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Marillac-le-Franc

commune française du département de la Charente

Marillac-le-Franc
Marillac-le-Franc
Vue de Marillac depuis l'est.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Val de Tardoire
Intercommunalité Communauté de communes Bandiat-Tardoire
Maire
Mandat
Pierre Bardoulat
2014-2020
Code postal 16110
Code commune 16209
Démographie
Gentilé Marillacois
Population
municipale
819 hab. (2016 en augmentation de 2,89 % par rapport à 2011)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 10″ nord, 0° 25′ 50″ est
Altitude Min. 84 m
Max. 203 m
Superficie 14,49 km2
Localisation

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Marillac-le-Franc

Marillac-le-Franc (Marilhac en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Marillacois et les Marillacoises[1].

GéographieModifier

Localisation et accèsModifier

Marillac-le-Franc est située à 2 km à l'est de La Rochefoucauld et à 25 km à l'est d'Angoulême.

La D 13, route de La Rochefoucauld à Rochechouart par l'Arbre, passe au nord du bourg, qui est desservi par la D 395 qui va à La Rochefoucauld et la D 392, perpendiculaire, qui va de Taponnat à Saint-Sornin[2].

La gare la plus proche est celle de La Rochefoucauld, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Limoges.

Hameaux et lieux-ditsModifier

Le bourg de Marillac n'est pas très grand, et la commune comprend quelques gros hameaux : Limarceau, Chez le Meunier, Puybrunet, la Vallade, etc.

La proximité de La Rochefoucauld a aussi entraîné la construction de quelques maisons et lotissements, en particulier à la Gassouille[2].

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

La commune est sur le karst de La Rochefoucauld, ce qui se traduit par la présence de nombreux gouffres et avens.

Il s'agit d'un vaste plateau calcaire incliné vers l'ouest, premiers sédiments du Bassin aquitain, creusé par des petites vallées descendant du Massif de l'Arbre, premier mont du Massif central qui commence quelques kilomètres à l'est. Le sol est principalement composé de coulées d'origine tertiaire, altérite, argile rouge et sableuse à silex, calcaire du Jurassique inférieur, sauf dans les vallées (dépôt alluvionnaire)[3],[4],[5]. Ces vallées sont en conséquence plus creusées à l'est de la commune.

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 203 m, situé sur la limite sud-est. Le point le plus bas est à 84 m, situé le long de la Ligonne sur la limite ouest. Le bourg est à 110 m d'altitude[2].

HydrographieModifier

 
La Ligonne

Les ruisseaux s'enfoncent dans les gouffres avant d'atteindre leur confluence dans la Tardoire, en particulier la Ligonne qui passe au bourg, et qui a formé l'aven de Marillac.

La Ligonne reçoit aussi la Margot, qui passe à Yvrac et à Beaumont, et se jette au pied du bourg qu'il n'atteint qu'en hiver[2].

ClimatModifier

Le climat est océanique aquitain comme les trois quarts sud-ouest de la Charente. La commune est plus arrosée à l'est où le relief est plus élevé.

Article connexe : Climat de la Charente.

VégétationModifier

La commune est en partie boisée, principalement à l'est où l'on trouve la Forêt de Marillac. Les champs donnent lieu principalement à de la culture.

ToponymieModifier

Les formes anciennes sont Mareslaco en 1060, Marilhaco en 1324[6], Marilaco, Marlhaco, Marlhac au XIIIe siècle[7].

L'origine du nom de Marillac remonterait à un nom de personne gallo-romain Marillius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Marilliacum, « domaine de Marillius »[8].

Créée en 1793 Marillac, la commune ne s'est appelée Marillac-le-Franc qu'en 1969[9], par la demande du maire de l'époque, André Rambaud, concrétisant ainsi un usage déjà ancien de la population. En effet, le nom Marillac-le-Franc était déjà employé en 1817[10]. Une tradition locale ferait remonter à Charlemagne ce nom, car il aurait accordé des franchises en Angoumois, pour remercier les défenseurs de la chrétienté. Il est plus probable, selon des études récentes, qu'il y ait bien eu une franchise, mais au XIVe siècle, accordée au seigneur de Marillac, Aubert Tison, afin de vendre ses céréales à La Rochefoucauld[11].

DialecteModifier

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[12]. Elle se nomme Marilhac en occitan[13].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

HistoireModifier

Au bourg, le logis du XVIIe siècle devait remplacer l'ancien château féodal qui était le siège d'un fief assez important dépendant de la baronnie de Montbron. Dans les premières années du XVIIe siècle, ce fief appartenait à Simon Chaigneau, procureur et juge-assesseur à Marthon.

Les registres de l'état civil remontent à 1626, mais sont incomplets[14].

AdministrationModifier

Liste des mairesModifier

 
La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 2008 Jean-Pierre Chamoulaud DVG  
2008 En cours Pierre Bardoulat SE Artisan

Politique environnementaleModifier

En 2017, la commune a été labellisée « deux fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[15].

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2016, la commune comptait 819 habitants[Note 1], en augmentation de 2,89 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
732796726691797796815796788
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
800755684704730732692655663
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
702676601555549571565600594
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 -
521599574626617689796819-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Marillac-le-Franc en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,6 
6,2 
75 à 89 ans
8,6 
17,3 
60 à 74 ans
19,5 
23,2 
45 à 59 ans
21,8 
22,0 
30 à 44 ans
21,0 
13,8 
15 à 29 ans
12,6 
17,6 
0 à 14 ans
15,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

RemarquesModifier

La population est en hausse légère mais constante de par la proximité des zones d'emplois de La Rochefoucauld et Angoulême.

ÉconomieModifier

Équipements, services et vie localeModifier

EnseignementModifier

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Marillac et Yvrac-et-Malleyrand. Marillac accueille l'école élémentaire qui comporte deux classes, et Yvrac l'école primaire. Le secteur du collège est La Rochefoucauld[21].

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine religieuxModifier

L'église paroissiale Saint-Didier date du XIIe siècle, en remplacement d'une église construite au XIe siècle. Son plan est en croix latine, avec une nef unique percée de trois baies en plein cintre sur le mur latéral sud. La façade est percée d'un portail à trois voussures brisées et des chapiteaux ornés. Un berceau de bois couvre la nef qui semble ne jamais avoir été voûtée. L'abside semi-circulaire est aussi éclairée par trois baies en plein cintre. Les transepts ont été refait au XIXe siècle. La chaire en bois date aussi de ce siècle, et l'autel en marbre de Carrare a été acquis en 1900[22],[23]. L'église est inscrite aux monuments historiques depuis 1925[24].

  Église Saint-Didier

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Patrimoine civilModifier

 
Fontaine sculptée de la place de l'église

L'aven de Marillac est un gouffre situé sur la Ligonne. Peu impressionnant, il s'agit surtout d'un gisement préhistorique situé aux Pradelles, où hommes et animaux se sont fait piéger. Une fontaine a été érigée récemment sur la place de l'église avec une statue évoquant l'Homme de Marillac.

La commune possède aussi un intéressant patrimoine bâti, dont le logis de Croix de Bord de style périgordin, ou Chabrou[25].

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 1er février 2015)
  2. a b c d et e Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre, (consulté le 6 novembre 2011)
  6. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. II, Angoulême, imprimerie Roux et Despujols, , 588 p., p. 365
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 86,168,186,188,280
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 436.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. A.F. Lecousturier, Dictionnaire des postes aux lettres du Royaume de France, imprimeur Valade, (lire en ligne), p. 210
  11. Sylvain Deschamps, « Doyenné Tardoire et Bandiat », (consulté le 1er février 2015)
  12. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  13. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 1er février 2015)
  14. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 233
  15. Site des villes et villages fleuris, consulté le 27 décembre 2017.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. « Evolution et structure de la population à Marillac-le-Franc en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  21. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 8 juillet 2012)
  22. Panneau explicatif à l'entrée
  23. Communauté de Communes Bandiat-Tardoire, « L'église de Marillac », (consulté le 16 avril 2010)
  24. « L'église de Marillac », notice no PA00104412, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sepulchre, (réimpr. 2005), 893 p., p. 451-452

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier