Publishing Group Inc., , 346 p. (ISBN 978-0-8264-2936-0, lire en ligne)
  • (en) Robert Genter, « "With Great Power Comes Great Responsibility" : Cold War Culture and the Birth of Marvel Comics », The Journal of Popular Culture, Blackwell Publishing, vol. 40, no 6,‎ , p. 953–978 (lire en ligne)
  • (en) Martin Gitlin, Stan Lee : Comic Book Superhero, ABDO Publishing, , 112 p. (ISBN 978-1-60453-898-4).
  • (en) Sean Howe, Marvel Comics : The Untold Story, Harper, , 496 p. (ISBN 978-0-06-199210-0)
  • (en) Stephen Krensky, Comic Book Century : The History of American Comic Books, Minneapolis, Twenty-First Century Books, , 112 p. (ISBN 978-0-8225-6654-0, lire en ligne).
  • (en) Jordan Raphael et Tom Spurgeon, Stan Lee and the Rise and Fall of the American Comic Book, Chicago, Chicago Review Press, Incorporated, , 320 p. (ISBN 978-1-61374-292-1, lire en ligne).
  • Roy Thomas, 75 ans de Marvel. De l 'Âge d'or des comics à l'ère des blockbusters, Taschen, , 720 p.
  • (en) Tyler Weaver, Comics for Film, Games, and Animation : Using Comics to Construct Your Transmedia Storyworld, Taylor & Francis, , 352 p. (ISBN 978-1-136-14574-2, lire en ligne)
  • (en) Greg Theakston et Jack Kirby, The Complete Jack Kirby : 1940-1941, vol. 2, Pure Imagination Publishing, , 270 p. (ISBN 978-1-566-85007-0), p. 243
  • (en) Will Murray, « Introduction », dans Carl Burgos, Paul Gustavson, Bill Everett et al., Marvel Comics 1 : 80Th Anniversary Edition, New-York, Marvel Entertainment, (ISBN 9781302514532, lire en ligne)
  • (en) Shirrel Rhoades, A Complete History of American Comic Books, Peter Lang, , 353 p. (ISBN 1433101076, lire en ligne)
  • (en) Tyler Weaver, Comics for Film, Games, and Animation : Using Comics to Construct Your Transmedia Storyworld, Taylor & Francis, , 352 p. (ISBN 9781136145742, lire en ligne)
  • (en) Bradford W. Wright, Comic Book Nation : The Transformation of Youth Culture in America, JHU Press, , 360 p. (ISBN 9780801874505, lire en ligne)d'

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier