La Londe-les-Maures

commune française du département du Var

La Londe-les-Maures
La Londe-les-Maures
Hôtel de ville de La Londe — place du 11-Novembre.
Blason de La Londe-les-Maures
Blason
La Londe-les-Maures
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Intercommunalité Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures
(siège)
Maire
Mandat
François de Canson
2023-2026
Code postal 83250
Code commune 83071
Démographie
Gentilé Londais
Population
municipale
11 493 hab. (2020 en augmentation de 39,58 % par rapport à 2014)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 08′ 17″ nord, 6° 14′ 04″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 601 m
Superficie 79,29 km2
Type Commune urbaine et littorale
Unité urbaine La Londe-les-Maures
(ville isolée)
Aire d'attraction La Londe-les-Maures
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de La Crau
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web ville-lalondelesmaures.fr

La Londe-les-Maures (La Lònda dei Mauras) est une ville du département du Var, en France. Elle est située sur la Côte d'Azur dans la rade d'Hyères. Huppée et résidentielle, la ville est connue pour ses plages, son golf et ses ports qui se situent parmi les plus grands en capacité d’accueil du département du Var.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Localité située à 9,7 km de Hyères et 28 de Toulon[1].

Géologie et reliefModifier

Le territoire de la commune s’étend sur 7 826 hectares au pied du massif des Maures. Environ 75 % de cet espace est constitué de forêt, 22 % est consacré à l’agriculture (dont 1 170 hectares de vignobles) et 3 % sont occupés par les habitations.

SismicitéModifier

Commune située dans une zone de sismicité 2 faible[2],[3].

Hydrographie et les eaux souterrainesModifier

Cours d'eau traversant la commune[4] :

  • Fleuve côtier le Maravenne, ainsi que ses affluent le Pansard, le Vallon du Tamary et le Vallon du Jus Péou[5],
  • Ruisseaux de Sainte-Eulalie, de la Rieille, de l'Appie, dju Castelas, de l'Argentière, du Pellegrin, de la Maure.

ClimatModifier

Climat classé Csa dans la classification de Köppen et Geiger[6].

Voies de communications et transportsModifier

Voies routièresModifier

  • RD 98 direction Bormes-les-Mimosas et Hyères.

Transports en communModifier

Commune desservie par le réseau régional de transports en commun Zou !. Les collectivités territoriales ont en effet mis en œuvre un « service de transports à la demande » (TAD), réseau régional Zou ![7].

PortsModifier

  • Ports en Provence-Alpes-Côte d'Azur :
    • Rade de Toulon,
    • La ville possède deux ports de plaisance, « Miramar » et « Maravenne » qui se situent parmi les plus grands en capacité d’accueil du département du Var avec plus de 1 000 places à quai ou sur ponton. Situé en face des Îles d’Or, l'ensemble portuaire est le point de départ fréquent pour les touristes qui effectuent la traversée.

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

La Londe-les-Maures est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Londe-les-Maures, une unité urbaine monocommunale[11] de 10 297 habitants en 2017, constituant une ville isolée[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Londe-les-Maures, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 1 commune, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[16]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[17],[18].

Occupation des solsModifier

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 6,6 % 528
Équipements sportifs et de loisirs 1,0 % 81
Vignobles 19,5 % 1563
Vergers et petits fruits 0,4 % 31
Prairies et surfaces toujours en herbe 0,5 % 44
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 3,3 % 265
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 1,4 % 113
Forêts de feuillus 15,6 % 1247
Forêts de conifères 1,0 % 83
Forêts mélangées 3,6  % 291
Végétation sclérophylle 46,4 % 3720
Zones incendiées 0,4 % 30
Marais salants 0,1 % 12
Mers et océans 0,1 % 10
Source : Corine Land Cover[19]

ToponymieModifier

La Londe est un toponyme récent (XVIIe siècle) qui résulte du transfert[20] du nom du village d'origine d'Antoine Lemonnier qui acquiert des terres et fait construire une demeure appelée le château de la Londe.

Londe est un ancien terme dialectal normand utilisé comme nom commun jusqu'au XVe siècle au sens de « bosquet, bois, espace boisé ». Il est issu du vieux norrois lundr (datif lundi > londe) de même sens[21],[22].

Le déterminant complémentaire -les-Maures a été ajouté par l'administration, en référence au massif des Maures, afin surtout d’éviter une homonymie avec les nombreux La Londe   normands (plus d'une centaine).

HistoireModifier

La première occupation humaine du territoire semble remonter à 2500 av. J.-C. comme en témoigne le dolmen de Gaoutabry, découvert en 1876 par le baron Gustave Charles Ferdinand de Bonstetten et situé au nord de la commune. D’après les fouilles effectuées sur le site, il daterait de la fin du néolithique. De nombreux fragments de poteries et d’outils en pierre taillée retrouvés sur le site attestent de la présence humaine bien qu’aucun vestige d’habitation n’ait encore été découvert. En 1988, le site du dolmen a été classé aux Monuments Historiques.

Dans les siècles qui suivirent, le site a probablement été occupé par d’autres peuples : Ligures, Bormani, Phocéens, etc., mais il reste peu de traces matérielles qui permettraient d’attester ces mouvements de population avec certitude.

AntiquitéModifier

En revanche, des traces incontestables révèlent qu’entre le IIe siècle av. J.-C. et le Ve siècle apr. J.-C., le peuple gallo-romain[Quoi ?][réf. souhaitée] s’installent[Combien ?] sur le territoire. De nombreux vestiges de villas, des domaines viticoles, des sépultures, des poteries, et des pièces de monnaie attestent leur présence. L’activité économique de ces nouveaux arrivants est principalement agricole. Les cultures de l’olivier, de la vigne et des céréales se répandent dans la région grâce au climat favorable. Les Romains établissent un port à l’Argentière[Où ?] et commencent très probablement l’exploitation de la mine toute proche qui se poursuivra à l’époque médiévale.

Moyen ÂgeModifier

À partir du XIe siècle, le territoire de la commune est désigné sous le nom de Bormette. Plusieurs moines de Saint-Victor de Marseille, puis des chartreux de Montrieux et surtout de La Verne acquièrent d’importantes propriétés par donations. Ils construisent les premiers châteaux à vocation agricole comme celui des Bormettes (bâti sur le pic Saint-Martin au XIIIe) et celui du Bastidon bâti entre les XVIe et XVIIIe siècles.

Temps modernesModifier

En 1678, Antoine Lemonnier, sieur de la Londe, originaire de Normandie, acquiert de vastes parcelles de terres sur l’actuel territoire de la commune et se fait construire une maison nommée château de La Londe, qui va transmettre son nom au futur village. Curieusement, le terme de Londe convient très bien à ce village entouré de forêts, londe signifiant « bosquet, bois » en ancien dialecte normand. En 1788, le hameau naissant acquiert le statut de paroisse tout en demeurant sous la dépendance de la ville d’Hyères. En 1791, le village compte 132 habitants et apparaît sur le cadastre en tant que quartier d'Hyères.

Époque contemporaineModifier

 
Le jardin des Oliviers.
 
Plage de l'Argentière (le Pellegrin se trouve derrière le premier cap).

Après la Révolution, les Chartreux ont été totalement dépossédés de leurs biens. Progressivement, une nouvelle bourgeoisie arrive et s’implante sur le site au cours du XIXe. Les nouveaux arrivants bâtissent de nombreuses demeures (comme le château de La Pascalette, construit en 1889 par Victor Roux), rachètent les domaines agricoles et les agrandissent. L’un de ces aristocrates, Horace Vernet (1789-1863), peintre officiel de Louis-Philippe, achète le domaine situé au lieu-dit les Bormettes en 1855 et se fait construire un château d’inspiration classique et mauresque. Grâce aux dons en terrains de certaines familles bourgeoises, le village se développe. L’église est édifiée en 1847 et une école communale voit le jour en 1884 sur la place Allègre.

Exploitation minièreModifier

Vers 1875, Victor Roux, riche financier marseillais et nouveau propriétaire du domaine des Bormettes, redécouvre et développe la mine de l'Argentière laissé à l’abandon depuis des siècles. En 1881, il fonde la Société des Mines des Bormettes et relance l’exploitation de la mine, riche en zinc, dès 1885[23]. À partir de 1890, d’autres filons, plombifère et zincifère, sont découverts sur le territoire. La prospérité de ces mines impose alors la création d’un chemin de fer en 1899 pour le transport des mineurs et l’acheminement du minerai jusqu’à l’Argentière où s’effectuait son expédition par voie maritime. La prospérité de la mine dynamise toute l’économie de la région. Dans le village, un bureau de poste et télégraphe est créé, ainsi que des écoles et une gendarmerie.

À partir de 1890, le village s’ouvre vers l’extérieur avec la mise en service de la ligne de chemin de fer du littoral qui effectue le trajet Toulon - Saint-Raphaël. En 1897, une fonderie de plomb est construite. La plus longue cheminée-tunnel d’Europe est bâtie sur près d'un kilomètre de colline. Cependant, la fonderie est un échec économique, étant peu fonctionnelle et mal adaptée au minerai extrait. Elle ferme donc rapidement.

En 1901, le chemin de fer minier est relié à celui du littoral qui passait par le village. La Londe demande alors son détachement de la ville d’Hyères. Finalement, le , le statut de commune lui est octroyé. La commune prend alors le nom officiel de « La Londe-les-Maures ». Le mot « maures » venant du latin mauros qui signifie brun foncé, évoquant la couleur du massif du même nom.

Alors que le village poursuit son expansion, à partir de 1901, l’exploitation des mines décline. L’épuisement du filon de l’Argentière et la chute des cours des métaux à partir de 1904 vont générer une baisse de productivité jusqu’à l'abandon de l’exploitation qui cesse définitivement toute activité en 1929.

De 1945 à 2000Modifier

Après le mandat de André Barbier, de 1946 à 1947, le nouveau maire, le comte François de Leusse (le collège de La Londe porte son nom) demeure aux affaires pendant 24 ans, jusqu'en 1971. Après cette date, c'est le neveu du baron, Philippe de La Lombardière de Canson qui devient maire, pour une période de 24 ans, comme son prédécesseur. En 1995, la liste d'union de la gauche menée par René Benedetto l'emporte pour, finalement, être battue après deux mandats, en 2008 par celle UMP de François de Canson[24]. Aux élections municipales de François de Canson a été réélu dès le 1er tour () avec 85 % des suffrages .

Dans le contexte de la fin de la guerre d'Algérie, un hameau de forestage y fut installé en 1962, à destination d'anciens harkis et de leurs familles[25].

XXIe siècleModifier

Le , à l'initiative de l'ACAL (association de commerçants et artisans londais), la ville de La Londe-les-Maures se dote de sa propre monnaie locale, le Cigalonde, qui fonctionne à parité avec l'euro. Triple enjeu pour le Cigalonde : - renforcer l'identité locale - Pérenniser le petit commerce et fidéliser les clients - Jouer un rôle social au niveau de la commune (CCAS, associations caritatives...).

La commune a subi de fortes inondations en [26], donnant lieu à la reconnaissance par l'état du caractère de calamité agricole[27].

En 2017, la végétation de la commune a subi de vastes destructions par incendie. Fin juillet et début septembre, respectivement plus de 800[28] et de 460 hectares[29] ont été détruits à la faveur de forts vents.

En octobre 2022, à la suite de la condamnation en justice de Marc Giraud alors président du conseil départemental du Var, François de Canson se porte candidat. Considérant la loi sur le cumul des mandats, le préfet du Var lui impose de se retirer d'au moins un mandat. François de Canson ne voulant pas trancher, la loi lui oblige de céder le plus ancien, en l'occurrence celui de maire. Nicole Shatzkine, alors première adjointe, occupe en conséquence les fonctions par intérim jusqu'aux prochaines élections municipales partielles organisées par la préfecture, en février 2023. Toutefois, lors de l'élection pour la présidence du conseil départemental le 26 octobre 2022, François de Canson est battu au second tour par Jean-Louis Masson. Il échoue donc à prendre la présidence du conseil départemental.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1946 Gaudien Bartoli   Contrôleur des impôts
1946 1947 André Barbier   Garagiste
François de Leusse   Capitaine (Commandos d'Afrique)[30]
Réélu en 1953, 1959 et 1965
Philippe de Canson
Neveu de François de Leusse
DVD
puis RPR
Exploitant agricole
Député du Var (3e circ.) (1994 → 1997)
Conseiller général de La Crau (1988 → 1999)
Réélu en 1977, 1983 et 1989
René Benedetto PS Réélu en 2001 et 2002[31]
François de Canson UMP-LR
puis DVD[32]
Chef d'entreprise
Conseiller départemental de La Crau (2022 → )
Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (2015 → )
3e vice-président du conseil régional (2021 → )
Président de la CC Méditerranée Porte des Maures (2010 → )
Président du CRT Provence-Alpes-Côte d’Azur (2018 → )[33]
Réélu en 2014 et 2020, démissionné par le préfet du Var en 2022[34]
En cours Nicole Schatzkine   Première adjointe, maire par intérim

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Politique environnementaleModifier

JumelageModifier

La ville de La Londe-les-Maures est jumelée avec deux autres villes européennes :

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1901. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[37],[Note 3].

En 2020, la commune comptait 11 493 habitants[Note 4], en augmentation de 39,58 % par rapport à 2014 (Var : +4,52 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 2192 9722 3802 8372 8722 7412 6032 7763 091
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 3143 9563 9375 1847 1518 74910 0349 91810 235
2020 - - - - - - - -
11 493--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

La ville de La Londe possède cinq établissements scolaires allant de la maternelle au collège :

Deux écoles maternelles :

  • Ecole maternelle Eugène Oswald
  • Ecole maternelle Moulin Vieux

Deux écoles primaires :

  • Ecole primaire Jean Jaurès
  • Ecole primaire Antoine Bussone (Située aux Bormettes)

Un collège :

  • Collège François de Leusse

Le lycée général de secteur est le Lycée Jean Aicard, situé sur Hyères.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

La Londe jazz festival crée en 2009

SantéModifier

SportsModifier

Stades, terrains et équipements sportifsModifier

  • Stade Emmanuel Vitria. Possède : Terrain de Football, Foot en salle, Rugby, aire de lancer, de saut, piste d'athlétisme.
  • Stade Guillaumont. Possède : Terrain de Football, Foot en salle.
  • Tennis Club Londais. Possède : 6 terrains de Tennis
  • La Brûlade. Possède : Skate Park, Terrain multisport, équipements d'entraînement exterieur.
  • Boulodrome Miramar. Possède : Boulodrome.
  • Boulodrome Municipal. Possède : Boulodrome.

MédiasModifier

CultesModifier

La paroisse catholique dépend du diocèse de Fréjus-Toulon. Elle est confiée par l'évêque à la Fraternité de Saint Joseph Gardien[40]. Son lieu de culte principal est l'église de la Nativité-de-la-Vierge de La Londe-les-Maures.

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

Budget et fiscalité 2020Modifier

En 2020, le budget de la commune était constitué ainsi[41] :

  • total des produits de fonctionnement : 17 570 000 , soit 1 685  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 15 788 000 , soit 1 514  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 3 095 000 , soit 297  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 7 051 000 , soit 676  par habitant ;
  • endettement : 8 977 000 , soit 861  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 14,69 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 22,31 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 34,72 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2018 : médiane en 2018 du revenu disponible, par unité de consommation : 22 530 [42].

EmploiModifier

Entreprises et commercesModifier

AgricultureModifier

  • Domaines viticoles[43],
  • Moulin à huile.

TourismeModifier

Villes et villages fleuris,
Pavillon bleu,
Ville Internet,
Territoire vélo, décerné par la Fédération française de cyclotourisme.

CommercesModifier

  • Commerces de proximité.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Les Bormettes, la place et le théâtre.

Le principal attrait de La Londe reste le tourisme estival. Le nombre et l’étendue des plages de la commune ainsi que sa situation privilégiée, favorisée par un microclimat, en fait une station balnéaire qui offre près de 300 jours de soleil par an.

  • Église de la Nativité de La Londe-les-Maures.
  • Les Bormettes : construit par le propriétaire de l'usine des Bormettes pour ses employés, ce quartier est un village à part entière, groupé autour de la place Belot, typiquement provençale, où se trouve par ailleurs le théâtre des Bormettes, non loin du port et donc des plages.
  • Le dolmen de Gaoutabry : monument mégalithique perché au milieu d'une colline des Maures, dominant un panorama sur les îles d'Or.
  • Les plages : le long du littoral de la commune se trouvent quatre plages qui totalisent près de 3 km de sable naturel : Miramar, Tamaris, L'Argentière (primées par le label « Pavillon bleu d'Europe ») et le Pellegrin.
  • Le sentier sous-marin de l'Argentière : une réserve naturelle protégée située à la pointe de l'Argentière abritant une faune et une flore unique, grâce aux herbiers de posidonies, accessible au public.
  • Le Musée de l'école publique : il reconstitue une classe d'école en 1903, avec accessoires, ateliers, jeux, etc.
  • Les îles d'Or : Port-Cros, Porquerolles et l'île du Levant sont situées juste en face de la baie où se trouve La Londe-les-Maures, d'où une liaison aisée avec celles-ci. Le fort de Brégançon est lui aussi tout proche.
  • La promenade des Annamites : une ancienne voie ferrée métrique (1912) allant de la gare de La Londe sur le chemin de fer Toulon - Saint-Raphaël à l'usine Schneider mise en place en 1907 aux Bormettes pour tester les premières torpilles automobiles. Un ilot artificiel de lancement est implanté en 1908 au large de la pointe de Léoube pour tester ces prototypes. La promenade porte le nom des Annamites, c'est-à-dire des ouvriers indochinois qui l'ont construite[45][source insuffisante]. Aujourd'hui[Quand ?], il s'agit d'un chemin réservé aux piétons et aux vélos d'environ 2,5 km, allant du centre-ville jusqu'à la plage.

Jardin zoologique tropicalModifier

Créé sur le site d'un ancien arboretum de plantes tropicales datant des années 1960[46], le jardin zoologique tropical accueille sur 6 hectares une collection de plantes exotiques, dont des plantes succulentes, ainsi que de nombreuses espèces de bambous et de palmiers. C'est également un conservatoire d'espèces d'oiseaux en danger et de mammifères. Il participe à plusieurs programmes internationaux pour la préservation des espèces. Membre de l'EAZA, il a reçu du ministère de la Culture le label jardin remarquable[47].

Place André-AllègreModifier

 
Vue du no 6 de la place André-Allègre.
 
Maison des associations.
 
Fontaine de la place Allègre.

Cœur de la ville, ombragée par nombreux platanes, la place, au croisement des principales artères de la ville, est bordée de bâtiments anciens, comme la maison des associations (ancien hôtel de ville) et de grands immeubles provençaux.

Elle est bordée à l’ouest par l’axe formé par les rues Joseph-Laure et Maréchal-Foch, à l’est par la rue Aristide-Perrin, au nord par la rue Dixmude et enfin au sud par le boulevard Azan.

La place est formée d’un premier plateau en hauteur, en face de la maison des associations, reliée par des escaliers à un second niveau damé lui-même joint à la rue Joseph-Laure par une nouvelle série d’escaliers.

Le premier niveau est articulé autour de la fontaine de la place, puis de façon concentrique, des bancs et grandes jardinières sont disposés, rendant le lieu particulièrement agréable. Le deuxième niveau est une vaste esplanade au motif de damier bordée par des platanes. Des bancs et des jardinières ont été également installés sur le côté sud.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

 
Blason de La Londe-les-Maures.

Blasonnement : « De gueules au croissant contourné d'or senestré d'une étoile du même, au chef cousu d'azur chargé de trois croisettes d'argent. »

C'est François de Leusse qui est à l'origine du blason de La Londe, ainsi qu'en témoigne son fils[48]. Il a été inspiré du blason des commandos d'Afrique auxquels appartenait François de Leusse, et qui voulait ainsi honorer ceux qui les premiers débarquèrent sur la côte varoise pour libérer la Provence.

Le blason est orné d’un croissant de lune et d’une étoile. Selon André Fabius (père de Laurent Fabius, ancien Premier ministre français), auquel de Leusse s'est adressé pour connaître l'origine du blason des commandos d'Afrique, le croissant était à l'origine une nef (bateau), surmontée d'une étoile. Elle avait pour fond une carte de France. François de Leusse fit opérer un quart de tour à la coque de la nef qui prit la forme d'un croissant et plaça l'étoile en face. Une autre version de l'histoire de ce blason dit que le croissant de lune et l’étoile sont surmontés de trois croisettes, symbole de chrétienté, qui trouve leur explication dans une légende londaise. Au retour de sa septième croisade, saint Louis débarqua à Hyères et trois de ses chevaliers seraient venus trouver repos et guérison dans un hôpital situé aux Bormettes. Ayant retrouvé leur vaillance, chacun d’entre eux auraient offert à leurs hospitaliers une croix détachée de leur insigne en gage de reconnaissance.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

RéférencesModifier

  1. Itinéraires
  2. Didacticiel de la réglementation parasismique
  3. Zone de sismicité de la commune
  4. Géographie : Hydrographie, L'eau dans la commune
  5. Sandre, « Le maravenne [Y4700520] - Cours d'eau selon la version Carthage 2017 », sur www.sandre.eaufrance.fr (consulté le )
  6. Table climatique
  7. Réseau régional de transports en commun
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 de La Londe-les-Maures », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de La Londe-les-Maures », sur insee.fr (consulté le ).
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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier