Louppy-le-Château

commune française du département de la Meuse

Louppy-le-Château
Louppy-le-Château
La chapelle du cimetière.
Blason de Louppy-le-Château
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Bar-le-Duc
Intercommunalité Communauté de communes De l'Aire à l'Argonne
Maire
Mandat
Pierre-Louis Molitor
2014-2020
Code postal 55800
Code commune 55304
Démographie
Gentilé Louppéens
Population
municipale
157 hab. (2017 en diminution de 3,68 % par rapport à 2012)
Densité 8,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 04″ nord, 5° 04′ 37″ est
Altitude Min. 163 m
Max. 232 m
Superficie 18,76 km2
Élections
Départementales Canton de Revigny-sur-Ornain
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Louppy-le-Château
Géolocalisation sur la carte : Meuse
Voir sur la carte topographique de la Meuse
City locator 14.svg
Louppy-le-Château
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Louppy-le-Château
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Louppy-le-Château

Louppy-le-Château est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

GéographieModifier

ToponymieModifier

HistoireModifier

Le village est connu dans les cercles paléontologiques car d'importantes découvertes y ont été faites au XIXe siècle. Notamment un squelette d'Erectopus, premier carnosaure découvert en Europe par Louis Pierson dans le gisement de phosphate de La Penthèive. Mais, également des squelettes parfaitement conservées de plusieurs plésiosaures, ichthyosaures et crocodiles.

En 1285, lors des festivités du tournoi de Chauvency, Jacques Bretel présente Aëlis de Louppy qui chante en compagnie de Jean d'Oiselay.

L'ancienne graphie de Louppy - Louppy-le-Châtel - donne son nom à une ordonnance prise en ce lieu par le roi de France Charles VII le . Cet acte pose les bases d'une armée royale permanente. En cela, il a été une étape importante de la dernière phase de la guerre de Cent ans, qui voit la France l'emporter sur l'Angleterre.

Politique et administrationModifier

Budget et fiscalité 2014Modifier

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[1] :

  • total des produits de fonctionnement : 132 000 , soit 768  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 65 000 , soit 375  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 28 000 , soit 164  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 38 000 , soit 223  par habitant ;
  • endettement : 58 000 , soit 337  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 8,58 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 5,43 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 6,93 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 43,61 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 8,95 %.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Émile Thouvenin DVD Conseiller général du canton de Vaubecourt (2004-2011)
mars 2014 En cours Pierre-Louis Molitor    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2017, la commune comptait 157 habitants[Note 1], en diminution de 3,68 % par rapport à 2012 (Meuse : -2,91 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
585594615560586575599589582
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
519517461427455420420422402
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
335350339228224208206209227
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
166170159165180171167168158
2017 - - - - - - - -
157--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Raoul Berthelé. Vue des ruines de l'église de Louppy-le-Château (Meuse), à la suite d'un bombardement. 1916. Archives municipales de Toulouse.
  • L'église Saint-Timothée-et-Saint-Apollinaire, premier édifice du XIIe siècle, la seconde du XVe siècle, adjonction du clocher en 1874, de la flèche en 1880[6],[7].
  • La chapelle Sainte-Anne, fondée en 1381 puis reconstruite au XVe siècle.
  • La chapelle du cimetière[8],[9].
  • Cloche renversée servant de bénitier[10].
  • Le portail du cimetière construit en 1853.
  • Les pierres tombales, aperçu de l'art funéraire meusien du XVIe siècle au XIXe siècle.
  • Le château-fort.
  • Le lavoir[11].

Personnalités liées à la communeModifier

Un sire Raoul de Louppy est nommé par le roi capitaine de Soissons en 1317[12] ; le chevalier Raoul de Louppy (son fils ?), après avoir défendu les intérêts du comté de Bar de 1345 à 1353 puis intégré le Conseil du roi en 1354[12], est nommé gouverneur du Dauphiné de 1361 à 1369[13].

HéraldiqueModifier

    : de gueules à 5 anneaux d'or.
Armes qui varient selon les armoriaux. À Chauvency-le-Château, il est probable qu'Alice, qui fut l'épouse de Waleran de Geroldseck, n'était pas venue seule, mais en compagnie de chevaliers de sa famille, bien que Bretel ne le signale point. En tous cas Ferry de Chardogne, portant des armoiries identiques aux siennes, lui était apparenté.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 22 mars 2015 sur l'Internet Archive)
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  6. « Eglise paroissiale Saint-Martin », notice no IA00065399, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Eglise paroissiale Saint-Martin », notice no IA00065138, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. La chapelle du cimetière de Louppy-le-Château
  9. « Chapelle Sainte-Madeleine, puis chapelle funéraire de la Famille d'Imécour », notice no IA00065139, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Notice no PM55000360, base Palissy, ministère français de la Culturecloche du cimetière
  11. « Lavoir », notice no IA00065043, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. a et b Raymond Cazelles - Société politique, noblesse et couronne sous Jean le Bon et Charles V. (Mémoires et documents publiés par la Société de l'École des chartes, XXVIII), Genève - Paris, Droz libr., 1982, p. 171-172 et 205.
  13. Guy Allard - Les gouverneurs et les lieutenans au gouvernement de Dauphiné. Grenoble, Jean Verdier impr., 1704 (réed. par H. Gariel, Grenoble, 1864). Bien qu'Allard le dise breton, le blason correspond. Voir également ses comptes sur Gallica.