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Faulquemont

commune française du département de la Moselle
Ne doit pas être confondu avec Fauquemont.

Faulquemont
Chémery-lès-Faulquemont
Faulquemont
Siège de la mine de Faulquemont.
Blason de Faulquemont Chémery-lès-Faulquemont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach/Boulay-Moselle
Canton Faulquemont (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du District urbain de Faulquemont
(siège)
Maire
Mandat
Bruno Bianchin
2014-2020
Code postal 57380
Code commune 57209
Démographie
Gentilé Faulquinois
Population
municipale
5 394 hab. (2016 en diminution de 1,78 % par rapport à 2011)
Densité 287 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 31″ nord, 6° 36′ 00″ est
Altitude Min. 241 m
Max. 401 m
Superficie 18,79 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

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Géolocalisation sur la carte : France

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Liens
Site web ville-faulquemont.fr

Faulquemont (allemand : Falkenberg, francique mosellan : Folkenburch) est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est.

Historiquement et culturellement située en Lorraine, dans le pays de Nied, la commune est le bureau centralisateur du canton éponyme, ainsi que le siège de l'intercommunalité du district urbain de Faulquemont.

Sommaire

GéographieModifier

Traversée par la Nied allemande, Faulquemont est située dans le centre du département de la Moselle, à 35 km à l'est de Metz, et à 13 km au sud-ouest de Saint-Avold.

Écarts et lieux-ditsModifier

ToponymieModifier

FaulquemontModifier

  • D'un nom de personne Falco(n) + mont[1].
  • Ancien noms[2] : Falconis montem (1119), Falconis mons (1210), Falquemont (1319), Falkemberg (1357), Falckenburg (1359), Faulkemont (1360), Falkenbourg (1396), Focamons (1398), Falkenberg (1425), Falquemont/Falkemont (XVe siècle), Falcomonc (1508 environ)[3], Falcomons/Falquemont (1544), Falskembourg (1594), Falkemberg (1779), Falkoburgum (D. Cal. Not. Lorr.), Faulquemont (1801), Falkenberg (1871-1918 et 1940-1944).
  • En allemand : Falkenberg[2], Falkemberg[4] et Valckenberg[5]. En francique lorrain : Folkenburch[6].
  • Au XIXe siècle, Faulquemont était également connu au niveau postal sous le nom de Falkenbourich[7].

BonehouseModifier

  • Ancien noms[2]: Bonusa (1147), Bonhausen (1359), Bonhuse (1360), Bonne hosse (1389), Bonhuhausen (1413), Bonnehaut (XVIIIe siècle), Bonnehaus (1756 et 1779), Bonnehause (1825).
  • En francique lorrain : Bonhusen[6].

HistoireModifier

Important centre de poterie durant la période gallo-romaine. "Falconis Mons" (latin, Mont des faucons). Appartenait aux évêques de Metz au XIe siècle, au duc de Lorraine, à Jean de Fénétrange et à Dietrich Bayer de Boppart au XVe siècle, ainsi qu'à la prévôté de Luxembourg pour l'année 1473[8].

  • 1590 : siège des Messins.
  • 1634 : Les duchés de Bar et de Lorraine sont occupés par la France : le château et ses remparts furent détruits sur ordre de Richelieu.
  • À partir de 1683 : reconstruction du village.
  • Création du marquisat de Faulquemont au profit de la Maison de Harraucourt au XVIIe siècle.
  • 1765: la comtesse de Choiseul fait reconstruire l'église du bourg. La nouvelle construction devient église mère de la cure de Faulquemont.
  • 1766 : rattachement à la France.
  • Important centre industriel au XIXe siècle et au XXe siècle. Une mine de charbon est mise en activité.
  • Depuis 1945 : développement économique grâce aux Houillères du bassin de Lorraine.
  • 1974 : fermeture de la mine de charbon.

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Faulquemont est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Après deux générations de paix et de prospérité, beaucoup tomberont sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi sur le Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. La victoire des Alliés en 1918 permettra aux habitants du canton de retrouver la nationalité française. La Seconde Guerre mondiale et l'Annexion "de facto" au Reich Nazi marqueront longtemps les esprits. La commune ne sera libérée que le 4 décembre 1944[9], deux semaines après Metz et six mois après le débarquement des alliés en Normandie.

HéraldiqueModifier

  Blason Écartelé : aux 1er et 4e d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent, aux 2e et 3e d'or à la croix de gueules, au franc-quartier d'argent chargé d'un lion de sable, armé et lampassé de gueules, couronné d'or.
Détails
Ce blason fut accepté par un décret du 27 mai 1914.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

En 2010, la commune de Faulquemont a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[10].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1919 1939 Émile Houpert    
octobre 1947 avril 1953 R. Nagel    
mars 1971 mars 1995 Joseph Bastian PS Ouvrier mineur
Président du district urbain de Faulquemont (1975 → 1983)
mars 1995 mars 2008 Claude Steitz DVD  
mars 2008 En cours Bruno Bianchin DVD Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Chémery-lès-FaulquemontModifier

Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977   Jean-Marie Matuszczak    
2008   Victor Michel    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2016, la commune comptait 5 394 habitants[Note 1], en diminution de 1,78 % par rapport à 2011 (Moselle : +0,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
1 0099571 0051 1551 1611 0471 1131 1431 060
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 2261 2551 2101 1641 0591 0701 0291 015846
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
9811 0771 1651 1913 1525 1155 4515 5335 873
1990 1999 2004 2009 2014 2016 - - -
5 4325 4785 5335 5115 4185 394---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

SobriquetModifier

Surnom à propos des Faulquinois : Die stänesel (stenesel) = les ânes revêches, entêtés[15]. Dans le parler dialectique, le terme Stänesel revêt un sens dépréciatif, se traduisant par : difficile, intraitable, obstiné.

Lieux et monumentsModifier

  • Passage de la voie romaine de Metz à Keskastel, à Chémery.
  • Vestiges d'ateliers de poterie et de poteries gallo-romains.
  • Ancien hôtel de ville : niveau inférieur du XVIe siècle.
  • Ruines du château de Faulquemont, remparts et château démantelés sur ordre du cardinal de Richelieu en 1634.

Édifices religieuxModifier

  • Église Saint-Vincent. Les travaux débutèrent en 1763 sur le plans de l'architecte nancéien Richert. La comtesse de Choiseul participa en grande partie au financement de la nouvelle église. L'église est de style baroque rococo, si représentatif du XVIIIe siècle. Les notes de l'orgue y résonnent depuis 1876. Celui-ci fut racheté et réinstallé par un facteur d'orgue. Le clocher a été reconstruit par la commune en 1927. Le 15 juin 1930, six nouvelles cloches furent bénies par monseigneur Pelt, évêque de Metz. Cinq cloches sont installées dans le clocher, dont le bourdon Saint-Vincent. La sixième se trouve à la chapelle Saint-Vincent. De nombreuses rénovations ont été effectuées depuis 1987, par la commune, et le conseil de fabrique, dont la consolidation de la toiture, des boiseries et des peintures.
  • Église Marie-Reine à Faulquemont-cité, moderne 1956.
  • Chapelle Saint-Vincent (ancienne église paroissiale) : chœur XVe siècle gothique, nef moderne, vitraux XVIe siècle; bustes-reliquaires XVIIIe siècle.
  • Église Saint-Nicolas de Chémery-lès-Faulquemont, fin XVIIe siècle : fonts baptismaux 1724, cloche 1776.
  • Ancien ossuaire au cimetière Saint-Vincent.
  • Synagogue construite en 1960, la première construite en 1900 fut rasée en 1940 par les Allemands, aujourd'hui désaffectée.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Mathias Robert de Hesseln (1731- ap. 1780) cartographe français, censeur royal et géographe du roi, né à Faulquemont.
  • Édouard Berveiller (1843-1910) : graveur (estampe - gravure sur bois). A gravé, entre autres, quelques illustrations de Yan' Dargent dans la Divine comédie de Dante (édition Garnier, 1925).
  • Joseph Madeline (1891-1977) : architecte du siège de la mine de Faulquemont.
  • Manu Foissotte (né en 1972), producteur et animateur de radio français.

ÉconomieModifier

Une des usines du groupe Viessmann est implantée à Faulquemont. Viessmann est une entreprise d'origine allemande, qui s'est spécialisée dans la construction et la vente de chaudières de chauffage central. Elle développe plusieurs types de chaudières, à bois, au gaz, au fioul, à l'énergie solaire, ainsi que des pompes à chaleur. Cette entreprise possède de nombreuses filiales dans le monde.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Wojtkowiak F. (2001). Suivi des mouvements de la surface du sol par nivellement et par interférométrie SAR différentielle depuis l’arrêt des pompages d’exhaure dans le secteur de Faulquemont (Moselle). Rapport INERIS DRS-01-23740/R01, septembre 2001

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Negre
  2. a b et c Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  3. Visible sur la Carte "Ducatus Lotharingie" http://bmn-renaissance.nancy.fr/viewer/show/1907#page/n0/mode/1up
  4. Augustin Calmet, Notice de la Lorraine, Nancy, 1756
  5. Géographie Universelle traduite de l'Allemand de Mr. Büsching, tome 4, contenant la France (première partie), Strasbourg, Bauer & Cie, 1770
  6. a et b Geoplatt
  7. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant, dans un ordre alphabétique général, les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie royale, 1845.
  8. Jules Vannérus, Dénombrements des feux des duché de Luxembourg et comté de Chiny, 1921.
  9. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994, p.15
  10. « Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Consulté le 19/12/2009.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. Passé-Présent : La Moselle dévoilée n°10 (Septembre-octobre-novembre 2013)