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Page d'aide sur l'homonymie Pour L'album de John Coltrane, voir Meditations.
La position du lotus, caractéristique de la méditation orientale.
Un homme méditant dans un parc de Malmö en Suède.

Le terme méditation (du latin meditatio) désigne une pratique mentale ou spirituelle. Elle consiste souvent en une attention portée sur un certain objet de pensée (méditer un principe philosophique par exemple, dans le but d'en approfondir le sens) ou sur soi (dans le but de pratique méditative afin de réaliser son identité spirituelle). La méditation implique généralement que le pratiquant amène son attention de façon centripète sur un seul point de référence[1] .

La méditation (bhāvanā en sanskrit et pali) est au cœur de nombreuses pratiques spirituelles ou religieuses comme celles du bouddhisme, de l'hindouisme, du jaïnisme, du sikhisme, du taoïsme, du yoga, de l'islam, du christianisme ainsi que d'autres formes plus récentes de spiritualité, mais également médicale.

C'est une pratique visant à produire la paix intérieure, la vacuité de l'esprit, des états de conscience modifiés ou l'apaisement progressif du mental voire une simple relaxation, obtenus en se « familiarisant » avec un objet d'observation : qu'il soit extérieur (comme un objet réel ou un symbole) ou intérieur (comme l'esprit ou un concept, voire l'absence de concept, ou bien les sensations).

Sommaire

LexiqueModifier

 
Le penseur.
  • Psychologie : Action de penser avec une grande concentration d'esprit pour approfondir sa réflexion. Pensée réfléchie et concentrée sur un sujet particulier.
  • Religion : Exercice spirituel préparant à la contemplation[2]. La méditation désigne alors un fervent recueillement, synonyme de prière. Par exemple : Votre état d'avancement spirituel m'a paru nécessiter une direction spéciale. Suivez les divers exercices comme vos camarades : voici, en outre, de quoi alimenter vos méditations[3]. Dans une attitude caractérisée par l'application à la réflexion contemplative ; entrer, rester en méditation. Par exemple : Depuis ce matin un grand calme. Passé presque toute la nuit en méditation, en prière. Soudain il m'a semblé que m'entourait, que descendait en moi une sorte de paix lumineuse, pareille à l'imagination qu'enfant je me faisais du Saint-Esprit[4].
  1. - 1250 relig. meditatiun « contemplation » [5] ;
  2. - 1380 meditacion « action de réfléchir profondément »[6];
  3. - 1626 méditation « écrit sur un sujet religieux (ou philosophique) »[7].

Emprunté au latin meditatio (dérivé de meditari), « préparation (à un discours, à écrire) », « réflexion », sens très fréquent chez les auteurs chrétiens (voir Blaise Lat. chrét. et Nov. Gloss), d'où l'évolution du sens dans la langue religieuse[8].

Principes générauxModifier

 
Salle de méditation au Japon.

Les techniques de méditation sont très diverses. Elles peuvent cependant être classées selon leur foyer d'attention : une zone corporelle spécifique ou le déplacement d'une zone à une autre ; une perception précise ; le vide de tout concept ou vacuité ; un objet spécifique pré-sélectionné profane ou religieux ; le nom d'une déité ou d'un concept inspirant la paix (mantra) ; le souffle ; un son ; une incantation ; un kōan ou énigme évoquant des interrogations ; une visualisation ; un exercice mental[9].

Certaines pratiques méditatives, comme celles du yoga ou du tantra, peuvent être rattachées à des religions, d'autres sont indépendantes de tout contexte religieux[10]. La méditation peut être désignée par d'autres appellations : relaxation ; concentration ; état modifié de conscience ; suspension des processus de la pensée rationnelle et logique ; maintien de l’observation de soi[9].

Dans la méditation dite de « Pleine conscience », par exemple, le méditant se repose confortablement et silencieusement, centrant l'attention sur un objet ou un processus : « ... Glissant librement d'une perception à une autre... Aucune pensée, image ou sensation n'est considérée comme une intrusion. Le méditant, avec une attitude vide de tout effort, est invité à explorer l’ici et maintenant. En utilisant l’ouverture panoramique comme point d'ancrage... ce qui ramène le sujet constamment au présent, évitant l'analyse ou l'imagination cognitive concernant le contenu de la conscience, et augmentant tolérance et relaxation du nom secondaire de la pensée processus.  »[9].

Méditation religieuse ou mystiqueModifier

HindouismeModifier

Article détaillé : Méditation hindoue.
 
Une méditation collective au Sri Lanka

Il y a plusieurs types de méditation dans l'hindouisme et dans la philosophie indienne :

  • Dans le Védanta, le Jñâna-Yoga a pour méthode principale l’investigation du Soi (âtma vichâra), qui retourne à la source des pensées jusqu'à la réalité transcendantale[11] ;
  • Dans le Yoga, la méditation relève du Raja yoga qui fait référence au Yoga-Sûtra[12],[13] de Patañjali (IIe s. av. J.-C. ?) ; la méditation (dhyâna) est une pratique spirituelle pour résorber les fluctuations de l'esprit (vritti)[14]. L'étape de la méditation profonde dans le yoga, est l'avant dernière des « huit membres » appelés l'ashtânga-yoga ; elle se place après la concentration (dhâranâ, fixation de l'esprit sur un seul point) et avant la contemplation (samâdhi, état d'union avec le Dieu personnel ou d'absorption dans l'Absolu) mais aussi par le biais des chakra ; la visualisation d'une forme, d'une image ; la dévotion à une déité (Bhakti-Yoga) ; la production de son par la répétition d’un mantra (Japa yoga).
  • Le (Hatha-Yoga) qui ne fait pas partie des quatre yogas traditionnels est une pratique physique harmonisant le (Ha) signifiant le Soleil aussi dénommé comme le masculin et le (Tha) la lune ou le féminin sert à tranquilliser le corps physique et permet ainsi d'accéder plus facilement à l'état méditatif ouvrant l'axe de l'Esprit vers la matière.
  • La kundalinî est une technique de visualisation qui depuis son origine a pour but de faire descendre l'énergie spirituelle du Soi jusqu'au chakra racine (Muladhara) afin de la faire ensuite remonter par des centres d'énergie
  • Méditation avec support : il existe de nombreuses propositions de méditation avec support[15] :
    • observer la lumière d'une bougie et l'imaginer yeux fermés : il s'agit de trataka issu du kriya yoga[16];
    • écouter le son dans l'oreille interne (nâda) ;
    • parcourir l'intérieur du corps par la sensation afin d'obtenir un état de relaxation ;
    • rester dans une posture avec une position de main codifiée (mudrâ).
  • Méditation sans support : pour que l'esprit parvienne au calme et au détachement des désirs du monde et cesse de vagabonder ; il s'agit alors, selon cette méthode, d'être présent et de rester conscient et disponible à l'épanouissement spontané du silence.

BahaïsmeModifier

Bien que le fondateur de la foi bahá'íe n'ait jamais indiqué aucune forme particulière de méditation, certaines pratiques sont méditatives : La méditation est la clé pour ouvrir les portes des mystères à votre esprit. L'homme s'abstrait lui-même, dans cet état il se retire de tous les objets extérieurs ; il est immergé dans l'océan de la vie spirituelle et peut dévoiler les secrets des choses en elles-mêmes.[17]. Une d'entre elles est le dhikr, la répétition quotidienne de : Dieu est le plus glorieux, en arabe : الله ابهى[18].

BouddhismeModifier

Article détaillé : Méditation bouddhique.

La méditation est une pratique centrale du bouddhisme, son but ultime est l'atteinte du nirvāṇa. Le mot le plus proche pour « méditation » dans les langues classiques du bouddhisme est bhāvanā, qui signifie « développement mental ».

 
Gautama Bouddha en méditation.

Le Bouddha historique a obtenu son éveil spirituel en méditant sous « l'arbre de la Bodhi ».

Le bouddhisme s'étendant sur une période du Ve siècle av. J.-C. à nos jours, sur une large zone géographique, il existe plusieurs formes de bouddhisme comme le bouddhisme hīnayāna, mahāyāna ou vajrayāna, celles-ci ayant différentes pratiques méditatives.

La plupart des formes de bouddhisme distinguent deux classes de pratique en matière de méditation pour atteindre l'illumination :

  • samatha en pali, chiné en tibétain : l'objectif est de développer la tranquillité de l'esprit ;
  • vipassana en pali, lhaktong en tibétain : l'objectif est de développer la perspicacité et la sagesse en voyant la vraie nature de la réalité.

ChristianismeModifier

 
Méditation de Saint François par Francisco de Zurbarán.

Il existe plusieurs conceptions de la méditation dans le Christianisme.

Chez les moines orthodoxes l'hésychasme ou « prière du cœur » est une prière silencieuse invoquant le nom de Jésus au rythme de la respiration. Par son rapport au corps, il est l'équivalent chrétien de certaines techniques de méditations orientales[19].

L'oraison silencieuse est la pratique de l'Ordre du Carmel.

Les exercices spirituels sont un ensemble d'exercice de méditation et de prière développés et mis en forme par Ignace de Loyola. L'expression « Exercices spirituels » est en même temps le titre d'un ouvrage rédigé par Loyola pour l'usage des pratiquants. Il est considéré par certains comme son chef-d'œuvre spirituel.

La lectio divina est une expression latine qui signifie lecture des textes divins, spirituels, ou des Saintes Écritures, et qui représente une méthode de prière et de lecture des Écritures. L'oraison de simple présence, très pratiquée au XVIIe siècle dans les milieux marqués par la lecture des mystiques rhéno-flamands est une forme d'assise silencieuse chrétienne dans laquelle la prière se résume à se tenir en présence de Dieu.

Le Rosaire est une dévotion pour la méditation des mystères de Jésus et Marie. Selon Jean-Paul II : « Le Rosaire se situe dans la meilleure et dans la plus pure tradition de la contemplation chrétienne. Développé en Occident, il est une prière typiquement méditative » La répétition douce de ses prières est un moyen efficace de passer à une méditation plus profonde. Il nous donne l'occasion de nous ouvrir à la parole de Dieu, d'affiner notre regard intérieur en tournant nos esprits à la vie du Christ. « Par le Rosaire, le croyant puise d'abondantes grâces, les recevant presque des mains mêmes de la Mère du Rédempteur. » « Le Rosaire est à la fois méditation et supplication. L'imploration insistante de la Mère de Dieu s'appuie sur la certitude confiante que son intercession maternelle est toute puissante sur le cœur de son Fils ». Les méditations proposés par le Saint Rosaire « rappellent l'essentiel, donnant à l'esprit le goût d'une connaissance du Christ qui puise continuellement à la source pure du texte évangélique »[20].

La méditation chrétienne que l’on appelle aussi prière contemplative, est la prière du silence, lieu où le contact direct avec le Christ peut se réaliser, une fois que l’activité incessante du mental s’est arrêtée grâce à un mot de prière répété sans cesse. Elle a été enseignée par le moine bénédictin John Main (1926-1982). Elle est pratiquée individuellement mais également en petites communautés une fois par semaine, ce qui a donné naissance à la Communauté Mondiale pour la Méditation Chrétienne.

IslamModifier

Il existe deux conceptions de la méditation dans l'Islam. La première est issue du Coran, l’autre est celle développée par les Soufis. La première est appelée taffakur, c’est-à-dire la réflexion sur les sourates du Coran ou la contemplation de la création d’Allah (Méditez sur la création d'Allah et ne méditez pas sur Allah car vous ne l'apprécierez pas à sa juste valeur. (Ibn’ Abbas)). La seconde est une pratique mystique du soufisme appelée Mouraqaba[21].

JaïnismeModifier

Article détaillé : Méditation jaïne.
 
Méditation Jaïn

La méditation jaïne prend à l'heure actuelle plusieurs formes. Elle se pratique dans la position du lotus mais d'autres postures sont également possibles. Elle permet de brûler du karma afin d'atteindre plus rapidement l'éveil[22]. Elle fait partie des devoirs du moine-ascète, et des tapas c'est-à-dire des devoirs d'austérités des laïcs.

JudaïsmeModifier

Article principal: méditation hébraïque (en)

Bien que d'une nature un peu différente des méditations orientales, il existe une méditation hébraïque (en) transmise de maître à disciple. Issue de la mystique juive, le hassidisme, elle est fondée sur une interprétation des textes par laquelle la transformation intérieure serait parallèle à la découverte de nouveaux sens. Cette approche du texte pourrait conduire à se retirer en soi, Tsimtsoum [23].

Dans Le Juif dans le Lotus, ouvrage écrit par Rodger Kamenetz à la suite de la rencontre en 1990 à Dharamsala en Inde, de rabbins américains et du dalaï-lama, ce dernier fait part de son souhait d’en savoir plus sur la méditation hébraïque[24].

SikhismeModifier

Il est dit qu’un Sikh devrait se lever trois heures avant l'aube, prendre un bain et concentrer ses pensées sur l'Être immortel et répéter le nom Waheguru (un nom de dieu, le maître suprême). Cette pratique précède la récitation des écritures[25]. Naam Japna et Simran sont deux des méditations sikhes les plus courantes : la première invite à chanter des hymnes, la deuxième à réciter des mantras, des prières avec un chapelet indien : une Mâlâ. Ces deux méditations du sikhisme peuvent être réalisées en communauté ou individuellement. Naam est aussi une mantra sikhe, au même titre que la Mul Mantra. Ces méditations où l'esprit est tourné vers dieu ont pour but de stopper l'ego démoniaque et cupide du croyant au profit de pensées orientées vers l'Entité suprême ou au moins l'autre[26].

TaoïsmeModifier

Article détaillé : Méditation taoïste.

Vers -500, pour le philosophe chinois Lao Zi, le vide de l'esprit fait partie des pratiques regroupées sous le vocable wei-wu-wei : agir-sans-agir (« (il faut) être vide pour faire des choses utiles »)[27].

Recherches scientifiquesModifier

Approche des neurosciencesModifier

Les neurosciences s'intéressent aux effets de la méditation. Plusieurs chercheurs ont prouvé que les exercices de méditation améliorent le fonctionnement du cerveau[28].

Antoine Lutz, chercheur à l'Inserm a participé à plusieurs expériences menées en France et aux États-Unis. En 2014, il s'exprimait dans Le Point. Selon lui, des études montrent que la méditation « accroît les capacités à maintenir son attention sur un objet sans être distrait. Une autre montre que la pratique de la compassion chez des méditants très avancés augmente la synchronisation des ondes cérébrales entre des parties très éloignées du cerveau. »[28]

Du 8 au 10 novembre 2005, des scientifiques de renommée internationale rencontraient le dalaï-lama et d’autres personnalités du monde spirituel pour discuter des bases scientifiques et des applications cliniques de la méditation. Organisées par le « Mind and Life Institute », ces trois journées se déroulaient à Washington, aux États-Unis, avant l’ouverture du Congrès annuel de la « Society for Neuroscience (en) » où le dalaï-lama était invité à prendre la parole[29].

Effets sur la santéModifier

Certains promoteurs des pratiques de méditation ont choisi d'en démontrer l'intérêt dans le domaine de la santé par le biais de recherches scientifiques de qualités inégales. Un écueil possible est d'utiliser des résultats scientifiques pour faire la promotion d'une pratique de méditation en particulier, mais « il n'y a pas qu'une seule méditation, comme il n'y a pas qu'un seul sport. Chaque sport fait travailler plus ou moins la cardio, les différents muscles, le contrôle moteur... De la même manière, il y a des familles de méditation. »[28]

Certains psychothérapeutes ou scientifiques tels que Jon Kabat-Zinn s'intéressent à la méditation, dans ces applications psychothérapeutiques éventuelles comme : la MBSR (réduction du stress par la pleine conscience) ou la MBCT (thérapie cognitive par la pleine conscience). La psychothérapie cognitivo-comportementale propose ainsi aux personnes souffrant de ruminations mentales, de stress ou d'anxiété[30], par exemple lors d'une dépression, une forme de méditation qui se rapproche du Zen, mais dont les éléments typiques d'une spiritualité ont été supprimés, cette technique favoriserait la diminution de ces troubles et augmenterait le « bien-être », l'humeur, la « capacité à faire face », l'implication du patient dans sa thérapie et améliorerait le sommeil. La MBCT réduit en outre le risque de rechute dépressive[31]. Une étude de l'université d'Oxford publiée en avril 2015 par The Lancet démontre qu'une thérapie basée sur la méditation pleine conscience est une alternative aussi efficace qu'un traitement par antidépresseurs dans la prévention de rechute dépressive[32],[33].

Certaines études montrent également l'efficacité de la méditation en complément d'un traitement médical classique dans la guérison de maladies : diminution des douleurs chroniques[34], amélioration des défenses immunitaires et des effets du traitement thérapeutique classique dans les cas de cancer[35],[36], de troubles gastriques et intestinaux ou même de fibromyalgie[37] et de sida[38].

Dans le cadre des recherches scientifiques ou philosophiques sur la nature de la conscience, certains auteurs défendent l'importance de la méditation comme pratique introspective, à travers laquelle le chercheur peut observer son propre flux de pensées et acquérir un savoir autrement inaccessible. Susan Blackmore défend par exemple, sur base de sa propre pratique du zen et de ses recherches scientifiques, que la conscience est une illusion.

Certaines études médicales ont été faites afin de déterminer si certaines pratiques méditatives pouvaient être associées à la psychothérapie. Dans la plupart des cas, les conclusions étaient positives, sous condition d'un encadrement strict et que les objectifs de la thérapie soient en accord avec les effets de la méditation proposée[39]

Concernant la seule Méditation transcendantale, il est fait état de 341 publications évaluées par des pairs et publiées dans plus de 160 revues scientifiques telles que Science, The Lancet, Scientific American, American Journal of Physiology, Electroencephalography, Clinical Neurophysiology, Hypertension (de l’American Heart Association), American Psychologist, le Journal of Personality et Social Psychology (publications officielles de l’American Psychological Association), Intelligence, et le Journal of Conflict Resolution[40].

Dans un article consacré aux effets cardiaques de la méditation[41], le rédacteur explique les raisons qui guident le choix des chercheurs vers telle ou telle technique de méditation : « La Méditation transcendantale est l'une des techniques qui a été le plus étudiée, et qui a fait l’objet de recherches dans des essais contrôlés randomisés les plus rigoureuses. Nous ne savons pas si les autres techniques ne seraient pas aussi bonnes, mais nous avons choisi la Méditation transcendantale, car elle est très protocolisée et standardisée, alors que beaucoup d'autres ne le sont pas. »[41].

Critiques de la méditationModifier

Si la plupart des pratiques de méditation, dans leurs principes, sont généralement bien acceptées, il existe cependant trois critiques principales :

Critique thérapeutiqueModifier

La méditation pratiquée trop longtemps ou trop intensément peut conduire à des problèmes psychologiques ; l'apport des pratiques méditatives orientales au milieu du XXe siècle en Occident n'a pas toujours tenu compte de la différence de contexte culturel et social ; des études ont été menées afin de déterminer les effets secondaires indésirables de la pratique de la méditation [42] ; des symptômes de l'ordre de sensations inconfortables dans le corps ou de dissociation mentale ont pu apparaître ; lors d'une étude clinique sur 27 sujets pratiquant la méditation depuis de nombreuses années, des phénomènes de désorientation, de confusion mentale, ou le sentiment de « planer » ont été identifiés chez quelques-uns des sujets [43] ; lorsque l'objectif recherché d'une thérapie est de renforcer l'identité (l'ego), la méditation serait alors déconseillée[44].

La méditation de pleine conscience pourrait favoriser la création de faux souvenirs et avoir un effet négatif sur des tests de mémoire. Le chercheur Brent Wilson de l'université de San Diego en Californie a en effet démontré que 39 % des pratiquants de la MdPC à qui l'on avait donné à mémoriser des mots situés dans une liste croyaient mordicus avoir entendu un autre mot du même champ sémantique, absent de cette liste, contre 20 % seulement du groupe témoin ne pratiquant pas la MdPC[45].

Critique vitalisteModifier

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Friedrich Nietzsche, penseur vitaliste, dénonce le nihilisme entendu comme tout ce qui dégrade la "Vie vraie" dont l'instinct vital est le feu nourricier. D'après Nietzsche le bouddhisme de l'inaction est nihiliste. La méditation et la non-violence ne sont que des symptômes d'un suicide de l'instinct, un meurtre rituel de chaque instant.

Critique émancipatriceModifier

En dehors de la valeur éventuelle d'une pratique, certains groupes spirituels controversés sont parfois accusés d'utiliser la méditation comme un paravent à des activités condamnables (secte Aum Shinrikyo par exemple).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Spiritual Dictionary »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  2. Foi t.1 1968.
  3. Estaunié, Empreinte, 1896, p. 136.
  4. Gide, Porte étr., 1909, p. 591.
  5. Psautier Oxford, éd. Fr. Michel, 38, 4.
  6. Roques t. II, Paris, B. N. Lat. 13032, 7341: meditacio, cionis meditacion. pensée.
  7. A. de Laval, Dévote méditation sur les saints anges, titre.
  8. Définitions lexicographiques et étymologiques de « Méditation » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  9. a, b et c Perez-De-Albeniz, Alberto ; Jeremy Holmes (Mar 2000). « Meditation : concepts, effects and uses in therapy ». International Journal of Psychotherapy 5(1) : 10 p. Consulté le .
  10. Zen Buddhism : A History (India and China) By Heinrich Dumoulin, James W. Heisig, Paul F. Knitter.
  11. David Frawley, Yoga et Ayurveda, p. 80.
  12. Sutras de Patanjali.
  13. Institut Marc-Alain Descamps.
  14. Yoga-Sûtra : I-2 : Le yoga est le cessation des activités perturbatrices du mental.
  15. Transformer sa vie par la méditation par Nathalie Ferron édition Albin Michel (ISBN 978-2-226-24948-7) volume E p. 108.
  16. Swami Satyananda Saraswati, Kundalini Tantra, publié en France chez éditions Swam, édition de 2005, pages 253 et suivantes, (ISBN 9782950338976).
  17. `Abdu'l-Bahá, Paris Talks, 1995, p. 175,  éd. Bahá'í Distribution Service, (ISBN 1-870989-57-0).
  18. (en) Gerhard Böwering et Moojan Momen, « Ḏekr : II. In the Babi and Bahai religions », Encyclopædia Iranica, Costa Mesa, Mazda, vol. 7,‎ (lire en ligne).
  19. Encyclopaedia Universalis, article « Hésychasme ».
  20. http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/apost_letters/2002/documents/hf_jp-ii_apl_20021016_rosarium-virginis-mariae.html.
  21. Muraqabah expliquée.
  22. The A to Z of Jainism de Kristi L. Wiley édité par Vision Books, page 142, (ISBN 8170946816).
  23. Tsitsoum : Introduction à la méditation hébraïque de Marc-Alain Ouaknin.
  24. Le juif dans le lotus: des rabbins chez les lamas.
  25. Une méditation du sikhisme, sur Sikhs.org, voir le chapitre III, section (1), en anglais.
  26. The Encyclopedia of Sikhism, supervisée par Harbans Singh, tome III, pages 162 et 163, (ISBN 8173803498).
  27. Tao-te-king, chapitre 11.
  28. a, b et c La méditation améliore le cerveauLe Point, .
  29. Aromalves : La Méditation : Une médecine d’avant-garde ? .
  30. Three-year follow-up and clinical implications of a mindfulness meditation-based stress reduction intervention in the treatment of anxiety disorders de J. J. Miller, K. Fletcher et J. Kabat-Zinn, in General Hospital Psychiatry, 1995.
  31. Reducing risk of recurrence of major depression using mindfulness-based cognitive therapy de J. D. Teasdale, Z. V. Segal, J. M. G. Willams et al., in Journal of Consulting and Clinical Psychology, 2000.
  32. (en) « The Lancet: Mindfulness-based therapy could offer an alternative to antidepressants for preventing depression relapse ».
  33. (en) « Effectiveness and cost-effectiveness of mindfulness-based cognitive therapy compared with maintenance antidepressant treatment in the prevention of depressive relapse or recurrence (PREVENT): a randomised controlled trial », sur thelancet.com,  : « We found evidence from this trial to support MBCT-TS as an alternative to maintenance antidepressants for prevention of depressive relapse or recurrence at similar costs. ».
  34. The clinical use of mindfulness meditation for the self-regulation of chronic pain de J. Kabat-Zinn, L. Lipworth et R. Bruney, in journal of Behavioral Medicine, 1985.
  35. a randomized, wait-list controlled clinical trial : the effect of a mindfulness meditation-based stress reduction program on mood and symptoms of stress in cancer outpatients de M. Speca, L. E. Carlson, E. Goodey et M. Angen, in Psychosomatic Medicine, 2000.
  36. « Lutte contre le cancer » (consulté le 31 octobre 2014)
  37. The impact of a meditation-based stress reduction program on fibromyalgia de K. H. Kaplan, D. L. Goldenberg et M. Galvin-Nadeau, in General Hospital Psychiatry, 1993.
  38. Mindfulness meditation training effects on CD4+ T lymphocytes in HIV-1 infected adults de J. D. Creswell, F. F. Myers, S. W. Cole et M. R. Irwin, in Brain, Behavior, and immunity, 2009.
  39. Meditation and Psychotherapy : A Review of the Literature.
  40. (en) Bibliography of peer-reviewed studies on Transcendental Meditation, Bibliographie des 341 publications scientifiques publiées entre 1970-2009, dans plus de 160 revues indépendantes et Évaluation_par_les_pairs|évalués par des pairs.
  41. a et b La Méditation transcendantale améliore la pression sanguine, la résistance à l'insuline, et le tonus du système nerveux cardiaque autonome.
  42. (Lukoff, 1998; Perez-De-Albeniz & Holmes, 2000).
  43. Shapiro (1992).
  44. (Bogart, 1991).
  45. "La méditation déstructure et transforme le rapport au temps" sur Science et Avenir