Ouvrir le menu principal

Wikipédia β

Louis Pauwels

journaliste et écrivain français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pauwels.
Louis Pauwels
Description de l'image defaut.svg.
Naissance
15e arrondissement de Paris
Décès (à 76 ans)
Suresnes
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
Roman, essai, chroniques, théâtre

Œuvres principales

Louis Pauwels est un journaliste et écrivain français, né à Paris le et mort à Suresnes le .

Rédacteur en chef de Combat en 1949, il dirige ensuite le mensuel Marie-France, puis fonde avec Jacques Bergier la fameuse revue Planète, consacrée à la science, à la philosophie et à l'ésotérisme, qu'il dirigera pendant six ans. En 1970, il fonde le Figaro Magazine dont il prend la tête jusqu'en 1993. Auteur L'amour monstre écrit en 1954 et Le Matin des magiciens, co-écrit avec Jacques Bergier en 1960, constituent ses œuvres majeures. Sa femme, Elina Pauwels, a fait don en 2006 à la Bibliothèque nationale de France des manuscrits, lettres et autres archives, qui constituent désormais le fonds Louis Pauwels[1].

Sommaire

BiographieModifier

Louis Pauwels a été élevé par son beau-père Gustave Bouju, artisan tailleur du fait du remariage de sa mère française. Louis Pauwels prononçait lui-même son nom « Povels » et indiqua à Jacques Chancel dans une de ses Radioscopie que c'était ainsi qu'il fallait le prononcer, même si la prononciation exacte en néerlandais eût été « Pôls ».

Instituteur à Athis-Mons de 1939 à 1945 (licence de Lettres interrompue au début de la guerre), il commence sa carrière littéraire en publiant dans de nombreuses revues littéraires françaises mensuelles dès 1946 (Esprit, Variété, etc.) et durant les années 1950.

Louis Pauwels se marie en première noces avec Suzanne Brégeon. Ils ont une fille, Marie-Claire, journaliste qui obtint le prix Roger-Nimier en 2003 pour Fille à papa, une biographie de son père ; et un fils, François, patron pêcheur à Trouville puis restaurateur à Paris. Il épouse en secondes noces l'actrice Élina Labourdette, avec qui il adopta une fille, Zoé.

Il meurt à Suresnes le d'une crise cardiaque[2] . Il est enterré au cimetière du Mesnil-le-Roi[3] (Yvelines).

CarrièreModifier

Les débutsModifier

À la Libération, il participe à la fondation de « Travail et Culture » en 1946 (proche du PCF, destinée à la culture des masses, dont il est le secrétaire), puis entre dans les groupes Gurdjieff en 1948 pour quinze mois, à l'issue desquels il devient rédacteur en chef de Combat en 1949 et éditorialiste au quotidien Paris-Presse . Il dirigera (entre autres) la Bibliothèque Mondiale (précurseur du « Livre de Poche »), Carrefour, le mensuel féminin Marie Claire, et la revue Arts et Culture en 1952. Il publie pendant cette période plusieurs romans, dont le très remarqué L'Amour monstre, qui sont considérés comme des romans d'avant-garde, malgré leur style plutôt classique. L'Amour monstre reçut des voix au Prix Goncourt 1955 et est cité par Serge Gainsbourg dans sa célèbre chanson « Initials B.B. ». Ingmar Bergman envisage l'adaptation cinématographique du roman en 1973, avec Jeanne Moreau et sous le titre de Les Monstres de la vie mais le projet n'aboutit pas.

Le Matin des magiciensModifier

Avec Jacques Bergier (rencontré en 1954 alors qu'il était directeur littéraire de La Bibliothèque Mondiale), il écrivit en 1960 Le Matin des magiciens, et en 1970 la suite interrompue de L'Homme éternel. Le livre Le Matin des magiciens est truffé de fictions : par exemple, Karl Haushofer ne s'est jamais rendu au Tibet et l'ensemble des assertions de cet ouvrage, attribuant à Haushofer une influence ésotérique sur l'idéologie nazie — utilisation du svastika, création du corps des SS, membre de sociétés secrètes ésotériques telles que l'Ordre de Thulé et la Société du Vril, contact avec l'ordre hermétique de l'Aube dorée — ont été réfutées par les travaux de Hans-Adolf Jacobsen.

À la suite du succès du Matin des magiciens, Bergier et Pauwels créent la revue Planète, valant à Louis Pauwels la célébrité et créant un engouement en France pour le paranormal, les civilisations disparues et les mystères de la science.

Contribution à la diffusion en France de la science-fiction et du paranormal : la revue PlanèteModifier

Toujours avec Bergier (ainsi que François Richaudeau), il fonde en octobre 1961 la revue bimestrielle Planète (environ 150 pages, d'un format carré de 17 × 17 cm), qui paraîtra jusqu'en mai 1968. Elle sera relancée la même année sous le titre Le Nouveau Planète ; 64 numéros au total entre les deux éditions. Diverses études hors-série plus fouillées seront publiées dans une collection par auteurs appelée « Encyclopédie Planète » (chaque volume comptant environ 250 pages — une trentaine de volumes) et les 17 « Anthologies Planètes » déléguées à Jacques Sternberg regrouperont de courts textes d'auteurs sur un sujet donné.
L'ufologue Aimé Michel, appartient lui aussi à la rédaction de Planète. La revue Planète joue un rôle clef dans la diffusion de la littérature de genre. En 1962, Louis Pauwels et Jacques Bergier sont interviewés par la R.T.B.F dans un sujet intitulé Le fantastique : littérature et fantastique. La même année ils donnent en compagnie de Jean Charon et Jean-Louis Barrault. une conférence sur le Réalisme fantastique au théâtre de l'Odéon. L'année suivante la conférence est éditée en 33 tours.

Le succès de la revue Planète et du concept de Réalisme fantastique est tel que Louis Pauwels peut développer un petit groupe de presse, les Éditions Retz, qui publie deux autres revues, Plexus, magazine érotique, et Pénéla, magazine féminin, tous deux sur le même format carré et à dos carré que Planète, dont la promotion est assurée par le slogan La première revue de bibliothèque. Planète connaît une douzaine d'éditions en langue étrangère et suscite des débats de 1961 à 1970, les uns, comme Umberto Eco (« La Guerre du Faux ») ne voyant dans la revue qu'une imposture intellectuelle et scientifique, les autres (dont Henri Laborit) appréciant son anticonformisme et son apport à une société française alors en pleine mutation. La polémique est aujourd'hui largement éteinte et Planète est considérée par certains comme une revue de haute tenue, dont les approximations dans l'information, les délires ésotériques ou ufologiques, les apologies de la drogue étaient en partie compensés par un rédactionnel et une iconographie en phase avec son temps.

Elle contribua également à faire mieux connaître du grand public des auteurs comme Borges, Keyes, Clarke, Sheckley et Brown. Parmi les contributions de Louis Pauwels à une meilleure connaissance en France de la science-fiction, on citera son adaptation théâtrale des Chroniques martiennes de Ray Bradbury. Le projet a connu différentes péripéties. Initialement prévu pour l'Odéon dans une mise en scène de Jean-Louis Barrault et Jean-Pierre Grandval, il est arrêté en cours de montage pour être repris en 1974 par la compagnie du Théâtre Poétique National[4]. Le spectacle a fait l'objet d'une captation par FR3, toujours en 1974, dans une réalisation de Renée Kammerscheit diffusée le 13 décembre 1974. Toujours dans le registre de la science-fiction, il interviewe René Barjavel en 1977 sur FR3 dans l'émission L'Homme en Question animée par Anne Sinclair. Il avait déjà, le , participé à l'émission En Toutes Lettres autour du roman La Nuit des temps du même auteur.

Durant cette même période, il fait preuve d'un intérêt renouvelé pour la spiritualité et participe, le , à une émission de l'ORTF consacrée aux gnostiques.

Il continuera durant toute sa carrière à faire vivre la mémoire de ce courant le réalisme fantastique qu'il a contribué à créer. Il participe, en 1989, avec Jacques Bergier[5] à une série de dix émissions de la série Par 4 Chemins sur Radio-Canada consacrées à la philosophie du « Nouveau Planète ». Quelques semaines plus tôt, il prenait part dans l'émission Apostrophes de Bernard Pivot à « La soirée des Magiciens ».

Du Journal du dimanche au Figaro MagazineModifier

Louis Pauwels arrête Planète au début des années 1970, lassé de répéter une formule qui était de toute façon tombée dans le domaine public, aussi bien dans la forme (la revue de même format Janus) que dans le contenu (la série des livres L'aventure Mysterieuse des Éditions J'ai lu). Durant cette période de sa carrière principalement consacrée à la littérature, il a conservé des activités de journalisme politique. le à la télévision il interviewe Michel Debré, alors 1er ministre. La même année, le 9 novembre, il interviewe Guy Mollet lors de l'investiture présidentielle de Charles de Gaulle. Le , Pauwels interviewe Maurice Papon, préfet de police de Paris, faisant un portrait de lui en tant que « philosophe humaniste » ; Papon vient de publier L'Ère des responsabilités, un an avant le massacre du 17 octobre 1961[6]. En 1961, il interviewe l'écrivain Louis Ferdinand Céline.

Après l'arrêt de Planète, il se concentre alors sur une nouvelle revue, Question de, orientée uniquement sur la spiritualité. Il anime aussi des émissions télévisées. Dans L'Invité d'un autre Monde, il interviewe chaque samedi après-midi entre 1974 et 1975. une personnalité. Parallèlement il rédige de nombreux articles pour Le Journal du dimanche en 1975-1976.

En 1977, il prend la direction des services culturels du Figaro, où il établit les bases du Figaro Magazine, hebdomadaire dont il prend la tête jusqu'en 1993. Fin 1986, lors des manifestations étudiantes contre le projet de loi Devaquet, Pauwels se déchaîne avec maladresse dans Le Figaro contre les manifestants qu'il affirme atteints de « sida mental »[7].

Membre fondateur de la Fondation Marcel et Monique Odier de psycho-physique à Genève en 1992 avec Gabriel Veraldi et Rémy Chauvin, il fut aussi la même année le 1er parrain de Nouvelles, l’École du journalisme à Nice, école privée non reconnue par la profession.

Le retournementModifier

Revenu à la foi catholique, il a pris ses distances avec sa période Planète, Alain de Benoist (GRECE) lui dédia ainsi son livre Comment peut-on être païen ? en 1981 (Éd. Albin Michel), peu avant sa conversion de novembre 1982 à Acapulco, provoquée par un accident que Louis Pauwels jugeait incompréhensible.

Il continue à écrire sa vie durant et certains de ses manuscrits restent à ce jour non publiés comme Le jour des révélés (1941) ou La place des ailes (1975). Il fait sa dernière apparition télévisée en 1996 dans Le Cercle de minuit animé par Laure Adler. La télévision s'est intéressée à plusieurs reprises tant au personnage qu'à son œuvre. Le , FR3 lui consacre un reportage dans la collection « L’Homme en Question », suivi d'un débat animé par Paul Giamoli. Un peu plus de dix ans plus tard, en 1988, c'est Michel Polac qui l'interviewe pour un documentaire publié dans la collection « Libre Échange », MK2 éditions (Marin Karmitz prod.)

PublicationsModifier

  • Saint quelqu'un, Paris, Le Seuil, 1946. Pauwels L., Les Voies de petite communication, Paris, Le Seuil, 1949.
  • Les Voies de petite communication, illustrations de Robert Lapoujade, préface de François Mauriac, Le Seuil, 1949
  • Paris des rêves, Lausanne, Éd. Clairefontaine, 1950.
  • Le Château du dessous, Paris, Gallimard, 1952.
  • L'Amour monstre, Paris, Le Seuil, 1954.
  • Monsieur Gurdjieff : documents, témoignages, textes et commentaires sur une société initiatique contemporaine, Paris, Seuil 1954[8].
  • avec J. Bergier, Le Matin des magiciens : introduction au réalisme fantastique, Paris, Gallimard, 1960.
  • avec J. Bergier, L'Homme éternel, Paris, Gallimard, 1970.
  • avec Q. Pol, La Roulette du Bon Dieu : incroyables mais vraies, 200 histoires, Paris, Hachette, 1971.
  • Président Faust. textes et poèmes originaux du film de Louis Pauwels et Jean Kerchbron, Paris, Albin Michel, 1974.
  • Blumroch l'admirable, ou Le déjeuner du surhomme, Paris, Gallimard, 1976.
  • avec G. Breton, Histoires fantastiques, Paris, Albin Michel, 6 tomes publiés entre 1977 et 1983.
  • Catalogue de l'exposition Dali, Bruxelles, Éd. de la Connaissance, 1956.
  • Les Passions selon Dali, Paris, Denoël, 1968[9].
  • avec L. Havas, Les Derniers Jours de la monogamie, Éd. Mercure de France 1969[10]. Pauwels L., Lettre ouverte aux gens heureux et qui ont bien raison de l'être, Paris, éd. Albin Michel, 1971[11].
  • La Confession impardonnable , Éd. Mercure de France, 1972.
  • Louange du tabac , Éd. Trinckvel, 1972.
  • Ce que je crois, Paris, Grasset, 1974.
  • (dir.), L'Arche de Noé et les naïfs, Éditions Max Fournt, 1977.
  • Comment devient-on ce que l'on est ?, Paris, Stock, 1978.
  • L'Apprentissage de la sérénité, Paris, Retz, 1978.
  • Le droit de parler, Paris, Albin Michel, 1981.
  • La liberté guide mes pas : chroniques, 1981-1983, Paris, Albin Michel, 1984.
  • Dali m'a dit, Paris, Carrère, 1989.
  • Dix ans de silence : poésies, Paris, Grasset, 1989.
  • Les Orphelins, Paris, Éditions de Fallois, 1994.
  • Les Dernières Chaînes , Monaco, Éditions du Rocher, 1997.
  • Un jour, je me souviendrai de tout, Monaco, Éditions du Rocher, 2005.

Contributions et reprises dans d'autres ouvragesModifier

  • R. Andrey et al., Le tout télévision , Éd. France Empire, 1961.
  • Éric Edelmann , L'Homme et sa réalisation, (entretien), Paris, Éditions Beauschesne, 1980.
  • J-J Pauvert , Lectures amoureuses, Paris, La Musardine, 1996.
  • L. Payette , L. Bourgignon (dir), Témoins de notre temps, Montreal, Éd. du Jour, 1971[12].
  • Alain Peyrefitte (dir.), 50 ans de Notre Histoire : 1945-1995, Paris, Éditions du Chêne, 1995. (Éditoriaux de Louis Pauwels parus dans Le Figaro).

Contributions dans des revuesModifier

  • Franchise 4 : où sont les femmes ?, numéro unique, 1945[13].
  • '« La femme est rare », Revue Planète, n° 02, décembre 1961-janvier 1962[14].
  • « L'amour à refaire », dossier de la revue Planète, 1971.
  • « La Fin du monde ? : études et documents », Questions de, n°16, 1977.

Préfaces ou postfacesModifier

  • Veille de fête, Roger Boutefeu, Éd. du Seuil, 1950.
  • Lokis et autres drôleries, Prosper Mérimée, 1955, Bibliothèque mondiale (BM) no 57.
  • Nouvelles asiatiques, comte de Gobineau, 1956, BM no 80.
  • L'Art d'aimer, Ovide, 1957, BM no 91.
  • Tristan et Iseult, 1957, BM no 100.
  • Les Frères Karamazov, Fiodor Dostoïevski, 1957, BM no 101 et 102 (Cet étonnant monsieur Gurdjieff 1 à 2).
  • La fille du capitaine, Alexandre Pouchkine, 1957, BM no 106 (Gurdjieff 3).
  • De Paris à Cadix, Alexandre Dumas, 1957, BM no 107 (Gurdjieff 4).
  • Les Cent plus beaux poèmes d'amour / (réunis par) Louis Pauwels, Éd. Bibliothèque du Club de la femme, 1960.
  • Belles images de la loterie nationale, Éd. Le Bélier, 1961.
  • La Gloire de Sacha Guitry , Éd. CAL, 1961.
  • Je reste un barbare, Roger Boutefeu, Éd. du Seuil, 1962.
  • Le Golem, Gustav Meyrink, Éd. La Colombe, 1962.
  • Les Sociétés secrètes, René Alleau, Éd. Planète, 1963. (avec Jacques Bergier)
  • Les Nuits secrètes de Paris, Guy Breton, Éd. Noir et Blanc, 1963.
  • Les Écarlates (nouvelles), Juan Muntaner (avec 15 planches hors texte de Arpad Elfer), Éd. Cercle du livre précieux, 1963 (rééd. L'Or du Temps - Régine Deforges, coll. « Récits érotiques », 1969).
  • Nouvelles du temps et de l'espace, Genevieve Gennari, Éd. Librairie Académique Perrin, 1964.
  • Les Enfants terribles, Jean Cocteau, Éd. Bernard Grasset (Club des amis du livre), 1964.
  • Les Chefs-d'œuvre de l'Érotisme, Jacques Sternberg et Alex Grall, Éd. Planète, 1965.
  • L'Immense Voyage : les méditations d'un grand naturaliste, Loren Eiseley, Éd. Planète, 1965. Avec Jacques Bergier
  • (en) Cowboy Kate & other stories, Sam Haskins, New York, Crown Publishers, Inc., 1965.
  • Luxure (Lust), Giacomo de Pass, recueil de 12 lithographies, 1967.
  • Gourmelin. Les Chefs-d'œuvre du Dessin, Jacques Sternberg et Alex Grall, Éd. Planète, 1968.
  • Le Temps d'un week-end, Remy Garroux, Éd. L'Or du Temps (Régine Deforges, coll. Récits érotiques), 1969.
  • Dawn, Julien Saguet, Éd. L'Or du Temps (Régine Deforges, coll. Récits érotiques), 1970.
  • Dictionnaire des sociétés secrètes en Occident, Pierre Mariel, Éd. Grasset, 1971.
  • Pierre-Yves Tremois - rencontre : gravures, monotypes, Éd. Jacques Frapier, 1971, rééd. Frédéric Birr, 1977.
  • Anna Karénine, Léon Tolstoï, Éd. Gallimard, 1972.
  • Françoise Adnet, Éd. Max Fourny, 1977.
  • La Face cachée de la France, Éditions Seghers, 1978.
  • Verlinde, Éd. Natiris, 1983
  • Lettre ouverte à nos dirigeants, Jacques Garello, Éd. Albatros, 1986.
  • La Découverte de l'Autre, Gustave Corçao, Éd. Sainte-Madeleine, 1987.
  • Planète (bandeau : Planète revient), Gabriel Veraldi, É. du Rocher, 1996. Livre commémoratif, 25 ans après la disparition de sa revue.
  • Françoise Adnet : splendeur du misérabilisme, Mustapha Chelbi, Éd. Finzi, 2004.

AudiovisuelModifier

Les références ci-dessous illustrent à titre indicatif l'éclectisme des participations audiovisuels de l'auteur, aussi bien dans le champ politique que littéraire.

  • Monsieur Gurdjieff / Louis Pauwels; émission du sur la RTF, avec Pierre Lazareff, Jacques Bergier… (reprise radiophonique le , émission « Radio Archives » sur France Culture).
  • Louis Pauwels, Jean Feller, Jacques Mousseau, « Un préfet philosophe », sur http://www.ina.fr, ORTF,
  • Entretiens avec Louis-Ferdinand Céline, Emission En français dans le texte, réalisé par Yann Jouannet, 1961, réédité en CD par les éditions Frémeaux et ass., 2003.
  • Format 30. Entretien avec Louis Pauwels et Jacques Bergier. Télévision canadienne française, le .
  • Radio Monte Carlo, thème « Le retour du diable », débat de Louis Pauwels avec Rouget, de l'Union Rationaliste, le 3 décembre 1973.

ThéâtreModifier

  • avec Jean-Louis Barrault, Chroniques martiennes, créée en 1974, par le théâtre poétique national, compagnie Guy Shelley, dans une mise en scène de Jean-Claude Amyl, au théâtre Saint-Roch.

TélévisionModifier

  • Le Golem, d'après le roman de Gustav Meyrink, téléfilm en 1967 de Jean Kerchbron (adaptation, dialogues et présentation).
  • Président Faust, 12 janvier 1974, œuvre personnelle, avec conseils de Bergier.
  • Les Roses de Manara, 1975, d'après Don Juan, déjà précédé d'un texte de 22 p. préparatoire, dans Marie-France de février 1957 : Don Juan, sa véritable histoire.
  • Les Jeunes Filles, d'après Henry de Montherlant.

Direction de collectionsModifier

  • Bibliothèque mondiale
  • Lumière interdite
  • Le Club des femmes
  • Les reportages dans l'histoire
  • Bibliothèque de l'irrationnel et des grands mystères
  • Histoire des personnages mystérieux et des sociétés secrètes
  • Histoire des idées, des héros, des sociétés de la France secrète et de l'Occident

Honneurs et récompensesModifier

  • Prix Albert Olivier en 1974
  • Prix René de Chateaubriand en 1978 pour L'Apprentissage de la sérénité.
  • Prix Saint-Marc de la ville de Venise en 1981
  • Meilleur fumeur de l'Académie des fumeurs de pipe, à Saint-Claude, en octobre 1982
  • Présenté à l'Académie française en 1984, et le 11 décembre 1989
  • Membre de l'Académie des beaux-arts en 1985 (section membre libre)
  • Citoyen d'honneur de la ville de Gand, en 1986
  • Officier de la Légion d'honneur en 1994 (chevalier en 1974)
  • Grand prix du Roman de la ville de Paris en 1995 pour Les orphelins.
  • Instigateur de l'Omnium des Libertés en 1996
  • Le prix Louis Pauwels est créé en sa mémoire en 1997.

Éloge à l'Académie des beaux-arts (extrait)Modifier

Discours prononcé par Henri Loyrette, séance du 10 novembre 1999[15] :

« Il y a des hommes que la mort livre tout préparés, la notice nécrologique dûment calibrée, soigneusement apprêtés pour un grand sommeil et un éternel oubli. Il y a des hommes que la mort nous présente […] défigurés par la haine qu'on leur voue comme par l'admiration d'un petit troupeau d'adorateurs. Louis Pauwels est de ces derniers. On s'en réjouira en pensant qu'il prend ainsi des assurances sur l'avenir quand les autres, ces morts si ternes et si lisses, ne seront plus rien. On déplorera qu'une carrière aussi diverse, contrastée, aventureuse, soit réduite à son ultime phase. Louis Pauwels est donc mort à droite, très à droite, pour certains fascisant et antisémite. C'est ainsi que la plupart le voient aujourd'hui ; c'est ainsi qu'il se savait vu, tour à tour blessé de cette caricature et fier d'être ainsi méconnu. Oublié, en effet, le romancier, le poète, l'essayiste. Oubliées les prises de positions courageuses contre la peine de mort et le soutien apporté à Robert Badinter, face à un lectorat qui ne réclamait pas tant de mansuétude. Oubliés les avatars d'une vie exceptionnelle qui fit de cet enfant pauvre un journaliste et patron de presse redoutés. Souvent il reconnaissait avoir tout fait pour susciter cette réserve ou cette détestation, citant volontiers Saint-Simon : “Mon estime pour moi-même a toujours augmenté dans la mesure du tort que je faisais à ma réputation”. »

Notes et référencesModifier

  1. « Fonds Louis Pauwels », sur bnf.fr (consulté le 25 mai 2017)
  2. Joelle Meskens et Michel Grodent, « Disparition de Louis Pauwels, écrivain optimiste et redoutable polémiste », Le Soir, 29 janvier 1997.
  3. Cimetières de France et d'ailleurs.
  4. « Le Masque et la plume, Les chroniques martiennes », sur ina.fr, (consulté le 25 mai 2017)
  5. radio-canada.ca.
  6. « Découvrez Maurice Papon le préfet humaniste », Rue89, avec l'INA, 23 avril 2009.
  7. « C'est une jeunesse atteinte d'un SIDA mental. Elle a perdu ses immunités naturelles : tous les virus décomposants l'atteignent » dans Le Figaro-Magazine, décembre 1986.
  8. François Mauriac écrit dans un éditorial du Figaro, en 1954 : « Il faut lire le livre terrible, composé de témoignages, que Louis Pauwels consacre à Monsieur Gurdjieff, le fameux mystagogue, l'homme qui avait rapporté d'Orient une méthode pour tuer le moi, pour redevenir soi-même et pour posséder la terre, le sire du Prieuré d'Avon aux pieds duquel Katherine Mansfield, à bout de souffrances, est venue se coucher et mourir… Monsieur Gurdjieff ! Quel personnage inventé ne pâlirait auprès de lui ! Quel roman noir atteignit jamais à la hauteur de cette histoire vraie ? », texte imprimé sur la dernière de couverture de l'ouvrage
  9. À la fin des années soixante, Salvador Dalí engage avec Louis Pauwels de longues conversations dans sa maison, à Portlligat, au nord de Cadaqués. Dali se livre, met en scène ses intuitions par l'image ou le geste. Brûlant les étapes d'un discours rationalisant, il sert sa vérité crue. Les questions de l’intervieweur se sont effacées pour laisser place à toute la verve du peintre catalan, qui égrène avec humour et impertinence ses idées surréalistes.
  10. Les Derniers Jours de la monogamie réunit deux textes : un essai de Laslo Havas (Le Rapport Havas) et un roman de Louis Pauwels (La Confession impardonnable, qui sera édité à part chez Mercure de France en 1972). Ces deux textes sont précédés d'un « Avertissement » de Josef von Ferenczy.
  11. Réponse dans : Lettre à Louis Pauwels sur les gens inquiets et qui ont bien le droit de l'être / Paul Sérant, Éd. La Table Ronde, 1972, et dans Lettre aux gens malheureux, et qui ont bien raison de l'être /Jacques Sternberg, Éd. Eric Losfeld, coll. « L'Extricable », 1972).
  12. Retranscription des entrevues de Louis Pauwels, Alain Bombard, Georges Simenon, Jean Rostand, Marguerite Duras, Marcel Achard, Hervé Bazin et Catherine Deneuve, à Paris en mars 1970, diffusées de juin à septembre 1970 par le réseau français de Radio-Canada, dans l'émission quotidienne « D'un jour à l'autre » de Lise Payette.
  13. Première apparition de Louis Pauwels dans le monde de l'édition, dans ce magazine illustré qu'il conçut et réalisa, avec J. Sylveire et P. Faucheux, directeur Pierre Garrigues (numéro unique, Paris, Curiosa).
  14. Voir sur iberlibro.com./
  15. Notice sur la vie et les travaux de M. Louis Pauwels, site internet de l'Académie des beaux-arts.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • « Le mariage de Louis Pauwels [avec Elina Labourdette] », Paris Match, no 382, 4 août 1956 (reportage photographique au Mesnil-le-Roy).
  • Gérard Mourgue, Dieu dans la littérature d'aujourd'hui, Éd. France-Empire, 1961, tome 1. La religion dans l'œuvre de Louis Pauwels (avant sa conversion tardive au catholicisme), sur une vingtaine de pages parmi d'autres auteurs contemporains français.
  • « Pauwels affronte le sida mental », Globe, avril 1987, grand entretien avec Lio : Louis Pauwels s'explique sur l'affaire.
  • Gabriel Veraldi, Pauwels, ou le malentendu, Éd. Grasset, 1989.
  • « Hommage à Louis Pauwels », Le Figaro Magazine, no 16318, du (et complément dans Madame-Figaro du 15 février 1997).
  • « Le testament spirituel de Louis Pauwels », Le Figaro Magazine, no 16365, du .
  • Gregory Gutierez, « Le discours du Réalisme fantastique : la revue Planète », université de la Sorbonne, Paris IV, UFR de Langue Française, maîtrise de lettres modernes spécialisées, 1998 (Mémoire LF499).
  • Michel Polac, Par 4 chemins, Radio-Canada, 16 décembre 1998 (en ligne).
  • Marie-Claire Pauwels, Fille à papa, Éd. Albin Michel, 2003 (prix Roger-Nimier 2004).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier