Jim Shooter

auteur de bandes dessinées
Jim Shooter
Description de cette image, également commentée ci-après
Jim Shooter en 1982
Alias
Paul Creddick
Naissance (69 ans)
Pittsburgh, Pennsylvanie
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Profession
éditeur et scénariste de bandes dessinées
Autres activités
dessinateur
Distinctions
Eagle Award, 1979
Inkpot Award, 1980
Haxtur Award 1986

Compléments

Jim Shooter (né le à Pittsburgh) est un éditeur et scénariste de comics américain.

BiographieModifier

MarvelModifier

Devenu scénariste de comics pendant son adolescence, Jim Shooter mène une longue carrière dans l'industrie de la bande dessinée américaine, principalement comme scénariste et responsable de publication, travaillant aussi à l'occasion comme dessinateur. Il travaille pour Adventure Comics, DC Comics, Marvel Comics, Broadway Comics.

Il crée plusieurs personnages comme le Beyonder. En 1980, il reçoit le prix Inkpot au Comic-Con de San Diego.

Valiant ComicsModifier

En 1987, Jim Shooter alors éditeur en chef de Marvel Comics est licencié. Il n'est cependant pas touché par le chômage car Marvel le recommande auprès de Steven Massarsky, un producteur qui prévoit de monter un spectacle mettant en scène des personnages de Marvel. Shooter qui a une grande expérience dans la direction d'une maison d'édition convainc Massarsky d'en fonder une nouvelle. Le projet est même au début de racheter Marvel à son propriétaire New World Entertainment. L'opération échoue et Shooter et Massarsky en reviennent donc à leur projet initial et fondent en novembre 1989 la société nommée Voyager Communication dont Valiant Comics est une division[1].

Shooter traite d'abord avec Western Publishing pour avoir les droits de personnages détenus par cette société comme Magnus l'anti-robot. Par ailleurs Massarsky signe un contrat avec Nintendo pour adapter en comics plusieurs personnages de jeux vidéos[2]. Ces comics plus vendus dans des magasins de jouets que dans des magasins de comics sont supposés attirés un nouveau lectorat[3],[4]. Malheureusement, cette stratégie est un échec. Bien que Shooter ait engagé des dessinateurs aguerris comme Steve Ditko, dessinateur historique de Spider-Man, Bob Layton, Don Perlin et Barry Windsor-Smith mais aussi de jeunes talents prometteurs comme David Lapham ou Joe Quesada, les acheteurs n'apprécient pas un dessin et des scénarios trop éloignés de ce qui se trouve dans les jeux[4],[3]. Le manque de coopération de Nintendo participe aussi à l'échec de ces comics. La seconde collection de comics de Valiant, reprenant les héros de la Western Publishing, n'est pas plus satisfaisante. Les deux premières séries prévues sont annulées avant même d'être publiées car les précommandes sont insuffisantes[3].

Ces échecs successifs n'empêchent pas Shooter de poursuivre l'aventure et en 1991 sortent deux comics avec des héros de la Western, Magnus, Robot Fighter, scénarisé par Jim Shooter et dessiné par Art Nichols et Bob Layton, et Solar, Man of the Atom[5]. Bien que les ventes ne soient pas exceptionnelles, elles permettent à Valiant de ne pas sombrer. Pour fidéliser les lecteurs, Shooter a l'idée de proposer des comics gratuits introuvables dans le commerce, des « numéros 0 », en échange de l'envoi de bons détachables dans les comics. Les titres suivants sont des créations originales à commencer par Harbinger qui est suivi de X-O Manowar et Shadowman. Peu à peu le lectorat des titres Valiant se développe et les anciens numéros prennent de la valeur[4].

Ainsi Valiant, bien qu'alors fortement endetté, devient un éditeur reconnu et dont les séries sont suivies. Cependant, quelques mois après la fin du crossover Unity qui est un grand succès, Jim Shooter quitte Valiant, emmenant avec lui ses plus proches collaborateurs, et part fonder Defiant Comics. Il est peu après suivi par David Lapham, alors un des dessinateurs vedettes de Valiant[2] ayant à son actif les séries Shadowman, Harbinger, Rai et H.A.R.D. Corps[6].

PublicationsModifier

CréationsModifier

DC Comics
Marvel Comics
Autres

RécompensesModifier

RéférencesModifier

  1. Dallas et Sacks 2018, p. 29.
  2. a et b Voger 2006, p. 55.
  3. a b et c Dallas et Sacks 2018, p. 30.
  4. a b et c (en) Ryan McLelland, « Valiant Days, Valiant Nights : A Look Back on the Rise and Fall of Valiant », sur sequart.org, (consulté le 12 octobre 2015)
  5. Duncan et Smith 2009, p. 74
  6. Voger 2006, p. 71.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (en) Keith Dallas et Jason Sacks, American Comic Book Chronicles : The 1990s, TwoMorrows Publishing, , 288 p. (ISBN 9781605490847, lire en ligne).
  • (en) Randy Duncan et Matthew J. Smith, The Power of Comics : History, Form & Culture, The Continuum International Publishing Group Inc., , 346 p. (ISBN 978-0826429360, lire en ligne)
  • (en) Mark Voger, The Dark Age : Grim, Great and Gimmicky Post-Modern Comics, Raleigh, TwoMorrows Publishing, , 166 p. (ISBN 1-893905-53-5)

Liens externesModifier