Macheren

commune française du département de la Moselle

Macheren
Petit-Ebersviller
Macheren
Église Saint-Thomas à Macheren.
Blason de Macheren Petit-Ebersviller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Avold Synergie
Maire
Mandat
Jean Meketyn
2020-2026
Code postal 57730
Code commune 57428
Démographie
Gentilé Macherenois
Population
municipale
2 761 hab. (2018 en diminution de 4,3 % par rapport à 2013)
Densité 163 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 09″ nord, 6° 46′ 37″ est
Altitude Min. 217 m
Max. 332 m
Superficie 16,95 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Saint-Avold (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Avold (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Avold
Législatives Septième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Géolocalisation sur la carte : Moselle
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France

Macheren est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est. Elle est localisée dans la région naturelle du Warndt et dans le bassin de vie de la Moselle-Est.

GéographieModifier

Communes limitrophes de Macheren
Saint-Avold Hombourg-Haut Guenviller
Valmont  
Lachambre Biding Cappel

Écarts et lieux-ditsModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Macheren est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Avold (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 6 communes[5] et 34 169 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Avold (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 28 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (45,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (45,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,2 %), prairies (27,9 %), terres arables (13,1 %), zones urbanisées (10,8 %), zones agricoles hétérogènes (2,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,3 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

ToponymieModifier

  • Macheren : Machera (1121), Makre (1289), Makara (1334), Macheren (1365), Macheren by Hombürg (1485), Maizière-lez-Hombourg (1490), Machern (1594), Macher (1595), Maikerne (1611), Makeren (1751)[12]. Toponymie similaire avec Macker et Machern.
  • Lenzviller : Lensviller et Lentzwiller (1693), Lentzwiller (1698), Linsweiller (1756), Linsviller (carte Cassini), Leinswiller (carte de l'état-major), Lentzwiller-Hoff[12].

HistoireModifier

  • D'apres Augustin Calmet, le nom de Macheren est l'équivalent allemand du latin maceriae et du français maizieres[13]. Le mot latin signifie « muraille »[13], « mur en pierre sèche»[14], ou encore « ruine ».
  • Dépendait de l’ancienne province de Lorraine, de la châtellenie de Hombourg.
  • Petit-Ébersviller était anciennement le chef-lieu d'une paroisse de l'archiprêtré de Saint-Avold, qui dépendait de l'abbaye de Wadgassen (Prémontrés).

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1857   Pierre Schmitt    
mars 1983 juin 1995 Joseph Wurde   Enseignant
juin 1995 mars 2001 André Wojciechowski RPR Retraité de La Poste
Conseil général de Saint-Avold-2 (1998 → 2007)
mars 2001 mars 2014 Bernard Trinkwell DVD  
mars 2014 En cours
(au 4 juillet 2020)
Jean Meketyn SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2018, la commune comptait 2 761 habitants[Note 3], en diminution de 4,3 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
481328374603799719694681619
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
572565521500532567590625621
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
6596256676156791 0441 8421 7562 063
1990 1999 2006 2011 2016 2018 - - -
2 7862 8092 9462 9092 7812 761---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Édifices religieuxModifier

  • Église paroissiale Saint-Thomas à Macheren, reconstruction de l’église 3e quart XVIIIe siècle à l’emplacement d’une chapelle détruite en 1758
  • Église paroissiale Saint-Étienne à Petit Ebersviller, reconstruite en 1752, à l’emplacement d’un édifice de 1676
  • Chapelle Notre-Dame-de-Lorette à Lenzviller, construite au XVIIe siècle ; agrandie ou reconstruite début XVIIIe siècle ; restaurée au XXe siècle
  • Église Saint-Jean-Bosco quartier Le Wenheck [quartier partagé avec la commune de Saint-Avold].
  • Chapelle à Moulin-Neuf, construite vers 1910 pour la famille Bour, à la suite d’un vœu, cet édifice abritait des statues anciennes qui ont hélas disparu : une statue de saint Florent, une autre de saint Benoit et une très belle Vierge à l'Enfant.
  • Chapelle Heiligenbronn daté 1779, située à l'écart de la route qui va de Moulin-Neuf à Petit-Ebersviller, avant le pont du chemin de fer. Construit sur un terrain en pente et entouré d'arbres, élevé à l’emplacement d’une source, aujourd'hui tarie, près de laquelle on a découvert des fragments de sculptures antiques (statue de la déesse Diane) ; abrité par un oratoire, dédié à saint Fiacre et à saint Fridolin. Remplace peut-être une chapelle plus ancienne. Aujourd'hui à l'abandon, la chapelle était autrefois lieu de pèlerinage car on prêtait des vertus médicales aux eaux de la "Sainte source" dite aussi "Bonne-Fontaine".
  • Oratoire de la Trinité XVIIIe siècle, à Moulin-Neuf.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
Parti : au 1er d'azur semé de billettes d'or au lion couronné du même brochant sur le tout, au 2e d'argent à la fasce de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie Royale, 1845.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 1er avril 2021).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 1er avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 1er avril 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Saint-Avold (partie française) », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 1er avril 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 1er avril 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 1er avril 2021).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Avold (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 1er avril 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 1er avril 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 20 mai 2021)
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 20 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  13. a et b Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, Bulletin de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, Metz, 1866
  14. dicolatin.com
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.