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Le Bec-Hellouin

commune française du département de l'Eure

Le Bec-Hellouin Les plus beaux villages de france.svg
Le Bec-Hellouin
Maisons à pans de bois au cœur du village.
Blason de Le Bec-Hellouin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Brionne
Intercommunalité Intercom Bernay Terres de Normandie
Maire
Mandat
Pascal Finet
2014-2020
Code postal 27800
Code commune 27052
Démographie
Gentilé Bexien
Population
municipale
404 hab. (2016 en diminution de 3,81 % par rapport à 2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 57″ nord, 0° 43′ 18″ est
Altitude Min. 46 m
Max. 141 m
Superficie 9,55 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel du village du Bec-Hellouin

Le Bec-Hellouin est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie. Nichée au cœur de la vallée du Bec, elle bénéficie du label des plus beaux villages de France.

Les habitants sont des Bexiens[1].

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Le Bec-Hellouin est une commune du Centre-Ouest du département de l'Eure. Son territoire, au nord-est de celui de la ville de Brionne, s'étend au cœur de la vallée du Bec et déborde au sud-ouest et au nord-est sur les plateaux limitrophes.

Sa situation géographique couplée à ses caractéristiques paysagères rendent difficiles de définir sa région naturelle d'appartenance. Ainsi, l'atlas de paysages de Haute-Normandie la classe au sein de l'unité paysagère de la vallée de la Risle[2], mais semble tout de même inscrire l'ensemble de la vallée du Bec au sein de la campagne du Neubourg. Quant à l'Agreste, le service de la statistique et de la prospective du ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, il la classe au sein du Roumois (en tant que région agricole)[3].

Cette incertitude s'explique par le caractère bocager et boisé des paysages de la commune comparables à ceux de la vallée de la Risle et donc totalement opposés à ceux du plateau du Neubourg, largement tournés vers la culture.

Toutefois, le Bec-Hellouin est à la fois situé[4] : à l'est de la vallée de la Risle (limite naturelle entre le Lieuvin et le Roumois) et au sud des vallées d'Écaquelon et de l'Oison (limites naturelles entre le Roumois et le pays du Neubourg). En conséquence, cette position géographique tend à confirmer l'appartenance du Bec-Hellouin à la campagne du Neubourg.

À vol d'oiseau, le bourg se situe à 18 km au nord-est de Bernay[5], à 20,5 km au sud-est de Pont-Audemer[6], à 35 km au sud-ouest de Rouen[7] et à 39 km au nord-ouest d'Évreux[8].

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 9,55 km2 ; son altitude varie de 46 à 141 mètres.

HydrographieModifier

 
Le ruisseau du Bec à Saint-Martin-du-Parc

La commune est traversée par le ruisseau du Bec[10] qui prend sa source sur le territoire de la commune voisine, Bosrobert. Ce ruisseau fait son entrée au Bec-Hellouin par le sud-est, au lieu-dit Mémoulin, puis s'écoule en direction du nord-ouest. Il longe la départementale 39, et passe à proximité du monastère Sainte-Françoise-Romaine, au lieu-dit Saint-Martin-du Parc. Entre le Pont Boy et l'Ancien Moulin du Cat, le cours d'eau s'éloigne de la D 39 et se divise en deux bras qui évoluent globalement de façon parallèle dans les terres de l'abbaye Notre-Dame du Bec, puis à l'ouest du bourg. Ces deux bras finissent par se rejoindre dans le nord-ouest de la commune avant de s'écouler vers l'ouest jusqu'à Pont-Authou.

Voies de communication et transportsModifier

Le Bec-Hellouin est traversé :

Par ailleurs, la commune se trouve sur le tracé de l'ancienne voie de chemin de fer qui a relié Évreux à Honfleur de 1889 à 1969. Cette voie, qui a participé à l'essor de l'agriculture locale et à l'émergence du tourisme balnéaire sur la côte normande, a été transformée en 2007 en une voie verte reliant le Bec-Hellouin à Évreux.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Beccensis Ecclesia en 1041 et Beccus Herlevini vers 1160.

Le village tire son nom du ruisseau le Bec, appellatif normand d'origine norroise signifiant précisément « ruisseau », du scandinave bekkr « ruisseau ». Hellouin se rapporte au bienheureux Herluin, fondateur de la célèbre abbaye de ce lieu[11]. Nom de personne d'origine germanique Herlewinus[12] formé des éléments Herle, de sens obscur, mais qu'on retrouve dans Arlette, issu de Herleva (Herlève) et dans Arlequin, issu de *Herlacyning, nom français Hellequin (cf. la Maisnie Hellequin), Hennequin. et win, ami (cf. norvégien venn, ami).

HistoireModifier

Fondée vers 1035 par Herluin, chevalier du comte Gilbert de Brionne, l'abbaye Notre-Dame du Bec devint très tôt un des centres de la spiritualité chrétienne grâce à l'arrivée du clerc italien Lanfranc, qui y fonda les écoles où allaient être formés les grands esprits des XIe et XIIe siècles, avant qu'il soit nommé abbé de Saint-Étienne de Caen puis archevêque de Cantorbéry et primat d'Angleterre. Mais c'est avec l'arrivée d'un autre Italien, saint Anselme, en 1059, que la pensée religieuse et philosophique atteint son point culminant et marqua tout l'Occident. Le rayonnement de l'abbaye fut important jusqu'au XIVe siècle. La guerre de Cent Ans, puis le régime de la commende la ruinèrent. Elle fut réformée au XVIIe siècle par les mauristes qui reconstruisirent les bâtiments monastiques, rétablirent les études et la discipline. Donnée en 1792 à l'administration militaire, elle fut transformée en caserne, puis en dépôt de remonte de cavalerie. Ce n'est qu'en 1948 que les moines olivétains des communautés de Mesnil-Saint-Loup et Cormeilles s'y installèrent et redonnèrent à l'abbaye son rayonnement spirituel et international. L'abbaye se développe alors, notamment en vue de l'oecuménisme, prôné par le Concile Vatican II, que l'abbaye vit dans ses liens privilégés avec la communion anglicane. En 1976, Dom Grammont envoie des moines refonder une abbaye en Terre Sainte à Abu Gosh[13]. Mais, en 1990, l'abbaye connaît un véritable séisme, avec le départ synchronisé du père abbé, Dom Philippe Aubin, et de Mère Faimpe-Marie-Ephrem, supérieure du couvent voisin, pour des "raisons affectives"[14]. Depuis les années 2000, l'abbaye vit un certain renouveau, en encourageant le volontariat des jeunes au service de la rénovation des vieux bâtiments[15], qui participent à la restauration du logis abbatial inauguré en octobre 2017[16].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Théodore Cahu    
mars 2001 11 décembre 2008
(décès)
Francis Cavelier    
janvier 2009 2014 Jean-Paul Vittecoq    
2014 En cours Pascal Finet DVD Fonctionnaire

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2016, la commune comptait 404 habitants[Note 1], en diminution de 3,81 % par rapport à 2011 (Eure : +2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
710650546650745680708640680
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
580610727647604686581600563
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
490534401438429436402338450
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
465566439470434406413414420
2016 - - - - - - - -
404--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La commune du Bec-Hellouin compte deux édifices classés au titre des monuments historiques :

Autres édifices :

Par ailleurs, le village comporte un ensemble de maisons à colombages typiques, groupées autour de l'abbaye Notre-Dame-du-Bec.

Patrimoine culturelModifier

Le nom L'Aventure est cité dans le poème de 1943 écrit par Louis Aragon[23] extrait de La Diane française, et intitulé « Le Conscrit des Cent Villages ». Les trois principales sources de géolocalisation (Géoportail de l'IGN[24], ViaMichelin & Google Earth) localisent L'Aventure comme un hameau du Bec-Hellouin.

Patrimoine naturelModifier

Natura 2000Modifier

  • Site Natura 2000 « Risle, Guiel, Charentonne »[25].

ZNIEFF de type 1Modifier

 
Vallée du Bec.
  • La cavité de l'abbaye du Bec-Hellouin[26].
  • Les prairies du Bec-Hellouin[27]. Le site des prairies du Bec-Hellouin comprend plusieurs parcelles de prairies humides et de mégaphorbiaies de part et d'autre d'un ruisseau central. Les prairies humides abritent deux espèces végétales essentielles : le gaillet des fanges (Galium uliginosum) et la dactylorhize négligée (Dactylorhiza praetermissa). Par ailleurs, sur les bordures du ruisseau, pousse la petite berle (Berula erecta).
  • Les prairies du Moulin du Cat[28].
     
    Le champ des Moines
    Le site des prairies du Moulin du Cat comprend un ensemble de prairies pâturées mésophiles à hygrophiles, ainsi que quelques tronçons de haies et une rangée de peupliers en bordure du Bec. Dans les parties les plus engorgées des prairies, poussent deux espèces essentielles : le gaillet des fanges (Galium uliginosum) et la véronique à écussons (Veronica scutellata). Par ailleurs, le râle d'eau (Rallus aquaticus), qui est un oiseau nicheur, se rencontre dans cette partie de la vallée du Bec.
  • Les prairies et les petits bois de Mémoulin[29]. Cette zone comprend des prairies mésophiles à mésohygrophiles, parcourues de petits ruisseaux et fossés, et quelques haies bocagères. Des agrions de mercure ont élu domicile près du ruisseau du Bec.

ZNIEFF de type 2Modifier

  • La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort[30].

Site classéModifier

Site inscritModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de Le Bec-Hellouin se blasonnent ainsi :
parti, au 1 de gueules à deux léopards d'or armés et lampassés d'azur l'un sur l'autre, à la champagne d'argent chargée d'une tierce ondée d'azur ; au 2 d'argent à l'abbaye du lieu au trait de sable.

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. habitants.fr, « Eure > Le Bec-Hellouin (27800) » (consulté le 21 juillet 2012)
  2. « Le plateau du Neubourg », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 13 novembre 2017).
  3. « Zonages », sur Agreste (consulté le 13 novembre 2017).
  4. « Les pays normands », Supplément aux Annales de Normandie, vol. 2. La Normandie Ducale à travers l'œuvre de Wace, IV,‎ (lire en ligne, consulté le 10 novembre 2017)
  5. « Distance à vol d'oiseau entre Le Bec-Hellouin et Bernay », sur www.lion1906.com (consulté le 21 novembre 2017).
  6. « Distance à vol d'oiseau entre Le Bec-Hellouin et Pont-Audemer », sur www.lion1906.com (consulté le 21 novembre 2017).
  7. « Distance à vol d'oiseau entre Le Bec-Hellouin et Rouen », sur www.lion1906.com (consulté le 21 novembre 2017).
  8. « Distance à vol d'oiseau entre Le Bec-Hellouin et Évreux », sur www.lion1906.com (consulté le 21 novembre 2017).
  9. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau du Bec (H6229000) ».
  11. Toponymie générale de la France, Volume 2, Ernest Nègre page 1011
  12. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154).
  13. « Témoignage – « Présence cordiale » à Abou Gosh », sur www.famillechretienne.fr (consulté le 13 janvier 2019)
  14. « France: deux démissions au Bec-Hellouin (010490) », sur cath.ch, (consulté le 13 janvier 2019)
  15. « Le Bec-Hellouin : des jeunes en service civique restaurent l'abbaye », sur France 3 Normandie (consulté le 13 janvier 2019)
  16. « L’abbaye du Bec-Hellouin retrouve sa physionomie », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 13 janvier 2019)
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. « Ancienne abbaye Notre-Dame du Bec », notice no PA00099327, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Ancien logis abbatial », notice no PA00099328, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Un poème d'Aragon extrait de "La Diane française" », sur blogs.mediapart.fr, (consulté le 2 mai 2016).
  24. Voir sur geoportail.gouv.fr.
  25. « Risle, Guiel, Charentonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 25 février 2015).
  26. « La cavité de l'abbaye du Bec-Hellouin », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 25 février 2015).
  27. « Les prairies du Bec-Hellouin », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 25 février 2015).
  28. « Les prairies du moulin du Cat », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 25 février 2015).
  29. « Les prairies et les petits bois de Mémoulin », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 25 février 2015).
  30. « La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 25 février 2015).
  31. « L'entrée de l'abbatiale du Bec-Hellouin », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le 17 juillet 2017).
  32. « La vallée du Bec », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le 28 mars 2016).
  33. Véronique Couvret, « Perrine Hervé-Gruyer, la sorcière de la ferme biologique », sur leveilnormand.fr, 13 mars 2014 (consulté le 15 décembre 2015).