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Jean Bastide

homme politique, médecin et résistant français
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Jean Bastide
Jean Bastide Homme Humaniste.jpg
Fonctions
Député
Deuxième circonscription du Gard
-
Conseiller général
Canton d'Aigues-Mortes
-
André Fabre (d)
Sodol Colombini (d)
Maire du Grau-du-Roi
-
Belsamond Ramain (d)
Conseiller général
Canton d'Aigues-Mortes
-
André Fabre (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 90 ans)
GardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Conjoint
Gaby Bastide (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Eveline Bastide
Autres informations
Partis politiques

Jean Bastide est un homme politique, médecin et résistant français, né le à Anduze et mort le au Grau-du-Roi.

BiographieModifier

Il est issu d'une famille d'instituteur protestants. Son père, Rossel Bastide, meurt en 1915, lors de la Première Guerre mondiale[1]. Il est le frère de Maurice Bastide.

Il entre au lycée de Nîmes puis fait des études de médecine. Il devient dès 1933 directeur du Centre héliomarin du Grau-du-Roi.

La même année, il adhère à la SFIO et est initié à la loge l'Écho du Grand Orient de Nîmes.

Avec Léon Blum, il est l'un des partisans de la guerre contre les pacifistes, majoritaires à la SFIO. Il s'engage alors dans la Résistance dès 1940, prend la tête de la direction départementale des Mouvements unifiés de la Résistance (1943-1944).

À la Libération, il est membre du Comité départemental de Libération (CDL). Aux cantonales de 1945, il est élu conseiller général du canton d'Aigues-Mortes. Il est réélu en 1949 et 1955, mais est battu aux élections de 1961 par André Fabre. Il est alors à l'origine de Port-Camargue, qui deviendra le plus grand port de plaisance d'Europe.

Favorable à la reconnaissance du « fait national algérien », il s'oppose à la politique du gouvernement de Guy Mollet. Il milite pour le « non » au Référendum de 1958 et est un membre fondateur du Parti socialiste autonome (PSA), dont il sera responsable départemental et fédéral. Il rejoint ensuite le PSU : il est secrétaire de la fédération gardoise (1960-1962) et membre du comité politique national. Mais il claque la porte et revient à la SFIO en 1962. Au Congrès d'Épinay, il soutient la motion Mermaz; il est ensuite nommé premier secrétaire du PS dans le Gard.

Il est élu maire du Grau-du-Roi en mars 1965 et le restera 18 ans, jusqu'en 1983.

Il est élu député de la deuxième circonscription du Gard en 1973, en écartant au premier tour Bernard Deschamps et en battant au second tour le sortant Jean Poudevigne. Son suppléant est Jean Carreyron, maire de Sauzet et conseiller général du canton de Saint-Chaptes. Il le reste jusqu'en 1978, date à laquelle Bernard Deschamps lui succède.

MandatsModifier

DistinctionModifier

  • Chevalier de la Légion d'honneur

ŒuvreModifier

  • Profession de foi d’un enfant du siècle, La Mirandole, 1995

RéférencesModifier

  1. Henri Depasse, « Des frères à l'Orient d'Anduze (1810-1920) », Lien des chercheurs cévenols, Lien des chercheurs cévenols (d),‎ , p. 15-17 (ISSN 0335-6264, notice BnF no FRBNF34375148, lire en ligne)  (lire en ligne).

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Fabrice Sugier, « Bastide Gabrielle et Jean, Jany et Jack », dans La Résistance dans le Gard, Paris, Association pour des études sur la résistance intérieure, (ISBN 978-2-915742-23-7) — notice individuelle non paginée.
  • « Un militant anticolonialiste : le Dr Jean Bastide », dans Bernard Deschamps, Les Gardois contre la guerre d'Algérie, Montreuil, Le Temps des cerises, (ISBN 2-84109-411-1), p. 53-65.

Liens externesModifier