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Anduze

commune française du département du Gard

Anduze, en occitan Andusa, est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Anduze
Vue générale du village.
Vue générale du village.
Blason de Anduze
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Alès-1
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Bonifacio Iglesias
2014-2020
Code postal 30140
Code commune 30010
Démographie
Population
municipale
3 431 hab. (2014 en augmentation de 3,88 % par rapport à 2009)
Densité 235 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 53″ nord, 3° 59′ 07″ est
Altitude Min. 117 m
Max. 443 m
Superficie 14,6 km2
Localisation

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Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Anduze est le chef-lieu d'un des cantons du Gard dans l'arrondissement d'Alès.

Hydrographie et reliefModifier

La ville est située sur la rivière nommée « le Gardon d'Anduze » qui forme là une vallée très encaissée, une gorge.

Le village est au pied des Cévennes, au contact du plateau calcaire des Garrigues languedociennes.

ClimatModifier

La commune d'Anduze a un climat méditerranéen, très chaud en été et très ensoleillé et des hivers secs et frais.

Voies de communication et transportsModifier

Axes ferroviairesModifier

Entre Anduze et Saint-Jean du Gard circule - surtout pendant la saison des vacances - le TVC, train à vapeur des Cévennes" qui attire de nombreux touristes.

Axes routiersModifier

Transports en communModifier

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ToponymieModifier

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

La seigneurie d'Anduze, que l'on trouve dès le début du Xe siècle, appartenait à la maison d'Anduze qui était alors l'une des plus puissantes du Languedoc, battait monnaie et dont les membres s'intitulaient marquis et prince d'Anduze. En 1266, la seigneurie d'Anduze fut rattachée à la couronne de France. Chef-lieu de viguerie, Anduze fut aussi le berceau de la sériciculture française qui y apparut dès la fin du XIIIe siècle.[réf. nécessaire] La cité devint alors le centre régional du négoce de la soie et de la laine. Elle a compté jusqu'à 7 000 habitants à son apogée.

Époque moderneModifier

 
Vue d'Anduze par le Sieur TASSIN, 1634

Aux XVIe et XVIIe siècles, Anduze était un centre important du protestantisme cévenol. La ville fortifiée, qui comptait 6 000 habitants en 1570, devint le quartier général des forces protestantes du Midi. En 1573, la ville voit la naissance de ce que Janine Garrisson a appelé les Provinces-Unies du Midi : une ébauche d'État huguenot basée sur l'autonomie locale[1]. Anduze fut la base de la résistance du duc de Rohan en 1622, et en 1629 avec la paix d'Alès, elle vit ses remparts démantelés.

Révolution française et EmpireModifier

Époque contemporaineModifier

Au XIXe siècle, avec les révolutions industrielles, Anduze connut un nouveau développement économique (filatures de soie, bonneterie, chapellerie), avant d'être frappée par la récession, comme l'ensemble des Cévennes. Anduze fut l'un des berceaux des Mines de charbon des Cévennes, à l'époque de Pierre-François Tubeuf et des premiers entrepreneurs du charbon français.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 mars 1947 André Chastang    
mars 1947 mars 1959 Albert Cabrières SFIO Conseiller général du canton d'Anduze (1945-1958)
mars 1959 mars 1983 Michel Valès SFIO puis PS Conseiller général du canton d'Anduze (1964-1976)
mars 1983 mars 2008 Félix Bonnal DVG Conseiller général du canton d'Anduze (2000-2008)
Président de la communauté de communes autour d'Anduze (1999-2008)
mars 2008 en cours Bonifacio Iglesias DVG Retraité de l'enseignement
Conseiller général du canton d'Anduze (2008-2009)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2014, la commune comptait 3 431 habitants[Note 1], en augmentation de 3,88 % par rapport à 2009 (Gard : +4,86 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 051 5 019 5 431 5 326 5 554 5 403 5 238 5 306 5 399
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 451 5 203 5 303 5 199 5 110 4 662 4 069 3 906 3 657
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 686 4 404 3 324 2 589 2 621 2 507 2 479 2 190 2 750
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 066 3 027 2 723 2 787 2 913 3 004 3 243 3 303 3 431
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

SantéModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

SportsModifier

MédiasModifier

CultesModifier

Églises protestantes membres de la fédération françaiseModifier

  • Grand temple, Église réformée évangélique, UNEPREF.
  • Église adventiste Pont du Gardon, UFA.

Églises protestantes autresModifier

  • Église évangélique méthodiste, route de Saint-Félix UEEMF.

Église catholiqueModifier

  • Monastère Notre-Dame de la Paix-Dieu, communauté de cisterciennes-trappistines fondée en 1970.
  • Église St Étienne, Place de la république, haut du village, au pied du "Rocher d'Anduze"

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

EmploiModifier

Secteurs d'activitésModifier

AgricultureModifier

La commune fait partie de la zone de production de l'Olive de Nîmes AOC.

Entreprises de l'agglomérationModifier

 
Pot.

La ville est connue pour sa fonderie de zinc, ses poteries, en particulier sa production du Vase d'Anduze, et son château datant du XVIe siècle. Actuellement, le tourisme joue un rôle très important dans l'économie de la région, la gare est utilisée par le chemin de fer touristique Train à vapeur des Cévennes.

Culture locale et patrimoineModifier

Édifices civilsModifier

Article détaillé : Tour de l'Horloge (Anduze).
  • La Tour de l'Horloge : (IMH 1978) elle date de 1320, elle a trois niveaux et n'est pas sans rappeler l'architecture de la tour de Constance d'Aigues-Mortes dans son allure actuelle. Devenue horloge de ville en 1569, elle fut épargnée lors de la destruction des remparts en 1629 puisqu'elle servait à donner les heures. La cloche, au sommet de la tourelle dans son campanile, date de 1701. La hauteur totale du bâtiment est de 22 mètres.
  • Le château Neuf : c'est une demeure seigneuriale des XVIe et XVIIe siècles. À l'occasion de sa construction, il fut intégré dans les remparts. Il comprend deux tours en façade.
  • La tour de Pézène : elle fait partie du Château de Pézène, vieille maison seigneuriale et résidence des comtes de Beaufort du XVe et XVIe siècles. La tour date des XIIIe et XIVe siècles.
  • La Méridienne : installée au sein de l'horloge de la ville depuis 1569, épargnée en 1629 lors de la destruction des remparts, la Méridienne fut restaurée en 1989.
  • La Place couverte : halle construite en 1457, appelée L'Orgerie ou marché aux grains. Elle fut le lieu du marché aux châtaignes et aujourd'hui celui des produits locaux (le jeudi).
  • Les casernes : elles furent construites en 1740 sur le Plan de Brie, pour abriter les troupes royales. La partie qui demeure à gauche du temple abrite actuellement l'office de tourisme, la partie de droite est devenue la mairie.
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FontainesModifier

 
Fontaine Pagode.

Nombreuses et pittoresques fontaines dont la plus célèbre est celle dite de la Pagode, à proximité des anciennes halles médiévales.

  • La fontaine de la colonne Pradier : associée au nom de son sculpteur James Pradier qui la réalisa dans les années 1830. De style néoclassique elle est surmontée d'un chapiteau particulièrement ouvragé qui n'est pas sans nous rappeler un ouvrage de l'Antiquité ...
  • La fontaine du Bicentenaire : réalisée en 1989 à proximité du temple par un compagnon pour la commémoration du bicentenaire de la Révolution française. Les trois colonnes illustrent chacune un style  : le dorique, le ionique, le corinthien.
  • La fontaine Pagode : de style oriental, elle fut construite en 1648 comme indiqué sur ses tuiles colorées vernissées, sans doute d'après les dessins (et avec les deniers) d'un Anduzien qui était allé chercher des œufs de vers à soie en Orient.
  • La fontaine des Potiers : située entre la rue Gaussorgues et la rue Fusterie, elle couvre la base de l'arête d'une maison faisant l'angle. Elle doit son nom au fait que de nombreux ateliers de potiers occupaient ce quartier il y a encore quelques décennies.
  • La Fontaine de l'église : datée de 1715, elle se situe sur l'emplacement d'un ancien cimetière autrefois place du Cimetière. La pyramide ou obélisque qui surmonte la fontaine présente un effet d'optique surprenant sous un certain angle, ceci en raison des trois boules de pierre qui en forment la base.
  • La fontaine de Notre-Dame : date de 1715. Elle doit son nom à une ancienne chapelle disparue.
  • La fontaine Pradier : de style classique, elle date de la première moitié du XIXe siècle. Elle est composée d'un vaste bassin circulaire au centre duquel, sur un socle ouvragé, prend place une vasque, supportant elle-même une colonne de style composite.

Édifices religieuxModifier

Article détaillé : Grand temple d'Anduze.
  • Le Temple : (classé MH en 1979) est un des plus grands de France, construit entre 1820 et 1823 de style néo classique avec son vaste portique à colonnes supportant un grand fronton triangulaire. Il a été édifié sur l'emplacement de la cour des Casernes. La grande nef organisée en hémicycle est partagée en trois travées prenant appui sur de puissantes colonnes qui supportent de vastes tribunes qui courent le long des 4 murs ; cette architecture est très proche de celle du temple de Saint-Hippolyte-du-Fort qui le devance en superficie pour seulement un petit mètre carré ! Il possède un important orgue datant de 1848. De grands organistes, telle Marie Louise Girod, ont eu le privilège de jouer sur cet instrument depuis sa complète restauration en 1964. Remarquer la chaire en marbre avec son très gracieux double escalier ainsi que la table de communion également en marbre dont on dit que les têtes de lion proviendraient de l'ancien socle de la statue de Louis XIV qui ornait la place du Peyrou à Montpellier abattue sous la Révolution... Le clocher mur à une baie n'est pas placé sur la façade principale nord, mais sur le pignon sud. Il abrite une cloche datant de 1883 issue des ateliers Baudouin de Marseille et pèsant 650 kg.
  • Le premier temple : En 1567, le premier temple d'Anduze et sûrement le premier temple de France, trouve ses locaux au 5, rue Notarié, une rue du vieil Anduze. Plus tard, en 1590, il fut agrandi. Lors de la révocation de l'Édit de Nantes en 1685 par l'Édit de Fontainebleau, les protestants furent chassés du 5, rue Notarié pour se retrouver dans les montagnes et notamment au « désert » (aujourd'hui, à quelques kilomètres au nord-ouest, le musée du Désert situé au Mas Soubeyran, près de Mialet retrace cette épopée). En plus d'avoir été le premier temple, la maison du 5, rue Notarié est connue pour avoir été la maison consulaire, une des premières écoles, une place importante dans l'histoire d'Anduze.
  • L'église Saint-Étienne : elle fut construite entre 1686 et 1688 sur l'emplacement de l'ancien temple démoli à la suite de la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Le clocher, préexistant, avec son dôme de pierre à quatre pans date de 1588.
  • La chapelle méthodiste, seconde moitié du XIXe siècle

Parcs et jardinsModifier

  • Proche d'Anduze, et souvent associée à son nom, la Bambouseraie de Prafrance qui est située à quelques kilomètres au nord-ouest, sur le territoire de la commune de Générargues, dans le hameau de Prafrance.
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Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Article connexe : armorial des communes du Gard.

Les armes d'Anduze se blasonnent ainsi :

D'azur au château d'argent ouvert et ajouré de sable, donjonné de trois tourelles aussi d'argent, celle du milieu plus haute, le tout maçonné aussi de sable[6].

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

RéférencesModifier

  1. « www.museeprotestant.org », sur www.museeprotestant.org (consulté le 7 février 2015)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  6. « Blason de la commune », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 7 février 2015)