Anduze

commune française du département du Gard

Anduze
Anduze
Vue générale du village.
Blason de Anduze
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Geneviève Blanc
2020-2026
Code postal 30140
Code commune 30010
Démographie
Gentilé Anduzien, anduziens, anduzienne, anduziennes
Population
municipale
3 382 hab. (2018 en augmentation de 0,15 % par rapport à 2013)
Densité 232 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 53″ nord, 3° 59′ 07″ est
Altitude Min. 117 m
Max. 443 m
Superficie 14,6 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Alès
(banlieue)
Aire d'attraction Alès
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Alès-1
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Anduze
Géolocalisation sur la carte : Gard
Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Anduze
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Anduze
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Anduze
Liens
Site web https://www.mairie-anduze.fr/

Anduze, en occitan Andusa, est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Anduze est située à 12 km d'Alès, 54 km du Vigan, 60 km de Montpellier et 43 km de Nîmes, préfecture du Gard.

Hydrographie et reliefModifier

La ville est située sur la rivière nommée « le Gardon d'Anduze » qui forme là une vallée très encaissée, une gorge.

Le village est au pied des Cévennes, au contact du plateau calcaire des Garrigues languedociennes.


ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après[1].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 17,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 17,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 104 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 7,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Generargues », sur la commune de Générargues, mise en service en 1949[6] et qui se trouve à 2 km à vol d'oiseau[7],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 13,6 °C et la hauteur de précipitations de 1 176,4 mm pour la période 1981-2010[6]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Nimes-Courbessac », sur la commune de Nîmes, mise en service en 1922 et à 39 km[8], la température moyenne annuelle évolue de 14,8 °C pour la période 1971-2000[9], à 15,1 °C pour 1981-2010[10], puis à 15,6 °C pour 1991-2020[11].

Statistiques 1981-2010 et records Station GENERARGUES (30) Alt: 139m 44° 04′ 24″ N, 3° 58′ 36″ E
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,3 0,5 3,2 5,9 9,5 12,9 15,4 15,3 11,9 9,1 4,1 1,1 7,5
Température moyenne (°C) 5,3 6,1 9,4 12,1 16,2 20,1 23,1 22,8 18,6 14,3 9,1 5,9 13,6
Température maximale moyenne (°C) 10,3 11,8 15,6 18,4 22,8 27,3 30,7 30,3 25,2 19,5 14,1 10,6 19,8
Record de froid (°C)
date du record
−14
11.1985
−17
04.1963
−10,4
02.2005
−4
08.1956
−1
06.1979
3
10.1956
7
01.1991
7
30.1986
1
21.1977
−3
31.1997
−9,5
30.1978
−13
27.1962
−17
1963
Record de chaleur (°C)
date du record
21,6
30.2013
24,5
24.2020
28,3
31.2012
30,5
14.2015
37
26.1953
43,3
28.2019
41
06.1982
42,1
12.2003
37,2
04.2016
32,9
04.2011
26
03.1970
21
12.1961
43,3
2019
Précipitations (mm) 95,7 76,5 68 95 101,3 54,6 39,5 55,4 145,1 182,5 136,6 126,2 1 176,4
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 7,5 5,9 5,7 7,8 8,1 5,7 3,9 4,9 6,2 9,6 7,8 7,7 80,7
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 3,8 3,3 3 4,7 4,7 3 1,6 2,8 4,2 5,5 4,7 4,4 45,8
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 2,7 2,5 1,9 3 3 1,8 1 1,7 2,9 3,8 3,4 3 30,7
Source : [MétéoFrance] « Fiche 30129001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/07/2021 dans l'état de la base


Voies de communication et transportsModifier

Axes ferroviairesModifier

Entre Anduze et Saint-Jean du Gard circule - surtout pendant la saison des vacances - le Train à vapeur des Cévennes qui attire de nombreux touristes[Combien ?].

Gare ferroviaire la plus proche: Alès-Cévennes (TER uniquement)

Axes routiersModifier

Transports en communModifier

Possibilité de se rendre à Anduze à l'aide des réseaux de transports:

- Ntecc: https://www.ntecc.fr/ (Lignes 72, 81 ou 710);

- Lio: https://www.edgard-transport.fr/ (Lignes 112 ou 142)

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Anduze est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[12],[13],[14]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Alès, une agglomération intra-départementale regroupant 22 communes[15] et 95 704 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Alès, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (60 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,4 %), zones agricoles hétérogènes (24,9 %), zones urbanisées (16,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,8 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

La seigneurie d'Anduze, que l'on trouve dès le début du Xe siècle, appartenait à la maison d'Anduze qui était alors l'une des plus puissantes du Languedoc, battait monnaie et dont les membres s'intitulaient marquis et prince d'Anduze. En 1266, la seigneurie d'Anduze fut rattachée à la couronne de France. Chef-lieu de viguerie, Anduze fut aussi le berceau de la sériciculture française qui y apparut dès la fin du XIIIe siècle.[réf. nécessaire] La cité devint alors le centre régional du négoce de la soie et de la laine. Elle a compté jusqu'à 7 000 habitants à son apogée.

Époque moderneModifier

 
Vue d'Anduze par le Sieur TASSIN, 1634

Aux XVIe et XVIIe siècles, Anduze était un centre important du protestantisme cévenol. La ville fortifiée, qui comptait 6 000 habitants en 1570, devint le quartier général des forces protestantes du Midi. En 1573, la ville voit la naissance de ce que Janine Garrisson a appelé les Provinces-Unies du Midi : une ébauche d'État huguenot basée sur l'autonomie locale[21]. Anduze fut la base de la résistance du duc de Rohan en 1622, et elle vit ses remparts démantelés en 1629 à la suite de la paix d'Alès.

  • Jean-Paul Chabrol, Anduze, dimanche 23 novembre 1692, la foi, le sang et l'oubli, Editions Alcide, Nîmes, 2011

Révolution française et EmpireModifier

Époque contemporaineModifier

Au XIXe siècle, avec les révolutions industrielles, Anduze connut un nouveau développement économique (filatures de soie, bonneterie, chapellerie), avant d'être frappée par la récession, comme l'ensemble des Cévennes. Anduze fut l'un des berceaux des Mines de charbon des Cévennes, à l'époque de Pierre-François Tubeuf et des premiers entrepreneurs du charbon français.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1870 1873 Pierre André[22]   Deviendra sous-préfet du Vigan
Les données manquantes sont à compléter.
1935 1936 Paul Lapierre    
1936 1941 Clovis Courbier[23] SFIC  
Les données manquantes sont à compléter.
1945 mars 1947 André Chastang    
mars 1947 mars 1959 Albert Cabrières SFIO Conseiller général du canton d'Anduze (1945-1958)
mars 1959 mars 1983 Michel Valès SFIO puis PS Conseiller général du canton d'Anduze (1964-1976)
mars 1983 mars 2008 Félix Bonnal DVG Conseiller général du canton d'Anduze (2000-2008)
Président de la communauté de communes Autour d'Anduze (1999-2008)
mars 2008 2020 Bonifacio Iglesias DVG Retraité de l'enseignement
Conseiller général du canton d'Anduze (2008-2009)
2020 En cours Geneviève Blanc EELV Conseillère départementale du canton d'Anduze (2009-)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].

En 2018, la commune comptait 3 382 habitants[Note 5], en augmentation de 0,15 % par rapport à 2013 (Gard : +1,67 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 0515 0195 4315 3265 5545 4035 2385 3065 399
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 4515 2035 3035 1995 1104 6624 0693 9063 657
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 6864 4043 3242 5892 6212 5072 4792 1902 750
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 0663 0272 7232 7872 9133 0043 2433 3033 431
2018 - - - - - - - -
3 382--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

SantéModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

SportsModifier

MédiasModifier

CultesModifier

Églises protestantes membres de la fédération françaiseModifier

  • Grand temple, Église réformée évangélique, UNEPREF.
  • Église adventiste Pont du Gardon, UFA.

Églises protestantes autresModifier

  • Église évangélique méthodiste, route de Saint-Félix UEEMF.

Église catholiqueModifier

  • Monastère Notre-Dame de la Paix-Dieu, communauté de cisterciennes-trappistines fondée en 1970.
  • Église Saint-Étienne, Place de la république, haut du village, au pied du « Rocher d'Anduze ».

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

EmploiModifier

Secteurs d'activitésModifier

AgricultureModifier

La commune fait partie de la zone de production de l'Olive de Nîmes.

Entreprises de l'agglomérationModifier

 
Pot.

La ville est connue pour sa fonderie de zinc, ses poteries, en particulier sa production du Vase d'Anduze, et son château datant du XVIe siècle. Actuellement, le tourisme joue un rôle très important dans l'économie de la région, la gare est utilisée par le chemin de fer touristique Train à vapeur des Cévennes.

Culture locale et patrimoineModifier

Édifices civilsModifier

  • La Tour de l'Horloge : (IMH 1978) elle date de 1320, elle a trois niveaux et n'est pas sans rappeler l'architecture de la tour de Constance d'Aigues-Mortes dans son allure actuelle. Devenue horloge de ville en 1569, elle fut épargnée lors de la destruction des remparts en 1629 puisqu'elle servait à donner les heures. La cloche, au sommet de la tourelle dans son campanile, date de 1701. La hauteur totale du bâtiment est de 22 mètres.
  • Le château Neuf : c'est une demeure seigneuriale des XVIe et XVIIe siècles. À l'occasion de sa construction, il fut intégré dans les remparts. Il comprend deux tours en façade.
  • La tour de Pézène : elle fait partie du Château de Pézène, vieille maison seigneuriale et résidence des comtes de Beaufort du XVe et XVIe siècles. La tour date des XIIIe et XIVe siècles.
  • La Méridienne : installée au sein de l'horloge de la ville depuis 1569, épargnée en 1629 lors de la destruction des remparts, la Méridienne fut restaurée en 1989.
  • La Place couverte : halle construite en 1457, appelée L'Orgerie ou marché aux grains. Elle fut le lieu du marché aux châtaignes et aujourd'hui celui des produits locaux (le jeudi).
  • Les casernes : elles furent construites en 1740 sur le Plan de Brie, pour abriter les troupes royales. La partie qui demeure à gauche du temple abrite actuellement l'office de tourisme, la partie de droite est devenue la mairie.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

FontainesModifier

 
Fontaine Pagode.

Nombreuses et pittoresques fontaines dont la plus célèbre est celle dite de la Pagode, à proximité des anciennes halles médiévales.

  • La fontaine de la colonne Pradier : associée au nom de son sculpteur James Pradier qui la réalisa dans les années 1830. De style néoclassique elle est surmontée d'un chapiteau particulièrement ouvragé qui n'est pas sans nous rappeler un ouvrage de l'Antiquité...
  • La fontaine du Bicentenaire : réalisée en 1989 à proximité du temple par un compagnon pour la célébration du bicentenaire de la Révolution française. Les trois colonnes illustrent chacune un style : le dorique, le ionique, le corinthien.
  • La fontaine Pagode : de style oriental, elle fut construite en 1648 comme indiqué sur ses tuiles colorées vernissées, sans doute d'après les dessins (et avec les deniers) d'un Anduzien qui était allé chercher des œufs de vers à soie en Orient.
  • La fontaine des Potiers : située entre la rue Gaussorgues et la rue Fusterie, elle couvre la base de l'arête d'une maison faisant l'angle. Elle doit son nom au fait que de nombreux ateliers de potiers occupaient ce quartier il y a encore quelques décennies.
  • La Fontaine de l'église : datée de 1715, elle se situe sur l'emplacement d'un ancien cimetière autrefois place du Cimetière. La pyramide ou obélisque qui surmonte la fontaine présente un effet d'optique surprenant sous un certain angle, ceci en raison des trois boules de pierre qui en forment la base.
  • La fontaine de Notre-Dame : date de 1715. Elle doit son nom à une ancienne chapelle disparue.
  • La fontaine Pradier : de style classique, elle date de la première moitié du XIXe siècle. Elle est composée d'un vaste bassin circulaire au centre duquel, sur un socle ouvragé, prend place une vasque, supportant elle-même une colonne de style composite.

Édifices religieuxModifier

  • Le Temple : (classé MH en 1979[28]) est un des plus grands de France, construit entre 1820 et 1823 de style néo classique avec son vaste portique à colonnes supportant un grand fronton triangulaire. Il a été édifié sur l'emplacement de la cour des Casernes. La grande nef organisée en hémicycle est partagée en trois travées prenant appui sur de puissantes colonnes qui supportent de vastes tribunes qui courent le long des 4 murs ; cette architecture est très proche de celle du temple de Saint-Hippolyte-du-Fort qui le devance en superficie pour seulement un petit mètre carré ! Il possède un important orgue datant de 1848. De grands organistes, telle Marie-Louise Girod, ont eu le privilège de jouer sur cet instrument depuis sa complète restauration en 1964. Remarquer la chaire en marbre avec son très gracieux double escalier ainsi que la table de communion également en marbre dont on dit que les têtes de lion proviendraient de l'ancien socle de la statue de Louis XIV qui ornait la place du Peyrou à Montpellier abattue sous la Révolution... Le clocher mur à une baie n'est pas placé sur la façade principale nord, mais sur le pignon sud. Il abrite une cloche datant de 1883 issue des ateliers Baudouin de Marseille et pesant 650 kg.
  • Le premier temple : En 1567, le premier temple d'Anduze et sûrement le premier temple de France, trouve ses locaux au 5, rue Notarié, une rue du vieil Anduze. Plus tard, en 1590, il fut agrandi. Lors de la révocation de l'Édit de Nantes en 1685 par l'Édit de Fontainebleau, les protestants furent chassés du 5, rue Notarié pour se retrouver dans les montagnes et notamment au « désert » (aujourd'hui, à quelques kilomètres au nord-ouest, le musée du Désert situé au Mas Soubeyran, près de Mialet retrace cette épopée). En plus d'avoir été le premier temple, la maison du 5, rue Notarié est connue pour avoir été la maison consulaire, une des premières écoles, une place importante dans l'histoire d'Anduze.
  • L'église Saint-Étienne d'Anduze : elle fut construite entre 1686 et 1688 sur l'emplacement de l'ancien temple démoli à la suite de la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Le clocher, préexistant, avec son dôme de pierre à quatre pans date de 1588.
  • La chapelle méthodiste, construite en 1864[29]. Sur son fronton, une bible ouverte avec cette profession de foi évangélique : "Toute l'Écriture est divinement inspirée."[30].
  • Chapelle du monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule.
  • L'abbaye Notre-Dame de la Paix-Dieu.

Parcs et jardinsModifier

  • Proche d'Anduze, et souvent associée à son nom, la Bambouseraie en Cévennes qui est située à quelques kilomètres au nord-ouest, sur le territoire de la commune de Générargues, dans le hameau de Prafrance.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes d'Anduze se blasonnent ainsi :

D'azur au château d'argent ouvert et ajouré de sable, donjonné de trois tourelles aussi d'argent, celle du milieu plus haute, le tout maçonné aussi de sable[31].

Logo officiel de la ville d'Anduze

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  5. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  6. a et b "MétéoFrance 30129001".
  7. « Orthodromie entre Anduze et Générargues », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Orthodromie entre Anduze et Nîmes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station météorologique de Nimes-Courbessac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  10. « Station météorologique de Nimes-Courbessac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique de Nimes-Courbessac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Unité urbaine 2020 d'Alès », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  16. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  17. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. « www.museeprotestant.org », sur www.museeprotestant.org (consulté le ).
  22. « ANDRE, Pierre Jacques Albert », sur Archives nationales (consulté le ).
  23. http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=618
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. « Grand Temple », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  29. Jean-Claude Boisset, « La vie de nos églises ; Anduze, d’hier à aujourd’hui », sur En route, mensuel francophone de l’Église Évangélique méthodiste, (consulté le ).
  30. « Anduze : la chapelle méthodiste », sur http://temples.free.fr/ (consulté le ).
  31. « Blason de la commune », sur www.labanquedublason2.com (consulté le ).