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Janneyrias

commune française du département de l'Isère

Janneyrias
Janneyrias
La chapelle Saint-Ours de Janneyrias.
Blason de Janneyrias
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin[1]
Canton Charvieu-Chavagneux
Intercommunalité Communauté de communes Lyon Saint-Exupéry en Dauphiné
Maire
Mandat
Jean-Louis Turmaud
2014-2020
Code postal 38280
Code commune 38197
Démographie
Gentilé Janneysiens
Population
municipale
1 796 hab. (2016 en augmentation de 18,47 % par rapport à 2011)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 10″ nord, 5° 06′ 45″ est
Altitude 220 m
Min. 213 m
Max. 287 m
Superficie 10,52 km2
Localisation

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Janneyrias
Liens
Site web janneyrias.fr

Janneyrias est une commune française située dans le Haut-Rhône dauphinois du département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire urbaine de Lyon. Ses habitants sont appelés les Janneysiens[2].

GéographieModifier

LocalisationModifier

GéologieModifier

Le site est caractérisé par une morphologie collinaire péri-glaciaire sur sa plus grande partie[3].

HydrographieModifier

Au lieu-dit la Pierre, d'anciennes carrières ont été converties en étangs de pêche. On y trouve brochets et carpes, et des black-bass ont été introduits[4].

ReliefModifier

Le point le plus haut est Malatrait (287 m) le plus bas le lieu-dit la Pierre au nord-ouest du village[3].

ClimatModifier

Janneyrias possède un climat de type semi-continental (Cfb sur la classification de Köppen : "climat tempéré chaud, sans saison sèche, à été tempéré") à influences méditerranéennes.

Les données suivantes ont été relevées à la station Météo France de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry :

Tableau climatologique de Janneyrias sur la période 1976-2018
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,6 1,2 3,9 6,4 10,5 13,9 16 15,6 12,3 9,3 4,2 1,6 8
Température moyenne (°C) 3,3 4,5 8,3 11,3 15,5 19,2 21,6 21,1 17,3 13,2 7,3 4,2 12,2
Température maximale moyenne (°C) 6 7,9 12,7 16 20,3 24,4 27,1 26,6 22,3 17,1 10,5 6,8 16,5
Record de froid (°C)
date du record
−20
07-01-1985
−12,9
11-02-1986
−9,6
01-03-2005
−3
11-04-1977
0
03-05-1979
4
04-06-1984
7
22-07-1980
5,1
30-08-1986
2
21-09-1977
−3,7
31-10-1997
−7,7
23-11-1998
−12,7
10-12-1980
−20
07-01-1985
Record de chaleur (°C)
date du record
20,4
10-01-2015
22,4
24-02-1990
26,1
22-03-1990
28,8
30-04-2005
33,9
24-05-2009
38,1
22-06-2003
39,4
24-07-2019
39,9
13-08-2003
33,2
14-09-1987
28
04-10-1985
22,4
08-11-2015
20,1
18-12-1989
39,9
13-08-2003
Précipitations (mm) 60,8 55,3 66,1 72,4 101 86,1 70,9 76 91,2 110,1 92 71,5 953,3
Source : Infoclimat et Météo France
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
6
0,6
60,8
 
 
 
7,9
1,2
55,3
 
 
 
12,7
3,9
66,1
 
 
 
16
6,4
72,4
 
 
 
20,3
10,5
101
 
 
 
24,4
13,9
86,1
 
 
 
27,1
16
70,9
 
 
 
26,6
15,6
76
 
 
 
22,3
12,3
91,2
 
 
 
17,1
9,3
110,1
 
 
 
10,5
4,2
92
 
 
 
6,8
1,6
71,5
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transportsModifier

Voies routièresModifier

Le village est traversé par l'ancienne route d'Italie, l'actuelle RD 517 Z, tandis qu'une voie rapide, la RD 517 permet de le rejoindre, depuis 2013, depuis la sortie Meyzieu ZI de la Rocade Est de Lyon. L'autoroute à péage A432, connectée aux autoroutes A42 etA43, qui constitue le troisième contournement de l'agglomération lyonnaise, le dessert également.

Transports en communModifier

La commune est desservie par la ligne EXP-04 des autocars Transisère qui assure une navette jusqu'au terminus du tramway lyonnais à la station Meyzieu ZI dans un sens, et jusque Crémieu via Pont-de-Cheruy dans l'autre.

Jusqu'en 2015 c'était les lignes 1980 et EXP4, et précédemment la ligne 198, qui assuraient une navette jusqu'à la Gare de la Part-Dieu à Lyon.

Transport ferroviaireModifier

Anciennement desservie par les chemins de fer de l'Est de Lyon, la commune ne possède plus aujourd'hui de liaison ferroviaire, notamment avec l'agglomération lyonnaise. La gare de Lyon-Saint-Exupéry TGV, située dans la commune de Colombier-Saugnieu, est la plus proche de Janneyrias.

Transport aérienModifier

Les terminaux de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry sont situés à moins de quatre kilomètres du centre de Janneyrias.

ToponymieModifier

Janneyrias dériverait du mot latin Generius, qui signifie gendre[5].

Une autre origine du nom de la commune serait une déformation du mot genêt, plante courante dans ses environs[réf. nécessaire]. En effet, en 1384, le village s'appelait Jannaie, pour se changer en Jannière vers 1406.

HistoireModifier

Article connexe : Nord-Isère#Histoire.

Gaule pré-romaine, Empire romain, grandes invasionsModifier

Avant la conquête romaine, le territoire de l'actuel Janneyrias était situé aux marches du territoire des Allobroges, un peuple gaulois évoqué pour la première fois dans le récit du Passage des Alpes par Hannibal en -218. L'Allobrogie fut conquise par l'Empire romain en -121. Une voie romaine part de Lyon en direction de l'est, on a trouvé des traces d'un fort romain à Pusignan et les romains ont construit un pont sur la Bourbre sur l'actuel Pont-de-Chéruy. En 406, les Vandales, Suèves et Alains traversent et conquièrent la plus grande partie de la Gaule. Durant le siècle qui suivit, des peuples venus de l'Est comme les Ostrogoths, les Visigoths, les Burgondes, déferlent sur la Gaule, et les Sarrasins commencent également à se faire pressants au sud. Sidoine Apollinaire, un évêque de Lyon, indique que des Burgondes s'installèrent dans le Velin dans un territoire délimité par le Rhône, la Bourbre et l'Ozon[6].

Haut Moyen ÂgeModifier

Le territoire de la commune actuelle reviendra aux royaumes francs en 532. Après la fin de l'Empire carolingien en 843 il passera à la Francie médiane qui sera elle aussi divisée en 855, et la région fera alors partie du royaume de Provence et de Bourgogne Cisjurane sur lequel règne le roi Charles de Provence qui tient sa cour à Vienne (Isère) à moins de 40 kilomètres. Après sa mort en 863, le secteur de l'actuel Janneyrias fait probablement partie des quelques territoires qui revinrent à Lothaire II de Lotharingie. Antioche évangélise à l'époque l'est de Lyon et prêcha peut-être à Janneyrias[6]. La Lotharingie sera, après la mort de Lothaire II en 869, intégrée au royaume de Charles II le Chauve que le pape Jean VIII sacrera empereur. En 880 le territoire de la commune fera partie du royaume de Boson de Provence puis de son successeur Louis III l'Aveugle. Au xe siècle le nom du village est mentionné dans un document, c'est à l'époque Guiarrada[3]. À partir de 934 la région revient au deuxième royaume de Bourgogne-Provence qui perdurera jusqu'en 1032. L'église de Saint-Ours à Janneyrias est mentionnée dans un document de 961[6]. En 1032 la Succession de Bourgogne voit l'héritier institué par Rodolphe III de Bourgogne mort sans postérité, l'empereur germanique Conrad le Salique, s'opposer aux féodaux et aux prélats du Viennois, de Genève, de Bourgogne, de Maurienne et du Lyonnais menés par Eudes de Blois. Finalement la région sera rattachée aux Saint-Empire Romain Germanique dont L'État du Dauphiné sera une province située aux marches et jouissant d'une grande autonomie.

Bas Moyen ÂgeModifier

Des registres du xiie siècle mentionnent pour la première fois le Castrum de Malatrait, situé au croisement des routes, importantes à l"époque, allant de Lyon à Crémieu par Saint-Ours, Malatrait et Charvieu, et d'Anthon à Colombier. Des monnaies datant de 1050 à 1650 ont été découvertes sur ce site. D'après l'historien Guy Allard, il a existé deux maisons fortes, Malatrait et Uray ; le nom de Malatrait dérive de Mala Strata qui signifie « mauvaise route ». Un document de 1187 indique que Pierre de Malatrait habite la maison forte, qui est bordée par un cimetière et par la chapelle Saint-Grégoire[6].

Du temps du DauphinéModifier

De 1040 à 1349 les comtes d'Albon puis des dauphins du Viennois règne sur l'état du Dauphiné de Viennois dont fait partie Janneyrias, état qui sera en 1349 rattaché à la couronne de France. En 1315 sont octroyés les droits pour organiser, sur le territoire de la commune, une foire ; c'est la foire de la Saint-Jean. Marchands et cabaretiers se réunissaient autour de l'église pour vendre leurs marchandises[5]. La route de Lyon traversait Saint-Ours près de la chapelle puis passait devant Malatrait et la chapelle Saint-Grégoire avec son cimetière. Cette route continuait vers Charvieu et la place du Constantin sur l'actuelle commune de Pont-de-Cheruy où un pont de bois traversait la Bourbre (appelée à l'époque Le Charrins). Le dauphin Jean II créa les foires du hameau de Saint-Ours, qui se tenaient sur la grand-place au pied de la chapelle, chaque le lendemain de Pâques et chaque lundi suivant la Saint-Jean. Les cabaretiers ambulants payaient en nature une pinte de vin et un gâteau, quant aux les marchands de linge ou d'ustensiles ils devait payer une redevance. Un marché aux bestiaux et aux volailles avait également lieu[7]. En 1334 Hugues de Genève, un puissant seigneur, avait droit de mort et de mutilation sur les sujets condamnés à Janneyrias[6]. En 1373 le seigneur de Malatrait se nomme Louis de Bressieu qui laissera l'image d'un homme équitable et sage[6].

Fin du Moyen ÂgeModifier

 
Le mémorial de la « bataille d’Anthon ».

Le Dauphiné est rattaché à la France en 1349. En 1384 le village prend le nom de Jannaie avant de devenir, vers 1406, Jannière. La peste dévasta la région et le village du quartier Saint-Pierre fut abandonné et reconstruit sur son emplacement actuel. En reconnaissance la population organisa pèlerinage pour honorer saint Roc, tous les ans, à l'église du même nom à Saugnieu, jusqu'en 1931[3]. Le , durant la guerre de Cent Ans, se déroula la bataille dite Bataille d'Anthon, durant laquelle se joua le sort du Dauphiné, sur le territoire de l'actuelle commune de Janneyrias. Le résultat de la bataille fit que le Dauphiné resta français.

RenaissanceModifier

En 1562 les troupes protestantes détruisent partiellement la chapelle de Malatrait. En 1652 elle menace de tomber en ruine[7].

Époque moderneModifier

 
Janneyrias (Janeyriat)sur la Carte de Cassini : en évidence, le château de Janeyriat, la Boulandière et Malatrais.

Juste avant la Révolution française de 1789, Janneyrias est une seigneurie appartenant à la famille Gesse de Poisieux. Le seigneur était mort peu avant. Sa veuve avait fui pour Lyon à la suite des émeutes. Le curé avait fui. Les trois hameaux, Janeyriat, Malatrait et Saint-Ours, sont fusionnés pour créer la commune de « Janneyriat ». Un conseil général est formé par les citoyens les mieux lettrés et les plus populaires, et la commune - un concept issu de cette révolution - est placée sous la direction du premier maire de Janneyrias ; son nom est Laurent Riquoz. L'église est confisquée et transformée en secrétariat de mairie. On installe aussi un instituteur et un officier de santé dans d'autres bâtiments ayant appartenu à l'Église. Chaque fermier verse alors à la commune la totalité de sa récolte. Le conseil général les redistribue de manière égalitaire, les surplus étant acheminés aux Greniers d'Abondance à l’Hôpital de Grenoble. Tous les biens et une grande partie des terres de la veuve de l'ancien seigneur, Madeleine de Poisieux, sont ensuite confisqués. La commune compte alors 390 habitants[8].

Époque contemporaineModifier

Le bourg fut desservi par un chemin de fer secondaire, le chemin de fer de l'Est de Lyon, qui le reliait à Lyon, de 1881 à 1947. Le trafic fret perdura jusqu'en 1987.

 
Les horaires de l'Est de Lyon en 1906
  Cliquez sur l'image pour l’agrandir.

Seconde Guerre mondialeModifier

Le 31 août 1944, les Forces françaises de l'intérieur, des troupes du maquis savoyard ont poussé jusqu'à Pont-de-Chéruy. Elles y rejoignent les combattants de l'insurrection de Villeurbanne des jours précédents qui s'y sont repliés. Armés de 140 fusils et de deux fusils-mitrailleurs, ces deux troupes attaquent et tiennent en échec toute la journée, sur la route reliant Janneyrias à Pusignan, une colonne allemande de mille hommes, équipée de blindés légers et de canons antichars[9]. C'est la bataille de Pusignan : Les FTP villeurbannais partent au matin de Janneyrias pour attaquer les hauteurs de Pusignan où les Allemands ont pris position. Les Allemands sont mieux équipés et les pertes des FTP sont lourdes. Dans l'après-midi le détachement de FFI de Chartreuse vient renforcer les attaquants[10]. Un bombardement de l'aviation allemande, le soir à 17 heures, fait que les forces françaises se replient sur Pont-de-Chéruy. Dans le camp français, deux femmes ont pris part au combat[9]. Durant la nuit les Allemands traversent le village sans s'arrêter. Le lendemain, 1er septembre, ses habitants peuvent entendre des coups de feu venant de Pont-de-Chéruy. Vers 14 heures les Allemands reviennent s'installer en ordre de bataille à Janneyrias. Les troupes américaines, qui progressaient, venant du sud, depuis le débarquement de Provence, au lieu d'arriver par Pont-de-Chéruy, font irruption par la route de Colombier-Saugnieu. Les Allemands sont supérieurs en nombre mais leur matériel est inadapté pour combattre les blindés américains. Les combattants allemands sont maîtrisés, ils perdent six des leurs, sans que les Alliés n'aient à déplorer la moindre perte. Les Allemands avaient mis le feu à leur véhicules chargés de leurs réserves d'essence, d'explosifs et de munitions pour que les Alliés ne s'en emparent pas. Trois maisons sont partiellement détruites dans l'incendie, place de la Mairie. Suivent des opérations de nettoyage des maisons du village, qui conduisent à la capture de nombreux autres Allemands ; mais certains d'entre eux parviennent à s'échappent dans les bois. Lors de ces opérations, un jeune civil est légèrement blessé. Le lendemain la route de Lyon est ouverte aux Alliés[10].

Un webdoc et un film documentaire "Janneyrias tourmentée, Janneyrias libérée !" ont été réalisés sur cet épisode historique de la commune, à l'initiative de l'association Mémoires Janneysiennes[11].

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 500 et 1 500, le nombre de membres du conseil municipal devrait être de 15[12], mais — compte tenu vraisemblablement de départs non renouvelés en cours de mandat — il n'est que de 13 fin 2012[13].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 mai 2001 Gerard Bianchi SE Retraité
mars 2001 mai 2015
(démission)
Daniel Gimel DVD Retraité
juin 2015[14] En cours Jean-Louis Turmaud SE retraité

Politique environnementaleModifier

DéchetsModifier

La municipalité pratique l'information sur le tri des déchets, et sur leur collecte par le Syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) dont c'est l'une des compétences. Par exemple, le site internet de la commune est utilisé dans ce but[15],[16].

EauModifier

Deux arrêtés interministériels ont été pris en décembre 2008 en application de la loi sur l'eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006, concernant l'obligation de déclaration en mairie de puits, forages ou prises d'eau existants ou en projets ainsi que de la possibilité d'un contrôle de ceux-ci[17]. La mairie utilise son site internet pour informer le public à ce sujet[18].

JumelagesModifier

Janneyrias n'est pas, au 15 décembre 2012, jumelée avec une autre commune[19].

Politique d'information publiqueModifier

Bulletin municipalModifier

Un bulletin municipal est édité au minimum depuis le début des années 1980[20]. Alors intitulé Bulletin municipal, son titre est devenu Le Janneysien au milieu des années 2000[21], avant de redevenir Bulletin Municipal au milieu des années 2010[22]. Une gazette de 4 pages, La P'tite Gazette Janneyssienne, est également éditée régulièrement et consultable sur internet [23].

Site internetModifier

La commune dispose actuellement d'un site internet géré par la municipalité[24],[25].

Il propose principalement des informations municipales et locales et les outils pratiques facilitant les démarches administratives[24].

Ce site comprend aussi un forum internet intitulé Tribune[26]. À ce jour aucune contribution n'est publiée[26].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[28].

En 2016, la commune comptait 1 796 habitants[Note 1], en augmentation de 18,47 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
351387401422501509518518602
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
638616605558546535563546595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
610603534512502445465435553
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
6267387689171 0181 1701 3051 4851 734
2016 - - - - - - - -
1 796--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Janneyrias comprend une école primaire qui dispose d'une cantine scolaire [31].

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Les traditions liées aux conscrits (bal, distribution de brioches) ont disparu dans les années 1990. Les "Classards" regroupant les personnes nées un nombre entier de dizaines d'années avant l'année en cours ont pris le relais, et chaque année organisent diverses festivités (repas, distribution de brioches)[32].

La fête de la Musique a lieu tous les ans aux alentours du 21 juin, au parc municipal ou à la salle des fêtes.

SantéModifier

  • Maison de santé regroupant plusieurs praticiens

SportsModifier

La commune compte plusieurs associations sportives :

  • Janneyrias Gym-Fit, qui organise des cours, entre autres, de zumba, gymnastique et yoga
  • Janneyrias Aventure Nature, qui organise des sorties au ski
  • Janneyrias Tennis de Table
  • l'Union Sportive Villetoise Janneyrias, résultant de la fusion des clubs de football de Janneyrias et de Villette d'Anthon[33]
  • Centre de Formation Bouliste Dauphiné-Lyonnais, club de jeu de boules
  • Amicale boule de Janneyrias, club de jeu de boules[34].
  • Les Marcheurs du Mardi organisent des promenade sur le territoire de la commune tous les mardis matin[35].

CultesModifier

Culte catholiqueModifier

L'église de Janneyrias fait partie de la paroisse Sainte-Blandine de Bourbre dépendant du diocèse de Grenoble[36].

CultureModifier

  • L'association Mémoires Janneysiennes regroupe les amateurs d'histoire locale. Elle a actuellement comme projet de recueillir, de dupliquer et d'exposer les photographies anciennes de la commune, pour permettre de créer une base iconographique[37].
  • Créa'TRAL est une association proposant des cours de théâtre adulte et enfants[38].

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 38 511 €, ce qui plaçait Janneyrias au 3 390e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[39].

EmploiModifier

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 011 personnes, parmi lesquelles on comptait 79,6 % d'actifs dont 72,9 % ayant un emploi et 6,7 % de chômeurs[40].

On comptait 196 emplois dans la commune, contre 145 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 741, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 2] est de 26,5 %, ce qui signifie que la commune offre approximativement un peu moins d'un emploi pour quatre Janneysiens actifs[41].

Entreprises et commercesModifier

Au 31 décembre 2010, Janneyrias comptait 92 établissements : dix dans l'agriculture-sylviculture-pêche, dix dans l'industrie, quinze dans la construction, quarante-neuf dans le commerce-transports-services divers et huit étaient relatifs au secteur administratif[42].

En 2011, quatorze entreprises ont été créées à Janneyrias dont sept par des auto-entrepreneurs[43].

Un marché d'après-midi s'est tenu le vendredi[44].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Ruines du donjon du castrum de Malatrait
 
À nouveau les ruines de Malatrait, en début d'après-midi, novembre 2012
 
Le porche de l'église
 
Le clocher de l'église vu depuis sa place
  • Vestiges du donjon sur motte de Malatrait, du XIIe siècle, là où il y avait une maison forte ou un château fort[45],[46],[47],[48].
  • Église de style roman réalisée par Jean-Amédée Savoye[49].
  • Chapelle ancienne de Saint-Ours.
  • La bataille d'Anthon a donné le nom à deux lieux-dits : les Burlanchères et la Batterie[46].
  • Les plans d'eau de Saloniques, anciennes gravières[50].
Lieux et monuments disparus
  • Le château de Janeyriat, indiqué sur la carte de Cassini du XVIIIe siècle est à l'origine du nom du Chemin du château encor présent à Janneyrias. Aujourd'hui le château de Janeyriat semble avoir disparu, mais d'après Philippe Gaillard il fut parmi les principales sites de la bataille d'Anthon[51].
  • Le lieu-dit des Burlanchères est indiqué par la carte de Cassini du XVIIIe siècle comme "la Bouladière". À l'époque de la bataille d'Anthon il se trouvait une ferme[52], une maison forte ou le château des Burlanchères[45]. Au XIXe siècle on ne parle plus de château mais de "rocailles" au domaine des Burlanchères, tandis que le château de Malatrait est toujours cité[53],[54]. Le site est une propriété qui ne se visite pas.
  • Au lieu-dit du Montanet se trouve une pierre à cupules visible sur le bord du chemin[45].
  • Guy Allard indique l'existence de la maison forte d'Uray, aujourd'hui disparue[45].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Joannes Bayle [(d)  ], né le 23 mai 1877 à Montbrison, Joannes Bayle fut maire du village dans les années 1930. Ancien officier, combattant de la Grande Guerre. Il reprit l'usine de Sparterie de Janneyrias le 1er janvier 1919, ce qui permit au village de maintenir son activité industrielle. En effet l'usine (établissements Roux) s'était arrêtée à cause de la guerre et n'avait pu redémarrer fin 1918. Il meurt le 27 mai 1962 à Lyon.[réf. nécessaire]

HéraldiqueModifier

Les armoiries de Janneyrias se blasonnent ainsi : d'argent à l'épi de blé soutenu de deux clefs renversées passées en sautoir, les anneaux en losange, le tout d'or à dextre, au dauphin d'azur crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules à senestre, à la motte alésée de sinople sommée d'un pan de mur en ruine de sable en abîme, à la branche de ronce aussi d'or brochant sur la motte[56].

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  2. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee

RéférencesModifier

  1. http://www.isere.gouv.fr/Publications/Salle-de-presse/Derniers-communiques/Les-limites-territoriales-des-arrondissements-du-departement-de-l-Isere-seront-modifiees-le-2017
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