Artima

ancienne maison d'édition
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Artima est une maison d'édition française de bandes dessinées basée à Tourcoing (nord de la France) et dirigée par Émile Keirsbilk dans les années 1950 et 1960. Son nom signifie « ARTisans en IMAgerie ».

Artima
Arédit/Artima[1]
Repères historiques
Création 1943 en bande dessinée1943[2]
Disparition 1989[3]
Fiche d’identité
Siège social Tourcoing (France)
Personne(s) clé(s) Émile Keirsbilk
Collections
Langues de publication français
Société mère Presses de la Cité

De 1943 à 1962, sous le nom d'ArtimaModifier

En 1942-1943, Artima débute en publiant des livres d'images et de coloriage[4].

Vers 1945, Artima publie des périodiques de bande dessinée, d'abord en format « à la française » (orientation portrait des pages), puis « à l'italienne » (orientation paysage des pages, c'est-à-dire des pages plus larges que hautes) à la fin de l'année[4],[5].

À partir de 1952, l'intérêt pour le format « à l'italienne » s'estompant, Artima commence à publier des mensuels de bandes dessinées dans le nouveau format 17,5 x 23 cm, dit « à la française »[4] (seuls quelques titres comme Big Boy ou Foxie eurent un format « pocket » plus petits). Ardan est le premier titre paru dans ce format.

Les bandes dessinée publiées sont d'abord françaises (Tarou, Tim l'Audace, Tex Bill, Toni Cyclone, Audax avec Luc Hardy ou Bill Tornadeetc.), mais suivent bientôt des traductions de bandes dessinées étrangères (Panda de Marten Toonder, Atome Kid, Angel Audaz, Ray Cometetc..

À partir de 1954, Artima ne publie plus en format « à l'italienne »[4].

En 1956, Artima édite chaque mois une vingtaine de fascicules de 32 pages chacun dont deux récits complets. Les couvertures, très accrocheuses, sont en couleurs, l'intérieur en noir et blanc. Chaque titre cible un genre particulier :

  • Guerre, action et aventure : Audax , Ardan, Tarou, Aventures Film, Vigor, Dynamic, Tempest, Ouragan, Red Canyon, Fulgor, Vengeur, Olympic, Hardy, Mystic, Eclair, Téméraire, Choc, Commando, Toni Cyclone.
  • Science-fiction et fantastique : Meteor (série dessinée par Raoul Giordan), Cosmos (Ray Comet), Sidéral, Aventures fiction, Spoutnik, Atome Kid, Monde Futur, Big Boy (devenu Big Boss), Bat Man (sans aucun rapport avec le célèbre personnage, mais dans la lignée Aventures fiction)
Ces magazines introduisent en France une partie des revues de DC Comics dont les « Francs-Archers » (Green Arrow), le chasseur d'hommes de Mars, Adam Strange, le chauffeur de taxi de l'espace, le musée de l'espace et le Ranger de l'espace.
  • Humour poétique : Panda, série dont le dessinateur et concepteur est le néerlandais Marten Toonder, Foxie (courtes fables animalières irrésistibles publiées par DC Comics).

Les dessinateurs comprennent des artistes :

En , Artima utilise le nom d’Arédit lors du lancement de Foxie et Big Boy en petit format, mais cesse de le faire, en 1957[4] après 4 ou 5 numéros.

En 1960, Artima publie ses premières séries dédiées aux filles, mélangeant bandes dessinées et romans-photos.

À partir de 1962, Presses de la Cité et AréditModifier

En 1962, les Presses de la Cité rachètent Artima[5], alors en difficulté financière, notamment dans le but de publier sous le nom d’Arédit[3] des adaptations de leur catalogue de romans (incluant ceux de la collection Fleuve noir) en bande dessinée.

Le nom du nouveau propriétaire n'apparaît sur les publications qu'en et il faut attendre le mois de pour que le nom Arédit soit indiqué[4],[5].

Petit à petit, les traductions de la plupart des séries de DC, à l'exception de Superman et Batman réservés à Sagédition (en France) et Interpresse (en Belgique), puis de Marvel, celles dont n'a pas voulu Lug[4], prennent le pas sur les créations européennes avec des collections comme Artima Color DC SuperStar, Artima Color Marvel Superstar ou bien encore Artima Color Marvel Géant, qui a eu 14 titres différents publiés de à [6] pour un total de 45 albums.

En 1989, Artima/Arédit disparaît[3],[4].

Réédition en albumsModifier

En 1990, à l'initiative de Pierre Cordier, patron d'Artima, les éditions Lefrancq débutent la publication d'albums reprenant les l'âge d'or d'ARTIMA. 4 volumes de Météor (soit 23 fascicules) sont publiés jusqu'en 1996[5]. En 1998, les éditions Lefrancq, du moins sous cette forme, disparaissent purement et simplement.

PublicationsModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

RéférencesModifier

  1. « Editeur VF : Arédit/Artima », comicsvf.com (consulté le 16 mai 2019).
  2. Frédéric Drouin, « La grande aventure oubliée d'ARTIMA », (consulté le )
  3. a b et c Howard Drake & Dominik Vallet, « La mort d'ARTIMA, le règne d'AREDIT, le retour d'ARTIMA (1962-1989) », sur Météor, (consulté le )
  4. a b c d e f g et h Dominik Vallet, « Arédit/Artima », sur Pimpf Wiki (consulté le )
  5. a b c et d d'après Roger Gaillard et Prokov, « L'histoire de l'âge d'or d'ARTIMA, le règne des récits complets (RC) à la française (1952-1962) », sur Météor (consulté le )
  6. « Collection VF : Artima Color Marvel Géant », comicsvf.com (consulté le 16 mai 2019).